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La surconsommation en mondovision [Edito]

Rassurez-vous, il ne s’agit ni d’un édito économique ou politique. On n’est pas au Figaro ou dans Les Echos… et ça ne risque pas d’arriver ! Non, il s’agit plutôt d’une réflexion sur le monde artistique et surtout celui qui nous intéresse ici, à savoir la musique. Et on peut s’interroger sur la voie prise dans ce monde ultra-capitaliste où règne la consommation à outrance.

Cela a beau faire un bon moment que je suis dans le milieu, j’avoue ne plus tellement comprendre le sens que l’industrie musicale emprunte depuis quelques temps. Il sort des albums comme s’il en pleuvait. Et je n’ose même pas parler des singles et des EP, dont je ne saisis même pas le sens et l’utilité. J’aurais certainement du faire des études de marketing… mais je n’aime pas ça.

Entendons-nous bien, je ne parle pas des musiciens directement, qui sont pour l’essentiel des artistes passionnés. Quant aux autoproductions, j’en ai le plus grand respect et ils ont pour beaucoup toujours eu une place de choix ici. Mais quid des maisons de disques, les grosses, qui remplissent des caddies tous les vendredis ? Mais qui peut donc acheter tout ça ? Parce qu’en général, on apprécie plusieurs groupes, non ?

Quel est l’objectif donc de sortir autant d’albums si les gens en achètent de moins en moins et les écoutent gratos sur Internet ? Du coup, les artistes travaillent de longs mois pour vendre une poignée de disques, et malgré les concerts, ça ne suffit souvent pas pour vivre décemment. La création est une chose importante et primordiale quand elle ne devient pas seulement et uniquement un business. Pourtant nous y sommes plus que jamais…

Malgré le modeste impact de Rock’n Force au sein du monde la musique, c’est-à-dire dans une niche, je suis très sollicité. Et c’est d’ailleurs très gratifiant. Merci pour cela, il semble que le site soit une vitrine appréciée. Cependant, je fais quoi de tous ces albums ? Je ne peux pas parler de tout le monde. Entre 45 et 50 chroniques ou interviews sont mises en ligne par mois, alors que je reçois plus de 300 albums. La sélection est donc plus que drastique.

Parce que je pense qu’il ne sert à rien de mettre dix articles par jour en ligne, Rock’n Force ne changera pas de ligne de conduite. Je fais au mieux pour ne pas parler trop souvent des grosses productions, car d’autres sont là pour ça, mais plutôt faire un peu de place pour les autres. Alors, si je change la page d’accueil tous les trois jours : à quoi ça sert ? Que peut espérer un groupe si la chronique de son album part quasi-directement dans les archives (d’ailleurs consultables !) ?

Voilà, c’était ma réflexion du jour… Et pas seulement d’aujourd’hui, car c’est un constat que je fais depuis très longtemps. Je vais continuer à vous présenter des groupes plus modestes, mais non dépourvu de talent, loin de là, et qui ont aussi besoin d’un peu de lumière. Ils méritent autant votre attention que les grosses têtes d’affiches qui font la joie des têtes de gondoles des supermarchés, un drôle d’endroit d’ailleurs pour acheter un disque, non ?

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Trop digital, tu perds ton sang-froid ! [Edito]

Celles et ceux qui suivent Rock’n Force depuis ses débuts, c’est-à-dire bien avant la création du site, peuvent constater des absences régulières sur Facebook, qui reste pourtant un relais intéressant pour suivre les chroniques et les interviews. Plus aussi essentiel qu’il y a quelques mois, ça demeure un petit souci… qui est dû à un algorithme mal-conçu et intraitable. Alors, tout à coup, on devient invisible.

Je ne vais pas écrire une tartine, mais sachez que les causes de restrictions de compte sont multiples. Cela peut venir de la pochette d’un album (n’essayez pas « Balance » de Van Halen, j’ai pris 3 semaines !), d’une réaction irritée suite à un commentaire provenant d’un ou d’une fan à la culture musicale quasi-inexistante et même de dénonciations de frustré(e)s, car on est bel et bien en France !

