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Crashdïet : what a mess !

Rare formation européenne à pouvoir tenir tête aux locomotives américaines, en tout cas au souvenir qu’elles ont laissé, CRASHDÏET a pourtant essuyé bien des écueils pour se faire sa place. Pas de quoi saper le moral de nos rockeurs, qui n’en eu de cesse d’aller de l’avant, imposant un Glam Metal, croisé à un Sleaze Rock, qui se veut aussi irrévérencieux qu’appliqué. Chaque album semble un défi et avec « Art Of Chaos », il est à nouveau relevé avec classe et constance. Une persévérance qui rend la formation nordique aussi enthousiasmante que déchaînée.

CRASHDÏET

« Art Of Chaos »

(Ninetone Records)

Septième album en plus de 20 ans de carrière pour les Suédois, dont l’histoire a été pour le moins agitée et même dramatique après le décès de son chanteur et fondateur Dave Lepard en 2006. Pourtant, CRASHDÏET n’a pas baissé les bras et reste aujourd’hui encore l’emblème du Glam Metal et du Sleaze Rock made in Europe. Et si les frontmen s’y sont succédés, quatre au total, John Elliot tient le micro avec brio, livrant ici son premier opus avec le groupe. Et on notera aussi l’absence prolongée du bassiste Peter London.

Et il faut reconnaître que l’arrivée de Chris Young en remplacement fait beaucoup de bien à CRASHDÏET qui trouve dans cet « Art Of Chaos » un second souffle, porté par le groove implacable mis en place avec le batteur Michael Sweet, par ailleurs principal compositeur. Quant au guitariste originel Martin Sweet, frère de Michael, son jeu est toujours aussi accrocheur et incisif : l’essence-même du genre. On sent le quatuor soudé et l’énergie qu’il déploie ici souligne autant sa solidité que sa créativité. Et tous ces éléments assemblés sont explosifs.

L’objectif de CRASHDÏET n’est pas forcément de réhabiliter l’âge d’or du style et de reculer de quelques décennies en y allant sans charisme, ni envie, façon Steel Panther. Au contraire, il impose sa patte, peaufine son identité et donne de l’oxygène à un style qui ne demande que ça, notamment par les temps qui courent. Déterminés et enjoués, les Scandinaves lâchent les chevaux (« Satizfaction », « Chaos Magnetic », « Get Out », « Killing It Now », « Silent Place »). Et sur cette belle dynamique, on ne laisse facilement prendre dans cet esprit délicieusement débridé.

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