Brute et généreuse, on n’en attendait pas moins de la seconde partie de « Scorched Earth », la série de ‘Live’ entamée il y a une décennie déjà par le Britannique et qui avait démarré au Canada, son pays d’adoption. Les concerts de PHILIP SAYCE font le plein à chaque passage et c’est cette intensité mêlée à la fougue du songwriter qui ressurgit sur ce « Volume 2 – Live in LA/London ». Car c’est sur les deux continents qu’il a sélectionné ces huit morceaux, où le six-cordiste fait parler la poudre grâce à une approche fougueuse de son instrument, mais aussi avec une voix qui traverse les émotions avec naturel.

PHILIP SAYCE
« Scorched Earth Volume 2 – Live In L.A./London »
(Atomic Gemini Records)
On n’osait plus y croire ! Dix ans après le ‘Volume 1’, PHILIP SAYCE offre donc une suite à « Scorched Earth » et l’ambiance est toujours aussi électrique. Si le premier volet avait été enregistré à Toronto au Canada où il réside, cette fois le musicien fait le grand écart entre Los Angeles et Londres, plus précisément au club ‘The Baked Potato’ de la Cité des Anges et au ‘Garage’ de la capitale anglaise. Et dans les deux cas, il faut bien avouer que le bluesman a littéralement retourné les lieux et les extraits proposés ici sont de la dynamite.
Avec sept albums au compteur, dont l’excellent « The Wolves Are Coming » sorti il y a deux ans, PHILIP SAYCE mène pourtant une carrière bien trop discrète au regard de son talent. Chanteur et guitariste, il distille un Blues Rock explosif, à la fois massif et virtuose. Et si ses enregistrements studios sont toujours pointilleux et plein de feeling, c’est bel et bien sur scène que sa musique prend tout son sens et que la puissance de son jeu change de dimension. Chargé d’émotion et incendiaire, « Scorched Earth » atteint encore des sommets.
Et pour sublimer le tout, le Gallois a fait appel au réputé Mark Rains pour le mastering, lequel a su révéler tout le relief et l’exceptionnelle prestation du groupe. Car pour l’accompagner, PHILIP SAYCE s’est entouré du bassiste Sam Bolle et du batteur Bryan Head : un power trio relevé qui fait corps et qui a régalé le public. Les versions de « Bitter Monday » et « Once » sont éblouissantes, celles de « Peace Machine » et de « Lady Love Divine » tout aussi incroyables, et le survitaminé « Spanish Castle Magic » de Jimi Hendrix confirme une filiation plus qu’évidente.

Photo : Robert Sutton
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