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Hard-Core Metal

[Going Faster] : Comeback Kid / Great American Ghost

Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !

COMEBACK KID – « Heavy Steps » – Nuclear Blast Records

A la fois pionnier et pilier du HardCore canadien depuis deux décennies, COMEBACK KID livre un septième album qui sent le souffre. Sur ce nouvel opus, le quintet effectue un retour aux sources aussi brutal que féroce. Old School dans la forme et très actuel dans son propos, « Heavy Steps » ne manque ni de rage, ni de puissance (le morceau-titre, « Dead On The Fence », « Time To Form », « Menacing Weight »). Produits par John Paul Peters et mixés par Will Putney (deux cadors), les onze morceaux dévoilent toute la force et l’agressivité du combo. A noter la présence de Joe Duplantier de Gojira sur le titre « Crossed », qui parvient sans mal à se glisser dans un HardCore très Punk pourtant éloigné de son groupe. Une bien belle claque.

GREAT AMERICAN GHOST – « Torture World » – Entertainment One Music/MNRK Heavy

Pour son cinquième effort, le gang HardCore de Boston livre « Torture World », un EP en forme de brûlot constitué de quatre bombes métalliques dont la déflagration s’étale sur un bon quart d’heure. Enregistré et produit par Will Putney (encore lui !), expert du registre, ce nouvel EP mêle violence et colère dans un univers où les riffs très Thrash viennent mettre le feu à un Metal HardCore insaisissable et surpuissant. Un bel alliage. GREAT AMERICAN GHOST, s’il sonne très moderne, n’en garde pas moins une approche  très Old School que l’on trouvait sur son premier effort en 2013. De « Kingmaker » à « Womb » ou encore le morceau-titre, le quatuor américain est toujours virulent et intraitable. Le combo s’affirme comme la nouvelle génération déjà indéboulonnable du HardCore américain.

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Hard Rock Heavy metal Progressif Proto-Metal Stoner/Desert

Döminance & Submissiön : culte et dévotion

Lorsqu’on connait la technicité de Blue Öyster Cult, se lancer dans un Tribute peut s’avérer être délicat au point d’y laisser quelques plumes et quelques dents. Mais concernant les musiciens de Stoner, Desert Rock et proto-Metal qui composent ce bel album DÖMINANCE & SUBMISSIÖN, il semblerait que le challenge ait décuplé leur inspiration. Mieux, certains morceaux sont revisités avec une fougue surprenante.

DÖMINANCE & SUBMISSIÖN

« A Tribute To Blue Öyster Cult »

(Ripple Music)

Chez le label californien Ripple Music, on ne manque pas d’idées et grâce à des connexions facilitées par des artistes-maison de haut viol et de grands talents, de beaux projets émergent comme ce DÖMINANCE & SUBMISSIÖN, un album hommage au légendaire groupe de Hard Rock occulte Blue Öyster Cult. Composé de reprises inédites interprétées par des artistes issus essentiellement du mouvement Stoner, la fête est belle, inattendue et agréablement surprenante.

S’atteler au répertoire des mythiques New-Yorkais n’est pas une mince affaire. Et il faut rappeler qu’à l’origine du projet, on retrouve feu Steve Hanford et Ian Watts de Ape Machine. Initialisé alors que ce premier était une fois encore en prison, il a tout juste eu le temps de finaliser ses propres parties avant de laisser la place à un casting hors-norme, dont le travail est aussi étonnant qu’éblouissant, le tout avec une production extrêmement brute.

A l’œuvre sur DÖMINANCE & SUBMISSIÖN, Mark Lanegan, Billy Anderson, Mondo Generator, Mos Generator, Howling Giant, des membres de Fu Manchu et High On Fire, ainsi que les talentueux Great Electric Quest, War Cloud et Spindrift s’en donnent à cœur-joie. Parmi les 13 morceaux, on redécouvre sous un œil neuf les classiques « The Reaper », « Burnin’ For You », « Godzilla », « Tattoo Vampire », « Fireworks » ou encore « Flaming Telepaths ». Un bon coup de fouet !

