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Hard Rock

Ricky Warwick : made in rock

Le plus connu des rockeurs de Belfast ne tient pas en place. Moins de deux ans se sont écoulées et RICKY WARWICK se présente déjà avec un neuvième album solo, qui tient d’ailleurs toutes ses promesses. Musclées et accrocheuses, les nouvelles compositions du guitariste-chanteur semblent immunisées contre toutes les tendances et le courants de la sphère musicale actuelle… et c’est une très bonne nouvelle ! Irrésistiblement Rock et généreusement Hard Rock, « Fire & Vengeance » parle à tout le monde avec une authenticité de chaque instant.

RICKY WARWICK

« Fire & Vengeance »

(Earache Records)

A peine dix-huit mois après « Blood Ties », l’Irlandais fait de nouveau rugir sa guitare au son de ce Rock’n’Roll, version Hard Rock évidemment, qu’il chérit tant et dont il a déjà écrit de bien belles pages. Le leader de Black Star Riders et The Almighty, qui fut également de la résurrection de Thin Lizzy, continue donc de battre le fer tant qu’il est chaud et ce « Fire & Vengeance » est une très bonne cuvée. RICKY WARWICK retrouve cette fois encore l’ex-Buckcherry Keith Nelson, venu co-produire, co-écrire et jouer sur ce nouvel opus.

Cet éternel rebelle ne triche jamais et c’est ce qui le rend si attachant. Et c’est aussi pour cette raison qu’il est encore si bien entouré sur « Fire & Vengeance ». Et ce qui est encore plus remarquable, c’est que l’ensemble reste toujours aussi personnel et tellement distinctif. Sur « Hellbent & Heaven Sent », Doug Aldrich (The Dead Daisies, ex-Whitesnake) se montre toujours aussi brillant, à l’instar de Charlie Starr de Blackberry Smoke sur le très roots « When The King Falls ». Et si les ambiances varient, la touche de RICKY WARWICK reste unique en son genre.

Bien sûr, on retrouve quelques notes celtiques (« Sweet County Down » avec Soren Hold de The High Kings), ainsi que l’ombre de Thin Lizzy (« Last Chance To Dance ») et c’est aussi ce qu’on attend de lui. Parmi les autres invités, Phil Collen de Def Leppard intervient sur « Seek Zen Destroy » et ses deux-là font vraiment des étincelles. S’il a passé 20 ans en Californie, l’Irlande tient une place de choix dans l’atmosphère générale de « Fire & Vengeance » et dans les textes. La voix de RICKY WARWICK mûrit en se bonifiant et son style reste inimitable.

Retrouvez les chroniques des deux précédents albums de RICKY WARWICK :

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Hard Rock

Ricky Warwick : riffs dealer

Multipliant les riffs efficaces et acérés et les solos exaltés, ce nouvel opus de RICKY WARWICK s’inscrit dans la lignée de ce qu’il a l’habitude de proposer et sa classe naturelle et son éthique tellement Rock’n’Roll font encore la différence. Le musicien porte ici un regard lucide sur sa vie et sa carrière à travers des morceaux bruts, puissants et profonds qui traversent eux aussi des ambiances très diverses. Et L’Irlandais croise même le fer avec quelques amis et accueille une grande Dame, qui lui fait même l’honneur de jouer sur un instrument devenu emblématique.

RICKY WARWICK

« Blood Ties »

(Earache Records)

Originaire du comté de Down au nord de l’Ulster, RICKY WARWICK est toujours aussi prolifique et ce neuvième effort solo vient confirmer sa belle créativité. Il faut croire que le leader de Black Star Riders et des Ecossais de The Almighty en a encore sous le pied et que son Hard Rock ‘so british’ n’est pas près de s’éteindre. Celui qui fut aussi un temps chanteur de Thin Lizzy dans son ultime line-up a reconduit sa collaboration avec Keith Nelson, guitariste de Buckcherry, qui assure à « Blood Ties » une production soignée.

Hérité des années 80/90 et marqué par son passage dans la formation du grand Phil Lynott, le Hard Rock de RICKY WARWICK parvient encore et toujours à se montrer actuel. Cela dit, le chanteur paraît aussi assez nostalgique dans ses réalisations personnelles, bien plus qu’en groupe d’ailleurs, mais sans tomber dans la mélancolie pour autant. Et « Blood Ties » se veut dynamique, tout en restant très mélodique. L’Irlandais entretient son goût d’un certain classicisme, ce qui le rend si familier et incroyablement fédérateur. 

Comme son précédent disque en 2021, RICKY WARWICK n’est pas seul et a invité du beau monde. On retrouve tout d’abord le guitariste de The Cult, Billy Duffy, sur le bouillonnant « The Hell Of me And You », puis son homologue des Blackberry Smoke, Charlie Starr, sur le groovy et sleazy « Rise And Grind ». Un plaisir entre six-cordistes, qui ne s’arrête pas là, puisque la dernière guest n’est autre que la légendaire Lita Ford pour un duo aux allures de ballade Americana, « Don’t Leave Me In The Dark », sa guitare des Runaway dans les mains.

Retrouvez aussi la chronique du précédent album :