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Dark Folk Neo-Folk

Nytt Land : the celebration of nature

Acteur majeur d’une scène néo-Folk en plein essor depuis quelques années et essentiellement originaire de Scandinavie, NYTT LAND se distingue par son pas de côté. Ici, l’esprit viking ne guide pas l’atmosphère globale et c’est surtout la variété des chants, diphoniques et de gorge typiquement sibériens, qui fascine. Entourés d’instrumentaux anciens, mais aussi de quelques boucles rythmiques électroniques et d’une profondeur de chaque instant, « Ritual Of Stone Sun » fait la part belle aux morceaux les plus entraînants dans un recueillement pagan toujours très immersif.

NYTT LAND

« Ritual Of Stone Sun (Live 2026) »

(Season Of Mist)

Le chamanique duo ne pouvait manquer de célébrer l’équinoxe de printemps, et cet éveil de la nature, comme il se doit et au son de sa Dark Folk enivrante. Quelques mois seulement après la sortie d’« Abra Khan », NYTT LAND signe son arrivée sur le label français Season Of Mist avec un enregistrement live capté le 22 mars dernier à Moscou. Le couple Pakhalenko, Natalia et Anatoly, offre une performance captivante, digne de l’évènement ancestral auquel il rendait hommage. Et «  Ritual Of The Stone » captive grâce à une setlist imparable.

Depuis plus de deux décennies maintenant, NYTT LAND travaille et recherche au plus profond de l’Histoire des tribus sibériennes notamment un héritage essentiellement vocal, afin de le préserver d’une part, et de le transmettre de l’autre. Les Russes, de par leur démarche artistique et les chants et récits collectés, font œuvre de préservation en (re)donnant vie à une culture immémoriale. Dans une ferveur très solennelle, « Ritual Of Stone Sun » résonne toujours de cet élan très introspectif et s’il charme, il se veut avant tout très respectueux de ces traditions.

Bien sûr, leur Sibérie natale reste au cœur leurs recherches, mais la magie de la mythologie nordique est aussi un pan important dans la discographie de NYTT LAND. Les liens paraissent même assez évidents et se dévoilent avec une même ardeur sur des morceaux devenus des classiques de la formation (« The Fires Of Midgard », « Risu Raknar », « Ragnarok »). Les applaudissements, qui viennent ponctuer le concert, sont autant de marque de respect de la part d’un public conquis par ce voyage musical intemporel (« Sotvorenie », « Equinox »).

Photo : Dimitrii Kulikov

Retrouvez les chroniques des précédents albums du duo :

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Ambient Ethnic Neo-Folk

Nytt Land : ancestral ceremony

Immersive, captivante, entraînante, troublante et presque magique, la musique de NYTT LAND est tout cela à la fois. Emprunte de mythologie Pagan et shamanique, elle redonne vie à une tradition souvent oubliée, ou négligée par un monde en quête de perpétuelles accélérations. La formation russe s’offre le temps d’une respiration, entre contemplation et mise en lumière d’un patrimoine musical et lyrique inestimable. « Aba Khan » représente une nouvelle étape dans cette démarche de préservation.

NYTT LAND

« Aba Khan »

(Prophecy Productions)

Alors que « Songs Of The Shaman » sorti l’an dernier résonne encore, Natasha et Anatoly Pakhalenko réapparaissent déjà avec un onzième album. Et si on pouvait s’attendre à une éventuelle suite, c’est dans la lignée de « Ritual » (2021) que vient s’inscrire « Aba Khan ». Ainsi, il n’est plus seulement question de se focaliser sur les témoignages ancestraux de leur Sibérie natale. NYTT LAND élargit une fois encore ses investigations vers d’autres peuples autochtones, non sans qu’ils aient bien sûr tous un lien qui les relie et tisse cette narration inédite.

Accompagné par le batteur et percussionniste Aleksandr Rosliakov, dont le jeu est d’une délicatesse absolue, le duo nous emporte dans une brume épaisse où les esprits trouvent leur place. Et c’est celle d’« Aba Khan », qui sert de guide à ce nouveau chapitre. NYTT LAND trouve sa fluidité dans l’harmonie qui règne entre les chants, les mélodies et les rythmes. Si pour certains les Sibériens donnent l’impression de se répéter, c’est tout le contraire. A chaque réalisation, ils creusent un peu plus un répertoire oublié et s’évertuent à le faire vivre avec émotion.