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Black Metal Doom Viking Metal

Ereb Altor : offrande païenne

Le puissant Metal Pagan d’EREB ALTOR refait surface avec un neuvième album déchainé et impressionnant de maîtrise. Typiquement Black Metal dans l’approche de certains morceaux et plus atmosphériques et Doom sur d’autres, le quatuor viking propose avec « Vargtimman », un album complet et varié, jouant sur les ambiances dans des joutes vikings mémorables.

EREB ALTOR

« Vargtimman »

(Hammerheart Records)

Cela fait bientôt 20 ans que les valeureux Vikings d’EREB ALTOR montent à l’assaut et passent à l’attaque armés d’un metal sombre et fracassant. La thématique païenne et nordique guide le groupe dont le registre s’affine au fil des albums, et ce neuvième opus est très certainement le meilleur d’une déjà belle discographie. Le quatuor suédois n’est pas prêt de rendre les armes, ça c’est clair ! 

Sur « Vargtimman », EREB ALTOR fait parler la poudre, ou plutôt les glaives, et monte en puissance au fur et à mesure que les morceaux défilent. Les riffs sont tranchants, les rythmiques lourdes et le travail effectué sur le chant, tout en nuances, montrent que le combo scandinave est parvenu à ses fins. Entre Black Metal et des influences Folk traditionnelles, le groupe impressionne par sa noirceur et son énergie.

Si quelques passages nous renvoient à Bathory, Grand Magnus et Wardruna, EREB ALTOR se révèle sous une identité plus personnelle à travers « Vargtimman ». Féroces et guerriers, les Suédois oscillent entre titres violents et d’autres plus atmosphériques et Doom (« Fenris »). Parfois Folk et épiques (« Alvabot ») ou plus puissants (« Rise Of The Destroyer »), le groupe perpétue la tradition Viking Metal et Pagan avec force.

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Experimental Metal Progressif Rock Progressif

XCIII : avant-garde conceptuelle

Loin des conventions et des idées reçues inhérentes à chaque style et qui permettent à chacun de mettre les albums dans une case bien précise, XCIII fait fi des étiquettes, à moins que ce soit pour mieux les coller où bon lui semble. Sur « Void », c’est un télescopage savamment dosé entre des sonorités Metal, Trip-Hop, Prog-Rock, Coldwave et toujours avant-gardistes et expérimentales que nous propose le musicien français.

XCIII

« Void »

(My Kingdom Music)

Avec XCIII, on ne sait jamais vraiment à quoi d’attendre et c’est une très bonne chose ! Toujours seul aux commandes, Guillaume Beringer, qui interprète tous les instruments et le chant, semble pourtant sur « Void » désirer partager son univers, qui reste progressif et avant-gardiste, avec la chanteuse Maélise Vallez. Présente sur quatre morceaux, elle apporte une nuance, une lumière et une chaleur assez inattendues à ce cinquième album, toujours aussi minutieusement élaboré avec des arrangements bénéficiant d’une attention toute particulière.

Des styles et des ambiances différentes, XCIII en a parcouru depuis son tout premier EP « Majestic Grief » en 2010. Traversant tout à tour et au gré de son inspiration des registres comme le Black Metal, la Coldwave, le Trip-Hop, le Prog expérimental, l’Ambient avec parfois même des clins d’œil au Drone, le musicien livre « Void », un album peut-être plus personnel, presque conceptuel et en tout cas plus organique qu’à l’habitude. Une touche plus acoustique que l’on doit à l’évidence à l’intervention de deux pianistes et d’une violoncelliste (« Vs »).

Très bien produit et masterisé par Steve Kitch, gage de qualité s’il en est, « Void » donne aussi l’impression de moins jouer sur les boucles et se détourne des morceaux parfois répétitifs dans la forme, l’empreinte de l’univers dans lequel XCIII se meut depuis des années. Plus abordables aussi, des titres comme « Red Lights » ou « Hannah » conservent cet aspect expérimental et très Electro, mais ils font aussi émerger une facette estampillée ‘chanson’, rare jusqu’ici. Et « Rosemary » et « Tapeworm » viennent confirmer cette évolution permanente dans l’anticonformisme, qui reste la marque de fabrique de l’artiste.

