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2023… et tant de vœux ! [Edito]

En ce début d’année, et à l’heure de la reprise, c’est avec enthousiasme que je vous adresse tous mes vœux pour 2023. Et je vous la souhaite à toutes et à tous encore meilleure et en l’occurrence bercée d’harmonieux décibels, ou brutaux c’est selon ! Après une activité musicale dense et de grande qualité en 2022, d’autres belles surprises ne manqueront sûrement pas de nous enchanter à nouveau. Ainsi, à cette époque donc, vient le temps des vœux…

Outre le succès presqu’annoncé de plusieurs évènements comme les sorties d’albums très attendus et d’un Hellfest sold-out dont l’affiche suscite un engouement très légitime, j’aspire aussi à une évolution des usages et des mentalités dans notre cher et très resserré milieu ‘professionnel’. Car si certains tirent toujours aussi bien leur épingle du jeu, d’autres, et ils sont nombreux, peinent à sortir la tête de l’eau malgré un travail, une volonté et un savoir-faire indiscutables.

Le 6 janvier dernier, Rock’n Force a également fêté son deuxième anniversaire sur le Web. En ressuscitant le désormais webzine et en lui offrant son indépendance, je n’imaginais pas qu’il bénéficierait d’une reconnaissance aussi rapide même si son démarrage sur Facebook avait rapidement rencontré une belle adhésion avec plus 3.600 abonnés à ce jour. Sauf que le fonctionnement des réseaux sociaux est bien différent de celui d’un site traditionnel. Ici, tout a un coût, si l’on choisit la liberté.

Naïvement, je l’avoue, il y a un mois, j’ai lancé un appel au don ici même et sur les réseaux. Pensant que l’histoire serait vite réglée, j’ai très vite déchanté. Une espèce de passage au growl involontaire et surtout forcé ! L’essentiel du soutien apporté à Rock’n Force vient de vous, lectrices et lecteurs, et je vous en remercie infiniment. En revanche, le silence est assourdissant de la part des acteurs du secteur. Pourtant, c’est d’eux-mêmes que vient l’essentiel des sollicitations. Donnant-donnant ? Pas tout à fait, non.

La presse écrite spécialisée connait aussi de grandes difficultés et les groupes qui ne sont pas ‘installés’ ne sont pas logés à une meilleure enseigne. Alors peut-être qu’il y a trop de webzines ? La question peut en effet se poser, c’est clair. Modestement, je pense que Rock’n Force a sa place. Vraiment ! Les chiffres, et surtout vos retours, ne mentent pas. Ainsi, j’espère de tout cœur que votre soutien ne sera pas seulement ponctuel et que le site a encore de belles heures devant lui et de belles pages à écrire.

Même si cette première campagne n’a pas été concluante et que les raisons sont sans doute multiples, une chose est sûre : Rock’n Force n’est pas prêt de rendre les armes. Car le fait que vous soyez de plus en plus nombreux est une chose, mais le plaisir que j’y prends en est une autre… et elle est de taille ! La désertion et la résilience ne faisant pas partie de mon vocabulaire, je préfère reprendre le combat, le couteau entre les dents ! Et enfin, une fois encore, je vous souhaite une très, très belle année ! Et merci à toutes et à tous !   

Le visuel de l’édito est signé par mon ami graphiste Laorz Le Guilloux et fait partie d’une série de stickers que voici. Pour vous les procurer, un simple mail suffit : laorz@outlook.fr

Le sticker est à 5€ + 1,50 € de frais de port (et je ne touche pas de commission… comme pour tout ce je fais ici !).

Et encore et toujours : https://rocknforce.com/faire-un-don/

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Le compte n’y est toujours pas ! [Edito]

Voilà trois semaines, j’ai fait appel à toutes celles et ceux qui collaborent de près ou de loin à Rock’n Force avec pour but de réunir suffisamment de fonds pour assurer l’avenir du site. Il ne s’agit pas d’une somme faramineuse, loin de là. Ensuite c’est à vous, lectrices et lecteurs, que je me suis adressé. Et malgré les près de 300.000 visites uniques en deux ans d’existence et de nombreuses collaborations, l’objectif n’est pas atteint.  

