ROCK’N FORCE Webzine

EDITO

The Blues of Death

En ramenant à la vie Rock’n Force, le but et l’ambition étaient de me faire plaisir et surtout de faire découvrir des groupes et pourquoi pas aussi des styles musicaux. Ensuite, les choses s’enchainent et les albums tombent, encore et encore… Et on est dans une boucle, en fait. Etant pluri-disciplinaire, j’ai donc commencé à traiter de tous les styles approchant de près ou de loin au Metal, comme on dit aujourd’hui. Mais bon, je ne suis pas vraiment épanoui là-dedans.

Trust : mélodies assassines

Dans la même veine que les derniers albums, « Propaganda » vient confirmer l’envie du groupe de jouer une musique qui respire et envoûte, mais dont la rage qui l’anime depuis ses débuts reste intacte. Non, TRUST ne vieillit pas mal et n’a pas retourné sa veste. Le groupe rugit encore et toujours, sort les griffes et refuse les concessions pour demeurer créatif et inspiré.

Spheres : un regard vers le futur [Interview]

En cinq ans d’existence, les Parisiens de SPHERES ont développé un Metal Progressif, où les textures et les atmosphères renvoient à de multiples reliefs pour un voyage musical saisissant. Après un premier album, « Iono » (2019), le quatuor est de retour avec « Helios » à travers lequel il nous entraîne dans un périple qui va à l’encontre de l’idée-même d’utopie. Très contrasté et spirituel, ce deuxième opus pousse le groupe dans des contrées musicales plus dark encore. Entretien avec Jonathan Lino (chant et guitare), principal compositeur et producteur, qui revient sur la conception de cette nouvelle réalisation.

The Dead Daisies : une fontaine de jouvence

Un Anglais, un Australien et deux Américains avec du talent à revendre, telle est la recette et l’alchimie de THE DEAD DAISIES. Plus qu’une réunion de stars, le groupe, qui livre son sixième album, n’entre pas dans cette catégorie des ‘all-stars-band’, qui font étalage de leur virtuosité. Non ici, il est surtout question de feeling et d’une unité dans l’écriture, comme dans l’interprétation, qui force le respect. Et « Radiance », vient rappeler ô combien le Hard Rock a de beaux jours devant lui.  

Troy Redfern : slide guitar master

Grâce à son producteur Dave Marks, qui a notamment travaillé avec Hans Zimmer, et à la grande qualité des studios Dulcitone en Angleterre, le talent de TROY REDFERN éclabousse littéralement « The Wings Of Salvation », par ailleurs masterisé aux Studios d’Abbey Road. La fougue des riffs, la folie de sa technique du slide et un chant plus assuré que jamais font du songwriter britannique l’une des pépites du Blues Rock nerveux actuel.

Kings Of Mercia : l’union sacrée

Quand le guitariste de Fates Warning et le chanteur de FM font cause commune et s’associent à un rythmique de choc, ça fait forcément des étincelles. Très créatif, KINGS OF MERCIA livre un registre assez hybride. Heavy sans être Metal, Hard Rock mais légèrement AOR, le quatuor sort un premier album éponyme très complet et avec le souci du détail.

SaaR/Maudits : alchimie instrumentale

Sur le papier, c’est vrai que la rencontre entre SaaR et MAUDITS est très attractive au-delà même d’être évidente, lorsque l’on connait les deux formations. Non pas que les groupes se ressemblent au point qu’on les confonde, loin de là, mais leur démarche présente de singulières concordances. Même s’ils évoluent chacun de leur côté sur ce « Split » enchanteur, la cause et l’objectif sont communs. Les atmosphères se rejoignent pour n’en faire qu’une et on attend qu’une seule chose maintenant, c’est une scène, ou mieux encore, une composition les réunissant.

Lord Of Confusion : une ferveur énigmatique

Saisissant d’effroi, ce premier album du jeune groupe LORD OF CONFUSION lui prédit déjà un bel avenir tant il présente de belles dispositions. Mélodique, épais et torturé, le Psych Doom Metal des portugais est d’une noirceur presque mystique. La voix de sa chanteuse conjuguée aux riffs sabbathiens, à l’implacable rythmique et aux sonorités glaçantes de l’orgue offre à « Evil Mystery » un cachet aussi étrange qu’ensorcelant.  

Superdownhome : the dandys roots

Splendeur et incandescence, ce sont en ces termes que l’on pourrait résumer ce nouvel album de SUPERDOWNHOME. Le malicieux et très complice binôme transalpin passe à la vitesse supérieure et, s’il s’affirme de plus en plus musicalement, il a aussi convié quelques pointures à la fête. Racines Blues, énergie Rock déjantée : le charme opère et l’objectif d’une belle communion est atteint. Et l’incendie se propage à vive allure sur « Blues Pyromaniacs ».

Deville : diablement robuste

D’aucuns diront qu’avec « Heavy Lies The Crown », les Suédois se détachent de l’essence-même des fondations du Stoner Rock. Peut-être mais pourtant avec ce cinquième album, DEVILLE élève son jeu et l’enrichit d’un Alternative Metal savoureux et mélodique. Puissant et très actuel, le style du quatuor franchit un nouveau cap, grâce aussi à un chanteur dont la prestation est éblouissante.

Purpendicular : la mécanique du groove

En dehors de Deep Purple, Ian Paice sait comment passer du bon temps. Aux côtés de l’excellent Robbie Thomas Walsh, irrésistible au chant, le batteur a rejoint PURPENDICULAR, qui sort aujourd’hui un très bon « Human Mechanic », troisième album du quintet britannique constitué de musiciens d’expérience et surtout au feeling explosif.