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Classic Rock Progressif Stoner/Desert

Big Scenic Nowhere : sans limite

Ils ont beau être très occupés tous les quatre avec leur groupe respectif et différents projets annexes, les membres de BIG SCENIC NOWHERE continuent l’aventure en se livrant cette fois dans un répertoire Classic Rock, toujours emprunt de Stoner et de Desert Rock, guidé par un groove tantôt progressif, tantôt plus costaud. « The Waydown », troisième album auxquels viennent s’ajouter deux EP, plonge dans des espaces plus identifiables, certes, mais tout en mélangeant toujours des tempos et des ambiances variés.

BIG SCENIC NOWHERE

« The Waydown »

(Heavy Psych Sounds)

Fondé il y a quatre ans sous l’impulsion d’un quatuor constitué de cadors de la scène Stoner/Desert Rock, BIG SCENIC NOWHERE continue de livrer des albums toujours plus aboutis et surprenants. L’une des particularités des Américains est aussi d’évoluer au fil des réalisations devenant un collectif dans lequel viennent se greffer et se fondre des invités prestigieux qui se prêtent à l’exercice avec talent et virtuosité. « The Waydown » révèle cette fois un visage nouveau, sans pour autant renier les fondements qui ont forgé son identité sonore et musicale.

Sur des bases aussi diverses qu’inamovibles, BIG SCENIC NOWHERE explore de nombreux horizons et va encore étonner tant le champ d’investigation est spectaculaire depuis sa première production, « Vision Beyond Horizon » en 2020. Bob Balch (Fu Manchu, Slower) à la guitare et sur tous les fronts actuellement, Tony Reed (Mos Generator) à la basse, aux synthés et surtout au chant, Gary Arce (Yawning Man) à la guitare et Bill Stinson (Yawning Man) à la batterie forment une entité très soudée et capable d’atteindre des sommets de créativité.

Avec « The Waydown », c’est dans une lignée Classic Rock, toujours très infuzzée, que BIG SCENIC NOWHERE s’engouffre en proposant des morceaux lumineux et hors du temps. Loin  des jams qui l’ont toujours caractérisé, le songwriting est plus traditionnel, faisant la part belle au Rock Progressif, à la Funk Psyché, à quelques passages Surf Rock et même Soul Blues. L’interprétation est magistrale et Reeves Gabrels (The Cure, Bowie), Per Wiberg (ex-Opeth) et Eliot Lewis (Hall And Oates) viennent aussi prêter main forte sur cet opus aussi accrocheur qu’envoûtant. Monumental !

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Desert Rock post-Rock Psych

Yawning Balch : vers de nouveaux paysages

L’inspiration est hors-norme, la production ne souffre d’aucune lacune et l’ensemble est techniquement imparable. Avec ces deux volumes issus d’une journée unique, où les membres de Yawning Man et Bob Balch de Fu Manchu se sont rassemblés, non pour batailler mais pour communier, YAWNING BALCH révèle des aspects musicaux insoupçonnés de la part de ces quatre musiciens très expérimentés. Le voyage est total et les images défilent…   

YAWNING BALCH

« Volume Two »

(Heavy Psych Sounds Records)

Suite à un somptueux « Volume One » en juillet dernier, voici la suite et elle est aussi exceptionnelle que l’entame. Pour rappel, Gary Arce (guitare), Billy Cordell (basse) et Bill Stinson (batterie) de Yawning Man ont convié il y a un an presque jour pour jour le guitariste et claviériste de Fu Manchu, Bob Balch, à une belle et longue jam à Joshua Tree dans le désert californien. De ces cinq heures, YAWNING BALCH en a extrait deux albums vraiment incroyables, où il s’est livré à de multiples expérimentations.

Toujours entièrement instrumental, ce « Volume Two » tient bien sûr toutes ses promesses et il s’inscrit dans une continuité, dont la créativité reste le moteur principal. Balch et Arce s’étaient juste entendus sur le fait qu’ils souhaitaient tous les deux multiplier les effets de guitares en utilisant un maximum de pédales. Et le résultat est saisissant. Sur une base Desert Rock, YAWNING BALCH nous replonge dans un post-Rock psychédélique, dont l’élan semble si naturel qu’on peine toujours à croire à une simple jam.

