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Classic Hard Rock

Deep Purple : la noblesse de l’art

N’est-il pas plus réjouissant de voir un groupe au sommet de son art, plutôt que d’attendre de lui qu’il se réinvente à chaque disque ? Et lorsqu’il atteint un certain nombre de décennies d’activité, comme c’est le cas pour DEEP PURPLE dont l’aventure a commencé en 1968, l’essentiel est donc de ne pas se reposer sur ses lauriers, mais de ressentir une plénitude artistique et une joie d’aller de l’avant. Il semblerait que ce soit l’objectif (atteint) de ces pionniers du Hard Rock, devenus une référence pour des générations d’artistes. Et « Splat ! » est un modèle du genre.

DEEP PURPLE

« Splat ! »

(earMUSIC)

Certains phœnix renaissent de leurs cendres et DEEP PURPLE en est un exemple vivant. Deux ans après le très bon « =1 », qui a acté l’arrivée de Simon McBride à la guitare, le quintet a repris des couleurs et a surtout retrouvé l’inspiration. Etonnamment, c’est en effectuant un retour aux sources que le groupe se régénère et développe avec une touche actuelle le son et l’écriture qui ont fait sa gloire. Avec « Splat ! », la dynamique est relancée et la symbiose entre les cinq musiciens débouche sur une créativité réellement accrue et une interprétation virtuose.

N’en déplaise à quelques puristes, DEEP PURPLE possède aujourd’hui son meilleur line-up depuis le début des années 2000. Et ce regain d’énergie vient peut-être de son guitariste, qui n’a pas encore 50 ans, car Ian Gillian (chant), Roger Glover (basse), Ian Paice (batterie) et Don Airey (claviers) affichent une envie et une vitalité qui font de ce 24ème album une pièce magistrale de la belle discographie de la formation britannique. Et comme pour le précédent opus, « Splat ! » a été enregistré en conditions live et brillamment produit par le grand Bon Ezrin.

Les sensations qui émanaient des premières et mythiques réalisations retrouvent ici un nouvel éclat. Le feeling entre le six-cordiste irlandais et l’organiste donne l’impression d’une complicité de toujours. La galopante rythmique, qui a aussi forgé le son de DEEP PURPLE, est intacte et Ian Gillian conserve son timbre de voix, tout en ayant revisité son approche du chant. Du grand art ! Puissant, organique et déployant des mélodies accrocheuses, les Anglais ne donnent pas le sentiment de regarder vers le passé, mais plutôt de se projeter et de s’inventer un avenir serein. Somptueux !

Photo : Olaf Heine

Retrouvez aussi la chronique de « =1 » :

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Classic Rock Psychedelic Rock

Gin Lady : magic trip

Avec ce premier opus live, les Suédois établissent une belle et solide connexion entre leurs terres nordiques et la chaleur espagnole. Dans une ambiance vintage, solaire et un brin expérimentale, GIN LADY présente le premier volume de « Toads & Diamonds » en laissant d’ailleurs penser qu’il y en aura d’autres. Original et virtuose, le Classic Rock très Psych des cinq musiciens prend toute sa dimension en concert en se faisant aussi instinctif que mélodique, grâce à une setlist très soignée.

GIN LADY

« Toads And Diamonds Volume One : Live In Spain »

(Ripple Music)

Pour qui apprécie l’époque, les années 60 et 70 ont quelque chose de réconfortant et de fascinant, et on ne parle pas ici de nostalgie, mais plutôt d’un son organique et chaleureux qui a sérieusement tendance à disparaître. C’est justement le credo choisi par GIN LADY qui œuvre dans un Classic Rock aux couleurs psychédéliques littéralement envoûtant. Avec déjà sept réalisations au compteur, dont « Before The Dawn Of Time » sorti l’an dernier, le groupe originaire du nord de la Suède s’est déjà taillé une solide réputation scénique.

Et c’est justement l’aspect live de sa musique que le quintet a souhaité partager avec « Toads And Diamonds Volume One : Live In Spain », enregistré l’hiver dernier lors de sa tournée ibérique. Et l’offrande est belle. Parfaitement captée, GIN LADY nous transporte au cœur de sa musique grâce à une production remarquable et un goût du détail prononcé. Très immersif, l’album brille par les prestations des deux guitaristes et les harmonies vocales à trois offrent un incroyable relief à des morceaux vraiment accrocheurs. Un régal.

