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Heavy metal Thrash Metal

Bloodstain : héritier direct

Véritable terre de Metal, la Suède voit émerger une nouvelle pépite, qui fait déjà parler d’elle depuis quelques temps. Fondé il y a seulement trois ans, BLOODSTAIN montre les muscles sur un premier album éponyme puissant, racé et dense. Traditionnel dans l’approche, son Heavy Metal aux contours légèrement Thrash s’inspire autant de la scène européenne qu’américaine. Et il en ressort un opus vivifiant et fougueux. La formation scandinave, si elle se cherche encore un peu, est déterminée et convaincante… Et donc à suivre.

BLOODSTAIN

« Bloodstain »

(Threeman Recordings)

Après avoir autoproduit un EP, « I Am Death » en 2024, le combo de Stockholm avait tapé dans l’œil de beaucoup de monde, à commencer par le label Threeman Recordings dirigé par Alex Hellid, guitariste d’Entombed, qui produit d’ailleurs « Bloodstain ». Une entrée en matière plutôt réussie et ce premier album vient confirmer tout le potentiel entrevu sur les singles distillés des derniers mois. Malgré leur jeune âge, les membres de BLOODSTAIN font preuve d’une grande maturité, même si certaines influences demandent encore à être bien digérées.

La première qui vient à l’esprit est l’empreinte manifeste de Metallica sur les compositions du groupe. Et même s’il est estampillé ‘Thrash Metal’ par sa maison de disques, c’est plutôt un Heavy Metal, certes musclé et solide, que nous livrent les Suédois. Soutenues par de gros riffs et une rythmique massive, les mélodies prennent vraiment le dessus, offrant un aspect musicalement très accessible à BLOODSTAIN. Techniquement, le quatuor est irréprochable et sait se montrer fédérateur. Nul doute que les concerts doivent être franchement enflammés.

Ce qui est intéressant ici, c’est que le quatuor fait le pont entre le Thrash de la Bay Area de la grande époque et la NWOBHM. Avec une énergie brute, on le sent impliqué et enthousiaste, et à la fois technique et direct. BLOODSTAIN avance sans compromis, avec maîtrise et la qualité des arrangements lui donne un côté épique sur certains titres. « Bloodstain » est bien ficelé et si on le considère comme une carte de visite, l’avenir du combo s’annonce radieux (« Annihilation Line », « Somewhere Sinister », « Taint Me », « Lies Bleeding Though », « Conspiracy »). Costaud !

Photo : Linda Florin

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