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Modern Metal

League Of Distortion : sans concession

Forts d’une solide expérience, les membres de LEAGUE OF DISTORTION ont uni leurs forces autour d’un même projet résolument Metal et clairement moderne. Avec ce premier album éponyme, le quatuor allemand frappe fort et devrait très vite se faire une place de choix parmi les groupes à suivre de près.

LEAGUE OF DISTORTION

« League Of Distortion »

(Napalm Records)

Récemment fondé par la chanteuse Anna Brunner, connue pour être l’une des frontwomen du groupe de Metal symphonique Exit Eden, et par le guitariste du combo Heavy Metal Kissin’ Dynamite, Jim Müller, LEAGUE OF DISTORTION n’évolue pourtant dans aucun de ces deux registres, même si les riffs sont Heavy et perçants à souhait. C’est dans une configuration très moderne et bardée de samples que les Allemands se transcendent.

Epaulé par la rythmique très musclée de Tino Calmbach (batterie) et Felix Rehmann (basse), le quatuor montre une belle unité grâce à des compositions puissantes, racées et rendues très efficaces par leur format court. LEAGUE OF DISTORTION fait preuve d’une incroyable fraîcheur due à une production compacte, léchée et bien équilibrée. Le groupe martèle ses dix titres avec assurance et une grande maîtrise.

La palette vocale et l’énergie déployée par sa chanteuse permettent aussi aux Teutons d’asséner un style très vif et véloce (« Wolf Or Lamb », « The Bitter End », « My Revenge »). D’une agressivité peu contenue, Anna Brunner clame sa rage sur des morceaux sans équivoque et très accrocheurs. LEAGUE OF DISTORTION parvient dès son premier opus à se montrer original et plutôt saillant (« I’m A Bitch », « Sin », « Do You Really Think I Fucking Care »).

Catégories
Heavy metal

Phantom Elite : explosif et mélodique

Preuve que les frontières ont tendance à disparaître, PHANTOM ELITE est formé d’une chanteuse brésilienne et d’un groupe néerlandais, et la fusion opère bien sur ce deuxième album. « Titanium » fait suite à « Wasteland », et conforte le trio dans un Heavy Metal très moderne, saupoudré de notes symphoniques et progressives.

PHANTOM ELITE

« Titanium »

(Frontiers Music)

Depuis quelques années, on assiste à une recrudescence de groupes dont les frontwomen ont pris les rênes surtout dans un registre Symphonique d’ailleurs. Et c’est aussi le cas avec PHANTOM ELITE, dont le deuxième album « Titanium », voit le jour aujourd’hui. Et c’est la Brésilienne Marina La Torraca qui tient le micro, bien entourée de musiciens expérimentés qui, quant à eux, résident en Europe aux Pays-Bas.

Créé il y a six ans sous l’impulsion de l’ancien guitariste et producteur d’After Forever, Sander Gommans, PHANTOM ELITE évolue dans un registre Heavy Metal, où l’on retrouve autant d’aspects symphoniques que progressifs. Formé de Max Van Esch (guitare, basse), Joeri Warmerdam (batterie) et avec la participation de Koen Stam (Claviers), le trio sonne résolument moderne et offre de belles dynamiques.

Chanteuse au sein d’Exit Eden et en live avec Avantasia, Marina La Torraca fait preuve d’une grande diversité vocale, capable d’évoluer dans des registres hauts perchés comme plus puissants et clairs (« Conjure Rains », « Diamonds And Dark », « Titanium », « Silver Lining »). Les robustes riffs et la grosse rythmique offrent une force tout en efficacité à PHANTOM ELITE, qui livre un album très honorable.