Rien de calculé donc, le quatuor se laisse simplement aller à une improvisation que le talent des Américains rend incroyablement immersive et rapidement addictive. Avec seulement trois morceaux (« A Moment Expanded (A Form Constant) », « Flesh Of The Gods » et « Psychic Aloha »), qui s’étendent sur 40 magnifiques minutes, YAWNING BALCH envoûte comme personne et réalise la jonction parfaite entre Desert Rock, post-Rock et psychédélisme. Ces quatre-là savent y faire et le plaisir est tellement bien partagé.

Retrouvez la chronique du « Volume One » :

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Desert Rock Psych Rock 70's Stoner Blues

Dead Feathers : un total lâcher-prise

Car c’est suffisamment rare pour y être souligné, ce disque de DEAD FEATHERS est de ceux qui ne s’écoutent pas uniquement, mais qui se vivent, tant on est accroché par l’ampleur sonore que prennent les morceaux et la voix subjuguante de sa frontwoman. Avec « Full Circle », le groupe de l’Illinois s’impose comme un fer de lance du revival psychédélique, façon Rock, Blues et aux fulgurances Stoner et Desert.

DEAD FEATHERS

« Full Circle »

(Ripple Music)

Si pour beaucoup le Psychédélisme a disparu avec les années 70 dans sa forme originelle, qu’ils écoutent vite le nouvel opus des Américains de DEAD FEATHERS, car il incarne à lui seul non pas le renouveau, mais la version moderne du genre. Avec « All Is Lost » (2019), le quintet avait déjà posé les bases d’une musique à la fois captivante et terriblement rassembleuse. Et sur « Full Circles », il monte encore d’un cran grâce à des musiciens inspirés, précis et aux compositions très personnelles.

DEAD FEATHERS possède dans ses rangs un atout de charme et de choc avec sa chanteuse Marissa Welu, dont la voix puissante et sensuelle ouvre sur des territoires véritablement saisissants. L’émotion qu’elle apporte à ce deuxième album sublime des morceaux déjà portés par des atmosphères aériennes qui peuvent aussi se faire très Rock et plus âpres en lorgnant vers des contrées Stoner et Desert Rock. Et sur un groove constant et enthousiaste, « Full Circle » prend son envol dès les premières notes.

L’ouverture avec « Full Circle » nous transporte dans le monde hypnotique de DEAD FEATHERS et les guitares, a priori douces, deviennent vite fuzz en jouant sur les effets propres au Psych Rock. Très organique évidemment, la production ne trahit jamais les titres et au contraire leur donne un son clair et actuel. Tout est donc dans l’intention avec le combo de Chicago et c’est sans surprise que la longueur des certaine plages sont tout sauf formatées (« Daughter », « The Swell », « Robbery », « Galapagos »). Euphorisant !

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Desert Rock Psych Stoner Doom

Alconaut : la maîtrise du relief

Avec des aspects soniques et explosifs d’un côté et des contours plus extatiques et progressifs de l’autre, cette deuxième réalisation d’ALCONAUT montre à quel point le Doom est un registre vaste et surtout au sein duquel il existe une multitude de possibilités. Au-delà de l’épaisseur qui enlise souvent, la vitesse prend aussi le dessus, caressant parfois même le Sludge. « Endless Skies » est constitué de toutes ces composantes et l’expédition musicale passe de la balade à une course effrénée en un rien de temps.      

ALCONAUT

« Endless Skies »

(Independant)

Originaire de Corse, ALCONAUT a vu le jour en 2017 du côté de Bastia, où il s’est d’abord fait la main en reprenant les morceaux de ses groupes préférés estampillés Stoner et Desert Rock. Deux ans plus tard, le trio sortait son premier album, « Sand Turns To Tide », dans lequel il montrait déjà de belles dispositions et une réelle originalité. Avec « Endless Skies », c’est à un voyage presque cosmique auquel il nous convie entre Doom et Psych Rock.

Sur une base Stoner, ALCONAUT tend à la fois vers le Rock et le Metal, une sorte d’aller-retour entre Black Sabbath et Kyuss. Une manière aussi de muscler ses morceaux et de s’engouffrer dans des sphères Doom épaisses et massives. Après « Slug » qui est assez soutenu, place à « Lost » beaucoup plus lent et écrasant, malgré quelques fulgurances plus tendues. Vocalement, on imagine bien Lemmy poser sa voix sur ces rythmes chaotiques.

