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Heavy metal Old School

Cloven Hoof : conquérant

Très actif dans les années 80 avant une traversée du désert de plus de quinze ans, qui mit le groupe sur pause, CLOVEN HOOF a refait surface au milieu des années 2000, voyant passer un nombre impressionnant de musiciens. Depuis une décennie, cette institution du Heavy Metal traditionnel a retrouvé la flamme et le renfort du chanteur Harry ‘The Tyrant’ Conklin lui offre aussi un nouvel élan. « Never A Prophet In Your Own Land » est à la fois exubérant et solide.

CLOVEN HOOF

« Never A Prophet In Your Own Land »

(High Roller Records)

Deux ans après « Heathen Cross » qui avait consacré l’arrivée du frontman de Jag Panzer, COVEN HOOF continue sur sa lancée avec un onzième album bien plus varié que son prédécesseur. Même si ce dernier avait reçu un très bel accueil, les britanniques ont décidé d’élargir leur spectre musical en s’aventurant dans des ambiances plus mélodiques, tout en restant attachés à la légendaire NWOBHM, dont ils firent partie des pionniers au siècle dernier. Un héritage précieusement conservé et en l’occurrence bien préservé depuis 1979.

Toujours guidé par son bassiste et leader Lee Payne, seul membre originel encore présent, COVEN HOOF semble désormais stable et ce nouveau line-up, bâti pour l’essentiel il y a une dizaine d’années, a plutôt fière allure. La même équipe enchaîne donc son deuxième opus ensemble et la complicité est vraiment évidente. Avec une production Old School et organique, « Never A Prophet In Your Own Land » est pourtant loin de sonner comme une relique. Le Heavy Metal du quintet défie le temps avec aisance, faisant parler l’expérience et le talent.

Effectivement moins ténébreux que « Heathen Cross », ce nouvel effort multiplie les atmosphères, passant de morceaux purement Heavy Metal et d’un classicisme irréprochable (« Never A Prophet In Your Own Land », « Seven Sacred Wonders », « Conquistador », « Phantom Chaser »), à d’autres plus progressifs (« The Bigger They Are »), plus 70’s (« Gypsy Roller ») ou mid-tempo (« Prodigal Son »). Le savoir-faire de CLOVEN HOOF rayonne et la qualité des arrangements, qui habillent « Never A Prophet In Your Own Land », témoigne d’un combo en pleine renaissance.

Photo : Marco Vexus

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Heavy metal Progressif

Pyramid : une structure inébranlable

Le casting réuni sur « Rage » fait encore des merveilles sur ce cinquième album du groupe new-yorkais. Grâce à un trio vocal de haut vol accompagné de musiciens à la technicité et au feeling imparables, PYRAMID réussit le tour de force de livrer une réalisation très aboutie, inspirée et remarquablement bien produite. Un modèle de Fusion progressive et Heavy.

PYRAMID

« Rage »

(Sleaszy Rider Records)

Fondé à New-York en 2017 par le bassiste Lance Sawyer, PYRAMID fait partie de ces supergroupes, ou plutôt projets car les lines-up sont changeants, qui fascinent et régalent les amateurs de virtuoses du Metal. Dans un registre assez progressif, l’identité du groupe est très Heavy et n’est pas sans rappeler Savatage ou même Dream Theater. Et l’ensemble sur « Rage » atteint encore des sommets.

Autour de son bassiste se tient le noyau dur de PYRAMID, à l’œuvre depuis les débuts, et constitué de Chris Quirarte (batterie), Adam Bentley (guitare) et Joey Izzo (claviers). Redoutables et expérimentés, ces quatre-là reçoivent leurs invités comme il se doit et « Rage » est déjà la cinquième réalisation du collectif. Un rythme d’enfer mené avec habileté, talent et fermeté de bien belle manière.

Au chant, ce nouvel opus présente Tim ‘Ripper’ Owens (ex-Judas Priest), Andry Lagiou (The Harps) et Harry Conklin (Jag Panzer), et accueille aussi le guitariste de Fates Warning Mike Abdon. Sur 85 minutes, PYRAMID livre de très bons titres (« Greed », « Empty Roads », « Control », « Beast », « Slayer »), mais on retiendra surtout le morceau final, « Dungeons And Dragons »… et ses 20 minutes. Eclatant et épique, il clôt « Rage » brillamment.