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Doom Post-Metal Psych

King Bastard : une odyssée cathartique

Montrer autant d’audace et d’assurance dès son premier album est une chose plutôt rare. Avec « It Came From The Void », KING BASTARD s’embarque dans un vagabondage spacial et agité à travers un Doom puissant, moderne et psychédélique où le quatuor flirte avec le post-Metal. Presqu’entièrement instrumental, l’opus des New-Yorkais côtoie le surnaturel avec minutie.

KING BASTARD

« It Came From The Void »

(Independant)

Rarement un album aura aussi bien porté son titre. « It Came From The Void » résume à lui seul les intensions et l’aboutissement des compositions du quatuor new-yorkais. Et il s’agit d’un trip musical dans les ténèbres de l’espace auquel nous invite KING BASTARD et dans lequel il nous propulse sans prévenir. Et si ce premier opus autoproduit ressemble à s’y méprendre à une jam cosmique, il n’en est pourtant rien.

N’allez pas croire que « It Came From The Void » a quoique ce soit de cacophonique, il est plutôt chaotique dans sa conception, même si son aspect expérimental a été soigneusement pensé. KING BASTARD sait où il va et il y court sans aucune hésitation, ni retenue. Enregistré en conditions live le temps d’un week-end dans le Queens à New-York, ce premier effort est une déflagration Doom Psych unique.

Dans univers très cinématographique, KING BASTARD développe un style basé sur l’épaisseur et l’impact des riffs, la puissance de sa rythmique et l’exploration d’atmosphères souvent proches d’un post-Metal fracassant, fondu dans un psychédélisme de chacun instant (« From Hell To Horizon », « Bury the Survivors/Ashes To Ashes », « Blackhole Viscera »). Aussi imprévisible que libérateur, l’album est un lâcher prise total.  

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Blues Rock Hard Rock Proto-Metal

Buffalo Revisited : no time to die

Les légendes ne meurent jamais, dit le proverbe. BUFFALO REVISITED en est la preuve vivante puisque, pour le 45ème anniversaire de son album le plus marquant, les Australiens ont rejoué « Volcanic Rock » devant une poignée de chanceux à Sydney. Le feeling est intact, l’intensité et la force des morceaux aussi et ce témoignage live ravivera bien des souvenirs auprès des amoureux d’un Rock très Metal véritable et authentique. 

BUFFALO REVISITED

« Volcanic Rock Live »

(Ripple Music)

Les groupes australiens ayant réussi à sortir de leur gigantesque île se comptent sur les doigts d’une main. Il en est pourtant qui sont parvenus à influencer plusieurs générations de combos dans des registres qui vont du Heavy Metal au Stoner en passant par le Hard Rock, le Psych et même le Blues Rock. Et plus que des grands frères, BUFFALO REVISITED fait plutôt figure de parrain du genre et dépositaire d’une identité unique en son genre.

Fondé en août 1971, les rockeurs ont essuyé les plâtres avant que n’émergent Colored Balls, Ac/Dc, The Angels ou Rose Tattoo. C’est dire l’impact du groupe sur ses compatriotes. Malgré seulement cinq albums parus entre 1972 et 1977, BUFFALO REVISITED a eu le temps de fonder le mythe et reste toujours une référence pour de très nombreuses formations de pub-Rock et autres en Australie et même au-delà. Et aujourd’hui, la légende revit l’espace d’un live.

Avec Dave Tice (chant), seul rescapé du line-up originel, toute l’âme et l’intensité de BUFFALO REVISITED est manifeste sur ce « Volcanic Rock Live », qui reprend l’intégralité de l’album sorti en 1975. Enregistré dans un lieu assez intime à Sydney, on retrouve avec plaisir des morceaux comme « Sunrise (Come My Way) », « Freedom » et « The Prophet ». Seul bémol, on regrettera la qualité de l’enregistrement, qui est très loin d’être satisfaisante.

