Vaillants et déterminés, les Lisboètes arrivent à un stade de leur carrière, où ils sont en pleine maîtrise de leur jeu et confortés aussi dans leurs choix artistiques. TOXIKULL est indomptable et entraînant, et chaque morceau de « Turbulence » est une prise d’assaut et une sorte d’acte héroïque, entièrement dédié à un Heavy Metal originel indéboulonnable depuis sa création. Et il sait d’ailleurs aussi très bien se renouveler en se réoxygénant avec force. Le quatuor en est donc un héritier direct que rien ne semble pouvoir arrêter.

TOXIKULL
« Turbulence »
(Dying Victims Productions)
Avec un quatrième album en l’espace de dix ans, TOXIKULL semble avoir trouvé son allure de croisière et continue son immersion dans un Heavy Metal Old School, de celui qui secoue le genre depuis les années 80 notamment. Classique, certes, mais pas en manque d’idées, « Turbulence » est d’une énergie viscérale et atteste d’une maturité acquise patiemment. Agrémenté d’un soupçon de Speed Metal, tout en restant mélodique et accrocheur, ce nouvel opus ne jette pas pour autant un regard passéiste, mais prouve au contraire que l’avenir lui tend les bras. La dynamique est activée.
Deux ans après « Under The Southern Light », et juste après un live sorti l’année dernière, « Echoes From The Arena », sur lequel il a démontré qu’il était réellement taillé pour la scène, TOXIKULL ne relâche donc pas la pression et va de l’avant avec le percutant « Turbulence », le bien-nommé. Racé et tranchant, l’ensemble est très bien produit par Jaime Gómez Arellano (Opeth, Angel Witch, Paradise Lost, Moonspell), qui a parfaitement su retranscrire la passion du combo pour un Heavy Metal authentique et direct. Et entre Judas Priest, King Diamond ou WASP, il a trouvé sa voie et son style.
Grâce à un son actuel, TOXIKULL rend son approche un peu plus intemporelle encore et son duo de guitaristes y est pour beaucoup. Les rythmiques sont percutantes, les solos millimétrés et relevés et les titres sont galvanisés par un frontman en grande forme, qui livre une prestation remarquable. De « Midnight Fire », à « Dragon Magic », en passant par « Dying Star », « Strike Again », « Hard To Break », « Flames Of Glory » ou le morceau-titre, les Portugais nous tiennent en haleine avec beaucoup de ferveur et ils s’adressent aux metalheads avec beaucoup de conviction et d’envie.

