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Desert Rock International Stoner Rock

Steak : sonic perspectives [Interview]

Quatrième album pour les Londoniens qui reviennent dans une configuration en quintet, ce qui leur apporte encore plus de volume et de relief. En un peu plus de quinze ans, ils ont su s’imposer au point qu’on a l’impression qu’ils ont toujours fait partie du paysage Stoner/Desert européen. Et cette forte présence s’explique par un son immédiatement reconnaissable, un jeu massif et mélodique et des albums qui vont à chaque fois creuser un peu plus profond. STEAK n’est pas l’un des fers de lance de la scène britannique par hasard et l’arrêt d’une des locomotives du genre, également londonienne, ne laissera pas un grand vide. Sobrement, et sombrement, éponyme, ce nouvel opus garde cette identité très Desert Rock dans ses fondations, tout en faisant grandir et évoluer son Stoner : la marque des grands. « Steak » est aussi surprenant qu’addictif, porté par un chant captivant, des guitares enivrantes et tranchantes et un duo rythmique d’un groove majestueux. Les Anglais frappent très fort, vont aussi régaler leurs fans et s’imposent ici avec une incontestable évidence. Entretien avec un groupe en perpétuel mouvement et qui ne renie pas la scène underground d’où il est issu.

– On vous avait quitté il y a quatre ans avec le très rouge « Acute Mania » et vous revenez avec un album à la pochette très sombre. Comme d’autres avant vous, « Steak » est-il votre ‘Black album’ ?

C’est fascinant de voir à quel point la pochette de l’album a suscité de nombreuses discussions… (Sourires) De nos jours, tout est instantané, alors c’est agréable de proposer quelque chose d’un peu mystérieux qui incite à regarder de plus près. Quiconque prend la peine d’aller au-delà des apparences est récompensé par une explosion de couleurs grâce à l’illustration intérieure réalisée par notre ami et collaborateur Schoph. C’est notre façon de dire que les meilleures choses sont celles qu’il faut découvrir en creusant un peu. Nous espérons que c’est ainsi que la musique sera appréciée.

– Sur ce nouvel album, vous accueillez aussi le guitariste Tom Cameron et STEAK est désormais un quintet. Le groupe avait-il besoin de prendre du volume dans l’objectif peut-être aussi de vos prochaines prestations live ?

C’était une suite logique après sa contribution au morceau « System » sur « Acute Mania ». Cet album était plus complexe que nos précédents, alors quand on est partis en tournée, il a rejoint le groupe. On est amis depuis une vingtaine d’années, alors on savait donc tous à quoi s’attendre ! (Sourires)

– D’ailleurs, le groupe s’agrandit et sort aussi un album éponyme, ce qui est toujours très significatif dans une carrière. Est-ce la version 2.0 de STEAK que vous livrez ici ? Comme un nouveau chapitre dans votre parcours ?

Peut-être une remise à zéro, ou une rupture définitive. Avec le recul, on voulait peut-être simplement laisser la musique parler d’elle-même, sans être contraints par un concept ou un angle précis. Le prochain album s’appellera peut-être « Steak 2.0 » ! Ou peut-être pas… (Sourires)

– Il y a une véritable géographie sonore sur ce nouvel album avec beaucoup de relief et surtout un spectre qui n’est pas écrasé. Est-ce que, étant donné le contenu de « Steak », la production a eu une importance toute particulière cette fois ?

Pour cet album, nous ne voulions pas trop en faire côté production. Avec tous ces nouveaux projets, ce n’était pas le moment de trop expérimenter en studio. Pour la première fois, nous avons deux chanteurs, deux guitaristes et de nouvelles idées de composition. Rien que cela apportera une perspective et une profondeur inédites à la musique.

– Outre ses riffs puissants et massifs, STEAK reste un groupe finalement très accessible, avec des parties vocales très accrocheuses. Vos mélodies partent-elles des voix, ou au contraire des parties instrumentales, car les refrains sont encore très soignés ?

