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Melodic Metal Modern Metal

Hollow Peak : vif et introspectif

Racé et fédérateur, HOLLOW PEAK n’aura pas mis bien longtemps pour se montrer très convaincant. L’entrée en matière des Norvégiens avec « Obsidian Cult » manifeste beaucoup de certitudes sur leur jeu et leur style, une maîtrise que l’on retrouve tout au long de ce nouvel opus. Compact et jouant aussi sur le côté émotionnel du registre, il met en lumière une forte présence féminine au chant, une rythmique massive et des guitares musclées. Puissant et mélodique.

HOLLOW PEAK

« Obsidian Cult »

(Massacre Records)

Apparu sur la scène norvégienne il y a deux ans avec un EP autoproduit, « Endless », le quintet ne tarde pas à livrer son premier album. Dans la lignée du précédent effort, « Obsidian Cult » confirme tout le potentiel de HOLLOW PEAK, qui navigue habillement entre Melodic et Modern Metal. Plus aguerris qu’à leurs débuts bien sûr, la chanteuse Ragnhild Westgard et le batteur Marius Karlsen sont aussi à la production de ce premier long format et le duo fait beaucoup mieux que de s’en sortir. L’ensemble est solide.

Loin d’en être à leur coup d’essai, les Scandinaves affichent beaucoup de puissance sur cette nouvelle réalisation et leur frontwoman est un atout majeur. Aussi puissante que délicate dans son approche vocale, elle donne du corps et du relief à HOLLOW PEAK. Grâce à la fiabilité de son cogneur qui n’hésite pas à user du double-pédalage pour apporter de la vélocité aux morceaux, « Obsidian Cult » explore divers degrés d’intensité. Très accrocheuses, les atmosphères sont changeantes, mais l’ensemble reste homogène.

Techniquement imparables, les deux guitaristes, Vegard Frydenlund Ripsrud et Henning Ramseth, sont les principaux architectes du combo et leurs riffs respectifs se répondent autant qu’ils se complètent. On regrettera cependant qu’à eux deux, il n’y ait de solos dignes de ce nom sur « Obsidian Cult ». Un signe des temps sûrement… Mais HOLLOW PEAK se montre très pertinent sur « From Ashes Rises A Crown », « Labyrinth », Unseen », « Ray Of Light », « Attack », le morceau-titre et le très bon « Town ». Une belle cohésion.

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Classic Hard Rock Hard Blues

Will O’Dusk : warm & intense

C’est rassurant de voir qu’il existe encore des groupes capable de signer de si bons débuts. Certes, le Hard Rock des Italiens résulte d’une belle combinaison d’influences bien assimilées, mais il conjugue classicisme et modernité sur un fond de Blues savamment dosé. Musicalement costaud, WILL O’DUSK affiche beaucoup de confiance et d’envie. Entre riffs racés et une rythmique intense, les Transalpins peuvent également compter sur un frontman caméléon, qui offre à « The Long Lasting Dusk » une saveur particulière.

WILL O’DUSK

« The Long Lasting Dusk »

(Diotima Records)

Même s’il n’a que deux ans d’existence, WILL O’DUSK affiche beaucoup de maturité sur son premier album et si plusieurs courants traversent « The Long Lasting Dusk », il y règne une belle unité. Ainsi, Riccardo Barchiesi (chant), Danilo Casali (guitare), Stefano Grossi (basse) et Luca Gambazza (batterie) se sont forgés un style bien à eux et semblent y avoir injecté l’ensemble de leurs références musicales. Cela dit, loin de s’y perdre, les quatre musiciens affichent au contraire beaucoup de cohésion et de force.

En jouant sur les contrastes et la dualité dans ses textes, WILL O’DUSK s’ouvre aussi de multiples horizons sonores. Globalement Hard Rock, « The Long Lasting Dusk » se fonde aussi sur des racines Classic Rock et un brin de Southern, une sorte de croisement entre Led Zeppelin, The Black Crowes avec un soupçon de Cinderella et son côté bluesy. La recette est belle et le résultat l’est tout autant. Les Milanais maîtrisent parfaitement leur sujet et cela s’entend dans la structure des morceaux, qui sont assez complexes à l’occasion.

Grâce à un chanteur aux vastes capacités vocales, WILL O’DUSK surfe sur les émotions et cette première réalisation se distingue par sa construction en deux faces assez distinctes. L’ouverture est plus sombre avec des titres comme « Break In Case Of Emergency », « Crossroads » ou « Lucifer’s Tears ». Le quatuor se fait ensuite plus lumineux, mais sans perdre de son impact (« Let It All Explode », « Slowmo », « Last Drop »). De la pénombre à la clarté, « The Long Lasting Dusk » garde cette atmosphère à la fois véloce et apaisante.