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Blues Rock

Marc Amacher : incandescent

C’est l’immédiateté qui séduit en premier lieu à l’écoute d’« Overdrive ». Ce cinquième effort du songwriter est à son image : authentique et accrocheur. MARC AMACHER est rompu à la scène et cela s’entend. Presque épurés, ses nouveaux morceaux sont sans détour, mais non sans finesse. Chez lui, la frontière entre le Blues et le Rock est mince et c’est précisément ce qui le rend insaisissable et d’une incroyable fraîcheur. Attachant et dynamique, le style du musicien helvète est aussi costaud que mélodique.

MARC AMACHER

« Overdrive »

(Hoboville/Label Pool)

Faisant suite à « Load » paru l’an dernier et qui lui a valu une belle mise en lumière, « Overdrive » se pose comme un concentré de Blues Rock pour le moins percutant. Celui qui avait fait sensation il y a dix ans lors de l’émission ‘Voice Of Germany’ en a parcouru du chemin et ne cesse d’affirmer une identité artistique originale. Avec une voix reconnaissable entre toutes, MARC AMACHER met un coup de boost à la tradition en y insufflant un élan très Rock avec une sincérité brute de décoffrage et une approche sans filtre, qui font franchement plaisir. 

Avec « Overdrive », le chanteur et guitariste livre un nouvel album terriblement humain et le traitement de la production y est pour beaucoup. Alors qu’il aurait été enregistré dans un abri anti-aérien, c’est surtout son explosivité qui ressort, même si MARC AMACHER brille aussi sur des titres plus délicats. Très bien accompagné par un groupe direct et efficace, le bluesman déploie une chaleur et une proximité que l’on retrouve assez peu dans les réalisations actuelles. Frôlant souvent la saturation, le groove est épais et les refrains entêtants ne vous lâchent plus.

Dès l’entame avec le turbulent « Hell Yeah (Here I Am) », ses intentions sont claires et la générosité avec laquelle il embrasse et embrase ce nouvel opus est exceptionnelle. Entre slide, dobro et cigarbox, MARC AMACHER montre l’étendue de son jeu avec beaucoup de feeling et d’intensité, sans se perdre dans des démonstrations hasardeuses (« Streets Are Golden », « Dark Knight », « Cash Smash Boogie », « Well »). Et l’un des moments forts d’« Overdrive » est sans conteste l’excellent duo avec la chanteuse Katarina Michel, « Can’t Beat Time », à la fois tendre et puissant.

Photo : Tom Schfer

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