Il n’y a pas de formule toute faite… Parfois, on travaille un morceau pendant des mois avant même de penser à le structurer et à y ajouter le chant. Parfois, la mélodie vocale vient en premier et la musique se construit autour. Ou alors, tout se fait naturellement et la chanson s’écrit d’elle-même.

– Ce qu’il y a aussi d’assez particulier chez STEAK, c’est votre touche britannique assez spécifique dans le son que l’on n’entend peu, même chez les groupes de Stoner anglais. Comment se traduit-elle dans votre jeu, selon vous, et comment l’associez-vous à vos autres influences plutôt américaines ?

Nous étions tous de jeunes adolescents dans les années 90, et il y avait tellement de groupes de guitare Pop au Royaume-Uni à l’époque. Il est presque impossible pour nous de ne pas être influencés d’une manière ou d’une autre par le son de cette période. De même, le Grunge, le Blues et l’émergence du Desert Rock américain durant cette même période ont laissé une empreinte indélébile sur notre musique. Cependant, vous avez plus de chances d’entendre les Commodores ou du Roachford dans le bus de tournée ! (Rires)

– Par ailleurs, une chose est assez marquante, c’est la manière dont les morceaux « Cometh » et « Short Arms » encadrent l’album au début et à la fin. On croirait presque qu’ils servent d’écrin au reste du disque. Est-ce que vous les avez pensé dans cette optique ?

Elles n’ont pas été écrites intentionnellement comme des morceaux de transition, mais « Cometh » semblait être un excellent moyen de présenter toutes les nouveautés du groupe et « Short Arms » ne ressemble à rien de ce que nous avons fait auparavant. Peut-être un avant-goût de ce qui nous attend ? Et cela nous semblait aussi une bonne façon de conclure l’album.

– En près de 15 ans d’existence, STEAK s’est toujours distingué par un son très live dans l’approche et ce nouvel album s’inscrit encore dans cette veine. La scène vous sert-elle aussi de champ d’expérimentation pour vos futures compositions ?

Parfois, c’est certain. Par exemple, « Dust », sur notre nouvel album, est né d’un riff improvisé pendant les balances. « Two By Two », on l’a joué en live pendant deux ans avant d’entrer en studio. Mais parfois, on attend d’être sûrs qu’un morceau soit abouti avant de se lancer à corps perdu. Par ailleurs, on a joué « Infinite » au Roundhouse à Londres, un morceau inédit, lors d’un de nos plus grands concerts à ce jour. Je crois qu’on aime bien se tester sans même y penser sur le moment… (Sourires)

– Enfin, vous qui venez de la scène stoner underground londonienne et qui aimez à le rappeler, vous considérez-vous encore en faire partie ? Ou certaines étapes clés ont-elles été franchies en ce qui concerne STEAK dans son statut notamment ?

Notre récente soirée de lancement de l’album dans le quartier de Camden à Londres pour ‘Desertscene’ était une véritable fête, non seulement pour nous, mais aussi pour toute la scène. Et ce fut aussi une façon de remercier tous ceux qui nous ont accompagnés dans cette aventure depuis toutes ces années. Nous sommes conscients de notre chance et nous sommes très exigeants envers nous-mêmes. Nous n’avons donc jamais la prétention d’être trop ambitieux. Nous sommes juste des potes qui font de la musique, et c’est la scène qui nous offre ce tremplin pour la partager avec le public.

Le nouvel album éponyme de STEAK est disponible chez Stickman Records et Ripple Music.

Photos : Sylvain Golvet (1) et Sam Huddleston (2).