Soyons clair : je travaille bénévolement et c’est un choix ! Un peu guidé par la contrainte quand même, mais c’est un choix que j’assume. Seulement, Rock’n Force doit aujourd’hui changer de structure d’hébergement, car l’actuelle base de données est saturée. Le site engrangeant une grande quantité de statistiques en tout genre et proposant 1.000 articles au total et en seulement deux ans, il semble ironiquement victime de son succès.  

Or, ce changement a un coût plus important que je le pensais et je ne peux endosser cette charge. Car en marge de Rock’n Force, mes activités de journaliste ne sont pas rémunérées, elles non plus. Le reflet d’une époque et d’une société. Et c’est encore un choix. Je pourrais mettre de la publicité et/ou faire payer mes articles aux groupes autoproduits comme certains sites. Seulement, il n’en est pas question et c’est définitif.

Voilà, ce n’est pas, non plus, à l’ordre du jour de partir en vacances sur le dos de celles et ceux qui m’apporteront leur soutien, mais juste de pérenniser le site, car son impact et bel et bien réel et non-négligeable, a priori. La décision est entre vos mains et elle vous appartient, car à l’heure actuelle, je ne peux y parvenir seul. J’espère pouvoir tout simplement offrir un nouvel élan à Rock’n Force en 2023 ! Merci à vous.

Pour faire un don, même minime, un petit clic suffit :

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Le nerf de la guerre [Edito]

En deux ans d’existence, Rock’n Force est parvenu à fidéliser un lectorat (puisqu’il n’y a toujours pas de son, ni d’image) assez conséquent à travers un site que j’ai souhaité aussi humble que sérieux et professionnel. Vous êtes aujourd’hui de plus en plus nombreuses et nombreux à venir découvrir ou juste recevoir un avis sur les sorties, qu’elles viennent des labels, mais aussi et surtout celles réalisées en autoproduction.

Face à l’incroyable inflation du prix de l’hébergement du site, du changement de statut nécessaire très bientôt en raison d’un trop grand flux (et c’est une bonne nouvelle !) et pour aider à payer l’encre et le papier notamment, je ne vois pas d’autres solutions que de vous proposer directement de soutenir Rock’n Force dans son fonctionnement. Certes, d’autres financements seraient envisageables, mais je m’y refuse.

En deux ans, plus 1.000 articles (chroniques et interviews) ont été mis en ligne, ce qui montre une activité dynamique et soutenue. Comme vous le savez, je suis seul aux commandes en parallèle de mon travail pour l’excellent magazine Metallian. Cependant, pour ces deux postes, je ne suis pas rémunéré. Ainsi va la vie de la presse spécialisée dans notre beau pays ! Et il n’est pas question que Rock’n Force cesse de sitôt !  

Contrairement à la plus grande partie des autres webzines et magazines papier gratuits, je me fais également un point d’honneur à ne mettre aucune publicité sur le site, ce qui lui garantie une totale liberté. Rock’n Force décide de son contenu et de son propos ! Ici, rien n’est imposé par les labels, les maisons de disques ou autres et je compte combattre le plus longtemps possible toute pollution visuelle ici.

Bien sûr, il ne s’agit pas pour moi de faire l’aumône comme certains pourraient le penser, ou de tenter de m’offrir un billet pour les Maldives (je préfère Dublin !), mais de vous proposer de participer à la bonne tenue du site et surtout à son indépendance. A l’heure des campagnes de financement participatifs en tout genre, Rock’n Force a juste la faiblesse de solliciter un petit coup de pouce.

Afin que le site soit aussi un peu le vôtre, je vous remercie par avance de soutenir Rock’n Force dans sa quête d’autonomie, pour garantir son identité et pour qu’il garde toute latitude dans la liberté de sa ligne éditoriale. Rendez-vous sur l’onglet « Devenez mécène faites un don ! » situé en haut à droite sur la page d’accueil. Un grand merci à toutes et à tous !