D’une incroyable fluidité, le Rock de GIN LADY emporte le public dès « Call The Nation », suivi de « Mighty River » qui confirme que le voyage ne fait que commencer. Il s’agit un peu de ça, car la formation se laisse aller à de délicieuses improvisations sans perdre pour autant l’auditeur. Les morceaux ne s’étalent pas en longueur et respirent autant qu’ils entraînent comme le bluesy « Tingens Sanna Natur », le sudiste « I’m Your Friend », « Flower People » ou le génial et aérien « Brothers Of Canyon » qui clot ce magnifique live. Le quintet s’affirme vraiment sur scène.

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Hard Rock Stoner Rock

Crobot : certified authentic

Il existe peu de groupes capables de naviguer avec autant d’aisance et de fluidité d’un registre à l’autre, tout en réussissant le tour de force de conserver une identité musicale aussi évidente et reconnaissable. CROBOT fait partie de ceux-là et même si son duo basse/batterie est très changeant, rien ne semble pouvoir perturber Chris Bishop et Brandon Yeagley, intarissable tandem qui se plaît toujours autant à injecter à son Stoner des teintes bluesy, Classic et Hard Rock sur ce « Supermoon » original. L’harmonie et la puissance.

CROBOT

« Supermoon »

(Megaforce Records)

Remis sur de bons rails depuis sa signature chez Megaforce Records et qui avait débouché sur « Obsidian » sorti il y a deux ans, CROBOT a retrouvé toute sa verve et son mordant en renouant avec ce qui a toujours été son ADN : un Stoner Rock musclé teinté de Hard Rock. Et si sa créativité et son plaisir de jouer s’entendent plus que jamais, le chanteur Brandon Yeagley et le guitariste Chris Bishop ont également repris une vielle habitude, celle de changer de rythmique. Dorénavant, la fratrie Janson (Willie et Nico, basse et batterie) donne le tempo sur « Supermoon ».

Les deux membres fondateurs ont opté pour une approche plus bluesy et funky pour ce septième album, mais, soyons clairs, les riffs épais et massifs qui ont toujours caractérisé CROBOT sont bel et bien présents et surgissent quand on s’y attend le moins. Très varié et lumineux, « Supermoon » atteste la large palette d’ambiances qui rend la formation de Pennsylvanie si familière. De l’harmonica qui habille « Gun To My Head » en ouverture, ou avec le sifflement un rien nostalgique de « Happy Days », le quatuor s’amuse et nous régale.

Cette faculté à opérer les fusions entre Rock et Metal, ainsi qu’entre Stoner et Hard Rock reste la marque de fabrique des Américains. Explosifs ou langoureux, tout en restant entraînants et mélodiques, ils conservent cette approche toujours ludique et souvent joyeuse qui les empêche de rester confiner dans un seul registre. Et finalement, peu importe la rythmique à l’œuvre, CROBOT est unique en son genre et déçoit finalement très rarement (« Girl From Another World », « Me And Your Mother », « Foot Off », « Battle Cry », « Let It Kill Me »). Une véritable masterclass !

Retrouvez aussi les chroniques des deux albums précédents :

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Classic Hard Rock Hard Blues Southern Blues

John Corabi : personal way

Avec un premier effort fortement imprégné par les 70’s, mais avec un son très actuel, JOHN CORABI se livre avec authenticité sur ce qui constitue sa culture musicale. Et même si on n’avait aucun doute sur le bon goût du chanteur de The Dead Daisies, il faut reconnaître qu’il se dévoile aussi comme un redoutable songwriter. Solaire et sincère, il passe en revue des atmosphères plus Rock peut-être, plus Southern aussi et portées par un groupe cinq étoiles. En s’offrant même une reprise de Sly And The Family Stone et flirtant avec la Soul et le Blues, le musicien de Philadelphie se montre impérial.