Retrouvez aussi la chronique de « Acute Mania » :

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Heavy Psych Rock International Stoner Prog

Elder : pleasure in freedom [Interview]

Entre les concerts et le studio, les Américains donnent le sentiment de ne jamais s’arrêter. Cette éducation qui passe par un travail acharné ne leur laisse, de fait, pas forcément le temps nécessaire de peaufiner et de finaliser toutes ces idées foisonnantes. C’est un peu ce qui s’est passé pour ce sixième album où ELDER a exhumé des brides de morceaux pour aller, cette fois, jusqu’au bout du processus créatif. Et même si le quatuor est parti en tournée au beau milieu de la confection de « Through Zero » pour revenir s’y atteler aussitôt, il y a comme toujours cette unité artistique incroyable, qui en fait probablement l’un de ses albums le plus abouti. Alors qu’il nous propose un passage à travers le vide via ce nouveau concept, le chanteur et guitariste principal du groupe, Nick DiSalvo, revient sur sa vision musicale et l’élaboration de ce nouvel opus.

– Avant de parler de « Though Zero », j’aimerais qu’on dise un mot au sujet de l’EP que vous avez sorti en septembre dernier. Il s’agissait de deux morceaux initialement destinés à « Omens » (2020) et « Innate Passage » (2022). Aviez-vous un sentiment d’inachevé en ne les ayant pas présenté avant ?

Nous avons cumulé une multitude de fragments de chansons restés inédits au fil des ans, ce qui est parfois frustrant, mais malgré une telle production, nous n’avons pas ce sentiment d’inachevé. Il arrive que les idées ne soient pas encore abouties au moment où elles sont écrites, et il y a toujours une chance qu’elles voient le jour plus tard.

– Cet EP est sorti alors que vous partiez en tournée avec All Them Witches et vous êtes déjà de retour avec un nouvel album, avant de repartir bientôt encore sur la route. Quand est-ce que vous avez pris le temps d’enregistrer « Through Zero » ? Vos morceaux étaient-ils déjà prêts, malgré leur complexité ?

Nous avons enregistré l’album avant et après la tournée All Them Witches. Les sessions d’écriture ont été assez intenses juste avant de reprendre la route. Je crois que l’album a du être finalisé en six mois environ.

– ELDER existe depuis une vingtaine d’années et vous avez quitté votre Massachusetts natal pour Berlin il y a un moment déjà. On ne va pas encore refaire l’histoire, mais est-ce que l’idée de rentrer aux Etats-Unis vous traverse parfois l’esprit, même si votre pays connaît une période compliquée en ce moment ?

Franchement, pour l’instant, je ne me vois pas m’installer définitivement aux Etats-Unis. Cela dit, l’Allemagne traverse elle aussi des crises et je doute fort qu’elle devienne mon foyer pour toujours. Ce n’est pas vraiment le moment d’envisager l’avenir avec optimisme…

– D’ailleurs, avec le temps, je trouve qu’ELDER présente aujourd’hui une identité plus européenne qu’américaine. Au regard de vos six albums, vos quatre EPs et vos deux live, quand pensez-vous que le virage a eu lieu ? A moins que cette évolution vous paraisse naturelle…

Je ne pense pas que nos nationalités jouent un rôle important dans notre musique, mais je pourrais l’expliquer par le fait que notre musique est davantage influencée, à certains égards, par le Rock des années 70 venu d’Europe et du Royaume-Uni, plus que par l’héritage du Blues américain.

– Comme à chaque fois, vous nous embarquez dans une voyage musical et sonore unique. Et vous êtes partis de ce terme qui donne son nom à l’album, « Through Zero », qui est emprunté à l’ingénierie et aussi au monde de la musique. Est-ce parce qu’il donne lieu à une multitude d’interprétations aussi bien conceptuelles que philosophiques qu’il a retenu votre attention ?

C’est exactement ça. J’aime jouer avec les mots et l’expression « Through Zero » est intéressante. Bien qu’elle ne désigne rien d’autre que le phénomène physique auquel elle fait référence, je trouve que l’idée s’applique à bien d’autres domaines et décrit bien l’atmosphère sonore de l’album.

