Catégories
Heavy Psych Rock International Stoner Prog

Elder : pleasure in freedom [Interview]

Entre les concerts et le studio, les Américains donnent le sentiment de ne jamais s’arrêter. Cette éducation qui passe par un travail acharné ne leur laisse, de fait, pas forcément le temps nécessaire de peaufiner et de finaliser toutes ces idées foisonnantes. C’est un peu ce qui s’est passé pour ce sixième album où ELDER a exhumé des brides de morceaux pour aller, cette fois, jusqu’au bout du processus créatif. Et même si le quatuor est parti en tournée au beau milieu de la confection de « Through Zero » pour revenir s’y atteler aussitôt, il y a comme toujours cette unité artistique incroyable, qui en fait probablement l’un de ses albums le plus abouti. Alors qu’il nous propose un passage à travers le vide via ce nouveau concept, le chanteur et guitariste principal du groupe, Nick DiSalvo, revient sur sa vision musicale et l’élaboration de ce nouvel opus.

– Avant de parler de « Though Zero », j’aimerais qu’on dise un mot au sujet de l’EP que vous avez sorti en septembre dernier. Il s’agissait de deux morceaux initialement destinés à « Omens » (2020) et « Innate Passage » (2022). Aviez-vous un sentiment d’inachevé en ne les ayant pas présenté avant ?

Nous avons cumulé une multitude de fragments de chansons restés inédits au fil des ans, ce qui est parfois frustrant, mais malgré une telle production, nous n’avons pas ce sentiment d’inachevé. Il arrive que les idées ne soient pas encore abouties au moment où elles sont écrites, et il y a toujours une chance qu’elles voient le jour plus tard.

– Cet EP est sorti alors que vous partiez en tournée avec All Them Witches et vous êtes déjà de retour avec un nouvel album, avant de repartir bientôt encore sur la route. Quand est-ce que vous avez pris le temps d’enregistrer « Through Zero » ? Vos morceaux étaient-ils déjà prêts, malgré leur complexité ?

Nous avons enregistré l’album avant et après la tournée All Them Witches. Les sessions d’écriture ont été assez intenses juste avant de reprendre la route. Je crois que l’album a du être finalisé en six mois environ.

– ELDER existe depuis une vingtaine d’années et vous avez quitté votre Massachusetts natal pour Berlin il y a un moment déjà. On ne va pas encore refaire l’histoire, mais est-ce que l’idée de rentrer aux Etats-Unis vous traverse parfois l’esprit, même si votre pays connaît une période compliquée en ce moment ?

Franchement, pour l’instant, je ne me vois pas m’installer définitivement aux Etats-Unis. Cela dit, l’Allemagne traverse elle aussi des crises et je doute fort qu’elle devienne mon foyer pour toujours. Ce n’est pas vraiment le moment d’envisager l’avenir avec optimisme…

– D’ailleurs, avec le temps, je trouve qu’ELDER présente aujourd’hui une identité plus européenne qu’américaine. Au regard de vos six albums, vos quatre EPs et vos deux live, quand pensez-vous que le virage a eu lieu ? A moins que cette évolution vous paraisse naturelle…

Je ne pense pas que nos nationalités jouent un rôle important dans notre musique, mais je pourrais l’expliquer par le fait que notre musique est davantage influencée, à certains égards, par le Rock des années 70 venu d’Europe et du Royaume-Uni, plus que par l’héritage du Blues américain.

– Comme à chaque fois, vous nous embarquez dans une voyage musical et sonore unique. Et vous êtes partis de ce terme qui donne son nom à l’album, « Through Zero », qui est emprunté à l’ingénierie et aussi au monde de la musique. Est-ce parce qu’il donne lieu à une multitude d’interprétations aussi bien conceptuelles que philosophiques qu’il a retenu votre attention ?

C’est exactement ça. J’aime jouer avec les mots et l’expression « Through Zero » est intéressante. Bien qu’elle ne désigne rien d’autre que le phénomène physique auquel elle fait référence, je trouve que l’idée s’applique à bien d’autres domaines et décrit bien l’atmosphère sonore de l’album.