François Alaouret

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Mainstream or not ? [Edito]

Directement issu du milieu underground depuis 1989 (avec une grosse coupure !), Rock’n Force a toujours eu pour objectif et comme priorité de faire connaître et de mettre un peu en lumière, avec les moyens du bord, les groupes et les style de musiques qui ne bénéficient pas forcément, voire pas du tout, de l’impact des grands médias. Et ce qui est assez rigolo, c’est de constater qu’aujourd’hui, il existe aussi une hiérarchie dans ce tout petit monde. V’là la blague ! 

Le milieu du ‘Metal’ est tout petit et tout le monde connait tout le monde. Et ce n’est pas forcément un problème, même si… Etant donné que nous sommes assez peu à traiter des mêmes sujets, il convient d’être ‘bien’ avec les attachés-de-presse, étant donné qu’il n’y a plus ou peu de contact direct avec les labels. Ça, c’était avant et c’était le bon temps. C’était mieux avant, c’est clair ! Sans nostalgie aucune, on pouvait interviewer presque tous les groupes, loin du parcours du combattant actuel, d’autant que ces mêmes artistes le réclament !

Le système a beaucoup changé en quelques décennies, même si le boulot et l’envie, eux, n’ont pas bougé du tout. L’envie et le plaisir sont les mêmes. Il faut aussi savoir que personne, ou très peu, n’est payé pour faire ce que l’on fait. Selon moi, la question ne se pose pas pour les fans devenus « journalistes » par hasard, mais pour les autres… Car mon métier est devenu accessible à tous ceux qui ont plus de 1.000 disques chez eux (ou dans un  disque dur), ou ceux qui écoutent du Metal depuis 40 ans et se sentent donc légitime. Ça fait un peu mal, quand même !

Or, ce n’est pas parce qu’on mange des frites depuis 40 ans qu’on connait tout sur les frites. Et c’est un peu ce qui se passe dans le tout petit monde de notre presse très ‘spécialisée’, auquel je suis fier d’appartenir. Actuellement, je ne peux plus interviewer des artistes auxquels j’aurais pourtant des questions à poser. D’autres le peuvent et n’ont pourtant rien à leur demander. Ces interviews viennent juste gonfler l’ego, mal dégrossi, de ces nouveaux interlocuteurs. Et là, on ne parle pas de journalisme… Mais juste de pouvoir dire ‘t’as vu, je l’ai fait !’ et donc de se vanter auprès des copains… et surtout des copines !

Pour faire une bonne interview, il faut avoir des choses à demander, être un peu curieux finalement. Donc, je n’ai pas grand-chose à demander à Scorpions ou Iron Maiden, même si j’aime beaucoup leurs albums. Et, de toute façon, ces gens-là me sont interdits d’accès. Et ce que la majorité des gens ignore, c’est qu’aujourd’hui, il fait être très visible. Il faut comprendre par là qu’il faut faire des ‘vues’, cumuler un nombre de ‘visites’ minimum pour avoir un impact auprès des groupes et des attachés-de-presse, alors que pour vous, lecteurs, ça ne change rien !

J’ai beau avoir interviewé le grand Joey Ramone et beaucoup d’autres alors que je n’avais que 16 ans, la grande majorité des ‘grands’ groupes me sont aujourd’hui refusés. Pourtant, Rock’n Force a été ‘visité’ par plus de 150.000 personnes l’an dernier, année de son lancement, et 90.000 à l’heure actuelle, à trois mois de la fin de l’année. Avant de vous remercier, j’aimerais saluer tous les groupes ‘mainstream’ qui ont répondu à mes questions avec plaisir, car ils ne l’ont dit ! Voilà, c’est juste mon taff et je prends le même plaisir à le faire avec tous les autres groupes, sans aucune exception.

