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Heavy Stoner Prog

Mr Bison : waking dreams

Considéré à juste titre comme l’un de fers de lance de la scène Stoner Rock transalpine, MR BISON impose sa patte bien au-delà aujourd’hui, et « The Garden Of Forgotten Dreams » devrait cette fois encore, et sans mal, avoir le même impact. Très riche dans les textures, tout comme dans l’écriture, le quatuor éblouit toujours autant, grâce à une évolution permanente et un équilibre constant. Cette soif de découverte mène cette nouvelle réalisation de manière assez directe finalement, tandis que la qualité des arrangements est particulièrement soignée. Un vrai travail d’orfèvre.

MR BISON

« The Garden Of Forgotten Dreams »

(Heavy Psych Sounds)

Avec « Echoes From the Universe » sorti il y a deux ans, MR BISON avait placé la barre très haut et atteint un sommet dans sa discographie. Avec ce sixième album, il relève le défi avec panache et prouve par la même occasion qu’il est loin de manquer d’inspiration. En près de 15 ans d’existence, les Italiens ont développé un Heavy Stoner Psych très élaboré sur une structure progressive très raffinée. « The Garden Of Forgotten Dreams » pose même par instant les bases d’un Space Rock moderne, organique et plus affiné encore que précédemment.

Enregistré par son guitariste et producteur Matteo Barsacchi, ce nouvel opus prend une trajectoire plus Heavy, même si les passages aériens et plus éthérés sont toujours légion. MR BISON souffle le chaud et le froid et manie la vitesse et des ponts plus légers comme pour mieux s’engouffrer dans un Stoner aux multiples couleurs. Conçu autour du concept d’un lieu de refuge, « The Garden Of Forgotten Dreams » enchaîne les riffs costauds en s’appuyant sur des structures d’une redoutable solidité, où gravitent des claviers atmosphériques très subtils.

Porté de bout en bout par son chanteur, dont la voix captive au fil du disque, MR BISON s’offre de magistrales envolées, quittant par instant le Stoner pour des strates purement Rock et aux saveurs 70’s. Les parties de guitare sont elles aussi d’une folle intensité (« The Sunrise »), et c’est un ouragan qui s’abat soudainement entre deux éclaircies. La facilité avec laquelle la formation de Toscane passe d’une ambiance à l’autre est absolument lumineuse (« Cosmic Tide », « Bright Shadow », « Astray », « Turn To Stone », « River Moan », « Old Hue »). Une dynamique incroyable.

Retrouvez aussi la chronique de l’album précédent :

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Mr Bison : des ondes astrales

Depuis « We Don’t Like Love Songs », son premier EP sorti en trio en 2011, MR BISON en a fait du chemin et la route tracée devient de plus en plus limpide au fil des albums. Quatre ans après le superbe et conceptuel « Seaward », les Transalpins montrent une ambition débordante sur « Echoes From The Universe », à nouveau saisissant. Heavy, Psych et Prog, leur Stoner Rock se démarque habillement et se pose hors du temps.  

MR BISON

« Echoes From The Universe »

(Heavy Psych Sounds)

Pourtant originaire d’une petite ville de la côte de Toscane, c’est la mythologie nordique qui a cette fois inspiré MR BISON, à laquelle il a d’ailleurs intégré des éléments SF, offrant à « Echoes Of The Universe » une ambiance très particulière. En jouant sur l’aspect Heavy du Stoner et un côté Psych très progressif, le quatuor parvient, comme sur ses précédents opus, à combiner force et délicatesse pour mieux nous embarquer dans un univers féérique et très polymorphe avec brio.

Grâce à un équilibre parfait, MR BISON allie des références 70’s issues de la scène progressive, à un son très moderne qui rappelle l’actuelle vague Stoner européenne. Aidé de synthés, d’orgue Hammond et de mellotron, le groupe installe des atmosphères soignées et très travaillées. Bercé et enveloppé de la voix de Matteo Sciochetto, « Echoes From the Universe » n’élude pas de somptueuses parties de guitares, sa faisant même acoustiques comme pour libérer certaines respirations.

S’il y a bien un disque où l’on peut parler de créations de paysages musicaux élaborés, c’est bien celui de MR BISON, qui atteint des sommets avec ce cinquième opus. Aérés et aériens, mais aussi massifs et dynamiques, ces sept nouveaux titres disposent d’une très bonne production signée de son guitariste Matteo Barsacchi, qui nous fait pleinement profiter de ce voyage sonore enchanteur (« Child Of The Night Sky », « Dead In The Eye », « The Promise », « The Veil »). Les Italiens livrent leur réalisation la plus aboutie à ce jour.