Le mélange des voix, les sons étonnants et les arrangements des chansons varient cette fois encore et dévoilent une autre facette de NYTT LAND. Imprévisible, mais dépositaire d’un immense trésor hors d’âge, le groupe collecte avec passion ces moments de rituels en les adaptant à une vision personnelle, que l’on sait absolument respectueuse. Au cœur de cette néo-Folk, qui ne veut d’ailleurs pas signifier grand-chose, l’évasion est permanente et pourtant il flotte dans l’atmosphère un parfum familier et presque transcendantal.

Retrouvez aussi la chronique de « Songs Of The Shaman » :

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Ambient Ethnic Neo-Folk

Nytt Land : The beating heart of the steppes

Bien avant l’éclosion du néo-Folk teinté d’Ambient qui déferle depuis quelques temps maintenant, NYTT LAND avait entrepris de restituer musicalement la riche Histoire de ses ancêtres. A l’instar de la démarche de Wardruna en Scandinavie, ce sont leurs terres natales de Sibérie que les Russes mettent en avant avec l’objectif de protéger et de partager un patrimoine culturel, qui mêle incantations, ésotérisme, animisme et où les esprits habitent littéralement ce « Songs Of Th Shaman » créatif, saisissant et authentique.

NYTT LAND

« Songs Of The Shaman »

(Prophecy Productions)

Depuis sa création en 2013, NYTT LAND a sorti une petite dizaine d’albums et chacun d’entre-eux est une plongée dans la culture sibérienne, et plus particulièrement dans ses rituels, ses textes et ses chants. Avec « Songs Of The Shaman », il nous emporte hors du temps, dans un espace où règnent les esprits et où même les dieux ne s’aventurent pas. Natalia Pakhalenko (chant, tambours) et son mari Anatoly (chant, talharpa, flûtes, percussions, guimbarde) se mettent au service de leur terre et de ses traditions.

En plus d’être des musiciens expérimentés et très investis, le duo mène aussi des recherches poussées et son travail d’historien est basé sur ses activités scientifiques, à savoir l’étude et la préservation de son ancestral passé. NYTT LAND s’en tient rigoureusement à un matériel directement issus des peuples autochtones. Son implication est complète et la musique qui vient enrober l’ensemble est le fruit de ses propres compositions. Autant dire que l’héritage s’entretient et se perpétue minutieusement et très consciencieusement.

Qualifier le répertoire de NYTT LAND d’immersif est un doux euphémisme. C’est une plongée hypnotique dans un monde chamanique, où la nature et ses sonorités tiennent une place aussi importante que les écrits spirituels de ces communautés reculées. Il y est question de sorts, de mystères et de légendes reproduits avec des techniques comme le chant de gorge sur des rythmes proches de la transe. « Songs Of The Shaman » traverse des paysages sonores aux reliefs parfois hallucinatoires et avec une fluidité envoûtante, presque magique.

Photo : Olga Gellert

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Extrême Groove Metal Thrash Metal

Millstone : une virulente campagne russe

Racé et convaincant, ce premier album de MILLSTONE transpire à grosses gouttes un Groove Metal thrashisant révolté et suroxygéné. Le combo russe n’a rien laissé au hasard et cette première autoproduction va en dynamiter plus d’un. La déferlante de riffs assassins et de rythmiques fracassantes proposée par les Russes est plus que rageuse.

MILLSTONE

« Isle »

(Independant)

Voilà un album qui va faire l’effet d’une bombe et dont on va entendre parler ! Sous l’impulsion de sa tête pensante Ivan Scherbakov, le collectif sibérien livre son premier album et cette autoproduction est digne des meilleures réalisations actuelles. MILLSTONE s’est inspiré du livre d’Arkady et Boris Strugatsky (« L’île habitée ») pour distiller un Groove Metal particulièrement incisif.

Concept-album magnifié par la production de Vladimir Lehtinen (Second To Sun, Ultar, Grima, …), « Isle » conjugue un groove de chaque instant avec un Thrash tranchant, un Death sans concession et une explosivité à faire fondre leur Sibérie natale. MILLSTONE réunit sur ce premier essai des sensations qui rappellent Meshuggah, White Zombie, Lamb Of God et même Infectious Groove tout en y gravant son empreinte.

Dès « Patres Ignotum », le combo assène une rythmique virulente et des riffs rugueux que l’on retrouve sur « Turned Inside Out », « The Dark Tower », « Zombieland » ou  « Promised Land ». Grâce à des solos très mélodiques et une variété de tempos d’une incroyable densité, MILLSTONE captive autant qu’il secoue (« The War Of Fools », « Progressor »). Les Russes tabassent et embrasent.  

Bandcamp : https://millstoneband.bandcamp.com/album/isle