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Hard Rock

Dead City Ruins : nouvelles fondations

Nouveau départ pour les Australiens de DEAD CITY RUINS qui, en plus d’un nouveau bassiste, ont également accueilli Steve Welsh au chant. Et sans changer leur style du sol au plafond, le quintet semble bénéficier d’un nouvel élan, largement visible sur « Shockwave », un album 100% Hard Rock et sans effet de manche.

DEAD CITY RUINS

« Shockwave »

(AFM Records)

Ca faisait un bail que je n’avais pas eu la joie d’écouter un très bon album de Hard Rock. En glissant « Shockwave » dans la platine, j’étais même loin d’imaginer que, malgré « Never Say Die », son précédent et musclé troisième opus, DEAD CITY RUINS allait raviver certaines choses… et pourtant ! Le quintet de Melbourne a opéré de nombreux changements et le résultat va au-delà de mes espérances.

Tout d’abord, les Australiens ont changé de chanteur. Steve Welsh a remplacé Jake Wiffen derrière le micro, et il faut bien avouer qu’il donne un sacré coup de fouet aux nouvelles compositions du groupe. Et le combo a également fait appel au producteur Gene Freeman (Lamb Of God, Clutch, Crobot), qui semble enfin avoir libéré DEAD CITY RUINS et décuplé sa puissance.

« Shockwave » transpire le Rock’n’Roll, développe une épaisseur et une diversité incroyables, qui est parfaitement restituées sur des morceaux massifs et compacts (« Preacher », « Speed Machine », « The Sorcerer »). Les riffs sont tendus et nerveux, la rythmique sèche et le frontman de DEAD CITY RUINS passe d’un registre à l’autre avec fougue et sans nostalgie aucune. Very good job !

Photo : Jay Hynes
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Heavy metal

Attika : la fougue retrouvée

Après un album éponyme en 1988 et un second trois ans plus tard, ATTIKA a complètement disparu de la circulation, la faute à un Heavy Metal américain qui ne séduisait plus autant les foules. Trois décennies plus tard, motivés et remontés à bloc, les Américains de Floride font leur retour… et il est fracassant.

ATTIKA

« Metal Lands »

(Pure Steel Records)

Fondé à la fin des années 80, ATTIKA a connu une belle ascension jusqu’à son deuxième album en 1991 (« When Heroes Fall »), avant de retomber dans l’oubli ne réussissant pas à passer le cap des années 90/2000, fatal à pas mal de groupe. Le quatuor de Melbourne aux Etats-Unis s’est donc éteint par la force des choses et 30 ans plus tard, les revoici avec « Metal Lands ».

Robert Van War (chant) et Jeff Patelski (batterie) se sont depuis adjoints les services de Glenn Anthony (basse) et du très bon Bill Krajewski (guitare) pour un nouvel opus qu’on espère être celui du renouveau. En tout cas, le frontman du groupe semble avoir retrouvé la fougue de sa jeunesse et livre une prestation solide et franchement enthousiaste. ATTIKA est reparti pour un tour, et c’est plutôt réjouissant.

Dès le morceau-titre qui ouvre l’album, le quatuor fait preuve d’une vigueur exceptionnelle et les réflexes sont intacts (« Like a Bullet », « The Price »). De belles envolées lyriques aux solos millimétrés en passant par des riffs tranchants et racés, les Américains renouent avec leur Heavy Metal estampillés US, qui a forgé la marque de fabrique d’ATTIKA (« Run with the Horseman », « Sincerely Violent »).