Pour conclure, je suis ravi pour mes camarades-confères qui ont la chance de croiser les grands de ce monde et de pouvoir se faire plaisir en se caressant d’abord et leur ego ensuite. Rock’n Force, ce n’est pas ça, même si je ne m’interdirai jamais de chroniquer les albums d’Ozzy, de Megadeth et d’autres… dans la mesure où ils sont bons ! D’autres sites et les magazines sont là pour vous combler, je prends des chemins de traverse. Plus que jamais, soyez curieuses et curieux et n’oubliez jamais que les grandes choses ne sont qu’une accumulation de détails ! Et j’espère être l’un de ces détails encore longtemps… ! Alors, je vous souhaite une bonne lecture à tous. Et comme on dit chez moi : des ‘bizh’ !

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The Blues of Death [Edito]

En ramenant à la vie Rock’n Force, le but et l’ambition étaient de me faire plaisir et surtout de faire découvrir des groupes et pourquoi pas aussi des styles musicaux. Ensuite, les choses s’enchainent et les albums tombent, encore et encore… Et on est dans une boucle, en fait. Etant pluri-disciplinaire, j’ai donc commencé à traiter de tous les styles approchant de près ou de loin au Metal, comme on dit aujourd’hui. Mais bon, je ne suis pas vraiment épanoui là-dedans.

Comme quelques unes et quelques uns le savent, je collabore aussi pour le meilleur magazine Metal de France : Metallian et j’en suis ravi et surtout très heureux. Evidemment, Je suis un peu le ‘Rockeur‘ et de la rédaction. De fait, je n’ai donc pas à traiter souvent des ‘musiques extrêmes’… enfin pas trop, et cela m’arrange d’ailleurs beaucoup (non pas que je n’en ai pas la culture, loin de là !). Et même si j’en écoute de temps à autre, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, comme dirait Elisabeth !

Quand on a grandit au son et à la douce voix de chanteurs comme Steven Tyler, Phil Lynnot, David Lee Roth, Robert Plant, Jim Morrison, Ronnie Van Zant, Daran, Joe Elliott, Rob Halford, Ozzy, le grand Ronnie James Dio, et même Bob Marley, Lee Perry ou Linton Kwesi Johnson et bien sûr Lemmy et Bernie Bonvoisin (et j’en oublie beaucoup, beaucoup !) : on a du mal à percevoir la pertinence de gueuler dans un micro… sauf peut-être pour rendre inaudible la grande qualité des textes… toujours pertinents, bien sûr !   

Donc, je vais dorénavant laisser à mes consœurs et confrères le soin de parler des groupes dont le chant ne me parait même plus audible. Tatiana Shmailyuk de Jinjer a même le bon  goût de se définir comme ‘vocaliste’, preuve qu’elle-même ne mélange pas les torchons avec les servites ! Putain, on est sauvé !!! Finalement, chanter est un vrai métier, qui nécessite du talent : gueuler est la portée de toutes et de tous, bien sûr ! Un raison encore et peut-être de rester chez Rock’n Force, non ?

Ainsi, le Death Metal, le DeathCore, le Doom Death, le GrindCore, le MetalCore ou le Black Metal iront gueuler ailleurs ! Cela peut paraître un peu radical (Oups !) pour beaucoup, mais le Blues, la Country, par exemple, et même l’Electro et surtout la musique traditionnelle me vont tellement mieux ! Alors, restez ici, car on va s’amuser !!! Et surtout lisez et achetez Metallian et nos confrères pour que la presse spécialisée vive encore et toujours… car sans vous, nous ne sommes rien !!!  

Merci pour tout ! Restez curieuses et curieux et laissez-vous bercer par de douces voix… Rock on !

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Bonne rentrée ! [Edito]

Après un été caniculaire rythmé par un nombre impressionnant de concerts et de festivals, septembre sonne la fin des vacances pour beaucoup et le retour au quotidien. Cela dit, ne boudons pas notre plaisir car, après deux ans d’arrêt forcé, les groupes ont enfin pu garnir à nouveau les affiches et proposer de bien belles choses. Si le Hellfest a dominé les débats, les autres ont aussi tiré leur épingle du jeu, montrant la bonne santé musicale de l’hexagone. Mais malheureusement, il n’y a pas eu que de bonnes nouvelles…

En quelques lignes, j’aimerais rendre modestement hommage à Eric Bouillette, grand musicien, qui nous a quittés le 21 août dernier. Toutes mes pensées vont aussi bien sûr à sa compagne Anne-Claire Rallo, écrivaine, musicienne et communicante. J’ai eu la chance et le bonheur de me lier d’amitié avec eux deux de manière assez instinctive et très naturelle. Pour un journaliste, malgré ce que l’on peut penser, cela reste une chose très rare. Mais Eric portait en lui une grande simplicité, un immense talent et une formidable ouverture d’esprit.