– Musicalement, « Through Zero » est très progressif avec des passages aux résonances très 80’s et enrobé d’un Heavy Rock aussi très direct. Est-ce que vous vous êtes basés sur le jeu des textures, comme c’est le cas ici, pour dérouler votre fil narratif, car ELDER garde toujours une grande fluidité à passer d’une atmosphère à l’autre ?  

Oui, la magie de ces morceaux réside dans l’interaction entre de nombreux éléments disparates, comme des guitares puissantes et incisives, des sonorités de cordes de mellotron d’inspiration vintage, et parfois même des sons synthétiques modernes. Le défi et la récompense de cette musique consistent à intégrer tous ces sons d’époques différentes en un mix cohérent.

– D’ailleurs et peut-être encore plus que sur vos précédents albums, « Through Zero » se dévoile vraiment au fil des écoute. L’émergence des détails dans vos morceaux est d’ailleurs assez incroyable, tant ils sont nombreux. C’est un travail que vous effectuez une fois le morceau bien structuré, c’est-à-dire plus ou moins vers la fin, ou vous intégrez les arrangements dès le départ ?

Les arrangements sont déjà complexes et détaillés lors de la composition. La difficulté survient surtout à l’enregistrement, car c’est là qu’il faut trouver une place pour chaque élément. Souvent, nous devons même simplifier les arrangements en studio, faute de place ! Cela dit, c’est aussi le moment où nous améliorons les morceaux.

– « Through Zero » a aussi la particularité d’être produit par vous-mêmes, toujours en collaboration avec Richard Behrens. Et cette fois, vous avez aussi participé au mix de l’album. Qu’est-ce qui a changé dans votre démarche pour que vous ayez envie de vous y pencher ? Le considérez-vous finalement comme votre disque le plus personnel à ce jour ?

J’ai souvent été frustré par le passé par les décisions de mixage prises par des personne extérieures. C’était des décisions que nous n’avions ni le temps, ni les ressources pour corriger ou même pour explorer d’autres options de manière adéquate. Or, je sais depuis longtemps quel son je souhaite pour notre musique et aussi que nous, au sein du groupe, possédons de solides compétences techniques en matière d’enregistrement…

– Vous repartez encore pour une longue tournée, ce qui fait d’ELDER un groupe de scène incroyable. Vous donnez d’ailleurs l’impression de ne jamais vous arrêter. Est-ce que vous considérez finalement un peu vos albums comme un prétexte pour repartir sur la route ? Et est-ce le contact direct avec vos fans que vous privilégiez surtout ?

En fin de compte, je pense que non. Mais l’aspect live du groupe est tout aussi important pour nous que les albums. Le Rock est fait pour être vécu en concert, car c’est une sensation forte, viscérale et énergique ! Je ne peux pas vraiment imaginer jouer de la musique sans cette dimension scénique.

– Enfin, on a parlé du fait que votre musique avait peut-être une saveur plus européenne aujourd’hui. Que reste-t-il de fondamentalement et viscéralement américain chez ELDER ?

ELDER est né de la scène Rock underground américaine. Nous n’avons pas fréquenté d’écoles de musique, nous n’avons bénéficié d’aucun financement culturel, ni même d’une salle de répétition subventionnée par l’Etat, contrairement à certains groupes en Europe de l’Ouest. Précisons-le : je considère ces aides comme essentielles et il est absolument indispensable de financer les arts et la culture ! Mais en même temps, nous avons dû apprendre par nous-mêmes et travailler d’arrache-pied pour en arriver là. Je pense que cette façon de faire est emblématique de ‘l’éthique du travail à l’américaine’. On nous dit souvent que notre culture du travail est malsaine ou mal adaptée, mais nous sommes aussi très motivés et convaincus qu’à force de travail, on peut réussir. Cette mentalité nous a sans doute été inculquée très tôt et c’est pour cette raison que nous n’arrêtons jamais d’avancer, même au risque de nous exploiter, ou de nous contraindre, nous-mêmes.

