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Kissin’ Dynamite : vrai-faux départ

En quittant son groupe, mais tout en restant dans les parages pour son développement, Hannes Braun ne semble pas vraiment faire un cadeau à ses désormais anciens partenaires, qui auront le plus grand mal à se réinventer et aller de l’avant sereinement. Cette décision de laisser le chant à un autre n’offrira sans doute pas le nouvel élan et le choc artistique nécessaire à KISSIN’ DYNAMITE. Peu importe et en attendant, les Allemands livrent donc un dernier opus éponyme qui, c’est certain, marque un tournant dans la vie du quintet dont on verra bientôt de quoi l’avenir sera fait.

KISSIN’ DYNAMITE

« Kissin’ Dynamite »

(Kissin’ Dynamite Records)

Neuf albums et puis s’en va. Annoncé un peu avant l’été, Hannes Braun laisse donc sa place de frontman et s’offre donc en quelque sorte un dernier baroud d’honneur avec « Kissin’ Dynamite », qui vient ainsi conclure son aventure en tant que chanteur. Car, pour autant et sans avoir encore annoncé le nom de son successeur, il ne sera pas très loin. Evoquant des problèmes de santé et d’emploi du temps, il restera dans l’entourage du groupe, en tant qu’auteur-compositeur, producteur et même manager. Comme quoi, le temps, quand on le cherche : on le trouve ! Bref, KISSIN’ DYNAMITE s’apprête à changer de signature vocale et cela valait bien un ultime effort.

Avant d’entrer dans le détail de ce « Kissin’ Dynamite » d’adieu, rappelons que Hannes Braun a déjà bien entamé sa carrière de producteur, puisque deux de nos représentants hexagonaux, Harsh et BlackRain, ont déjà fait appel à ses services sur leur dernier album respectif et ils ne sont pas les seuls. Il faut croire que le leader de KISSIN’ DYNAMITE trouve plus de plaisir derrière une console que derrière un micro. Côté composition, on retrouve seulement, et étonnamment, six morceaux originaux, puisque les sept autres sont issus des deux premiers albums, réenregistrés pour l’occasion. On aurait pu s’attendre à des adieux plus inspirés et éloquents.

Par ailleurs, peut-être est-ce dû à ce changement de personnel, mais l’ensemble est nettement moins Glam qu’auparavant. Plus sérieux sans être sombre pour autant, la formation germanique fait le taff avec application et avec l’ombre de Bon Jovi dans un coin de la tête. Ainsi, là où on aurait pu légitimement s’attendre à un dernier sursaut, KISSIN’ DYNAMITE donne presque l’impression d’expédier les affaires courantes. Parmi les passages enthousiasmants, on notera la nouvelle version de « Lie For Me », en duo avec Anna Brunner (Exit Eden, League Of Distortion) et celle de la power ballade « Out Of Rain » avec Elize Ryd d’Amaranthe. Un départ sans tambour, ni trompette.

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Modern Metal

League Of Distortion : sans concession

Forts d’une solide expérience, les membres de LEAGUE OF DISTORTION ont uni leurs forces autour d’un même projet résolument Metal et clairement moderne. Avec ce premier album éponyme, le quatuor allemand frappe fort et devrait très vite se faire une place de choix parmi les groupes à suivre de près.

LEAGUE OF DISTORTION

« League Of Distortion »

(Napalm Records)

Récemment fondé par la chanteuse Anna Brunner, connue pour être l’une des frontwomen du groupe de Metal symphonique Exit Eden, et par le guitariste du combo Heavy Metal Kissin’ Dynamite, Jim Müller, LEAGUE OF DISTORTION n’évolue pourtant dans aucun de ces deux registres, même si les riffs sont Heavy et perçants à souhait. C’est dans une configuration très moderne et bardée de samples que les Allemands se transcendent.

Epaulé par la rythmique très musclée de Tino Calmbach (batterie) et Felix Rehmann (basse), le quatuor montre une belle unité grâce à des compositions puissantes, racées et rendues très efficaces par leur format court. LEAGUE OF DISTORTION fait preuve d’une incroyable fraîcheur due à une production compacte, léchée et bien équilibrée. Le groupe martèle ses dix titres avec assurance et une grande maîtrise.

La palette vocale et l’énergie déployée par sa chanteuse permettent aussi aux Teutons d’asséner un style très vif et véloce (« Wolf Or Lamb », « The Bitter End », « My Revenge »). D’une agressivité peu contenue, Anna Brunner clame sa rage sur des morceaux sans équivoque et très accrocheurs. LEAGUE OF DISTORTION parvient dès son premier opus à se montrer original et plutôt saillant (« I’m A Bitch », « Sin », « Do You Really Think I Fucking Care »).