Tout ça pour vous dire que j’ai encore porté le bonnet d’âne pendant un mois … Mais tout va bien en termes de visites sur le site de Rock’n Force et même sur Instagram (@rocknforcewebzine), dont je ne maîtrise d’ailleurs pas encore tous les rouages, et qui n’est finalement pas très utile. Bref, tout va très bien, même s’il ne vaut mieux rien dire d’impulsif sur ces réseaux sociaux, qui n’aiment plus beaucoup les gens.

Cela dit, si les robots et leurs algorithmes vous ont à l’œil, gardez les vôtres grand ouverts et surtout restez curieuses et curieux ! N’hésitez à venir de temps en temps, il y a toujours du neuf en plus des 500 articles et interviews en ligne (le moteur de recherche est utile). D’ailleurs, le nombre d’albums en février est encore impressionnant. Alors, bonne lecture à vous sur Rock’n Force, et ailleurs, et prenez soin de vous !

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Le Top 10 annuel, un marronnier qui va bien ! [Edito]

Depuis ces trois dernières semaines, tout le monde y va de son Top 10 des albums de l’année. Médias en tout genre, artistes ou fans, chacun livre sa petite liste, façon lettre au Père Noël. Mais même sous couvert d’une objectivité irréprochable, c’est très difficile d’être impartial car on ne peut, et c’est heureux, échapper à sa propre subjectivité. Et puis, on se base sur quels critères finalement ? Créativité ? Technique ? Emotion ? Nombre d’albums vendus ? Artistes sympathiques et amis ? Mérite ? La liste peut s’avérer très longue…

Comme vous le savez, la maxime, et même la devise, de Rock’n Force est inscrite en haut et à gauche du site : sans œillères, ni notes. Alors dresser un Top 10 de 2021 va un peu à l’encontre de la démarche que j’ai entreprise ici. Tout d’abord, pour avoir publié un peu plus de 500 chroniques d’albums durant cette première année d’existence, il va m’être très difficile d’en choisir une dizaine. C’est toujours possible dans la mesure où j’effectue déjà une sélection drastique, mais est-ce vraiment pertinent ?

Pour ceux qui reviennent de manière récurrente dans tous les classements que j’ai pu voir, il n’y a finalement que des artistes incontournables, des têtes d’affiche. On les retrouve donc, et non sans une certaine logique, car ces disques sont très attendus : Iron Maiden, Alice Cooper, Mastodon, Black Label Society, Exodus, Helloween, Gojira, Dream Theater (Oups !) et j’en passe… Finalement, des artistes reconnus qui sont tous dans le Top 10 des plus grosses ventes d’albums de l’année. Il faut aussi préciser que ce sont les groupes qui bénéficient de la meilleure exposition médiatique… et ça aide !  

Quid des autres ? Sur Rock’n Force, je traite de (presque !) tous les styles de musiques et leurs dérivés qu’ils soient Rock, Metal et Blues. Alors, il faudrait peut-être établir un Top 10 par style et aussi par sous-genres. Des nombreux registres extrêmes au Stoner et ses variants (c’est à la mode !), en passant par le Progressif au sens large et le Psych, ou encore les multiples nuances de Heavy Metal et de Hard Rock, ainsi que les innombrables styles de Blues, il faudrait en fait commencer par élaborer un Top 10 des Top 10. Ensuite, en parcourant les centaines (et même plus !) d’albums sortis, il faudra choisir.

Et si on va encore un peu plus loin, pourquoi ne pas établir un Top 10 des réalisations françaises ? Celui qui nous concerne directement. Sans faire preuve d’un chauvinisme exacerbé, les groupes hexagonaux ont encore livré une moisson éblouissante l’an passé ! Quant aux éternels oubliés, ceux qui s’autoproduisent, pas un mot nulle part, non plus. Pourtant si vous tapez ‘autoproduction’ dans le moteur de recherche de Rock’n Force, vous constaterez que la liste est longue, en plus d’être belle ! A croire que tous ces artistes non-signés ne valent pas la peine qu’on s’y attardent. En plus d’être navrant, c’est triste. Mais sauf contre-ordre, c’est marche à l’ombre !