JOHN CORABI

« New Day »

(Frontiers Music)

Marqué au fer rouge par son passage chez Mötley Crüe le temps d’un album éponyme en 1994, JOHN CORABI s’est aussi essayé à d’autres formations, mais celles-ci firent beaucoup moins de bruit que le remplacement de Vince Neil. Depuis, il a enfin récupéré sa place au sein de The Dead Daisies qui a, de nouveau, retrouvé toute sa splendeur. Avec « New Day », c’est en solo qu’il se présente avec un disque qui lui ressemble beaucoup et sur lequel il se fait plaisir entre Classic, Southern et Hard Rock avec une même aisance et surtout une voix puissante.

Enregistré l’été dernier à Nashville avec le fameux Marti Frederiksen (Aerosmith, Ozzy) aux manettes, JOHN CORABI livre un opus très personnel et chaleureux. A ses côtés, le gratin du genre œuvre avec lui, à savoir son producteur, Evan Frederiksen pour la rythmique et beaucoup d’autres instruments, Richard Fortus (Guns N’Roses) à la guitare, Paul Taylor (Winger, Steve Perry) aux claviers et Charlie Starr de Blackberry Smoke aux solos. Difficile d’aligner un plus beau line-up et le résultat est à la hauteur des attentes : époustouflant !

De sa déjà longue carrière, l’Américain semble avoir rassemblé tout ce qui le fait vibrer. Que ce soit sur des titres acoustiques sensibles et délicats, ou d’autres plus entraînants aux teintes bluesy, ou évoluant dans un Rock plus brut, le frontman sait absolument tout faire et sa classe naturelle fait le reste. JOHN CORABI garde aussi un œil dans le rétro en incluant « Cosi Bella (So Beautiful) » (2021) et « Your Own Worst Enemy » (2022), sortis tous deux en singles, aux côtés d’autres pépites (« New Day », « That Memory », « When I Was Young », « 1969 »). Incontournable !

Photo : Jeff Fasano

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Classic Hard Rock Southern Rock

Brother Cane : back in town

Alors qu’il a collaboré avec de grands noms et également fondé Black Star Riders avec les ex-Thin Lizzy Scott Gorham et Ricky Warwick, Damon Johnson a décidé de réactiver pour de bon BROTHER CANE, une formation Hard Rock aux saveurs Southern. Et ce quatrième effort, qui surgit 33 ans après le premier, oscille entre une énergie communicative et des hommages appuyés, par ailleurs très réussis. « Magnolia Medicine » tient la route, brille parfois et propose des sonorités agréablement familières.

BROTHER CANE

« Magnolia Medicine »

(Double Dragon Records/Virgin Music Group)

Malgré sa reformation en 2022 qui avait mené le groupe sur scène pour quelques concerts, on n’osait plus véritablement croire à un retour sur disque avec de nouvelles compositions de la part de BROTHER CANE. Silencieux depuis 28 ans, après seulement trois albums à son actif, « Magnolia Medicine » marque donc la réapparition très attendue des Américains. L’idée est d’autant plus séduisante que tous les membres affichent une expérience confortable, à commencer par son guitariste et chanteur Damon Johnson au parcours exceptionnel.

Du line-up originel, il ne reste que le bassiste Glenn Maxey aux côtés du frontman. Il faut d’ailleurs préciser que ce dernier s’est affûté avec Alice Cooper, Thin Lizzy, Sammy Hagar et d’autres, ainsi qu’en solo avant d’intégrer Lynyrd Skynyrd en 2023 en lieu et place du regretté Gary Rossington à qui BROTHER CANE rend un bel hommage sur « Prince Charming », son surnom, avec en guests Johnny van Zant et Rickley Medlocke. Assurément un grand moment de « Magnolia Medicine », qui évolue globalement entre Hard Rock et Heavy Rock avec une touche Southern appuyée.

En effet, formé à Birmingham en Alabama, il y a forcément une saveur sudiste dans le jeu et l’atmosphère distillés par le quintet. On pourrait même parler de sextet, puisque le producteur Marti Frederiksen (Aerosmith, Def Leppard) joue aussi des claviers, des percussions et fait les chœurs sur ce nouvel opus. Globalement percutant et mélodique, BROTHER CANE se situe dans une certaine intemporalité marquée par les 90’s et livre de bons titres (« If This Means War », « Nothing To Lose », « Miracle » dédié à Tom Petty). Un bon retour !