– Musicalement, « Through Zero » est très progressif avec des passages aux résonances très 80’s et enrobé d’un Heavy Rock aussi très direct. Est-ce que vous vous êtes basés sur le jeu des textures, comme c’est le cas ici, pour dérouler votre fil narratif, car ELDER garde toujours une grande fluidité à passer d’une atmosphère à l’autre ?  

Oui, la magie de ces morceaux réside dans l’interaction entre de nombreux éléments disparates, comme des guitares puissantes et incisives, des sonorités de cordes de mellotron d’inspiration vintage, et parfois même des sons synthétiques modernes. Le défi et la récompense de cette musique consistent à intégrer tous ces sons d’époques différentes en un mix cohérent.

– D’ailleurs et peut-être encore plus que sur vos précédents albums, « Through Zero » se dévoile vraiment au fil des écoute. L’émergence des détails dans vos morceaux est d’ailleurs assez incroyable, tant ils sont nombreux. C’est un travail que vous effectuez une fois le morceau bien structuré, c’est-à-dire plus ou moins vers la fin, ou vous intégrez les arrangements dès le départ ?

Les arrangements sont déjà complexes et détaillés lors de la composition. La difficulté survient surtout à l’enregistrement, car c’est là qu’il faut trouver une place pour chaque élément. Souvent, nous devons même simplifier les arrangements en studio, faute de place ! Cela dit, c’est aussi le moment où nous améliorons les morceaux.

– « Through Zero » a aussi la particularité d’être produit par vous-mêmes, toujours en collaboration avec Richard Behrens. Et cette fois, vous avez aussi participé au mix de l’album. Qu’est-ce qui a changé dans votre démarche pour que vous ayez envie de vous y pencher ? Le considérez-vous finalement comme votre disque le plus personnel à ce jour ?

J’ai souvent été frustré par le passé par les décisions de mixage prises par des personne extérieures. C’était des décisions que nous n’avions ni le temps, ni les ressources pour corriger ou même pour explorer d’autres options de manière adéquate. Or, je sais depuis longtemps quel son je souhaite pour notre musique et aussi que nous, au sein du groupe, possédons de solides compétences techniques en matière d’enregistrement…

– Vous repartez encore pour une longue tournée, ce qui fait d’ELDER un groupe de scène incroyable. Vous donnez d’ailleurs l’impression de ne jamais vous arrêter. Est-ce que vous considérez finalement un peu vos albums comme un prétexte pour repartir sur la route ? Et est-ce le contact direct avec vos fans que vous privilégiez surtout ?

En fin de compte, je pense que non. Mais l’aspect live du groupe est tout aussi important pour nous que les albums. Le Rock est fait pour être vécu en concert, car c’est une sensation forte, viscérale et énergique ! Je ne peux pas vraiment imaginer jouer de la musique sans cette dimension scénique.

– Enfin, on a parlé du fait que votre musique avait peut-être une saveur plus européenne aujourd’hui. Que reste-t-il de fondamentalement et viscéralement américain chez ELDER ?

ELDER est né de la scène Rock underground américaine. Nous n’avons pas fréquenté d’écoles de musique, nous n’avons bénéficié d’aucun financement culturel, ni même d’une salle de répétition subventionnée par l’Etat, contrairement à certains groupes en Europe de l’Ouest. Précisons-le : je considère ces aides comme essentielles et il est absolument indispensable de financer les arts et la culture ! Mais en même temps, nous avons dû apprendre par nous-mêmes et travailler d’arrache-pied pour en arriver là. Je pense que cette façon de faire est emblématique de ‘l’éthique du travail à l’américaine’. On nous dit souvent que notre culture du travail est malsaine ou mal adaptée, mais nous sommes aussi très motivés et convaincus qu’à force de travail, on peut réussir. Cette mentalité nous a sans doute été inculquée très tôt et c’est pour cette raison que nous n’arrêtons jamais d’avancer, même au risque de nous exploiter, ou de nous contraindre, nous-mêmes.

Le nouvel album d’ELDER, « Through Zero », est disponible chez Stickman Records en Europe.