Alors, plus que jamais, ce sera définitivement sans œillères, ni notes… et par conséquent sans Top 10. Ah si ! Il y en a un qui serait faisable sans trop de difficultés : celui des imposteurs maîtres d’un marketing institutionnel. Encore faut-il avoir du temps à perdre. La musique reste un domaine où la subjectivité est reine et seuls les goûts de chacun comptent au final. Et ici, on n’est pas à ‘L’Ecole des Fans’, mais chez Rock’n Force. Mon objectif reste de mettre en lumière autant que possible des artistes qui ne le sont pas souvent, qui proposent une musique de qualité, et il reste inchangé !

Pour conclure, et par curiosité, quel est votre Top 10 à vous ? Et si vous me le laissiez en commentaire en m’expliquant brièvement comment vous l’avez constitué ? Merci à vous, j’aimerais beaucoup ! Je vous adresse tous mes vœux pour cette nouvelle année, et restez curieuses et curieux… c’est le plus important !

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Une belle (première) année ! [Edito]

Après avoir commencé à publier des chroniques et des interviews sur la page Facebook de Rock’n Force durant un temps, tout en passant d’un magazine à l’autre, la décision de créer un vrai site s’est imposée d’elle-même. Quelques tentatives de dissuasion de certains et beaucoup d’encouragements plus tard, le webzine a vu le jour en janvier dernier, il y a un an, et s’est fait sa place petit à petit, tout en gardant quelques relais sur les réseaux.

De débuts assez discrets, Rock’n Force est aujourd’hui un site qui a pris une certaine ampleur avec plusieurs dizaines de milliers de visites, et c’est grâce à vous lecteurs, aux groupes ainsi qu’aux labels et aux sociétés de relations presse avec qui la confiance s’est instaurée et dorénavant perdure. Ce milieu est assez confidentiel et je suis ravi de l’harmonie dans laquelle nous travaillons. Il faut toujours un peu de temps, et cette année aura été nécessaire.

Contrairement aux autres sites, Rock’n Force se distingue par l’absence de publicité, en dehors de la bannière qui servira prochainement aux groupes surtout. En plus d’une évidente volonté de rester libre et indépendant dans le contenu, je souhaite aussi éviter toute pollution visuelle et sonore. Il y en a suffisamment un peu partout qu’il ne me semble pas nécessaire d’en rajouter. Et puis, il faut bien avouer que ce sont aussi toujours les mêmes. 

Enfin, et comme on me pose encore la question, il n’y a pas de news à proprement parler. Je ne suis pas adepte du copier-coller, d’autres le font beaucoup mieux. Ainsi, il n’y a pas non plus de vidéos en streaming et il n’y en aura jamais. Rock’n Force est un webzine à lire et entend bien le rester. L’objectif est toujours de vous faire découvrir des artistes grâce à un contenu informatif qui, je l’espère, piquera votre curiosité !

Je vous remercie d’être de plus en plus nombreuses et nombreux à vous rendre sur le site. C’est la preuve qu’on peut faire les choses différemment en sortant un peu des sentiers battus et en naviguant entre les groupes reconnus et le monde underground. Gardez les yeux et les oreilles grandes ouvertes, et je vous souhaite une belle année 2022… Elle sera, je j’espère, riche en émotion ! Rock’n Force sera là ! Encore une fois : merci à vous !!!

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1989 : Rock’n Force, un fanzine… [Edito]

Si certains d’entre vous le savent pour me connaître, vous ignorez majoritairement qu’avant de devenir le webzine, comme on dit aujourd’hui, qu’il est devenu, j’ai créé Rock’n Force en 1989 au cœur de mon adolescence. Toutes les histoires ont une origine, alors laissez-moi vous dire quelques mots sur celle-ci et la manière dont ma passion pour la musique et l’envie de la partager sont nées… ainsi que sur la façon de travailler et l’état d’esprit d’alors, au temps jadis. Loin de toute nostalgie, il s’agit ici d’un simple témoignage…

La musique, comme toutes les formes d’art, peut être un loisir et un passe-temps, ou devenir quelque chose de beaucoup plus fort. Pour ma part, cela m’est tombé dessus comme une chape de plomb, dont on ne se débarrasse pas. Avec un père journaliste, c’est assez naturellement que le désir de partager ce plaisir m’a semblé évident presqu’immédiatement. A cette époque, à l’aube des années 90, les fanzines vivaient leurs glorieuses années, alors créer Rock’n Force est apparu comme une évidence.  