Le nouvel album d’ELDER, « Through Zero », est disponible chez Stickman Records en Europe.

Photos : Leon de Backer

Catégories
Hard US Rock US

Myles Kennedy : emotional masterclass

Il est tellement actif qu’on pourrait très bien imaginer MYLES KENNEDY être à court d’idées ou d’inspiration. L’homme possède, c’est vrai, un agenda très, très rempli. Or, avec « The Art Of Letting Go », c’est tout le contraire que vient démontrer le musicien de  Boston. Car ce troisième effort en solitaire, loin du feu des projecteurs essentiellement braqués sur ces projets en groupe, est de loin son meilleur. Complet et virtuose, ce nouvel opus est d’une justesse de chaque instant. Généreux et authentique, dans sa musique comme dans ses textes, le songwriter atteint une maturité artistique guidé par un fort tempérament.

MYLES KENNEDY

« The Art Of Letting Go »

(Napalm Records)

Il y a des artistes dont les albums solos dépassent très nettement ceux qu’ils font en groupe, et MYLES KENNEDY fait définitivement partie de ceux-là. Tout semble si naturel et évident lorsqu’il est seul aux commandes qu’on a presque le sentiment qu’ailleurs, il est freiné. Que ce soit avec Slash & The Conspirators ou même avec Alter Bridge (le meilleur des deux !), il est méconnaissable dans sa façon d’écrire. Alors, bien sûr, chacun choisira ensuite dans quel rôle il le préfère. En tout cas, pour tout amateur de Rock/Hard US, ses productions sont toujours limpides et lumineuses. Ici encore, ses parties de guitare et son chant prennent subitement un nouvel éclat et une saveur toute personnelle.

Cette fois encore, « The Art Of Letting Go » est l’œuvre d’un maître artisan. MYLES KENNEDY est littéralement au sommet de son art. Si sa voix développe une force toujours très maîtrisée, capable notamment d’envolées surpuissantes, les parties de guitares sont elles aussi d’une incroyable richesse. Entre ce déluge de riffs aux sonorités tellement variées qu’il surprend à chaque morceau et des solos toujours aussi bien sentis, le musicien se met littéralement au service de ses chansons. S’il en fait beaucoup, il n’en fait jamais trop et les artistes de ce calibre se font très rares. Il n’y a ici aucune course à la surenchère. L’efficacité est son moteur… et il ronronne.

Accompagné des fidèles Zia Uddin à la batterie et Tim Tournier à la basse, le trio s’engouffre dans un Rock/Hard US souvent bluesy et toujours très solide. Et cette formule fait mouche que ce soit dans les moments les plus forts et implacables (« The Art Of Letting Go », « Say What You Will », « Mr Downside »). Et quand MYLES KENNEDY laisse parler ses émotions, on monte encore d’un cran dans un Rock universel qui parait si naturel (« Miss You When You’re Gone », « Save Face », « Nothing More To Gain »). Et malgré un ensemble très ample doté d’un volume incroyable, le chanteur sait jouer sur la corde sensible avec beaucoup de sincérité («  Behind The Veil » et surtout « Eternal Lullaby »). L’énergie et la beauté !

Retrouvez la chronique de son album précédent, « The Ides Of March » :

Catégories
Alternative Metal

Godsmack : changement de trajectoire

Si les riffs sont toujours massifs, les solos flamboyants, la rythmique groove et tendue et le chant perçant et captivant, GODSMACK s’apprête pourtant à changer de cap. « Lighting Up The Sky » est annoncé comme sa dernière réalisation studio. Et si c’est le cas, la formation laissera un puissant témoignage et une empreinte forte dans le monde du Hard Rock et de l’Alternative Metal.

GODSMACK

« Lighting Up The Sky »

(BMG)

GODSMACK, par la voix de son leader Sully Erna, l’a annoncé : il ne mettra plus les pieds dans un studio. Cette décision forte intervient après 27 ans de carrière et a de quoi surprendre. A l’heure où de nombreux groupes, et non des moindres, voient leurs tournées s’annuler, le quatuor a décidé de se consacrer à la scène et partagera donc sa musique de manière différente. On peut par conséquent s’attendre à quelques surprises.