Cette relation amicale a commencé le 16 juillet 2019 avec la première chronique de l’album « Return Home » de son groupe Nine Skies. La suite a été une évidence. The Room, Solace Supplice et aujourd’hui Imaginaerium, dont l’album sort le 30 septembre, ont rythmé les pages de Rock’n Force, tant la créativité qui l’animait était incroyable. Malgré sa discrétion, une grande classe et une élégance rares guidaient sa musique. Avec nos agréables et constructives discussions, c’est ce que je garderai précieusement d’Eric.

Enfin, et pour faire court, le site va reprendre son allure de croisière avec le retour d’interviews régulières après cette petite pause estivale. Nous ne sommes pas non plus à l’abri de quelques surprises et nouveautés à venir au fil des semaines. D’ailleurs, Rock’n Force se porte de mieux en mieux et c’est grâce à vous. Alors, un grand merci et soyez rassurés, je n’ai toujours pas l’intention de mettre de streaming en ligne ! Je vous souhaite une bonne lecture et restez curieuses et curieux. Rock on !

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Circuit court [Edito]

Même si Rock’n Force s’efforce de balayer un large spectre musical, au grand dam de certains et pour le plaisir de beaucoup d’autres, il reste quelques styles qui n’ont pas encore eu leur place sur le site. Or il se trouve que j’écoute beaucoup de choses très différentes, dont j’aimerais dorénavant faire l’écho ici. Et n’étant pas tenu par la publicité, ni par qui que ce soit d’ailleurs, autant se faire plaisir et mettre en lumière des artistes de talent.

Que tout le monde se détende, je ne parlerai jamais de Stromae, Angèle, Julien Doré, de Rap français ou de Pop anglaise. Je m’impose quand même certaines limites à ne pas franchir pour mon bien-être. En revanche dans mon pays, la Bretagne, il y a beaucoup de très bons musiciens, qui n’entrent pas (encore) dans les cases de Rock’n Force. Et ça va donc changer, car ils le méritent et aussi parce que j’en ai envie.

Autant que faire se peut, je vais m’efforcer le week-end de mettre en ligne des chroniques de groupes de musique traditionnelle, Folk, Electro, Trip-Hop, Rock… Ce sera une sorte de respiration, une parenthèse aérée et rafraîchissante et une ouverture vers d’autres horizons. Quand on aime la musique, on est curieux, non ? Modestement, Rock’n Force va donc continuer de l’être. D’autant que je l’ai déjà fait ici et cela semble avoir été apprécié.

Enfin, j’ai souhaité aussi en créant Rock’n Force m’affranchir de toute contrainte et être libre de pouvoir écrire et faire découvrir ce que je voulais… du moment, bien sûr, que cela en vaille la peine et mérite que l’on y prête une oreille. Et puis, à quoi bon avoir un site à soi, y passer du temps et ne pas en faire ce que l’on veut ? Alors, restons curieuses et curieux et bonne lecture à toutes et à tous !

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Hellfest : le médiator qui cache la forêt [Edito]

Comme tout le monde le sait, à moins de vivre dans une grotte, le Hellfest 2022 s’annonce grandiose, féerique et fort en décibels. Et pour fêter les 15 ans du rassemblement désormais devenu une institution, l’organisation a carrément prévu de jouer les prolongations sur deux week-ends. Tout d’abord du 17 au 19 juin, puis du 23 au 26, Clisson va accueillir le gratin du Metal mondial. Youpi !