Photos : Leon de Backer

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Heavy Psych Rock

Motorpsycho : orbite psychédélique

Seulement quatre morceaux pour ce nouvel album de MOTORPSYCHO, c’est dire la liberté prise par le trio norvégien sur « Ancien Astronauts ». Avec des titres allant de 2 à 22 minutes, l’incroyable combo de multi-instrumentistes joue sur le Psych, le Rock et le Prog avec un côté Fuzz, parfois Drone et toujours stupéfiant.

MOTORPSYCHO

« Ancient Astronauts »

(Stickman Records)

Après les très bons « The All Is One » (2020) et « Kingdom Of Oblivion » (2021), le prolifique trio norvégien n’a mis que 16 petits mois pour composer et enregistrer « Ancient Astronauts ». Une fois encore magistral, ce nouvel opus très instrumental de MOTORPSYCHO est très expansif et conserve ce côté expérimental qui caractérise son Heavy Psych Prog.

Toujours aussi créatifs, les Scandinaves ont profité du confinement pour mettre en boîte cette nouvelle réalisation en quatre actes pour autant de morceaux toujours aussi distinctifs. En cinq jours de studio sous la houlette du producteur Deathprod, qui fait presque partie du groupe, « Ancient  Astronauts » montre un MOTORPSYCHO très aérien, toujours très Rock et naviguant au gré des sonorités.

Psychédélique et progressif, ce nouvel album a été conçu en condition live et seules quelques guitares et voix sont venues se greffer au mix final. On profite ainsi pleinement de la gigantesque énergie de MOTORPSYCHO avec un son toujours très organique et des atmosphères planantes. A noter l’incroyable « Chariot of the Sun – to Phaeton On The Occasion Of Sunrise » qui s’étend sur 22 minutes. Phénoménal !

Photo : Terje Visnes
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Metal Progressif Rock

Motorpsycho : errance psychédélique

Capable de douceur extrême comme de déflagrations écrasantes et dévastatrices, MOTORPSYCHO continue de souffler le chaud et le froid à travers un Rock/Metal Progressif qui n’appartient qu’à lui et dont les courants musicaux sont aussi larges que variés. Toujours aussi psychédélique à travers des morceaux protéiformes souvent brillants, le trio régale une fois encore grâce à une créativité généreuse et inépuisable.

MOTORPSYCHO

« Kingdom of Oblivion »

(Stickman Records/Rune Grammofon)

Les très prolifiques Norvégiens sont déjà de retour après le très bon « The All Is One » sorti en septembre dernier. Sur une bonne heure dix (le format habituel du trio), PSYCHOMOTOR présente un « Kingdom Of Oblivion », toujours aussi inspiré et où la virtuosité de ses membres est éclatante. Bent Sæther (basse, chant) et Hans Magnus Ryan (guitare, chant) ont désormais officialisé le Suédois Tomas Järmyr derrière les fûts, et le groupe semble plus soudé que jamais.

Evoluant toujours dans un registre progressif où viennent se greffer des partitions Rock, Metal, Blues et Folk, le groupe semble laisser livre-court à sa fertile imagination, ponctué de claviers aériens et envoûtants. Encore une fois différent de ses précédentes productions, MOTORPSYCHO tire très habillement son épingle du jeu avec des morceaux qui alternent douceur et fureur décibéliques (« The United Debased », « Dreamkiller », « At Empire’s End », « Alet », « Cormorant »).

Expérimental et atmosphérique, les Scandinaves n’en finissent pas de surprendre, grâce à un jeu et des morceaux tous aussi déroutants et imprévisibles les uns que les autres (« The Hunt », « The Transmutation of Cosmoctopus Lurker », un sommet !). Toujours ancré dans un son très 70’s, profond et organique, MOTORPSYCHO s’amuse franchement, là où d’autres ne noient. Psychédélique et moderne à la fois, le trio paraît intarissable et c’est une vraie bénédiction !