A en croire les Américains, « Lighting Up The Sky » se présente comme leur ultime album. Et très franchement, à l’écoute du huitième opus du combo du Massachusetts, il y a de quoi nourrir des regrets… et pas qu’un peu ! L’Alternative Metal de GODSMACK est toujours incisif et accrocheur et les teintes de Hard Rock apporte ce côté tellement organique qui fait sa force. Quant à la production, elle reste exceptionnelle bien sûr.

Typiquement US dans le son comme dans la forme, « Lighting Up The Sky » regorge de titres pêchus et musclés comme ceux qui ont marqué la discographie de ce monument de la scène américaine (« You And I », « Red White And Blue », « Hell’s Not Dead », « Let’s Go » et le génial « Surrender »). Mais GODSMACK sait aussi donner dans la profondeur et l’émotion (« Best Of Times », « Growing Old », « What About Me », Truth »). Il va manquer !

Catégories
Alternative Rock Post-HardCore post-Rock

Cave In : conjurer le sort

La vie de CAVE IN n’est pas un long fleuve tranquille, mais malgré tout le combo américain continue sa route, guidé par une créativité qui ne faiblit pas. Mieux, avec « Heavy Pendulum » son septième opus, le groupe livre très probablement son meilleur album, passant d’un post-HardCore à un Alternative Rock avec une classe immense.

CAVE IN

« Heavy Pendulum »

(Relapse Records)

Suite au décès accidentel de son bassiste Caleb Scofield en 2018, également membre d’Old Man Gloom, nombre de questions s’est posé quant à la suite que donnerait CAVE IN à ses aventures musicales. En l’espace de six albums, « Heavy Pendulum » étant le septième et le second sans son bassiste originel, le quatuor du Massachusetts est parvenu à apporter beaucoup de s        ang neuf à son style et une suite s’imposait donc.

Finalement, c’est le bassiste Nate Newton qui assure maintenant la succession et il s’en sort franchement bien. Produit par leur ami et guitariste de Converge, Kurt Ballou, « Heavy Pendulum » tient toutes ses promesses en termes de créativité et CAVE IN se plait toujours autant à explorer, avec le talent qu’on lui connait, un large spectre Rock qui va du post-HardCore au Stoner jusqu’à l’Alternative.

De là à considérer ce nouvel album comme un exutoire, ce n’est pas vraiment le cas. Ici, tout est à sa place, parfaitement interprété et surtout très inspiré. Le quatuor se montre à la fois puissant, planant et bien sûr émouvant à de multiples reprises. Sans être trop sombre ou désespéré, CAVE IN poursuit sur sa dynamique dans un post-Rock fulgurant, mélodique et accrocheur.

Catégories
MetalCore

Killswitch Engage : combat MetalCore

En un peu plus de 20 ans, KILLSWITCH ENGAGE s’est imposé comme un poids lourd du MetalCore, tout en ayant réussi à conserver un son organique, ce qui fait sa grande force. Avec ce live diffusé en streaming l’an dernier, les prolifiques américains s’imposent comme un véritable groupe de scène… même sans son public. Et ce double-album, « Live At The Palladium », est implacable à bien des niveaux.

KILLSWITCH ENGAGE

« Live At The Palladium »

(Metal Blade Records)

L’exercice est périlleux et courageux, mais ils sont pourtant quelques uns à ne pas être restés les bras croisés durant la période où les concerts ne pouvaient avoir lieu. Et KILLSWITCH ENGAGE avait diffusé en streaming le 6 août 2021 un concert donné au Palladium de Worcester dans le Massachusetts, une salle que le groupe connait bien et qui est chargée en émotion pour lui.

C’est donc à domicile et sans public que les Américains présentent ce double-album où on les retrouve malgré tout en grande forme et tout en puissance. Pour ce concert un peu hors-norme, KILLSWITCH ENGAGE a décidé de jouer dans leur intégralité son premier album éponyme sorti en 2000 et « Atonement », paru il y a trois ans. Et le mélange des deux époques est assez judicieux.