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Classic Rock Hard 70's Rock Progressif

Franck Carducci : d’un naturel éclatant

Nul n’est prophète en son pays et FRANCK CARDUCCI en est une preuve éclatante. Cependant, avec « Sheeple », il devrait pouvoir enfin s’y imposer, car la dextérité et la qualité d’interprétation à l’œuvre sont irréprochables. Ancré dans un Rock Progressif originel et un Rock très 70’s, son style affiche beaucoup de vélocité et un souci du détail imparable. Sur le fond, le musicien nous questionne sur le libre-arbitre et l’obéissance aveugle. Un travail d’équilibriste personnel réussi et robuste.

FRANCK CARDUCCI

« Sheeple »

(Cherry Red Records/Socadisc)

Autoproduit depuis ses débuts en 2011, le multi-instrumentiste virtuose semble avoir trouvé son bonheur sur le prestigieux label britannique Cherry Red Records, où les Français ne sont d’ailleurs pas légion. Une belle reconnaissance pour celui qui a opté pour un registre un brin vintage, évoluant entre un Classic Rock musclé et un Rock Progressif délicat. Avec « Sheeple », FRANCK CARDUCCI signe son cinquième album studio, auquel il faut ajouter deux live. Autant dire que le Lyonnais possède une belle expérience, essentiellement acquise à l’étranger également.

Producteur de « Sheeple », il y joue la plupart des instruments, à savoir la basse, la batterie, l’orgue Hammond et les guitares, en plus du chant, ce qui ne l’empêche pas d’être très bien entouré. Réputé pour ses prestations live, on retrouve ce même côté immédiat et organique sur les neuf morceaux. Grâce à un étonnant sens de la narration et une production brillante, FRANCK CARDUCCI propose ici un voyage musical dense, où les passages à forte intensité flirtent avec le Hard Rock et où se mêlent des instants suspendus d’une grande finesse.

Guidé par une ambition artistique largement à sa portée, le musicien joue sur les contrastes avançant sur des morceaux fleuves (« Love Or Survive », « The Betrayal Of Blues »), d’autres plus costauds (« Self-Righteousness ») et offre même une petite trilogie mélancolique très subtile (« Sweet Cassandra »). Emprunt d’une grande liberté et très abouti, ce nouvel opus ne se fond pas uniquement dans un esprit old school, il pose aussi un regard neuf et moderne sur un Rock Progressif qu’on croyait difficile à renouveler. Une leçon de volonté et d’humilité.

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Blues Rock

Cactus : pleasure revisited

Son incroyable polyvalence, son toucher unique, son feeling et son groove phénoménal ont fait de Carmine Appice une légende mondiale de la batterie. Et plus de cinq décennies après ses débuts, il ne semble prêt à raccrocher les baguettes, loin de là. Et ce serait d’ailleurs une bien triste chose, lorsque l’on voit le jeu produit sur « Temple Of Blues II – All Stars » de CACTUS, son groupe de toujours. Des guests de renom, des titres imparables et un Blues Rock incandescent aussi puissant que profond : tout y est !

CACTUS

« Temple Of Blues II – All-Stars »

(Cleopatra Records)

Il existe assez peu de batteur identifiable entre mille et le grand Carmine Appice en fait bien évidemment partie. Celui qui a joué dans Vanilla Fudge au début de sa carrière, puis aux côtés de Jan Akkerman, Jeff Beck, Paul Stanley, King Kobra, Blue Murder, Pat Travers, Pink Floyd et même Christophe (Gloups!) a aussi fondé CACTUS, dont le premier album éponyme est sorti en 1970. Désormais seul membre vivant du line-up originel, il a remis le couvert et réactiver la machine en 2006 avec « Cactus V » avec d’autres musiciens, compagnons de toujours pour beaucoup.

Après un premier volume sorti il y a deux ans, Carmine Appice fait son retour avec « Temple Of Blues II » en version ‘All Stars’. Et il faut bien reconnaître que le casting de CACTUS est prestigieux et que chaque invité possède un CV long comme le bras. Alors, avant de parler du contenu, les voici : Ted Nugent, Billy Sheehan, Ron ‘Bumblefoot’ Thal, Dee Snider, Steve Morse, Tracii Guns, Joe Lynn Turner, Rudy Sarzo (Ozzy, Quiet Riot), Alex Skolnick (Testament), Derek Sherinian (Dream Theater), le Bluesman Eric Gales et quelques autres encore. Du beau monde !