Loin de l’ère numérique dans laquelle nous vivons, les choses se faisaient beaucoup plus simplement. Entre les groupes et les autres fanzines, l’échange de contacts était naturel. Tous passionnés, il n’était pas non plus question d’argent. Le leitmotiv de chacun se résumait en un mot : l’entraide. Cette notion a depuis disparu et le Rock, le Metal et les autres styles sont aujourd’hui réduits à des parts de marché. Triste époque ? Pas complètement, car la passion, chez beaucoup, reste intacte. Seuls la manière, le contexte et la vision des choses ont changé.    

Pour réaliser Rock’n Force, il fallait juste s’armer de beaucoup de patience (merci La Poste !) et de quelques outils. Pour commencer, une machine à écrire était l’élément indispensable et central, puis des ramettes de papier, une bonne paire de ciseaux, des tubes de colle et enfin de bonnes platines vinyle et K7. Travailler avec les labels et les maisons de disques était également très simple, puisque la confiance régnait. Ensuite, sans faire dans l’anecdote, il fallait être un peu malin, user de quelques astuces et surtout et encore… être patient !

Ces années-là, la grande majorité des groupes était accessible et plutôt heureuse de soutenir et de participer à ce monde underground, dont le support leur était essentiel et nécessaire. Les problèmes d’ego actuels n’avaient pas lieu d’être non plus (à quelques très rares exceptions). Avec l’aide matérielle (les fameuses photocopies !) d’un ami, les collaborations de quelques copains dessinateurs et un solide réseau de disquaires, Rock’n Force et les autres fanzines faisaient leur vie et passaient de main en main avec beaucoup de respect.

Voilà, j’avais juste envie de vous raconter brièvement ce temps que les moins de 30 ans (déjà !) n’ont pas connu à travers la naissance de Rock’n Force. Aujourd’hui, les magazines ont pris le relais avec, pour certains, les mêmes intentions. La société a beaucoup évolué avec l’arrivée du numérique notamment, mais surtout avec celle de la publicité. Et il faut bien admettre qu’elle a changé la donne, brouillé les pistes, abîmé les mentalités aussi et relayé la musique au rang, presqu’exclusif, de produit… comme les pâtes, quoi ! Mais pas encore partout !

Plus de trois décennies après sa création, Rock’n Force entame donc un nouveau cycle avec la même démarche, la même indépendance, la même envie et surtout la même passion. Il y aurait encore tant à dire, tellement ce monde me parait aujourd’hui si lointain… peut-être qu’un jour… D’ici là, l’aventure continue, même si les règles ont un peu changé. En effet, il est de plus en plus difficile pour beaucoup d’être libres et indépendants, alors même que cela doit rester l’objectif premier de chacun. Bref, continuez à être curieux, ouverts d’esprit et surtout faites-vous plaisir en musique ! Et bonne lecture aussi, bien sûr !   

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Je t’aime aussi !

Coucou !

Bon, on va remettre l’église au centre du village… même si je n’y suis vraiment jamais allé beaucoup… au village !

Ma chronique du dernier album de DREAM THEATER m’a valu un flot d’insultes que je n’imaginais même pas. Toute la journée et jusqu’à ce matin… alors que mon chat me regardait avec tendresse.

Certes, je savais qu’il ne fallait toucher aux dieux du Prog, surtout en raison de leurs adeptes, car ils ne sont pas méchants (les musiciens), mais tout de même : c’est chargé ! Alors, non après 30 ans de métier, je ne vais en changer comme on me l’a suggéré. Cela dit, j’ai pensé à faire paysan, tellement il y a de veaux dans le coin. Donc et alors : meuh !

Et oui, je pense que je sais un petit peu de quoi je parle quand je traite d’un album, messieurs (car il n’y a pas eu de dames !), sinon j’irai ramasser des cailloux pour en faire des bracelets. Et ce ne sont pas les galets qui manquent par chez moi.

Je suis désolé, enfin, pour ceux (et celles aussi !) qui aiment le dernier album de DREAM THEATER. Toute la peine est pour vous. Il n’est pas question ici de « goûts et de couleurs », mais juste d’une appréciation musicale et de son contenu. Et force est de constater qu’il n’est pas bon…. Ce serait même indécent de le vendre ! Les joies du métier : ne pas payer pour ça, même si on subit !