Malgré l’absence de public, le quintet parvient parfaitement à restituer l’énergie du live, et même si les deux albums joués sont séparés par près de deux décennies, l’ensemble est plutôt homogène. Le premier est plus brut et frontal que « Atonement », et aussi moins MetalCore. L’évolution de KILLSWITCH ENGAGE est donc manifeste et va dans le bon sens. Reste maintenant à travailler sur les grosses lacunes au niveau des chœurs.

Catégories
Metal Progressif

Wilderun : symphonie organique

Relativement discrets sur la scène Metal Progressive international, les Américains sont pourtant l’une des formations les plus créatives et audacieuses de cette dernière décennie. Avec ce quatrième album, « Epigone », WILDERUN associe avec talent des sonorités Folk acoustiques avec un Metal dévastateur et fulgurant.

WILDERUN

« Epigone »

(Century Media Records)

C’est depuis Boston, Massachusetts, que WILDERUN élabore son Metal Progressif teinté de Folk depuis 2008. Avec « Epigone », le quatuor va encore plus loin pour livrer un quatrième album très immersif et même introspectif. En allant plus en profondeur que sur « Veil », leur précédent opus, les Américains montrent un aspect très fort et toujours aussi organique de leur style si personnel.

En proposant un voyage, car il s’agit bien de cela, aussi sophistiqué, complexe et ambitieux, WILDERUN a décidé d’aller au bout des choses et explore de très belle manière des contrées étonnamment contrastées, fouillées et bâties sur des compostions aux arrangements de haut vol. Grâce à une exceptionnelle dextérité, le groupe parcourt des champs émotionnels souvent opposés.

Après une mise en bouche Folk et acoustique (« Exhaler »), le quatuor hausse le ton avec des morceaux qui s’étendent en longueur, ainsi qu’en intensité (« Woolgatherer », Identifier »). Son Metal Progressif est en perpétuelle évolution et le combo fait preuve d’une créativité incroyable comme sur les vingt minutes de « Distraction », scindé en quatre parties époustouflantes. Réjouissant !  

Catégories
Blues Rock

Quinn Sullivan : une efficacité bluffante

Sous ses airs de jeune premier, QUINN SULLIVAN est loin d’être un petit nouveau. Depuis plus de 10 ans, le songwriter américain présente un Blues Rock rafraîchissant, léger et pourtant tout en virtuosité. Très bon guitariste, sa prestation vocale est aussi très solide et démontre une créativité au service de ses multiples talents et d’un grand feeling.

QUINN SULLIVAN

« Wide Awake »

(Mascot Label Group/Provogue)

Auteur, compositeur, chanteur et guitariste virtuose, QUINN SULLIVAN fait partie de ces jeunes prodiges comme les Etats-Unis savent en produire. A seulement 22 ans, le natif du Massachusetts livre son quatrième opus, « Wide Awake », d’une fraîcheur incroyable et d’une étonnante maturité. Lorsque l’on sait que son premier album date de 2011, on ne peut que saluer son parcours sans faute.

Le jeune musicien a mûri comme on peut le constater sur « Wide Awake ». L’apprenti bluesman a pris du galon en côtoyant notamment son héro Buddy Guy ou Carlos Santana et en foulant des scènes prestigieuses aux quatre coins du monde. Produit par Oliver Leiber (Aretha Franklin, Beth Hart), les 12 morceaux de QUINN SULLIVAN prennent un éclat d’une authenticité et d’une sincérité rares à cet âge.

Sans entrer de plein pied dans un album de Blues pur, le guitariste évolue dans un Rock US, assez californien d’ailleurs, et des ambiances plus Soul et Funk… toujours avec une teinte bluesy. Les thématiques du style sont toujours aussi présentes, mais d’une manière très moderne et QUINN SULLIVAN s’avère être un excellent songwriter (« All Around The World », « In A World Without You », « You’re The One », « Keep Up »).