Catégories
Rock Progressif

North Sea Echoes : une sérénité à toute épreuve

L’univers musical de NORTH SEA ECHOES reste énigmatique, même si ce deuxième opus se veut plus lumineux. C’est en premier lieu la démarche des Américains qui semble avoir été mieux définie, là où leur entrée en matière pouvait dérouter par son aspect énigmatique et mystérieux très prononcé. « How To Cast A Shadow » est plus Rock dans l’approche et s’éloigne de cet esprit de caste qui régnait un peu sur « Really Good Terrible Things ». Entraînants et offrant un travail d’orfèvre sur les mélodies et les arrangements, ces nouveaux morceaux paraissent plus ouverts.

NORTH SEA ECHOES

« How To Cast A Shadow »

(Metal Blade Records)

Partenaires de longues avec Fates Warning au sein duquel ils œuvrent depuis quelques décennies, le chanteur Ray Adler et le multi-instrumentiste Jim Matheos mènent aussi des carrières parallèles au sein des groupes Redemption, A-Z et en solo pour le premier, et OSI, Kings Of Mercia et sous son nom pour le second. C’est donc assez naturellement qu’ils ont lancé ce projet commun un peu hors-norme il y a deux ans, qui les a mené à sortir « Really Good Terrible Things » sous la bannière de NORTH SEA ECHOES. Un premier disque très contemplatif flirtant avec l’Ambient et le Soft Rock.

Avec « How To Cast A Shadow », ils renouent avec un style où on a plus l’habitude de les retrouver. Ce deuxième opus navigue dans des atmosphères plus progressives, plus Rock aussi et nettement moins sombre que son prédécesseur. Pour autant, la touche de NORTH SEA ECHOES est toujours très reconnaissable. L’album a surtout gagné en accessibilité, même si le travail sur les ambiances reste essentiel. Ray Adler fait parler sa puissance vocale et les guitares de Jim Matheos trouvent une place de choix parmi les éléments électroniques et les claviers. Le style est donc plus appuyé.

Très riche, la production est aérée et les compositions beaucoup plus variées aussi. On retrouve les élans progressifs auxquels les deux protagonistes nous ont habitué au fil des ans, mais NORTH SEA ECHOES reste assez difficile à décrire dans son ensemble. Capable de se montrer costaud (« All That Comes After », « Enjoy The View », « I’ll Leave A Light On », « Villains Or Saints »,) grâce à la participation du batteur Dennis Leeflang (Ron Bumblefoot, ex-Within Temptation) qui offre un côté organiques aux morceaux, le duo sait aussi se montrer plus sensible. D’une grande finesse.

Photo : Jeremy Saffer

Retrouvez la chronique du premier album: