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Joel Hoekstra’s 13 : le bon goût

Fort d’une carrière exemplaire qu’il l’a vu passer chez Night Ranger, Trans-Siberian Orchestra, Revolution Saints ou Whitesnake, tout en œuvrant aussi sur les albums de Michael Sweet, Amy Lee ou Jeff Scott Soto, et en ayant également sorti trois disques instrumentaux en solo, JOEL HOEKSTRA’S 13 paraît cependant le projet le plus personnel de Joel Hoektra. Son implication est entière et le Hard Rock qu’il présente lui ressemble vraiment. Avec » From The Fade », le quatrième opus de ce projet, il prouve que le temps n’a aucune emprise et que l’inspiration demeure vivace.

JOEL HOEKSTRA’S 13

« From The Fade »

(Frontiers Music)

Alors que l’album qu’il a composé pour la jeune chanteuse de Boston, Austen Starr, vient tout juste de sortir, le guitariste et songwriter continue de faire l’actualité et fait son retour avec son projet solo, JOEL HOEKSTRA’S 13. Enfin, solo est une façon de parler, puisqu’il n’est pas seul du tout et il est même franchement très bien accompagné. Il a, en effet, monter un groupe de cadors et cela s’entend. Ce sont d’ailleurs les mêmes pointures présentes sur les trois précédents albums. Un line-up qui s’est solidifié et dont la complémentarité est une force ici encore.

Sans surprise donc, on retrouve Vinnie Appice derrière les fûts, Tony Franklin à la basse, Derek Sherinian aux claviers, Girish Pradham au chant et même Jeff Scott Soto en choriste de luxe. La formation a fière allure et ce JOEL HOEKSTRA’S 13 continue d’évoluer dans un Hard’n Heavy, ou Heavy Rock, qui lui va bien et qui résume bien les goûts et l’univers du musicien de l’Illinois. « From The Fade » est un album de Hard Rock assez classique, peu surprenant, mais l’interprétation suffit à elle seule pour passer un bon moment.

Mélodique et puissante, cette quatrième réalisation brille surtout par la virtuosité des musiciens, appuyée par une complicité évidente et très plaisante. En bon patron, le six-cordiste déclenche une avalanche de riffs bien sentis et au groove chaleureux. Côté solos, il ne fait pas tellement étalage de sa technique, malgré un talent rare et évident. C’est en groupe surtout que JOEL HOEKSTRA’S 13 brille et sait se montrer accrocheur et fidèle à une certaine vision du Hard Rock du siècle dernier, mais jouée avec fougue et beaucoup de modernité dans la production.

Photo : Mike Polito

Retrouvez les chroniques des deux derniers albums :

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Modern Rock Rock Hard

Austen Starr : un premier scintillement

Spontanée et rebelle, AUSTEN STARR montre beaucoup d’assurance sur ce « I Am The Enemy » avec lequel elle fait son entrée sur la scène Rock. Originaire du Massachusetts, la frontwoman affiche déjà une forte personnalité. Il faut dire que le groupe taillé sur mesure qui l’accompagne a de quoi rassurer. Mais elle n’a pas froid aux yeux et, dans la veine d’autres consœurs de la même génération, elle se livre avec enthousiasme et sans retenue sur une belle partition.

AUSTEN STARR

« I Am The Enemy »

(Frontiers Music)

Nouvelle venue sur la la scène Rock/Hard Rock, l’Américaine possède déjà de beaux atouts en main, à commencer par la confiance accordée par son label. Celui-ci lui a mis à disposition quelques cadors triés sur le volet pour élaborer « I Am The Enemy ». A ses côtés, Joel Hoekstra (Whitesnake, Revolution saints, …) a co-écrit les chansons, s’est chargé bien sûr des guitares et a même produit l’album. Autant dire qu’avec un partenaire de cette trempe, AUSTEN STARR se donne toutes les chances pour faire des débuts très remarqués.

Et ce n’est pas tout ! Car, si le virtuose a composé les musiques sur les textes de la chanteuse, le reste du combo a de quoi faire quelques envieux. A la basse, à la batterie et au mixage, c’est Chris Collier (Korn, Lita Ford, …) qui assène de belles rythmiques, tandis que Steve Ferlazzo (Avril Lavigne, Hugo’s Voyage) est aux claviers et Chloe Lowery (Trans-Siberian Orchestra) assure les chœurs. AUSTEN STARR ne pouvait rêver mieux pour mettre en lumière et en relief ses premiers morceaux. Alors, bien sûr, « I Am The Enemy » fait plus que tenir la route.

Musicalement, ce premier opus est bâti sur un Modern Rock percutant tirant sur le Hard Rock (Joel Hoekstra n’y est pas pour rien!). L’artiste de Boston affiche une proximité avec Diamante, The Warning, Halestorm par moments, ou encore avec sa collègue Cassidy Paris, également chez Frontiers Music. Même s’il reste encore quelques approximations vocales et un manque d’expérience normal, AUSTEN STARR est solide et audacieuse et son premier effort révèle de bons titres (« Remain Unseen », « Medusa », « Get Out Alive », « Not This Life » et le morceau-titre).

Photo : Anthony Grassetti