ROCK’N FORCE Webzine

EDITO

Circuit court

Même si Rock’n Force s’efforce de balayer un large spectre musical, au grand dam de certains et pour le plaisir de beaucoup d’autres, il reste quelques styles qui n’ont pas encore eu leur place sur le site. Or il se trouve que j’écoute beaucoup de choses très différentes, dont j’aimerais dorénavant faire l’écho ici. Et n’étant pas tenu par la publicité, ni par qui que ce soit d’ailleurs, autant se faire plaisir et mettre en lumière des artistes de talent.

Amon Amarth : the way to Valhalla

AMON AMARTH continue de parcourir les mythes et légendes nordiques avec le poing levé, le glaive tranchant et surtout un Viking Metal qui se réinvente quelque peu. « The Great Heathen Army » regorge de mélodies entêtantes, d’une énergie sauvage et d’une volonté guerrière. Les Suédois donnent l’assaut avec brutalité.

Whiskey Myers : un cran au-dessus

Très attendu par tous les fans de Southern Rock, le sixième opus de WHISKEY MYERS sort enfin alors même que le groupe est en pleine tournée aux Etats-Unis. Créatifs et ambitieux, les Américains sortent le grand jeu sur ce « Tornillo », qui est probablement l’un des meilleurs albums du genre depuis longtemps. Le sextet marie le Rock, la Country et le Blues de leur Texas et renouent avec la magie musicale du sud et des grands espaces.

Toxik : retour en grâce

Alors que TOXIK avait fait très forte impression en émergeant sur la scène Thrash Metal américaine, côte Est, à la fin des années 80, le groupe avait splitté une première fois en 1992 avant de rater son come-back en 2007. Mais depuis 2013, on retrouve toute sa dynamique et sa force sur « Dis Morta », un troisième album racé et compact, en forme de renaissance.

Todd Sharpville : le Blues comme remède

Sur une thématique pas forcément réjouissante, « Medication Time » se pose comme un exutoire à des passages compliqués et douloureux traversés par TODD SHARPVILLE il y a des années. Pourtant, le musicien anglais offre un album lumineux et positif, et musicalement étincelant et virtuose.

Howling Wolves : slap !

Metal, Stoner, Grunge et Punk Hard-Core, HOWLING WOLVES est tout ça à la fois et malgré ce grand écart musical, la musique des Allemands est plus que bien ciselée et redoublement efficace. C’est justement la mixité du quatuor qui donne à « As Above So Below » toute son originalité.

Soulfly : tropical Metal

Comme à son habitude, Max Cavalera fait parler la poudre en invoquant les âmes ancestrales à grand renfort de riffs puissants et appuyés, tout en misant sur une efficacité sans faille et une maîtrise totale de son jeu. Avec « Totem », son douzième album, SOULFLY frappe toujours aussi fort en préservant un héritage musical inégalé.

Tedeschi Trucks Band : songe d’une épopée southern

Susan Tedeschi et son compagnon Derek Trucks continuent de nous dévoiler leur album-concept, « I Am The Moon », constitué de 24 morceaux sur quatre EP de trente minutes environ chacun. Et il faut reconnaître qu’avec « The Fall », on commence à avoir une belle vue d’ensemble. TEDESCHI TRUCKS BAND, fort de ses douze musiciens, dépasse les frontières d’un Southern Rock très Blues avec une inspiration et une fluidité rares.

Derrick Procell : inspector Blues

Créatif et jouant très habillement et avec naturel sur les émotions, DERRICK PROCELL manie la Soul et le Blues de Chicago comme peu de chanteurs. Brillant songwriter, il excelle sur ce « Hello Mojo! », dont les compositions sont parfaitement servies par un groupe d’exception. Ce nouvel album est un moment d’insouciance et légèreté bienvenu.

Seventh Storm : contre vents et marées

18 ans passés derrière les fûts avec Moonspell et Mike Gaspar quitte le navire pour se mettre à la barre du sien. Avec SEVENTH STORM, le batteur prend également le rôle de compositeur et arrangeur de « Maledictus », un premier album de pur Heavy Metal très vivant et aux atmosphères parfois progressives.

Blood God / Debauchery : carnassiers

Exubérants et fantasques, BLOOD GOD et DEBAUCHERY ne font (presque) un. Partagé entre un registre vocal clair et chanté d’un côté et un autre plus guttural et growl, les deux formations composées des mêmes musiciens livrent deux versions de ce « Demons Of Rock’n’Roll » très entraînant et solide. Les Allemands jouent sur une bipolarité musicale bien maîtrisée.