350 groupes sur sept jours de festivités, il va falloir prendre des forces et être en forme ! 420.000 fans de Metal en tout genre vont pouvoir profiter de cette affiche hallucinante, il faut bien l’avouer. Et pour celles et ceux qui ne se rendent pas régulièrement aux concerts, l’occasion est belle de voir ses artistes préférés presque d’un seul coup. Le Hellfest est un vrai menu best-of, version live et gros barnum.

Pourtant depuis l’annonce de cette quinzième édition, on peut lire et entendre un peu partout les gens se plaindre. On ne peut pas se procurer de places, certains les achètent par lots pour les revendre à un prix exorbitant, etc… C’est vrai. En revanche, savoir qu’il y a près d’un demi-million de fans de Metal en France a quelque chose de réjouissant, non ? Et cela pose même des questions.

Ce sont donc des hordes de métalleuses et de métalleux qui vont converger vers Clisson. Bien sûr, les 350 groupes présents ne jouent pas régulièrement en France, ce qui fait de ce rendez-vous un moment exceptionnel. Cela dit, pourquoi les autres artistes à l’affiche ne remplissent-ils pas systématiquement les salles de concerts durant l’année, s’il y a autant de fans ? Les plaisirs simples ne valent-ils pas mieux qu’une orgie ?

Mais ne boudons pas notre joie et notre plaisir, car un demi-million de fans de Metal dans notre beau pays est assez singulier pour un style dont on ne parle que très peu dans les grands médias traditionnels et grand public. Cela dit, le monde de l’underground est très vivant et créatif, on le sait. Par conséquent, c’est vrai que la surprise n’en est finalement pas vraiment une pour nous autres acteurs de ce petit milieu. Et pourtant…

Pour ma part, j’en fais partie depuis suffisamment longtemps pour en connaître les rouages, même si beaucoup de choses ont changé. Tout le monde, promoteurs, festivals et artistes, n’ont pas la chance de savourer le même succès que le Hellfest. Il en va de même pour la presse spécialisée, où la majeure partie des journalistes (enfin ceux qui le sont) ne sont pas payés. Pourtant, des fans, il y en a ! A priori et paraît-il…

J’aurais beaucoup de plaisir à croiser, échanger, boire une bière et partager des souvenirs de concerts avec celles et ceux que je croiserai au Hellfest. J’espère surtout que je verrai ce demi-million de fans et de passionnés et que nous communierons dans une belle liesse. Et j’aurais aussi un petit sourire et un clin d’œil pour les autres venus voir « Still Loving You », « Nothing Else Matters » et « November Rain » pour de vrai… et pour une fois !

Alors, restez curieuses et curieux, soutenez aussi les festivals plus modestes, les concerts tout au long de l’année et les artistes en général… et pas seulement une fois par an ! Keep on rockin’ !

NB : si vous souhaitez avoir quelques infos sur les groupes présents au Hellfest, n’hésitez pas à utiliser l’onglet ‘Recherche’ du site (en haut, à droite), histoire de se remettre quelques infos en mémoire… car il n’y a toujours aucun streaming chez Rock’n Force ! Et une grande majorité d’entre-eux sont ici…

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La surconsommation en mondovision [Edito]

Rassurez-vous, il ne s’agit ni d’un édito économique ou politique. On n’est pas au Figaro ou dans Les Echos… et ça ne risque pas d’arriver ! Non, il s’agit plutôt d’une réflexion sur le monde artistique et surtout celui qui nous intéresse ici, à savoir la musique. Et on peut s’interroger sur la voie prise dans ce monde ultra-capitaliste où règne la consommation à outrance.

Cela a beau faire un bon moment que je suis dans le milieu, j’avoue ne plus tellement comprendre le sens que l’industrie musicale emprunte depuis quelques temps. Il sort des albums comme s’il en pleuvait. Et je n’ose même pas parler des singles et des EP, dont je ne saisis même pas le sens et l’utilité. J’aurais certainement du faire des études de marketing… mais je n’aime pas ça.

