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Joe Bonamassa : l’audace des grands

Un an après le magnifique « Live At The Hollywood Bowl With Orchestra », l’incontournable JOE BONAMASSA livre dix nouvelles compostions, où son Blues Rock s’offre des teintes funky, flirte avec le Hard Rock, brille sur des ballades acoustiques et se montre aussi très fringuant sur du Texas Swing. Rien ne lui résiste et la classe dont il fait preuve est toujours aussi éclatante et tout en émotion. « Breakthrough » le révèle au sommet de son art et on peut se demander jusqu’où il ira dans sa maîtrise du genre.

JOE BONAMASSA

« Breakthrough »

(J&R Adventures)

Hyper-prolifique et véritable bourreau de travail, JOE BONAMASSA est sur tous les fronts et ça fait plus de 25 ans que ça dure. Quand il n’est pas en tournée, il produit de jeunes artistes talentueux, soutient l’éducation musicale via sa fondation, organise des croisières bluesy et va poser quelques beaux solos sur les albums de ses amis. De Popa Chubby à Sammy Hagar, en passant par Larry McCray, Janiva Magness ou Jimmy Vivino rien que pour cette année, on ne compte plus ses featurings et il ne semble jamais rassasié… bien au contraire !

Si l’an dernier, il a aussi fait son retour avec Black Country Communion avec un cinquième album très relevé, cela ne l’a pas empêché de s’atteler à la composition de « Breakthrough ». Pour autant, JOE BONAMASSA ne s’est pas enfermé en studio pour s’y consacrer. Ce nouvel opus a été concocté et façonné lors de sessions en Grèce, en Egypte, à Nashville et à Los Angeles. Et si la chaleur de son jeu est la même, les couleurs sont plus métissées que jamais. L’Américain se montre d’ailleurs assez audacieux cette fois dans son approche. 

Toujours produit avec soin par son ami Kevin Shirley, « Breakthrough » vient confirmer plusieurs choses entrevues depuis quelques temps déjà. Nul besoin évidemment de revenir sur les talents de guitariste de JOE BONAMASSA. En revanche, vocalement, il s’affirme et s’est même considérablement amélioré. Très Rock, l’ensemble est parfaitement équilibré et le virtuose se met de plus en plus au service des morceaux, ce qui donne beaucoup de relief et surtout un côté plus fédérateur à ses titres. L’homme au costume donne encore la leçon.

Photo : Mick Savoia

Retrouvez les chroniques de ses derniers albums :

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Dorothy : l’ascension

Chacun de ses disques est une montée en puissance phénoménale et « The Way » ne déroge pas à la règle. DOROTHY est devenue incontournable sur la scène Rock et Metal mondiale et elle ne doit ce constat qu’à une persévérance et une obstination qui ne la quittent jamais. La force qui guide l’artiste originaire de Budapest prend ici une ampleur incroyable, balayant sur son passage tous les doutes que l’on pourrait avoir sur son talent et ses capacités vocales. Elle joue en permanence sur la force des émotions avec beaucoup d’authenticité et surprend à chaque chanson.

DOROTHY

« The Way »

(Roc Nation)

Incontestablement la meilleure dans son registre, DOROTHY n’a pourtant pas eu le plus facile des parcours, loin de là. Arrivée à Los Angeles de sa Hongrie natale, elle a patiemment gravi les échelons depuis son premier et impressionnant album en 2016, « Rockisdead ». Depuis, la frontwoman tisse sa toile, multiplie les featurings, enflamme les salles et les festivals et nous livre aujourd’hui un quatrième opus détonnant. Avec « The Way », elle impose sa voix, d’une puissance et d’une clarté bien trop rare sur la scène actuelle féminine.

Résolument Hard Rock, DOROTHY se montre toujours aussi moderne dans l’approche comme dans la production. Une mise à jour effectuée à chaque nouvelle sortie. Aux côtés de Mme Martin, Sam Bam Koltun assène des riffs massifs et des solos racés, tandis qu’Eliot Lorango (basse) et Jake Hayden (batterie) font ronronner la machine de bien belle manière. Il n’y a rien de trop, et rien en manque, dans ce style en perpétuel mouvement. Le quatuor est d’une efficacité implacable et l’énergie déployée est à la mesure des ambitions affichées.

Déterminée et positive, la chanteuse percute et en impose quelque soit l’ambiance de ses morceaux. Très Heavy, DOROTHY est fidèle à un registre propre à la Cité des Anges (« I Come Alive », « The Devil I Know », « Unholy Water », « Puttin’ Out The Fire »). A noter aussi la présence explosive de Slash sur un « Tombstone Town » aux effluves Southern que l’on retrouve d’ailleurs parsemé au fil de « The Way ». Solide et mélodique, ce nouvel effort du combo laisse une belle impression de vérité (« Superhuman », « The Way »). Magistral !

Retrouvez la chronique de « Gifts From The Holy Ghost » :