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Mammoth : le grand saut

De grosses guitares bien sûr, un duo basse/batterie hyper-groovy et un chant qui s’installe doucement, l’identité de WVH se dessine de plus en plus au moment même où trois lettres disparaissent de la pochette de ce nouvel effort. S’il est toujours question d’un travail personnel, c’est MAMMOTH qui domine et cela ressemble presque à une libération. Très Rock et pêchu, « The End » est plus organique que les deux premiers volumes et l’ensemble gagne de fait en fluidité. Une belle manière de clamer haut et fort qu’il n’a désormais plus rien à prouver.

MAMMOTH

« The End »

(BMG)

La passe de trois pour Wolfgang, qui s’émancipe réellement sur ce « The End » en livrant son disque le plus personnel à ce jour. S’il a de nouveau confié la production à Michael ‘Elvis’ Baskette (Slash, Alter Bridge, Sevendust) et que l’enregistrement s’est fait dans les familiaux Studios 5150, c’est dans l’approche musicale qu’il y a du neuf. Là où le multi-instrumentiste s’était jusqu’à présent appliqué à rendre une copie très propre (et elle l’est toujours !), MAMMOTH opte un son plus direct et plus live, comme si le jeune Californien s’était résolu à bannir toute fioritures, laissant de côté le poids d’un héritage paternel conséquent.

Et c’est plutôt bien vu, car les références sont moins présentes, hormis peut-être ce joli clin d’œil sur la chanson-éponyme « The End » justement, une façon aussi de confirmer que désormais le nom de sa formation se passerait de ses illustres initiales. Et il tape dans le mille. Très Rock tout en gardant des fulgurances très Heavy et Hard Rock, le Heavy Rock US de MAMMOTH commence à se faire identifiable, même si on pourrait lui reprocher un léger manque d’audace vocale. Car pour le reste, ce troisième album est très cohérent, très homogène et consistant, malgré quelques errements très pardonnables comme « Happy ».

En l’espace de cinq ans seulement, le musicien a affiné le songwriting, se fait aussi moins démonstratif et plus instinctif, et « The End » est à la fois élégant et plus cavalier (« I Really Wanna »). Très sincère dans le jeu, comme dans les textes, MAMMOTH n’écarte pas non plus le côté classique du genre, mais la jeunesse du combo vient rapidement rappeler qu’il vit dans son temps avec ce que ça comporte d’insouciance (« One Of A Kind », « The Spell », « Something New », « Selfish »). Il émane de ces dix titres un vent de liberté qui lui confère une touche de légèreté. Le musicien s’affranchit et se lance vers un avenir vraiment radieux.

Photo : Travis Shinn

Retrouvez les chroniques des premiers albums :

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Mammoth WVH : sans l’ombre d’un doute

Ce premier album éponyme de MAMMOTH WVH est l’un des plus attendus de ces dernières semaines et se révèle même être une petite sensation. Wolfgang, jeune multi-instrumentiste américain, n’est autre que le fils du grand Eddie Van Halen. Et entre Hard Rock et Rock US, il livre un très bon premier album et affiche déjà un style très personnel et en jouant tous les instruments sur l’ensemble du disque. 

MAMMOTH WVH

« Mammoth WVH »

(EX1 Records/Explorer1 Music Group)

Vouloir marcher dans les pas de ses parents n’est jamais chose aisée et peu importe le domaine d’ailleurs. Les ‘Fils de’ sont très souvent décriés avant même d’avoir pu s’exprimer. Là où ça peut se compliquer un peu, c’est lorsqu’il s’agit d’honorer l’héritage d’une légende. Il faut beaucoup de talent et de travail et ce premier album de Wolfgang Van Halen, sous le nom de MAMMOTH WVH, relève le challenge de bien belle manière. L’hérédité est manifeste sans être démonstrative.

L’exercice est d’autant plus risqué que le fils du grand Eddie se présente sous une formule en one-man-band, et le multi-instrumentiste est franchement brillant et il impressionne même. Guitare, basse, batterie et chant, Wolfgang se présente comme un musicien plus qu’aguerri. Si on le connait déjà comme bassiste de Van Halen et surtout de Tremonti, ainsi que comme batteur de Clint Lowery, les parties de guitares et surtout le chant sur MAMMOTH WVH montrent une belle assurance et déjà une solidité à toute épreuve.   

Les morceaux qui composent ce premier album éponyme, l’Américain les travaille depuis des années déjà et cela s’entend. La production très organique et aérée de Michael ‘Elvis’ Baskette (Slash, Alter Bridge, …) met parfaitement en valeur les côtés massifs de MAMMOTH WVH, tout en apportant beaucoup de profondeur sur les titres plus sensibles (« Mr Ed », « You’re To Blame », « Don’t Back Down »). Après Eddie, il faudra dorénavant aussi compter sur Wolfgang. Que ceux, qui en doutent encore, écoutent bien le Hard Rock US du fiston !