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Alternative Rock

The Pretty Reckless : a spiritual impulse

D’une incroyable profondeur, « Dear God » voit THE PRETTY RECKLESS parvenir à une certaine apogée musicale sur cette nouvelle et surprenante réalisation. Sur près d’une heure, les New-yorkais font preuve d’une constante cohérence, ce qui leur avait peut-être fait défaut auparavant. La voix de Taylor Momsen montre enfin toutes ses capacités, et que ce soit dans des instants fulgurants qu’elle affectionne ou dans des moments plus calmes, voire spirituels, elle guide le jeu avec l’habileté et l’envergure d’une grande artiste.

THE PRETTY RECKLESS

« Dear God »

(Fearless Records)

Il semblerait que la formation menée par la magnétique Taylor Momsen soit à un tournant de sa carrière. En tout cas, c’est ce que ce cinquième album laisse entendre. Mature, plein de confiance et affichant toujours autant d’audace, THE PRETTY RECKLESS paraît plus libre que jamais. Produit comme d’habitude par Jonathan Wyman avec la chanteuse et le guitariste Ben Philips, « Dear God » atteste que les Américains ne sont plus en quête d’identité, bien au contraire, ils l’affirment haut et fort et avec la manière.

Occupant une place à part sur la scène Alternative Rock, le groupe est parvenu depuis la fin des années 2000 à se frayer un chemin et se faire une place au milieu d’une sorte de panier de crabes assez uniforme. L’originalité de THE PRETTY RECKLESS se niche essentiellement dans un savoureux mix de riffs puissants, de mélodies accrocheuses et d’une écriture très introspective. D’ailleurs, c’est une frontwoman presque à fleur de peau que l’on retrouve sur ce « Dear God », tellement authentique et sincère.

En se montrant aussi vulnérable qu’indéboulonnable, le quatuor joue les équilibristes avec beaucoup d’assurance et de précision. Et Mark Damon (basse) et Jamie Perkins (batterie) sont des artisans indispensables à la solidité de « Dear God ». Souvent acoustique dans les ambiances, THE PRETTY RECKLESS reste toujours très explosif et si les quatre interludes « Life Evermore » ponctuent de manière aléatoires ce nouvel opus, c’est pour mieux mettre en avant des compositions sans faille. A écouter dans son entier et de bout en bout.

Photo : Steph Gomez

Retrouvez la chronique de « Death By Rock And Roll » :

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Hard Rock Rock

The Pretty Reckless : le Rock porté à nu

Fer de lance de la nouvelle scène alternative new-yorkaise, THE PRETTY RECKLESS allie Rock brut et riffs tranchants avec une émotion que véhicule avec sincérité sa talentueuse chanteuse, Taylor Momsen, véritable atout charme du quatuor. Après maintes épreuves, les Américains livrent un « Death By Rock And Roll » relevé et sensuel.

THE PRETTY RECKLESS

« Death By Rock And Roll »

(Century Media Records)

Pertes de proches, dépression, toxicomanie : THE PRETTY RECKLESS revient de loin, mais reste habité par une certaine idée du Rock qui lui colle à la peau. Entre Rock US et Hard Rock, le quatuor mené par la chanteuse Taylor Momsen fait un très bon come-back avec « Death By Rock And Roll », un troisième album abouti et très complet.

Assez désenchanté sur quelques morceaux, THE PRETTY RECKLESS semble avoir repris des forces. Composées avec le guitariste du groupe, Ben Philips, les nouvelles compos de la frontwoman font la part belle à de bons riffs et un chant puissant comme sur le morceau-titre ou « And So I Went » avec sa chorale d’enfants révoltés et l’excellente prestation de Tom Morello.

Vocalement, Taylor Momsen est toujours aussi très solide tout en gardant cette touche sensuelle (« 25 », « Harley Darling »). Le combo new-yorkais est efficace, touchant et sauvage. THE PRETTY RECKLESS fait preuve de beaucoup de nuances, même si parfois une explosion nette et massive serait la bienvenue. « Death By Rock And Roll » fait le job, mais manque peut-être d’un peu de mordant.