Enfin, merci à tout le monde ! Vous vous êtes enfin réveillés et Rock’n Force n’a jamais eu autant de vues ! Je songe à écrire uniquement des chroniques à charge et faire des interviews au ras du sol pour contenter tout le monde ! Et puis, ce sera aussi plus vite fait.

Encore bravo, continuez d’aimer « votre » musique (je m’occupe du reste !) et bon week-end aussi tant qu’on y est !

Des bisous et des pokoù plein, plein !!!  

PS : et quand je pense qu’un certain Denis me trouve trop gentil… ça laisse de la marge !

L’objet du marasme : https://rocknforce.com/dream-theater-au-dela-du-supportable/

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Echange de bons procédés !

Depuis les débuts de Rock’n Force, j’ai toujours dit qu’il n’y aurait jamais de publicité pour de grosses maisons de disques, de gros labels ou d’énormes manifestations. La raison est très simple : aucun d’eux n’a besoin de moi et puis… je doute que ce soit l’une de leurs priorités. Et aussi, il y a cette indépendance à laquelle je tiens plus que tout et qui n’est pas négociable. Et paf ! Qu’est-ce qu’il nous met juste au-dessus du logo du site ? Une bannière de pub ! Ben alors ? Trahison ! Retournement de veste ! Vendu ! Escroc ! En fait, pas du tout et c’est même tout le contraire.

Que tout le monde se rassure, je n’ai toujours pas changé de position sur le sujet. Cependant, étant un webzine complètement indépendant, je ne perçois donc aucune rémunération de qui que ce soit, ou de quelque forme que ce soit. Et comme je consacre de nombreuses chroniques et interviews aux groupes également indépendants et autoproduits, qui connaissent les mêmes difficultés, je me suis dit qu’un échange de bons procédés profiterait à tous.

L’objectif de la mise en place de cette bannière, dont le format ne changera pas et qui renvoie sur la page du groupe ou pour l’achat d’un album, est tout simplement de faire bénéficier à ceux dont j’ai déjà parlé (et qui le souhaitent !) la visibilité que Rock’n Force peut leur apporter, aussi modeste mais grandissante soit-elle. Cela dit, ce ne sera pas systématiquement pour promouvoir un album, par exemple, mais cela concernera tout ce qui touche au monde la musique… notamment celle qui nous intéresse ici.

Lorsque je parle d’échange de bons procédés, il faut que cela soit un minimum réciproque. J’adorerais être mécène, mais j’ai encore oublié de faire un Loto ! Ainsi, contre une somme vraiment modique, je proposerai l’emplacement de cette bannière à qui le souhaite, ce qui permettra à Rock’n Force de rester serein. Cela signifie payer les frais d’hébergement du site, le papier et l’encre de l’imprimante et de mon stylo plume. Il va sans dire que cela se traduira aussi par une chronique et/ou une interview du groupe présenté.

Voilà, petit changement dans la forme, mais certainement pas dans le fond ! La plupart des formations et autres dont je mettrai la bannière n’ont pas accès (ou alors contre des sommes assez élevées) aux médias nationaux ou aux autres webzines hautement plus recommandables. Comme au premier jour, Rock’n Force est là pour aider et soutenir la musique qui nous fait vibrer, en découvrir d’autres et leur laisser une petite place sous le soleil numérique !

Merci à toutes et à tous pour votre compréhension. Bonne lecture, restez curieux et soutenez les groupes que vous aimez !

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Autocensure et autres mœurs…

A en croire la presse spécialisée, la grande majorité des albums qui sortent sont tous très bons, ou presque. C’est pourtant loin d’être le cas. Il faut aussi, et surtout, savoir que depuis que l’on peut enregistrer un album dans son salon ou sa cuisine, avec le résultat qu’on connait, le nombre de réalisations a explosé, notamment en ce qui concerne les autoproductions, dont je me fais ici l’écho le plus possible. Et il y a forcément des explications à cette situation.