La production ronde et aérée d’« Endless Skies » offre aussi l’occasion au combo d’intégrer d’autres sonorités et même quelques notes d’harmonica pour le côté Desert. ALCONAUT prend surtout le soin de ne pas se répéter et se livre à un dépaysement en règle sur des titres très différents, avec notamment le triptyque ascensionnel « Ascending », le très Fuzz « Icarus Down » et le solide « Gelmir’s Path ». Une belle variété pour un opus créatif.

Photo : Alex Chartré
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Heavy Rock Stoner/Desert

Plainride : rockin’ western

Révélation de la scène underground allemande grâce à un style original et débridé, PLAINRIDE nous régale avec son nouvel opus. Max Rebel (chant, guitare),  Florian Schlenker (batterie) et Bob Vogston (guitare), qui a aussi réalisé et produit « Plainride », se montrent particulièrement créatifs et leur Heavy Rock traverse les genres avec une énergie très communicative.

PLAINRIDE

« Plainride »

(Ripple Music)

Sorti fin avril, PLAINRIDE a à peine eu le temps de profiter pleinement de la parution de son nouvel album, puisqu’il a enchainé sur une tournée européenne en support de Corrosion Of Conformity. Un baptême du feu majestueux pour célébrer cette troisième réalisation éponyme, qui doit d’ailleurs prendre un relief saisissant sur scène. Pour l’heure, qu’en est-il de « Plainride » et de ses dix morceaux (dont un interlude très bien vu) ?

Originaires de Cologne, les Allemands ont signé chez Ripple en 2016, qui a aussitôt réédité leur premier effort, « Return Of Jackalope », avant de sortir « Life On Ares » deux ans plus tard. Et la suite de l’opération séduction du trio s’est tenue sur scène, où le combo livre des prestations percutantes. Et à en juger par cette nouvelle galette, il n’y a rien de très surprenant, tant le Heavy Rock de PLAINRIDE est inventif.

Autour d’un batteur et deux guitaristes, le trio a ouvert ses portes en grand et a invité beaucoup de monde à la fête pour y jouer des cuivres, de l’orgue, du thérémine, de l’harmonica, du piano et des percussions. L’ensemble est donc très riche et le Heavy Rock de PLAINRIDE emprunte autant au Stoner et à la Funk qu’au Desert Rock et au Fuzz. Un large panel qui brille entre autres sur « Shepherd » et « The Lilies ». Réjouissant !

Photo : Jacek Wesolowski
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Dark Blues Desert Rock

Jaye Jayle : cathartique

Malgré la pénombre dans laquelle nous plonge JAYE JAYLE avec « Don’t Let Your Love Life Get You Down », il en émane cependant une certaine lueur, comme une note d’espoir. Sur des sonorités empruntées au Blues, au Desert Rock et avec une touche Indie, le songwriter Evan Patterson se livre avec émotion dans un opus tourmenté.

JAYE JAYLE

« Don’t Let Your Love Life Get You Down »

(Pelagic Records)

Chaque production de Pelagic Records réserve son lot de surprises et n’étant pas spécialement adepte des différentes formations d’Evan Patterson (Young Widows, Total Concrete), la qualité des sorties du label allemand m’a convaincu de poser les oreilles sur le quatrième album solo de l’artiste sous l’entité JAYE JAYLE. Et ne connaissant pas non plus ses précédentes réalisations, c’est une sorte de saut dans l’inconnu… enfin, pas tout à fait, non plus.

Dès le très Doorsien « Warm Blood And Honey » qui ouvre l’album, j’avoue avoir été séduit par le climat et l’ambiance du morceau. Et la suite est toute aussi intéressante. Si l’on pense tout de suite au regretté Mark Lanegan, JAYE JAYLE ne prend pourtant aucun parti-parti. Au contraire, il pioche autant dans le Desert Rock, le Psych Rock que dans le Dark Blues, mais sans y plonger véritablement. C’est là aussi peut-être toute sa force.