Dans un Blues Rock enflammé et musclé, ce deuxième chapitre est constitué de reprises pour l’essentiel, dont celles de Willie Dixon, Jimi Hendrix, Howlin’ Wolf, ainsi que du répertoire de CACTUS. La touche de Carmine Appice est indiscutablement la valeur ajoutée du disque, qui revêt parfois des allures de ‘Tribute’. Cela dit, et même si aucun titre n’est joué par les mêmes musiciens, il y a une sorte d’unité qui ressort des onze morceaux. Et il faut préciser que la qualité de la production rend l’ensemble très homogène. Ensuite, leur talent à tous s’exprime avec classe.

Retrouvez la chronique de « Tightrope » :

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Bluesy Rock Classic Rock Hard 70's

Emerald Moon : une prestation luxuriante

En attendant l’arrivée d’un deuxième effort studio, EMERALD MOON nous fait patienter avec un album live de grande classe. Intenses de bout en bout, les 13 morceaux sont évidemment le reflet de sa courte discographie et la formation a même pimenté son set avec quelques belles surprises. Entre titres originaux et reprises électrisantes, on s’engouffre dans la chaleur des années 70 et un Rock/Hard intemporel aux contours bluesy, qui est très loin d’avoir livrer toutes ses saveurs. Le groupe prend toute sa dimension sur scène et on se délecte de cette atmosphère explosive et chaleureuse à la fois distillée sur ce magnifique « The Sky’s The Limit Tour 2025 ».

EMERALD MOON

« The Sky’s The Limit Tour 2025 »

(Independant)

Après la sortie d’un EP éponyme en octobre 2024, qui avait acté la naissance du groupe, puis un premier long format, « The Sky’s The Limit » en juin dernier qui a reçu un bel accueil, EMERALD MOON a logiquement pris la route pour défendre un Classic Rock original et actuel. Ce live est donc le témoignage de tout juste un an de travail et le moins que l’on puisse dire est que le combo est parfaitement rôdé. Pas surprenant qu’une telle cohésion fasse mouche lorsque l’on se penche sur le pedigree des cinq musiciens . L’expérience parle d’elle-même, ça ronronne et ça envoie du bois !

Enregistré en octobre dernier au Wood Stock Guitares devant un public aux anges, EMERALD MOON y présente bien sûr ses premières compositions avec une fougue et une assurance de vieux briscards. Ayant œuvré avec Laura Cox, Gaëlle Buswel, Jack Bon ou encore sur le projet United Guitars, ces amoureux de Rock 70’s aux saveurs Blues un brin Southern, et tirant sur un Hard Rock vintage, se font plaisir tout au long de ce concert et surtout, ils transmettent et partagent une énergie et une joie très communicative. Par ailleurs, la captation comme la prestation sont parfaites.

Avec sa magnétique frontwoman, le quintet se montre puissant et fait aussi preuve de beaucoup de délicatesse. De twin-guitars en riffs acérés, les solos virevoltent sur une rythmique millimétrée. Pour étoffer la tracklist, quelques covers savamment choisies nous font tendre l’oreille comme « Ramble On » et « Rock’n’Roll » de Led Zeppelin, « Nutbush Bush Limits » d’Ike et Tina Turner (1971), « Boys Are Back In Town » de Thin Lizzy ou encore « Stay With Me » (1973) de Faces, groupe fondé par Rod Steward et Ronnie Wood. Quelques pépites pour enrober un ensemble radieux !

Retrouvez l’interview du groupe à la sortie de son premier album :

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Classic Rock Hard 70's Hard Blues

Necko : across the time

Après avoir étrenné ses premières compositions sur scène, NECKO a eu le temps de mesurer leur impact auprès de fans toujours plus nombreux. D’ailleurs, cette spontanéité et cette immédiateté se ressentent pleinement sur « II », où figurent également les premiers enregistrements de la formation de Sydney. Avec cet opus, on se délecte des effluves très 70’s de ce Rock musclé, assez épuré, mais suffisamment accrocheur et explosif pour confirmer le talent des trois musiciens.