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Groove Metal MetalCore Modern Metal

Infected Rain : l’éclosion

Très actif et reconnu dans une nouvelle vague Metal incisive, moderne et qui mise sur une frontwoman puissante et agressive, INFECTED RAIN fait partie de ces combos devenus incontournables depuis plus d’une décennie maintenant. Très attendu, « Ecdysis », le cinquième album du quintet moldave, vient confirmer la détermination et l’ardeur du groupe.

INFECTED RAIN

« Ecdysis »

(Napalm Records)

Comme chacun le sait, « Ecdysis » signifie la métamorphose (en grec ancien, bien sûr), alors voyons si INFECTED RAIN a fait la sienne et si le quintet a évolué depuis son dernier album « Endorphin » (2019). S’il n’y a pas de réels bouleversements dans le style des Moldaves, le groupe affiche une évidente maturité artistique et, malgré quelques détours, semble avoir mieux défini les contours de son identité musicale.

Pour ce qui est du contenu, INFECTED RAIN n’a pas changé ses habitudes, qui restent furieuses, intenses et décomplexées. Elena Cataraga, frontwoman et atout majeur du combo, a même élargi un spectre vocale qu’elle maîtrise de mieux en mieux en y apportant la diversité qui lui manquait jusqu’à présent. Entre un chant clair et puissant, des screams et un growl rageur, la palette s’est élargie.

Contrairement à Jinjer, dont les Moldaves sont musicalement assez proches, INFECTED RAIN ne reste pas coincé dans un registre Metal restreint. Entre MetalCore et Nu Metal, le quintet a injecté une petite dose d’Electro et surtout un groove, rappelant Korn, massif et nuancé (« The Realm Of Chaos », « Everlasting Lethargy » et les deux très bonnes parties de « Postmortem »). Une évolution notable et bienvenue.

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Power metal

Power Paladin : fantaisie héroïque

POWER PALADIN est un nouveau venu sur la scène islandaise et œuvre dans un style dont il est le seul représentant de son île : le Power Metal. Ayant parfaitement assimilé les influences des pionniers comme celles de formations plus récentes, le sextet a trouvé son style dans un univers imaginaire où la mélodie guide ce premier album très accrocheur. Particulièrement rapide et sans tomber dans la démonstration, « With the Magic of Windfyre Steel » montre une réelle originalité.

POWER PALADIN

« With the Magic of Windfyre Steel »

(Atomic Fire Records/ADA)

Féru de jeux, de littérature fantastique et d’Heroic Fantasy, le sextet islandais affiche son amour pour les grandes aventures chevaleresques dès la pochette de son premier album. Et il en va de même pour les textes de cet opus entièrement enregistré et produit par le groupe. Si l’île du Nord de l’Europe fait surtout parler d’elle avec des représentants qui donnent plutôt dans le Metal extrême ou carrément le Rock Vintage, POWER PALADIN a choisi le Power Metal… et il demeure à ce jour le seul groupe insulaire du style.

A l’évidence, le combo puise son inspiration dans les forêts magiques, les châteaux et autres dragons incendiaires. Avec sérieux, mais avec du recul, les Islandais s’engouffrent donc dans un univers féérique d’où il ressort un registre enjoué, puissant et où la mélodie semble la priorité. Car si ça va très vite chez POWER PALADIN, les morceaux restent très abordables et sont marqués par les pionniers du Heavy Metal que sont Iron Maiden et Helloween comme par la nouvelle vague dont Rhapsody ou HammerFall. Ça cogne, mais ça fédère !

Massifs et entrecoupés d’intros en forme de clin d’œil, « With the Magic of Windfyre Steel » met l’accent sur des mélodies addictives et des titres particulièrement bien travaillés et remarquablement arrangés. L’envie et la détermination se font sentir sur l’ensemble de ce premier album, qui ne manque pas de piquant et d’imagination (« Kraven The Hunter », « Dark Crystal », « Into the Forbidden »). Epique et multipliant les riffs aiguisés comme les solos endiablés, POWER PALADIN est séduisant à plus d’un titre.    

