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Hard Rock Southern Rock

Tim Montana : wide wild West

Avec « Entire State Of Tim Montana «, le songwriter signe probablement sa réalisation la plus personnelle et la plus intime. Des réserves indiennes à Los Angeles, puis Nashville, avant un retour du côté de Yellowstone, TIM MONTANA nous invite à un road-trip hyper-Rock’n’Roll et très sudiste. Son duo avec Royale Lynn vient aussi nous rappeler ses affinités avec la Country, tout en conservant cet état d’esprit libre et indépendant. Ce disque raconte de belles histoires, parfois touchantes, et d’une honnêteté viscérale. Juste monumental.

TIM MONTANA

« Entire State Of Tim Montana »

(BMG)

Le guitariste et chanteur sort son septième album et il vient renforcer cette authenticité et cette sincérité qui le caractérisent depuis ses débuts. Profondément attaché à l’Etat dont il tient son nom et plus largement à l’Ouest américain et à l’Histoire des Amérindiens auprès desquels il a passé une partie de son enfance, TIM MONTANA se singularise par un Hard Rock imprégné de Southern Rock et à la narration très Country. Cultivant l’art du riff massif et grâce à sa voix rauque, il s’est forgé une identité unique, hors des sentiers battus et loin des conventions.

Passé « Courtdown » en introduction, sorte de conversation entre Martin Sheen, Charlie Sheen et l’ancien Terminator Robert Patrick, l’immersion validée par les trois acteurs est immédiate et « Beautiful Hate » ouvre les festivités avec force. Heavy et porté par une mélodie accrocheuse, le premier morceau (il y en a 14 autres !) ne laisse aucun doute quant aux intentions artistiques de TIM MONTANA. Rugueux dans l’approche, mais particulièrement soigné dans sa production, « Entire State Of Tim Montana » s’annonce renversant.

Captivant par son aspect cinématographique, l’ensemble parcourt des atmosphères variées, où il est question d’amitié, de survie et de persévérance. Le musicien rend hommage au peuple de la Nation Crow sur « Watch Me Down » avec Crazy Dog et WolfBear, avant d’accueillir Jerry Cantrell d’Alice In Chains sur « Kinda Like It ». Puis, TIM MONTANA réalise un rêve sur « Brown Sugar » où Billy F Gibbons et Slash se joignent à lui. Très intense et équilibré, ce nouvel opus renferme des trésors de vérité, tout en gardant une attitude sensible, attachante et rebelle. Incontournabale !

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France Rock Stoner/Desert

Sur la même longueur d’onde

COFFEE AT NINE

Organique et puissant, ce premier EP éponyme de COFFEE AT NINE  montre une maturité étonnante. Le trio montpelliérain fait preuve d’originalité dans un registre Desert Rock aux accents Stoner et Grunge.  

– Commençons par votre rencontre. COFFEE AT NINE est une aventure très récente…

Nous nous connaissons déjà depuis quelques années, on s’est rencontrés à l’école de musique où nous faisions nos études. Chacun de notre côté, nous avions nos vies et nos projets, jusqu’à que nous fassions notre premier concert en mars 2019. En nous jouions ensembles depuis trois semaines. Pour l’histoire, le groupe avait un premier line-up, sous un autre nom, et c’est l’été dernier que nous avons adopté ce nouveau nom, que nous avons choisi ensembles, et qui nous correspond.

– Quelques mois après votre formation, vous enregistrez déjà un premier EP. Votre complicité et votre complémentarité ont fait des étincelles dès le départ ?

Ça a très bien marché entre nous, dès le départ ! Après nos deux premiers concerts, nous nous sommes retrouvés autour de quelques jams et bières… On prend un réel plaisir à jouer ensemble et il faut dire que ça nous a rendu particulièrement productifs. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’onde.

– Vous avez décidé de sortir un EP après quelques mois. Vous étiez trop impatients pour attendre un album complet ?

Dans un premier temps, faire un EP, ça nous a permis de dévoiler notre musique assez rapidement, mais aussi de pouvoir se concentrer sur un nombre minimum de morceaux afin de les optimiser pour qu’ils aient vraiment le rendu qu’ils ont aujourd’hui. Avec ça, on a pu aussi cristalliser la spontanéité du moment. On s’était formés quelques mois auparavant, et cet EP est le témoin de trois potes qui se régalent bien jouer ensemble !

– COFFEE AT NINE a un son très personnel nourri de Desert Rock et de Grunge. Ce sont ces influences (et quelles sont-elles ?) qui vous ont rapproché au moment de fonder le groupe ?

Ce sont effectivement ces influences, c’est aussi cette veine musicale des années 90 qui nous correspond musicalement. On recherche toujours quelque chose de simple, plein d’énergie et qui nous parle avec une certaine fougue. On a tous des influences diverses, allant du Metal, au Jazz et au Rock moderne. Mais c’est le son de cette période qui marche pour nous. Je pense que dans cet EP, on peut entendre des choses comme Alice In Chains, Fu Manchu, QOTSA, Soundgarden…

– Vos morceaux sont à la fois massifs et percutants et pourtant vous mettez également l’accent sur les mélodies et les refrains. Comment faites-vous la jonction entre la puissance et les harmonies ?

En gros, l’idée c’est « on veut des riffs bien épais et des refrains accrocheurs pour que tout le monde puisse s’éclater avec sa bière en concert ». On part du principe qu’on a envie de traduire notre intention dans la musique, et le partager sur scène, et de faire la fête avec les gens qui viennent nous voir. Sur cet EP pour le son, c’est Simon Pillard du Buèges Valley Recording Service, qui s’est occupé de la production de A à Z. Il a fait un travail aux petits oignons, et a su rester fidèle à ce que nous voulions.

– L’adage veut qu’il n’y ait pas de meilleure formule pour le Rock que le power trio. C’est aussi votre sentiment et le line-up le plus efficace pour ce type de musique, selon vous ?

C’est vrai qu’à trois ça fonctionne très bien, on se connait assez pour parfois lâcher les rênes en concert, écrire des morceaux et avoir les mêmes idées, et puis il faut le dire, on a fatalement plus de bières quand on est trois que quatre ! On n’a jamais vraiment réfléchi à un membre en plus, qui sait à l’avenir… Quoique non en fait !

– Malheureusement, votre EP est sorti en plein confinement. Comment avez-vous vécu la situation et comment envisagez-vous l’avenir, même si les concerts ne reprendront pas avant un moment ?

Comme tous les artistes, la situation actuelle n’est pas facile. Effectivement, on ne sait pas quand on va pouvoir retourner sur scène. Nous devions défendre notre EP en avril le jour de sa sortie, mais ça été évidemment compromis. Il en a été de même pour le tournage du clip que nous devions démarrer à cette période. Donc, on en a profité pour explorer de nouvelles idées, on va se concentrer sur l’écriture de nouveaux morceaux, et faire en sorte de partir tourner l’an prochain. On ne lâche rien et de toute façon, on est trop borné pour ça !