NECKO

« II »

(Bad Reputation)

Après un EP éponyme en 2023 et un second l’année suivante, la jeune formation se lance dans le grand bain avec un premier album étonnamment intitulé « II ». Troisième effort donc et peut-être deuxième ère, via ce titre, dans l’évolution du trio et cette entrée en matière sur un format long se fait de la plus belle des manières, même si on y retrouve quelques chansons déjà sorties. NECKO, du nom de son leader, fondateur, guitariste et chanteur Alex, connaît une belle ascension sur une île-continent et il se pourrait que l’Europe y succombe bientôt aussi.

Complété par Reno Torrisi à la batterie et Alex Damon à la basse et aux claviers, le power trio se nourrit de Classic Rock et du Hard 70’s pour en livrer sa vision et sa version. Nerveuse tout en restant groovy, la musique des Australiens va donc puiser quelques générations en arrière et c’est d’ailleurs surprenant de constater avec quelle facilité ils se sont appropriés l’esprit d’un registre qu’ils n’ont pas connu. Et NECKO n’y va pas timidement, bien au contraire, l’énergie très live des onze titres en témoigne avec beaucoup d’assurance.

Musicalement, on navigue d’un côté de Led Zeppelin à The Who, et de l’autre autour des plus actuels Greta Van Fleet, DeWolff parfois ou encore The Vintage Caravan. Bluesy et surtout très Rock, NECKO a intelligemment assimilé l’ensemble pour se constituer une identité originale et personnelle (« You’ve Got What I Want », « Wicked Woman », « Animal », « Sinner », « Beggar On A Throne Of Gold », « What Remains »). Malgré sa saveur volontairement vintage, « II » est une vraie bouffée d’air pur dotée d’un élan positif réjouissant.

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Classic Rock Rock US Roots Rock Southern Rock

Mynd Reader : un regard vers l’horizon

Poser une atmosphère Soul dans un environnement très Rock, c’est le pari (gagné !) d’une formation de musiciens aussi chevronnée qu’inventive. En positionnant les émotions au cœur d’un registre dynamique, qui puise sa force dans des vibrations directement issues du patrimoine Rock de son pays, MYND READER articule son style autour d’une puissance brute. Les notes bluesy et la minutie extrême apportées aux compositions libèrent une sensation de liberté sans concession et un brin cinématographique.

MYND READER

« Mynd Reader »

(Independant)

Né de l’amitié et de la rencontre artistique entre le batteur Brian Sachs (ex-The Authority) et le multi-instrumentiste Tonin qui met brillamment en musique les textes du premier, MYND READER est le fruit d’une union créative peu courante et tellement évidente au final. Depuis octobre 2024 et son premier single « Radio Warning », il diffuse au fur et à mesure sa musique et l’on découvre enfin ce premier effort éponyme dans son intégralité et il tient toutes ses promesses. D’ailleurs, le prolifique duo travaille d’ores et déjà sur ses prochaines réalisations.

Originaire de Boulder dans le Colorado, MYND READER réunit en un même élan son amour pour le Classic et le Southern Rock, le tout posé dans un magnifique écrin moderne et particulièrement bien produit pat Tonin dans les moindres détails. En effet, « Mynd Reader » révèle au fil des écoutes un remarquable travail sur le son des morceaux. Chaque caisse claire est unique, chaque riff aussi, les parties de piano sont délicates, tout comme cette voix incroyable, qui offre une âme enthousiaste et apporte une profondeur attachante à chaque chanson.

Car si l’aspect sonore et mélodique tient une place essentielle chez le trio, la performance vocale de Shelby Kemp est tout simplement incroyable. Audacieuse, personnelle et dotée d’une chaleur enveloppante, la voix du frontman éclaire les morceaux en les rendant captivants, bouleversants et si fédérateurs. Très accrocheur, MYND READER est aussi le reflet de son époque transposé dans un American Rock authentique et sincère. Et si sept singles sont déjà sortis, « Mynd Reader » est l’exemple parfait de l’impact et de l’importance de l’écoute d’un album complet.

Retrouvez aussi l’interview du groupe réalisée il y a quelques mois :