Les grosses maisons-de-disques et les labels les plus importants ne prennent plus autant de risques qu’auparavant et misent plus que jamais sur les grosses cylindrées ou les nouvelles formations comptant dans leurs rangs des musiciens de renom. Les nouvelles signatures se font donc plus rares. Là-dessus, vous ajoutez le déclin de l’industrie musicale dû en grande partie au streaming, puis la crise sanitaire actuelle et vous comprenez vite qu’il faut se débrouiller seul… ou presque.

Concernant Rock’n Force, il n’y a aucune autocensure, ni de pression, puisqu’il n’y a pas de publicité notamment. Je travaille donc avec de nombreuses maisons-de-disques auxquelles je ne suis pas redevable. Ce sont donc les coups de cœur qui me guident et ils peuvent être très variés, voire étonnants aux yeux de certains. Ma sélection est assez naturelle et totalement libre. Les grosses locomotives sont donc peu présentes sur le site, mais quand l’occasion se présente et que la qualité est au rendez-vous, j’essaie aussi d’en rendre compte.

Ma priorité avec Rock’n Force est toujours de mettre en lumière des groupes et des artistes de qualité dans des styles différents et apparentés au Rock, au Metal et au Blues. Connus ou anonymes, ma priorités reste l’originalité et le talent de chacun. Par conséquent, pas d’autocensure et pas de contrats en tous genres, mais uniquement des coups de cœur guidés par la curiosité et le plaisir de la découverte. Je n’exclue cependant pas d’instaurer une bannière promotionnelle à l’avenir. Elle sera destinée aux groupes non-signés et permettra uniquement de payer le site, les frais d’encre, etc…

Dans tous les cas, Rock’n Force reste et restera totalement indépendant, ouvert à la scène dite underground et aux groupes qui me font (et vous feront, je l’espère !) vibrer ! Le monde de la musique à travers les styles proposés ici ne tournent pas autour d’une quinzaine de groupes et je vais m’efforcer de vous faire découvrir des formations qui le méritent amplement. D’ailleurs, n’hésitez pas à me faire des suggestions, j’en tiendrai bien sûr compte. Alors, restons curieux, ouverts d’esprit et enfin… bienvenue chez vous !!!

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Too much… [Going Faster] !

Comme beaucoup d’entre vous ont pu le constater, après des mois de disette où les albums (et surtout les EP d’ailleurs) sont sortis au compte-goutte, depuis quelques semaines, on assiste à une vraie déferlante. Et si je comprends bien évidemment les groupes, la sélection est devenue de fait vraiment drastique. Croulant véritablement sous les sorties, je suis bien obligé de faire des choix. Et même après les avoir fait, il en reste encore beaucoup qui ne manquent pas d’intérêt…

It used to be so much easier.

Mais plutôt que de zapper complètement des albums qui valent, selon moi, la peine qu’on s’y penche et y prête une oreille attentive, j’ai décidé de proposer de courtes chroniques dans lesquelles je passerai en revue deux, trois ou quatre disques : les [Going Faster] ! L’objectif est de compiler des groupes en place dont les créations méritent un éclairage, dans la mesure où elles présentent un intérêt parmi ce déluge musical, qui devient parfois même assourdissant.

Pour autant, la démarche de Rock’n Force ne change pas. Il y aura toujours de grosses locomotives de temps en temps, et si leurs productions présentent un intérêt : elles auront leur place ici. Les [Going Faster] ne concerneront pas non plus les autoproductions, car ce site est là pour elles. Comme les magazines nationaux ne leur laissent que peu de place (hormis un !), cela me parait important de le faire tout comme pour les labels les plus modestes, dont la survie est aussi délicate que primordiale.

Avec une moyenne de 40 à 50 chroniques et interviews par mois, Rock’n Force entend plus que jamais se distinguer de ses petits camarades blogueurs et webzines chez qui, je n’en doute pas, vous retrouverez les groupes que je n’aurais pas traités… avec même les liens directs vers les albums en streaming et les vidéos. Pas ici, jamais. Etant seul, mes priorités sont ailleurs. Cela dit, je pense que nous sommes tous curieux et que nous aimons la musique, notamment lorsqu’elle est de qualité et qu’elle sort des sentiers battus.

Restons donc ouverts et curieux ! Bonne lecture à toutes et à tous ! Rock on !

