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Tranzat : pas de farniente ! [Interview]

TRANZAT a vu le jour en 2015 à Brest-même en Bretagne ! Et en l’espace de quatre ans, le groupe a sorti un premier album, « Hellish Psychedelia » (2016), un second « The Great Disaster » (2018) et travaille actuellement sur un troisième. Avant une très bonne prestation avec Mass Hysteria le 19 octobre dernier (2019) dans la très belle enceinte de la salle Cap Caval de Penmarc’h (sud-Finistère), le quatuor s’est prêté au petit jeu de l’interview. Entretien chaleureux et décontracté avec les quatre membres du groupes : Manu (guitare, chant), Nico (basse, chœurs), Benj (guitare, chœurs) et Tom (batterie).

– TRANZAT s’est formé en 2015 à Brest et vous comptez déjà deux albums. En quatre ans, les choses sont allées assez vite. Pouvez-vous revenir sur votre parcours musical et la création du groupe ?

Nous avons tous déjà joué dans des groupes différents et même parfois ensemble, ensuite la fusion s’est faite à Brest-même ! Pour le premier album, nous étions trois, puis quatre sur le second. La Carène (une salle brestoise – NDR) nous a aussi beaucoup aidé. C’est vraiment depuis l’an dernier que nous commençons à faire des concerts plus importants, à travers toutes les principales salles bretonnes qui sont incontournables dans l’ouest.

– Rapidement, vous avez foulé les principales scènes bretonnes dont celle du fameux Motocultor l’an dernier, et partagé l’affiche avec de grands noms (Kadavar, Shining, Mass Hysteria comme ce soir encore, …). C’est assez incroyable en si peu de temps…

Nous nous sommes donné des objectifs dès le début. Avec l’expérience, nous savions aussi comment s’y prendre pour faire avancer le groupe, les contacts à prendre et quels gens démarcher. Et le fait de les avoir déjà rencontré, il y a quelques années, a simplifier les choses, car c’est un travail de patience. Sans tout cela, cela aurait été beaucoup plus compliqué.

– Vous avez sorti deux albums (« Hellish Psychedelia » en 2016 et « The Great Disaster » en 2018). En dehors de leur production, qu’est-ce qui les distingue le plus ?

Le second est nettement plus Progressif et il y a aussi le fait que nous sommes quatre. Du coup, les compos sont plus fournies et il y a également beaucoup plus de travail d’arrangements sur le deuxième. Par ailleurs, le premier a été enregistré presqu’entièrement en live, tandis que « The Great Disaster » s’est fait piste par piste… et pendant un an… Un vrai chemin de croix ! (Rires)

– Justement, vous êtes en résidence pour préparer votre prochain album dont l’enregistrement démarrera en janvier prochain. Où en êtes-vous ? Ça avance bien ? Et à quoi doit-on s’attendre sur ce troisième opus ?

Le visuel est déjà très avancé, les idées sont assez définies. Sinon, l’album est complètement écrit et nous sommes actuellement sur les arrangements finaux. Nous allons aller à Laval pour l’enregistrement. C’est un superbe studio, qui a été pensé à partir d’une friche industrielle qui a été complètement remaniée tout en gardant l’esprit d’original du lieu (avec les briques rouges, une importante hauteur de plafond, etc..). Et tout est prévu sur place. C’est vrai que ça n’a pas coûté le même prix, mais c’est un bel investissement et nous savons déjà que nous serons très contents du résultat. Ca va vraiment sonner très pro et prendre une autre dimension. Le défi a été aussi de jouer tous en live, même s’il y aura des retouches. On voulait quelque chose de plus humain et qui renforce vraiment la cohésion du groupe.

– Revenons à la scène : vous prêtez beaucoup d’attention à la mise en scène de vos morceaux. Le visuel et la musique sont indissociables et ont la même importance à vos yeux ?

Pour le moment, nous n’avons pas encore de gros moyens scénique, même si nous essayons de proposer un vrai show. En revanche, sur les vidéos, nous avons beaucoup plus de liberté, et nous y travaillons. C’est beaucoup d’investissement, mais nous nous y mettons tranquillement, à notre échelle. En tout cas, nous bénéficions d’un réel encouragement, ce nous pousse à encore progresser et c’est une vraie satisfaction.