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Hard Rock

Ricky Warwick : fidèle à lui-même

Sans prendre le risque de sortir de sa zone de confort, le chanteur et guitariste nord-Irlandais fait une fois encore ce qu’il fait de mieux : un Hard Rock solide et fédérateur. Dans une période compliquée, le musicien livre un album très correct d’où émergent de très bons titres.

RICKY WARWICK

« When Life Was Hard & Fast »

(Nuclear Blast)

On ne présente plus RICKY WARWICK, chanteur et guitariste de The Almighty, des Black Star Riders et ayant fait un bref passage pour un Tribute au grand Phil Lynnot de Thin Lizzy lors d’une série de concerts en 2011. Cette fois, c’est en solo et pour un huitième album que le nord-Irlandais fait son retour dans une année très perturbée, avec un nouvel opus qui porte bien son nom et colle parfaitement à son temps.

« When Life Was hard & Fast » ne change pas vraiment du répertoire habituel du songwriter. Un Hard Rock simple et efficace, où l’influence de Thin Lizzy se fait toujours sentir. Mais RICKY WARWICK entretient cette fougue qui fait de lui un très bon songwriter et un chanteur au timbre puissant et chaleureux. Après avoir sorti en single le morceau-titre, puis « Fighting Heart » et « You Don’t Love Me », on découvre l’album en intégralité.

Produit et co-écrit avec par Keith Nelson (ex-Buckcherry), il en résulte de cette collaboration un bon opus de Hard Rock ancré dans la tradition et avec des refrains toujours aussi accrocheurs. Disposant d’une production assez moyenne due à la pandémie certainement, on retrouve aussi en guest Andy Taylor (Power Station), Luke Morley (Thunder), Joe Elliott (Def Leppard) et Dizzy Reed (G N’R). RICKY WARWICK, faute d’innover, séduit toujours.

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Extrême

Dread Sovereign : Un air de fin du monde

DREAD SOVEREIGN n’a jamais fait dans la dentelle, et ce n’est pas le pourtant très addictif « Alchemical Warfare » qui dérogera à la règle. Le power trio irlandais a encore épaissi son Doom occulte avec une certaine délectation.

DREAD SOVEREIGN

« Alchemical Warfare »

(Metal Blade Records)

Depuis sa création en 2013, DREAD SOVEREIGN ne cesse de clamer à travers sa musique que le monde est condamné. Et pour son chanteur et bassiste Nemtheanga, désolé de sa prophétie, ce nouvel album vient annoncer en cette sombre période la fin du monde. Rien que ça ! Et les Irlandais semblent s’y être préparés.

Toujours aussi brut et rude, DREAD SOREREIGN loue le diable en l’homme en faisant l’éloge des cultes anciens dans un Doom crasseux, lourd et très Metal. La rencontre entre Venom et Motörhead se lit dans les titres de ce troisième album ténébreux aux odeurs d’abandon. « Alchemical Warfare » se traîne autant qu’il frappe.

Occultes et incisifs, les morceaux révèlent littéralement le fort potentiel et l’originalité du power trio de Dublin (« A Curse on Men », « The Great Beast We Serve », « Viral Tomb »). Ecorchés et virulents, les trois protagonistes se jouent du Doom comme du Heavy en toute inconscience et avec talent (« Nature Is the Devil’s Church », « You Don’t Move Me (I Don’t Give a Fuck) »). Les majeurs de DREAD SOVEREIGN sont levés !