Catégories
Alternative Rock

Nickelback : tout un univers

Loin de se reposer sur ses lauriers, la formation d’Alberta est plus solide que jamais et, au regard de ce onzième effort, on pourrait parler d’une grande maturité dans l’approche de son jeu et surtout au niveau de la composition. « Everything Under The Sun » marque même un cap dans le travail accompli jusqu’ici. NICKELBACK percute autant qu’il joue sur les émotions avec talent. Son Alternative Rock est unique en son genre et peu savent aujourd’hui se faire aussi rassembleur. Une démonstration qui ne dit pas son nom.

NICKELBACK

« Everything Under The Sun »

(Virgin Music Group)

En 30 ans d’une carrière menée à bâtons rompus, les Canadiens ont imposé leur style et, mieux encore, parviennent à se renouveler. Encensés depuis leurs débuts, chaque album est scruté de près, mais NICKELBACK semble se nourrir de cette pression avec appétit, tant « Everything Under The Sun » atteint des sommets. Surfant sur une créativité en pleine ébullition depuis « Get Rollin’ » il y a quatre ans, il s’est ouvert de nouveaux horizons sonores. L’influence du son de Nashville plane à nouveau sur ce nouvel opus et il conserve cette imperturbable authenticité.

S’il collabore avec d’autres, NICKELBACK garde aussi la main sur la production et celle-ci est une fois encore imparable. De même, l’essentiel de ce onzième album est composé par son leader, chanteur et guitariste Chad Kroeger. Affûté et terriblement efficace, son songwriting fait encore des étincelles grâce à un relief très maîtrisé et un sens de la mélodie hors-norme. Conjugué à une puissance phénoménale et une précision absolue, « Everything Under The Sun » fait partie de ces disques irréprochables, addictifs et taillés pour la scène.

D’entrée de jeu, NICKELBACK frappe fort avec le terrassant « Rattle The Cage », où s’illustre d’ailleurs John 5. L’explosivité du quatuor se répercute sur « Bones For The Crows » et « Chasin’ Famous ». Ryan Peake (guitare), Daniel Adair (batterie) et la fratrie Kroeger avec Mike à la basse semblent détenir la recette pour capter l’attention et fédérer. Bien sûr, l’aspect plus délicat de leur registre est toujours en bonne place et n’a pas son pareil pour libérer un optimisme sans faille (« If I Don’t Go », « Technicolor Steamboat », « Lift Somebody Up »). Magistral !

Retrouvez aussi la chronique de « Get Rollin’ » :

Catégories
Alternative Rock

Nickelback : keep rockin’

Toujours aussi ‘feel good’, NICKELBACK vient poser une dizième pierre à son édifice discographique avec la même volonté, la même ambition et cette même production survitaminée qui a porté les Canadiens au panthéon des groupes de Rock très présentables. Et s’ils n’ont pas inventé la poudre, ils savent toujours y mettre le feu. Ainsi, « Get Rollin’ », emprunt d’une certaine nostalgie, ne déroge pas à la règle.

NICKELBACK

« Get Rollin’ »

(BMG)

Il vous reste bien quelques gouttes de bile, quelques crachats d’un venin malfaisant ou quelques adjectifs hautement lettrés, non ? Parce que ce dixième album de NICKELBACK se doit d’être accueilli comme les autres. Rarement sur la brèche et toujours à l’équilibre, le quatuor canadien ne dévie pas d’un iota sa route et reste d’une incroyable fidélité à son Alternative Rock très formaté, entêtant et terriblement efficace. Car oui, et n’en déplaise aux pointilleux métalleux, on parle bien ici de Rock et pas d’autre chose.

Evoluant sous le même line-up depuis près de 18 ans, NICKELBACK a soigneusement élaboré un style et un son immédiatement identifiables et c’est d’ailleurs sûrement ce qui fait sa particularité. Et lorsque, comme moi, on apprécie la musique du groupe, on a la chance d’être rarement déçu. En effet, « Get Rollin’ » s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, même s’il donne un peu plus dans la facilité que « Feed The Machine ». Les mêmes ingrédients, mais en moins épicé, en somme. 

Une fois encore, Mike Kroeger (basse) et Daniel Adair (batterie) bétonnent la rythmique de manière méthodique, tandis que les riffs et les rares solos de Ryan Peake délivrent des mélodies que la guitare et la voix rocailleuse de Chad Kroeger enveloppent avec chaleur et précision. Fougueux et percutants (« Saint Quentin », le sudiste « High Time », « Vegas Bomb », « Skinny Little Missy ») ou carrément sirupeux (« Tidal Wave », « Horizon »), NICKELBACK n’a pas son pareil pour fédérer les masses… et ça fait du bien !