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Heavy metal Power metal

Crystal Throne : en ordre de marche

Jouant sur l’authenticité d’un Heavy Metal traditionnel plein de ressources et de dextérité, CRYSTAL THRONE vient de sortir, il y a quelques semaines, son premier album éponyme entièrement autoproduit. Bien réalisées, les compos du quatuor ne manquent ni de fraîcheur, ni de vélocité. Les Français se font plaisir et livrent un opus tranchant et fédérateur.  

CRYSTAL THRONE

« Crystal Throne »

(Independant)

Propulsé par son YouTuber de guitariste, Max Waynn, CRYSTAL THRONE est né dans l’Est de la France il y a un peu plus de deux ans et s’est attelé par ses propres moyens à l’écriture et à la production de son premier album éponyme. Composé et interprété par des musiciens chevronnés, « Crystal Throne » a plutôt fière allure et présente un registre massif flirtant avec le Power Metal, quelques sonorités 80’s et des ambiances progressives.

Au chant, on retrouve le frontman de The Hell Patrol, Terry DeFire, dont la voix puissante et perchée nous renvoie aux premières heures du style. La rythmique, quant à elle, est assurée par le bassiste de Catalyst, Jefferson Brand, et par le batteur de Drenalize, dont Max Waynn est d’ailleurs le guitariste, Alex Gricar. Autant dire que le combo est en terres connues et peut s’en donner à cœur-joie.

C’est donc un Heavy racé que propose le quatuor (« Rise To Glory », « Timescape » et le morceau-titre). Si les riffs sont acérés et mélodiques, les compos font ressortir le jeu très shred de son guitariste, qui gagnerait peut-être à aller à l’essentiel. A noter la présence de NeoGeoFanatic (ADX) sur « Shades Of Existence » et de Sonia Anubis (Crypta) sur « Valkyrie Ride ». CRYSTAL THRONE livre une belle et enthousiasmante prestation.

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Experimental Metal Progressif Post-Metal

Seven Nines And Tens : l’avant-garde d’un Metal expansif

Plus expérimental et avant-gardiste que jamais, le post-Metal de SEVEN NINES AND TENS s’enveloppe de Math Metal et de Rock progressif pour mieux faire jaillir les textes, une première chez les Canadiens. Aguerri et virtuose, le trio livre un troisième album complexe et déconcertant, tout en restant abordable. Un monument de créativité et de technicité.

SEVEN NINES AND TENS

« Over Opiated in a Forest of Whispering Speakers »

(Willowtip Records)

Depuis une dizaine d’années maintenant,  le trio de Vancouver peaufine et affine son style, qui se fait de plus en plus précis et complexe au fil de ses réalisations. Après deux albums, un EP, quelques singles et un split, SEVEN NINES AND TENS se présente avec « Over Opiated in a Forest of Whispering Speakers » et une récente signature sur l’excellent label de Pennsylvanie Willowtip Records.

Ce troisième album des Canadiens rompt également avec un registre jusqu’à présent instrumental. David Cotton (guitare, chant) s’est attelé à la composition de ce nouvel opus et le fondateur de SEVEN NINES AND TENS interprète lui-même ses textes, apportant une dimension supplémentaire à la musique du groupe. Toujours plus progressif, le post-Metal du combo se fait dorénavant très avant-gardiste.

La sauvage et très expérimentée rythmique menée par Maximilian Madrus (basse) et Alexander Glassford (batterie) apporte un relief et une profondeur phénoménale à ce nouvel album (« Throwing Rocks At Mediocrity », « Midnight Marauders », « Edutainment », « Sunshine »). De plus en plus empirique, SEVEN NINES AND TENS se balade entre Shoegaze, Rock Progressif, Classic Rock et Math Metal avec une aisance déconcertante.