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Glam Metal Hard Rock Sleaze

Speed Stroke : rockin’ airplane

Déjantés et un brin irrévérencieux, les Transalpins font un retour costaud et enthousiaste. Capables de belles fulgurances et livrant des mélodies claires et puissantes, SPEED STROKE joue sur une certaine nostalgie, tout en imprimant une touche très actuelle, histoire de faire durer le plaisir du Glam et du Sleaze Rock. Et « Damage Control » mène cette mission à bien. Traditionnel et exalté, le groupe offre une belle performance et garde toute la légèreté inhérente au style. Un disque qui respire, dopé à un carburant Metal/Rock détonant.

SPEED STROKE

« Damage Control »

(Scarlet Records)

Alors que le Glam et le Sleaze, Rock comme Metal d’ailleurs, semblent reprendre des couleurs depuis un moment déjà, c’est du côté de l’Italie qu’il résonne cette fois. Fondé en 2010, SPEED STROKE sort son quatrième album, quelques six ans après « Scene Of The Crime ». Cependant, si elle est moins prolifique que d’autres, la formation d’Imola n’a rien perdu de son mordant, ni de cette énergie si communicative. Et avec « Damage Control », les ambiances plus Heavy et Hard Rock dominent et donnent du corps à l’ensemble.

Guidé par un frontman percutant, SPEED STROKE évolue dans un univers positif et dynamique. Très direct, le Heavy Glam du combo fait mouche. Riffs acérés et solos plus ou moins épiques, la recette fonctionne bien et les refrains accrocheurs finissent vite par devenir entêtants. Bien sûr, c’est l’esprit 90’s qui donne le ton et il va puiser autant dans la fondatrice scène californienne que dans celle, plus récente, issue de Scandinavie. Le mix est audacieux et l’assimilation des deux héritages plutôt réussie. La connexion est établie.

En ouvrant avec l’explosif « Glorious Breakdown », SPEED STROKE tape dans le mille et s’assure toute notre attention. Le travail sur les guitares est remarquable et les twins donnent du volume à un registre bien maîtrisé (« State Of Shock », « In Flames », « All For The Week-end », « Blessed By Misery » en duo avec la chanteuse Giorgia Colleluori d’It’sAlie, et le morceau-titre). Même s’il affiche quelques baisses de régime, « Damage Control » est un bon album, bien produit aussi, et qui confirme les qualités du quintet. Le Glam Metal et Sleaze Rock n’ont pas dit leur dernier mot.

Photo : Veronica Anacleti

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Hard Rock Heavy metal Sleaze

Smoking Snakes : alive & kickin’

La suède a toujours été une terre très fertile en termes de Metal et ce nouveau venu vient confirmer une belle tradition. Heavy à souhait, irrévérencieux au possible et détenteur d’un grain de folie surdimensionné, SMOKING SNAKES déboule pleine balle avec un premier opus qui va faire beaucoup de bruit. « Danger Zone » est l’incarnation du renouveau du Sleaze Metal et il permet avec fougue et panache à ce registre de rajeunir de 40 ans. Une petite bombe à écouter sans modération.

SMOKING SNAKES

« Danger Zone »

(Frontiers Music)

Il semble souffler un vent nouveau chez Frontiers Music. Le label italien paraît renouer avec une fraîcheur évaporée dans des productions convenues depuis quelques temps, et surtout son rôle de découvreur de talent est à nouveau à l’ordre du jour. Place donc à SMOKING SNAKES, sulfureux quatuor qui donne un sacré de jeune au Sleaze Metal. S’il ne renie pas ses modèles et ses inspirations fondatrices, car ce serait de toutes façons peine perdue, ce premier album renverse la table avec une passion très palpable, et qui fait très plaisir.

Il y a tout juste deux ans, le groupe a fait une entrée fracassante sur la scène de Göteborg avec une démo explosive et une série de concerts percutante. SMOKING SNAKES n’a ensuite pas tardé à entrer en studio pour l’enregistrement de « Danger Zone » et s’est mis tous les atouts de son côté. C’est aux Top Floor Studios qu’il est allé confectionner sa première réalisation et avec son emblématique patron aux mannettes. C’est donc Jakob Herrmann (Amaranthe, Raised Fist, Evergrey) qui produit l’ensemble et ça sonne sévère.

Très brutes et mêmes assez âpres, les compositions affichent une puissance décomplexée, des refrains entêtants, une cascade de riffs racés et tranchants, des solos incendiaires et une rythmique massive. SMOKING SNAKES revigore le style si fédérateur de ses aînés avec une fausse négligence, qui tente de dissimuler une minutieuse application. Et les Scandinaves enchaînement brillamment et enfoncent le clou avec méthode (« There Is No Tomorrow », « No Future », « Angels Calling », « Lady Luck », « Excited », « We Are Alive »). Titanesque !