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Hard Rock Power Rock

Ed Banger And The Kardashits : voyage intersidérant

En provenance de la galaxie Tangpa’puv, l’atterrissage de l’équipage composé des KARDASHITS a été plutôt mouvementé et brutal. Qu’à cela ne tienne, ED BANGER et les siens ont gardé leur sens de l’humour et ils viennent délivrer un Power Rock très Hard savoureux et burné. Ce premier EP autoproduit, « Crash And Burn », est jubilatoire à plus d’un titre.

ED BANGER AND THE KARDASHITS

« Crash And Burn »

(Independant)

C’est dans une ambiance déjantée et ultra Rock’n’roll qu’ED BANGER AND THE KARDASHITS livre un premier EP qui va à l’essentiel entre gros riffs et un storytelling réjouissant et irrévérencieux à souhait. Un concentré de bonne humeur et de décibels qui parcourt les 28 minutes de « Crash And Burn » à travers une description acerbe de la société.

Réuni autour de musiciens issus des groupes Rattlesnake, Cosmosonic, The Trap et Danila qui font tous les belles heures de la scène genevoise en Suisse, ED BANGER AND THE KARDARSHITS sont là pour envoyer du lourd. Et à travers des histoires de Rock’n’Roll, d’alcool, de sexe et de jeux vidéos, le quatuor y parvient avec une maestria survoltée.

Enrobé d’un Hard Rock musclé tirant franchement vers les Ramones et Motörhead, le Power Rock du quatuor helvète décape autant qu’il emballe. Du morceau-titre à « Day After » ou « Stone Old Drunk » encore plus Sleaze que la moyenne en vigueur, ED BANGER AND THE KARDASHITS affirme un style personnel et les intermèdes enveloppant les titres sont hyper bien vus. Rafraîchissant et sans détour !

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Hard Rock Rock

The Warning : des voyants au vert

Grace à une constante évolution depuis « Escape The Mind » en 2015, les Mexicaines de THE WARNING se sont forgé une solide réputation dans le milieu du Rock. Avant de sortir un album très attendu l’an prochain, le trio de Monterrey livre un EP de six titres, « Mayday », inspiré et explosif, et qui devrait séduire les foules.

THE WARNING

« Mayday »

(Lava Records)

Si les fratries sont assez fréquentes dans le monde du Rock, les sororités le sont beaucoup moins. Et c’est le cas pour les sœurs Villareal, Daniela (guitare, chant), Paulina (batterie, chant) et Alejandra (basse, chant), qui, depuis quelques années, font vibrer leur Mexique natal et même au-delà. Avec un troisième album à venir en 2022, THE WARNING monte doucement en volume.

En raison de la pandémie, le trio féminin se présente avec « Mayday », un EP de six titres dont on retrouvera les morceaux sur le futur opus qui en comptera le double. Enregistré aux Etats-Unis dans le New-Jersey avec le producteur David Bendeth (Of Mice And Men, Sleeping With Sirens) aux manettes, THE WARNING déroule un power Rock très Hard plutôt costaud.

Disponible uniquement sur les plates-formes en attendant l’album, « Mayday » compte de solides compositions (« Disciple », « Evolve », « Z ») aux refrains très accrocheurs et percutants (« Choke », « Aminosity »). Les Mexicaines ont un vrai talent pour les refrains entêtants, tout en privilégiant une belle puissance de feu à de la technique pure. THE WARNING s’apprête à entrer dans la cour des grand(e)s.  

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Rock Stoner/Desert

Captain Obvious : exutoire familial

Pied au plancher, CAPTAIN OBVIOUS livre un deuxième EP aussi puissant et véloce que son prédécesseur. Avec « Let’s Do Porn », le duo s’en donne à cœur joie à travers un Power Rock très Stoner, massif et incandescent. Les deux frangins n’y vont pas par quatre chemins : c’est direct et frontal… et c’est bien !

CAPTAIN OBVIOUS

« Let’s Do Porn »

(Tadam Records)

Sur leur premier EP, ils voulaient tout brûler et sur le second, ils veulent faire du porno. Dans les deux cas, rien de très reposant pour la fratrie pleine d’énergie de CAPTAIN OBVIOUS. Avec « Let’s Do Porn », c’est une fois encore sur un format court (Oups !) de cinq morceaux que le bruyant duo distille son Power Rock fortement orienté Stoner, d’où émanent quelques effluves Punk.

Comme indiqué sur la pochette, CAPTAIN OBVIOUS propose une nouvelle recette, et même si elle reste à base de guitare, de batterie et de basse, elle s’avère sacrément épicée. Dès l’ouverture avec le morceau-titre, le ton est donné et ça bastonne à tour de bras. La solide rythmique d’Angus derrière les fûts vient soutenir les riffs épais de Joseph, dont le chant est aussi expressif que féroce (« Self Destruction »). 

Après Nashville pour leur premier effort, c’est à Paris au Studio 180 et sous la houlette d’Arnaud Bascuñana que les deux frères ont mis en boîte leur Stoner Rock, tandis que le mastering est toujours assuré par Brian Lucey. CAPTAIN OBVIOUS a soigné ses compos et elles ne manquent pas de fuzz (« Get It », « Taking Over »). On attend maintenant l’incontrôlable duo sur un album complet !