Entendons-nous bien, je ne parle pas des musiciens directement, qui sont pour l’essentiel des artistes passionnés. Quant aux autoproductions, j’en ai le plus grand respect et ils ont pour beaucoup toujours eu une place de choix ici. Mais quid des maisons de disques, les grosses, qui remplissent des caddies tous les vendredis ? Mais qui peut donc acheter tout ça ? Parce qu’en général, on apprécie plusieurs groupes, non ?

Quel est l’objectif donc de sortir autant d’albums si les gens en achètent de moins en moins et les écoutent gratos sur Internet ? Du coup, les artistes travaillent de longs mois pour vendre une poignée de disques, et malgré les concerts, ça ne suffit souvent pas pour vivre décemment. La création est une chose importante et primordiale quand elle ne devient pas seulement et uniquement un business. Pourtant nous y sommes plus que jamais…

Malgré le modeste impact de Rock’n Force au sein du monde la musique, c’est-à-dire dans une niche, je suis très sollicité. Et c’est d’ailleurs très gratifiant. Merci pour cela, il semble que le site soit une vitrine appréciée. Cependant, je fais quoi de tous ces albums ? Je ne peux pas parler de tout le monde. Entre 45 et 50 chroniques ou interviews sont mises en ligne par mois, alors que je reçois plus de 300 albums. La sélection est donc plus que drastique.

Parce que je pense qu’il ne sert à rien de mettre dix articles par jour en ligne, Rock’n Force ne changera pas de ligne de conduite. Je fais au mieux pour ne pas parler trop souvent des grosses productions, car d’autres sont là pour ça, mais plutôt faire un peu de place pour les autres. Alors, si je change la page d’accueil tous les trois jours : à quoi ça sert ? Que peut espérer un groupe si la chronique de son album part quasi-directement dans les archives (d’ailleurs consultables !) ?

Voilà, c’était ma réflexion du jour… Et pas seulement d’aujourd’hui, car c’est un constat que je fais depuis très longtemps. Je vais continuer à vous présenter des groupes plus modestes, mais non dépourvu de talent, loin de là, et qui ont aussi besoin d’un peu de lumière. Ils méritent autant votre attention que les grosses têtes d’affiches qui font la joie des têtes de gondoles des supermarchés, un drôle d’endroit d’ailleurs pour acheter un disque, non ?

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Trop digital, tu perds ton sang-froid ! [Edito]

Celles et ceux qui suivent Rock’n Force depuis ses débuts, c’est-à-dire bien avant la création du site, peuvent constater des absences régulières sur Facebook, qui reste pourtant un relais intéressant pour suivre les chroniques et les interviews. Plus aussi essentiel qu’il y a quelques mois, ça demeure un petit souci… qui est dû à un algorithme mal-conçu et intraitable. Alors, tout à coup, on devient invisible.

Je ne vais pas écrire une tartine, mais sachez que les causes de restrictions de compte sont multiples. Cela peut venir de la pochette d’un album (n’essayez pas « Balance » de Van Halen, j’ai pris 3 semaines !), d’une réaction irritée suite à un commentaire provenant d’un ou d’une fan à la culture musicale quasi-inexistante et même de dénonciations de frustré(e)s, car on est bel et bien en France !

Tout ça pour vous dire que j’ai encore porté le bonnet d’âne pendant un mois … Mais tout va bien en termes de visites sur le site de Rock’n Force et même sur Instagram (@rocknforcewebzine), dont je ne maîtrise d’ailleurs pas encore tous les rouages, et qui n’est finalement pas très utile. Bref, tout va très bien, même s’il ne vaut mieux rien dire d’impulsif sur ces réseaux sociaux, qui n’aiment plus beaucoup les gens.

Cela dit, si les robots et leurs algorithmes vous ont à l’œil, gardez les vôtres grand ouverts et surtout restez curieuses et curieux ! N’hésitez à venir de temps en temps, il y a toujours du neuf en plus des 500 articles et interviews en ligne (le moteur de recherche est utile). D’ailleurs, le nombre d’albums en février est encore impressionnant. Alors, bonne lecture à vous sur Rock’n Force, et ailleurs, et prenez soin de vous !