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Hippie Death Cult : nouveau chapitre

Qui aurait pensé à l’écoute de « Cycle Of Day », sa précédente production, que la bassiste Laura Phillips aurait eu autant de facilité à endosser le rôle de chanteuse au sein de la formation de l’Oregon ? Et la seconde question que l’on peut se poser, c’est pourquoi est-ce que ce changement n’a pas eu bien avant ? Tout en conservant son identité musicale, HIPPIE DEATH CULT s’ouvre de la plus belle des manières de nouveaux horizons avec ce très bon « Helichrysum » électrisant.

HIPPIE DEATH CULT

« Helichrysum »

(Heavy Psych Sounds)

Si l’univers de HIPPIE DEATH CULT est progressif, brut et rugueux, il tend surtout vers un Psych Rock aux gimmicks zeppeliniens et sabbathiens, avec ainsi des tessitures très proto-Metal. Jamais très loin du Doom avec des guitares âpres et une rythmiques aussi lourde que véloce, le style du groupe de Portland combine toutes ces influences dans une dynamique très créative. Après « Cycle Of Days », sorti il y a deux ans, « Helichrysum » montre bien des différences et elle sont de taille.

La première vient du line-up qui voit HIPPIE DEATH CULT passer de la formule en quatuor au power trio, suite au départ de Ben Jackson. C’est Laura Phillips qui reprend le chant, en plus de la basse qu’elle assure avec une fougue et une technique imparable. La frontwoman apporte un peu de douceur et sensualité, tout en restant terriblement Rock, volontaire et dorénavant guide du combo. Réduit à trois donc, les Américains sont encore plus soudés, percutants et aériens.

Accompagnée par Eddie Brnabic à la guitare et Harry Silvers à la batterie, la chanteuse et ses compagnons ont resserré les rangs et cela se ressent tout au long de ce troisième opus. Et pourtant, les arrangements sont toujours très judicieux et élégants (« Arise », « Better Days »). En portant son dévolu sur les thèmes de l’endurance, de la guérison et de l’immortalité, HIPPIE DEATH CULT se fond dans un domaine qui transpire littéralement dans sa musique (« Toxic Annihilator », « Nefelibata », « Tomorrow Sky »). Transcendant.

Retrouvez la chronique de l’album « Circle Of Days » :

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Doom Metal Rock

Avatarium : vibrant d’intensité

L’héritage légué par le leader de Candlemass, après trois albums, est entre de très bonnes mains. La guitare de Marcus Jidell, les claviers discrets et pertinents de Daniel Karlsson et la voix très expressive de Jennie-Ann Smith rendent ce « Death, Where Is Your Sting » d’une poésie ténébreuse au style singulier et troublant. AVATARIUM entre dans une ère nouvelle.

AVATARIUM

« Death Where Is Your Sting »

(AFM Records)

Imaginé et mis en œuvre par le grand Leif Edling de Candlemass, désireux d’explorer d’autres voies doomesques, AVATARIUM sort son deuxième album sans son créateur, et c’est probablement le meilleur des Suédois à ce jour. Toujours aussi Doom dans l’esprit, « Death, Where Is Your Sting » navigue entre Rock et Metal dans des sphères plus progressives et une conception plus théâtrale qu’auparavant.

Finement produit par son guitariste et co-fondateur Marcus Jidell, qui a aussi travaillé pour Soen et Evergrey notamment, ce cinquième opus est resplendissent à bien des égards. Forcément très cérébral, AVATARIUM ne s’enferme pas pour autant dans une intellectualisation de son style, qui reste aéré, très élégant et aussi sensible que percutant. Sombre et pesant, « Death, Where Is Your Sting » affiche aussi une troublante poésie.

Sur des structures mélodiques de toute beauté, les arrangements des morceaux sont étincelants, au même titre que la prestation de Jennie-Ann Smith. D’une grâce absolue, la chanteuse a écrit les textes et les fait vivre d’une manière exceptionnelle (« Stockhölm », « Mother, Can You Hear Me Now », « Psalm For The Living », « God Is Silent »). AVATARIUM libère et incarne le futur du Doom Rock.