PS : Ah oui ! Une bonne fois pour toutes : groupes, labels, groupies, fan-clubs, amis, voisins, familles, etc… Rock’n Force ne parle pas des sorties de singles, ni de mise en ligne de nouvelles clips et n’annoncent pas les concerts. Ok ? Juste des albums… et pas de streaming, non plus. Merci !      

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Exagératitude

Plus que quelques jours et tous les fans du monde entier, parce qu’il s’agit bel et bien de ça, vont enfin pouvoir découvrir les sept derniers morceaux du nouvel album de GOJIRA ! Croisons les doigts pour qu’il n’y ait pas de nouveau confinement, sinon vous allez tous découvrir le septième effort des Basques façon puzzle… Il faudra juste récoler les morceaux, puis les remettre dans l’ordre. L’ordre justement, parlons-en, car de la « Fortitude », il en faut pour supporter l’arrivée de ce disque, y compris pour la presse. Cela dit, il y a sûrement des passe-droits auxquels, justement, je n’ai pas le droit.

Il y en a des mystères autour de cet album. A tel point que celui-ci n’est disponible pour les journalistes qu’en streaming avec un lien qui expire au bout de dix jours. En ce qui concerne Rock’n Force, c’est normal… Je suis la fourmi à côté du grand costaud là-bas plus loin, mais quand même ! Parce qu’il faut savoir que les magazines nationaux (les costauds justement !) sont logés à la même enseigne : t’auras rien ! Du coup, en échangeant avec la maison de disques, j’ai d’abord cru à une blague (même si ce n’est pas le genre) et je me suis rendu à l’évidence.

Or, je n’aime pas me rendre ! Alors ok, je salue les deux nominations aux Grammy Awards américains pour la ‘meilleure performance Metal’ et le ‘meilleur album Rock’ pour « Magma » sorti il y a… cinq ans ! Mais que s’est-il passé ? Le groupe n’a rien gagné, si ? Pourquoi ce sympathique quatuor basque s’est-il transformé en Fort Knox ? Parole de Breton, ils ont été menacés par un groupuscule corse ou aveyronnais ? En tout cas, ça ne vient pas de chez nous, j’en suis presque sûr. GOJIRA, né ‘Godzilla’ rappelons-le, a-t-il pris peur ou est-ce la rançon d’un succès tant attendu qui les a perdu ? Ou autre chose… ?

Comparons ce qui est comparable bien sûr, mais c’est plus facile d’interviewer aujourd’hui des artistes qui ont vendu des millions d’albums que… GOJIRA qui en est loin. Et en 30 ans de métier, je peux même le jurer sur le médiator que m’a offert par Nuno Bettencourt, ou le maillot que m’a donné Mike Muir après une nuit à la maison ou même le t-shirt qu’a balancé Max Cavalera dans mon salon pour me remercier de l’avoir héberger ! Je le jure, bordel ! Et donc, il se passerait un truc au Pays Basque tellement énorme qu’il faille le garder à tout prix sous cloche ? Une bête qu’on n’ose pas laisser sortir ? Ça m’en a tout l’air en tout cas…

Sinon, Andy Wallace a fait le même taff que sur « Roots » (il y a 25  ans) et c’est une bonne chose. Côté surprise, c’est comme l’album : tout en évolution et progressivement. GOJIRA est très précisément là où l’on l’attend avec des compos solides et efficaces entre Groove Metal, Death et beaucoup de choses de Tom Morello. L’écoute en streaming étant ce qu’elle est (vous commencez à connaître mon amour pour cette pratique), c’est assez difficile de dire si « Fortitude » dépasse les attentes en termes de production et d’arrangements notamment. C’est du numérique bien écrasé, donc…

Alors, je ne sais pas encore si vous lirez une chronique de l’album sur Rock’n Force (c’est bien aussi de citer le nom au moins deux fois), mais une chose est sûre : tout le monde est persuadé que ce disque est fantastique, sinon on ne le protégerait pas à ce point-là… à moins que ! Peut-être que GOJIRA s’est fait prendre dans un engrenage qu’il ne maîtrise plus du tout ? En bon soldat du journalisme, j’aurais essayé. Aucun contact apparent, aucune possibilité de trouver un mail ou quelque chose d’autre… Et refus catégorique du label pour une interview. Alors les gars, répondez-moi et on en parle ensemble devant un verre d’Izzara de cet album ! Chiche ?