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Southern Rock

The Black Crowes : back for real

L’attente de leur réconciliation, puis de leurs retrouvailles, fut si longue que c’en est presque surprenant de voir Chris et Rich Robinson enchaîner les albums avec autant de fraîcheur et surtout de qualité depuis deux ans. Littéralement réoxygéné et toujours aussi inspiré, le duo accompagné d’un groupe de rêve fait la passe de dix avec un « A Pound Of Feathers » très solide. THE BLACK CROWES joue habillement sur les contrastes et la profondeur de son Southern Rock reste unique en son genre.

THE BLACK CROWES

« A Pound of Feathers »

(Silver Arrow Records)

Il semblerait qu’une bonne fée veille à nouveau sur la fratrie Robinson depuis deux ans et la sortie de « Happiness Bastards ». Non pas que leurs projets respectifs n’avaient aucune saveur, très loin de là, mais il faut reconnaître que leur association fait à chaque fois des étincelles. Reprenant leurs bonnes habitudes, c’est en l’espace de dix jours que THE BLACK CROWES ont mis en boîte « A Pound Of Feathers », du côté de Nashville et toujours sous la houlette du multi-récompensé Jay Joyce à la production. Et dans la lignée de son prédécesseur, leur Southern Rock est scintillant.

Ce retour aux fondamentaux, après 15 ans de disette discographique, effectué par les deux frères semble franchement leur faire du bien. C’est même une véritable cure de jouvence. Sans filtre et sans calcul, THE BLACK CROWES affichent une insolente confiance, qui se retrouve avec la même spontanéité présente sur leurs meilleurs albums… d’il y a plus de 30 ans. L’expérience en plus, les Américains font toujours l’équilibre entre une poésie assez rugueuse et la force et la puissance d’un Rock rendu plus délicat grâce à des vibrations Blues et Soul particulièrement intenses.

Ce dixième opus studio est à ranger sur le haut de leur pile discographique et les deux singles dévoilés avaient donné la teneur de « A Pound Of Feathers » (« Profane Prophecy » et « Pharmacy Chronicles »). Et puis, THE BLACK CROWES a parfaitement compris qu’il ne s’agissait plus de créer la surprise, mais plutôt de jouer la carte du plaisir (« It’s Like That », « Cruel Steak »). Bien sûr, ils se reposent sur un bel héritage, mais ils le réinventent et le font perdurer avec élégance (« Blood Red Regrets », « High And Lonesome », « You Call This A Good Time », « Doomsday Doggerel »).

Photo : Ross Halfin

Retrouvez la chronique de « Happiness Bastards » :