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Heavy metal

Souls Of Diotima : l’émergence du Mediterranean Metal

En rendant son Heavy Metal moins symphonique et plus direct, les Italiens de SOULS OF DIOTIMA ont pris un virage plus épuré que sur leurs précédents albums. Bien réalisé, « Janas » propose un concept original et méditerranéen dans lequel la chanteuse Claudia Barsi excelle.

SOULS OF DIOTIMA

« Janas »

(Diotima Records/Rockshots Records)

C’est en Suède chez le batteur et producteur Oscar Nilsson que les Italiens de SOULS OF DIOTIMA sont allés enregistrer leur quatrième opus, « Janas ». Arborant un solide Heavy metal, l’air du grand nord semble avoir quelque peu raffermi le quatuor qui a laissé de côté les éléments symphoniques de ses précédents albums.

Plus direct et incisif que « The Sorceress Reveals –Atlantis » dont il est pourtant la suite musicale, « Janas » est un concept-album et le deuxième chapitre consacré aux mythes et légendes italiennes. Cette fois, SOULS OF DIOTIMA se concentre sur l’île de la Sardaigne, où le groupe nous emmène voyager et traverser l’Histoire.

Toujours mené par sa chanteuse Claudia Barsi dont la puissance et la clarté vocale se révèle un peu plus sur ce nouvel album, les Transalpins signent des compos nettement plus tranchantes (« The Black Mask », « Janas », « The Dark Lady », « My Roots »). SOULS OF DIOTIMA a véritablement gagné en volume et le fait de proposer des titres plus racés et sans fioriture offre un impact immédiat. 

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Hard Rock Rock

French Power Rock

Avec « Invasion », MISS AMERICA vient jeter un sacré pavé dans la marre du Rock français. Les 12 titres costauds, plein d’émotion et un brin bluesy du quatuor affichent une belle solidité et une inspiration de chaque instant. Un premier album véritablement accompli.

MISS AMERICA

« Invasion »

(Independant/PIAS France)

Comme is le dissent eux-mêmes, les Azuréens ont fait une Spinal Tap ! Après des mois de travail, MISS AMERICA avait prévu (et ils l’ont fait !) de sortir leur premier album « Invasion » le 13 mars dernier. Sauf que… on connait la suite. Qu’à cela ne tienne, ce nouvel opus est bel et bien sorti et il vient solidement poser une belle pierre à l’édifice du Rock hexagonal. Et au-delà d’une interprétation exemplaire, le groupe offre de belles surprises.

Dans un registre très anglo-saxon et dans la langue de Shakespeare, MISS AMERICA distille un Rock massif qui empreinte autant aux Rolling Stones qu’à Led Zeppelin et avec une touche très singulière. Musclé sur « Sextasy », « Just Push Play », « Don’t Take It Bad » et « Pocket Riot », le quatuor joue sur les émotions avec « Sometimes » dans la veine d’un Joe Cocker vocalement, ou sur le très Country et Southern « Song For Ronnie Hawkings ».

Et chose remarquable, le groupe joue aussi la carte de la parité avec la solide rythmique féminine composée d’Anso Ambroisine (basse) et Laëza Massa (batterie). Dimitri Walas (guiatre) et Tommy Roves (guitare, chant, harmonica) guident l’ensemble à grand renforts de riffs efficaces et plein de feeling (« Fame Seeker », « Stadium », « Another Day »). Aussi lumineuse que puissante, la production d’ « Invasion » hisse MISS AMERICA au rang des groupes sur lesquels il va falloir compter dorénavant.