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Hard Rock Old School Pub Rock

Hot Machine : highway to rock

En moins de trois ans, le quintet australien s’est forgé une belle réputation sur son île-continent en enchaînant les tournées aux côtés de pointues du genre. Aguerrie et déterminée, la formation féminine ne s’en laisse pas compter et renoue avec un Rock vintage qui empiète généreusement sur le Hard Rock avec une explosivité très actuelle. Avec « Comin’ In Hot », elles conjuguent puissance et mélodie et livrent un premier opus convaincant, qui devrait leur ouvrir bien des portes à l’international.

HOT MACHINE

« Comin’ In Hot »

(Independant)

HOT MACHINE avaient déjà sonné la charge il y a deux ans avec un premier EP, « Leather And Steel », certes un peu poussif et basique, mais qui laissait présager de bien bonnes intentions animées d’une fougue décomplexée. Quelques singles plus tard, lesquels figurent d’ailleurs sur ce premier album, les cinq musiciennes de Melbourne font un bond considérable en avant avec ce « Comin’ In Hot » explosif et chaud comme la braise. Les compositions sont plus affinées, le jeu aussi et surtout la production est méconnaissable, ce qui était sûrement le plus grand service à leur rendre. Preuve que l’écrin compte tout autant.

Car il y avait déjà chez elles, et dès « She’s On Money », premier single sorti en 2023, une volonté farouche de mettre un sérieux coup de pied dans la fourmilière Hard Rock. Et puis, quand on parle Australie, on pense bien sûr Pub Rock et HOT MACHINE en est fortement imbibé. On sent que les jeunes femmes ont été bercées au son des guitares bien saturées et grasses, des rythmiques effrénées et aussi des chanteuses Rock des années 80’s. De quoi se constituer une solide base pour avancer leurs beaux arguments. Aujourd’hui, le moteur est chaud bouillant et elles ne demandent qu’à brûler l’asphalte.

Bien qu’autoproduit, « Comin’ In Hot » n’a pas à rougir face aux réalisations du même genre, bien au contraire, on avait d’ailleurs pu s’en rendre compte lors des sorties de « Night Rider » et « Burnt ». Enregistré au Hothouse Audio, à St Kilda, puis mixé par Tim Maxwell et masterisé par Joseph Carra, on perçoit enfin toute la pertinence du style de HOT MACHINE. Riffs aiguisés et tranchants, rythmique en béton et un chant nettement plus fluide et maîtrisé, ces nouveaux morceaux les font entrer dans une autre sphère avec beaucoup d ’enthousiasme (« Gone In A Flash », « Sweet Lick », « 8 Ball Blues », « Speed Machine »). Volcanique !    

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Hard'n Heavy Heavy Rock

Vulvarine : proudly explosive

Réellement investie, la formation viennoise se présente avec « Fast Lane », un deuxième effort qui vient confirmer le potentiel aperçu à ses débuts. Sur de solides fondations Hard Rock, les musiciennes savent se faire Heavy, Glam aussi à l’occasion et laissent même échapper quelques gimmicks Punk. Bien produite, polyvalente et survoltée, cette nouvelle réalisation est intense, rafraîchissante et assure à VULVARINE une nouvelle stature dans l’univers Heavy Rock européen qu’elles s’apprêtent à conquérir armées d’un farouche caractère.

VULVARINE

« Fast Lane »

(Napalm Records)

En l’espace de cinq ans, on a pu assister en temps reel à la métamorphose, du moins à la saisissante progression, de VULVARINE. Depuis « Unleashed » en 2020, suivi de l’EP « Witches Brew » fin 2023, les Autrichiennes ont peaufiné leur style, resserré leur jeu et gagné en efficacité. Les compos sont plus racées, leur débordante énergie canalisée et avec « Fast Lane », elles franchissent un nouveau cap. Toujours aussi fougueuses, leur Hard Rock trouve son identité dans un élan Heavy, teinté de Punk et de Glam. Sexy & Raw au final !

Certes, il y a du Girlschool, une touche de Joan Jett dans l’attitude aussi et un brin de The Runaways chez VULVARINE, qui s’inscrit dans la lignée des groupes 100% féminin à l’ADN hyper-Rock’n’Roll. Mais sans compromis, ce deuxième album est explosif et vivifiant avec un côté sauvage qui sert parfaitement des refrains très accrocheurs. Même si elles évoluent dans un registre assez classique, « Fast Lane » est résolument moderne et impactant. Fruit d’une collaboration entre trois producteurs, l’ensemble est très homogène et costaud.  

Avec une approche féministe et volontaire, VULVARINE affirme ses convictions et ses valeurs, tout en libérant une bonne dose d’adrénaline. Brut et rentre-dedans, le quatuor affiche puissance et détermination, et met en avant des mélodies bien ciselées (« The Drugs, The Love And The Pain », « Demons », « Alright Tonight », « Equal, Not The Same », « Polly The Trucker » et l’acoustique « She’ll Come Around »). Au final, « Fast Lane » ne renverse pas la table, mais y pose comme il faut tous les ingrédients d’un avenir serein. La scène sera révélatrice.

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Hard Rock Heavy metal

Show-Ya : le Metal du levant

Si la scène Heavy Metal japonaise fait assez peu parler d’elle à l’international, il reste un groupe qui la porte à bout de bras depuis 1981. Hard Rock, Glam ou Heavy Metal, le quintet féminin SHOW-YA ne s’interdit rien et surtout ne baisse pas les bras. « Showdown » navigue entre mélodies accrocheuses et puissance avec une belle dextérité.

SHOW-YA

« Showdown »

(Metalville Records)

Depuis quatre décennies, 15 albums et deux Live, le quintet règne sans partage sur la scène Metal féminine japonaise. Après quelques soubresauts et plusieurs changements de line-up, SHOW-YA poursuit sa belle et longue carrière, toujours armé d’une fougue inébranlable et d’une sacrée envie d’en découdre, comme ce « Showdown » vient le confirmer.

Toujours guidé par sa frontwoman Keiko Terada, le groupe ne souffre pas du nombre des années et affiche toujours une belle énergie. 35 ans après son premier album (« Masquerade Show »), SHOW-YA rugit toujours et n’a pas hésité à hausser son niveau de jeu. Les filles se montrent tranchantes et incisives (« Eye To Eye », « Kiss In The Riot », « Rocks »).

Entre Hard Rock et Heavy Metal, les Nipponnes font preuve d’une redoutable efficacité et ont même le plaisir d’accueillir la chanteur allemande Doro pour un hymne à la féminité, « Heavy Metal Feminity », très relevé et fédérateur. Masterisé par Jacob Hansen, « Showdown » est un très bon album et vient confirmer la férocité des métalleuses de SHOW-YA.