Lancinant et introspectif, « Don’t Let Your Love Life Get You Down » est une partition très personnelle de la part du chanteur et guitariste du Kentucky, qui joue énormément sur les atmosphères tout en livrant des textes bien ciselés. Si l’ambiance est assez feutrée, la noirceur qui l’accompagne ne manque pas de poésie (« The Part Of Redemption », « That Snake Bite », « Tell Me Live », « The Florist »). L’univers de JAYE JAYLE est saisissant et demande aussi plusieurs écoutes.

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Desert Rock post-Rock Psych

Yawning Balch : le son du désert

Joshua Tree a déjà été le théâtre de belles réalisations musicales et l’expérience menée par le groupe Yawning Man accompagné de Bob Balch, guitariste de Fu Manchu, vient contribuer au mythe existant. Le Desert Psych Rock du quatuor atteint des sommets et dépasse de loin le simple exercice de jam. YAWNING BALCH vise les étoiles !

YAWNING BALCH

« Volume One »

(Heavy Psych Sounds Records)

Convié en novembre dernier par les membres de Yawning Man à une jam d’une journée à Joshua Tree, Bob Balch ne s’attendait sans doute pas à ce qui allait suivre. Le musicien de Fu Manchu et de Big Scenic Nowhere s’est laissé embarquer par le trio pour une session de cinq heures ! Le choc des légendes a eu lieu et YAWNING BALCH a vu le jour. Et voici le « Volume One » de leur aventure aérienne et captivante.

C’est donc en plein désert de Californie que le quatuor s’est mis en ordre de marche pour un trip incroyable, où ces pionniers et vétérans de la scène Desert Rock ont laissé libre-court à leur vivace créativité. A la guitare et aux claviers, Bob Balch trouve les yeux fermés Gary Arce (guitare), Billy Cordell (basse) et Bill Stinson (batterie) et pourtant, au départ, aucun des musiciens ne s’étaient concertés sur le déroulé de YAWNING BALCH.

Rompu à l’exercice, Yawning Man s’est déjà joint aux Anglais de Sons Of Alpha Centauri avec qui ils ont sortis deux albums sous le nom de Yawning Sons. Les Américains sont même passés maîtres en matière d’improvisation. Autour d’un Desert Rock immersif, instrumental et psychédélique, YAWNING BALCH s’évade aussi dans des sphères post-Rock lumineuses. Avec ces trois premiers (très) longs morceaux, on salive déjà à l’idée d’écouter la suite.

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Desert Rock Heavy Psych Rock

Yawning Man : maître du desert

Pionnier du Desert Rock, YAWNING MAN se fait cependant assez discret depuis 1986 avec une discographie assez clairsemée, mais des sessions live qui ont forge sa réputation. Jammant comme nuls autres, les Américains sont devenus incontournables, leurs prestations inoubliables et un modèle pour beaucoup. Et « Long Walk Of The Navajo » vient confirmer et conforter leur légende.

YAWNING MAN

« Long Walk Of The Navajo »

(Heavy Psych Sounds Records)

Dans l’imaginaire collectif, on doit les bases du Desert Rock à Kyuss. Pourtant, YAWNING MAN a lui aussi apporté une contribution non-négligeable à un registre qui n’aurait sans doute pas évolué de la même manière. Car, un an avant leurs voisins, le désormais trio de Palm Springs avait déjà fait de leurs jams hypnotiques et endiablées les fondations de ce style aride et envoûtant. Et ça continue !

Après une escapade avec les Anglais de Sons Of Alpha Centauri le temps de deux albums restés dans les esprits (« Ceremony To The Sunset » en 2099 et « Sky Island » en 2021), YAWNING MAN est enfin de retour avec une sixième production, « Long Walk Of The Navajo ». Si le format est assez étonnant, trois morceaux oscillant entre 9 et 15 minutes, le contenu est toujours aussi fascinant et la performance du trio est unique.

Aujourd’hui composé de Gary Ace (guitare), Billy Cordell (basse) et Bill Stinson (batterie), le combo californien se livre à travers trois titres toujours instrumentaux, bien sûr, mais nettement plus sombres et Heavy. Secoué par la tempête qui s’est abattu sur le désert de Joshua Tree il y a peu, c’est dans une ambiance presqu’apocalyptique que YAWNING MAN nous guide et où l’aspect Psych de son jeu est plus présent que jamais.

