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Metal Progressif

Only Human : a clear vision

Avec déjà une idée très précise de ses intentions et du style qu’il entend aborder, ONLY HUMAN surgit avec un premier opus très mature. Particulièrement bien produit par ses soins, « Planned Obsolescence » mélange rage et mélodie avec un sens aigu du détail. En posant un regard lucide sur notre monde, les Danois s’engouffrent avec beaucoup de fluidité dans un Metal Progressif polymorphe, très maîtrisé et plein de fougue. Avec un propos clair et affirmé, ils se démarquent de cette scène souvent rêveuse pour aborder frontalement un état des lieux, qui pose déjà beaucoup de questions.

ONLY HUMAN

« Planned Obsolescence »

(Season Of Mist)

Fraîchement signé sur le label marseillais Season Of Mist, ONLY HUMAN révèle déjà de belles surprises sur son premier effort. Fondé à Copenhague autour de musiciens techniquement imparables, le groupe affiche déjà l’ambition de présenter un nouveau courant au sein du Metal Progressif. C’est vrai que le style s’y prête et sa multitude des possibilités ouvre bien des voies. « Planned Obsolescence » a pour objectif de donner une vision existentielle de notre société, laquelle est de plus en plus guidée par les algorithmes au détriment de l’humain.

Partant donc de ce constat aussi évident qu’alarmant, ONLY HUMAN n’a pas pour autant bâti son album dans une atmosphère pessimiste ou résignée. Non, les Scandinaves entendent faire passer un message basé sur l’éveil des consciences, transmis par un Metal aux multiples facettes. Globalement progressif, « Planned Obsolescence » flirte aussi avec des sonorités alternatives, Djent et quelques touches électroniques. Très actuel et un brin futuriste aussi, le registre affiché colle à son époque avec tout ce qu’elle possède également de moins réjouissant.

Loin de livrer une partition synthétique ou trop sophistiquée comme son concept pourrait le laisser entendre, ONLY HUMAN reste dans une sphère plutôt organique, et quand on sait qu’il a entièrement réalisé « Planned Obsolescence », on ne peut que reconnaître le très beau contre-pied effectué ici. Malgré des morceaux très structurés, le quintet n’use pas de trop de technicité et se déploie sur un groove solide et captivant (« Drift », « Steep Descent », « Techno Facist », « Breach »). Entre gros coups de blasts et arrangement délicats, les élans créatifs rayonnent. 

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