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Stoner/Desert

Queens Of The Stone Age : une frilosité manifeste

On peut toujours dire qu’il est difficile d’être étonné par un groupe après 25 ans de carrière, mais pourtant certains y parviennent, ou du moins, ils maintiennent leur identité première, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’évoluent pas. Comme beaucoup de formations à l’origine d’un style bien particulier, on en attend souvent un peu plus. Sans donner dans la facilité, QOTSA ne propose rien de neuf, tombe dans des travers faciles et évidents, qui laissent donc une saveur très fade à l’écoute de ce « In Times New Roman… ».

QUEENS OF THE STONE AGE

« In Times New Roman… »

(Matador Records)

Sept ans après « Villains », dont la production de Mark Ronson avait donné une sorte de virage assez étrange tant l’âme du groupe semblait avoir disparu, on attendait forcément avec une impatience non-dissimulée le retour (en forme) de QUEENS OF THE STONE AGE. Toujours mené par Josh Homme, qui produit l’album enregistré et mixé par Mark Rankin aux Pink Duck Studios du chanteur à Malibu en Californie, « In Times New Roman… » renoue-t-il avec le style brut, parfois cru, et surtout Stoner/Desert du quintet ? Rien n’est moins sûr.

Qu’en est-il donc de ce huitième album ? Sans rentrer dans les épreuves traversées par son leader ces dernières années (d’autres publications s’en délecteront à ma place), le frontman n’élude pas son vécu, qui est d’ailleurs fondateur de nombreux morceaux de « In Times New Roman… ». Vocalement, on le retrouve assez fidèle à lui-même avec toutes les variations dont il est coutumier. Les guitares, elles aussi, sont omniprésentes et relativement affûtées, mais on ne goûte plus du tout à la sensation du QOTSA des débuts.

25 ans de carrière change un groupe, évidemment, surtout lorsque celui-ci voit son line-up changer si régulièrement. Malheureusement, les pionniers du Stoner/Desert Rock semblent avoir levé le pied, et même parfois les deux, pour se complaire dans une sorte de Pop/Rock peu enlevé et même les soubresauts entrevus sur « Obscenery », « Paper Machete », « Made To Parade » ou « Straight Jacket Sitting » » sont bien trop rares pour être convaincants. Les fans de la première heure de QOTSA vont rester sur leur faim…

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Psych Stoner Rock Stoner/Desert

Los Estuches : fuego en los cactus

Ca sent la poussière et le mezcal sur ce premier album de LOS ESTUCHES. Ce sont ‘des cas’, ça ne fait aucun doute, mais derrière cette apparence indolente provoquée par un chanteur qui semble volontairement se laisse aller, se cache un groupe distillant un Psych Rock très Stoner et Desert Rock avec ardeur et dans des atmosphères arides, planantes dont les refrains restent gravés.  

LOS ESTUCHES

« High On Veggies »

(Independant)

C’est à Monterrey au Mexique que Feli Amparano (guitare, chant) et Uri Wapinski (chant, basse, claviers) ont monté il y a trois ans LOS ESTUCHES. Pour le moins éclectique, le duo avait en tête un savoureux mélange musical à base de Space Rock et de Stoner où des sonorités Surf, Garage et Pop viennent se greffer. Et c’est précisément ce que l’on retrouve sur « High On Veggies », dont la variété des chansons surprend au fil du disque.

Pour ce premier effort, LOS ESTUCHES a enregistré les renforts de Cesar Sanmiguel (basse, batterie, chœurs) et de Roberto Cantu (lead guitare). Voilà donc le combo mexicain bien armé pour livrer huit morceaux gorgés de Psych et de soleil. Avec deux membres de Red Rooster Original dans ses rangs, le quatuor possède de beaux atouts et son univers est varié et pour le moins obsédant.

Chanté en espagnol et avec beaucoup de d’humour, les chansons de LOS ESTUCHES paraissent souvent lancinantes et même nonchalantes, mais la dynamique qui les anime rend bien service aux mélodies, qui deviennent vite, par ce côté très ‘cool’, entêtantes (« High On Veggies », « La Vi (De Nuevo) », « Clavado », « Las Cosas », « Ya Pasará »). On est vite enivré par cette ambiance chaleureuse et entraînante.