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Heavy metal Power metal

Pyroclast : imposant

Du côté de Glasgow, on forge le Metal le plus pur dans la grande tradition. Le Heavy de PYROCLAST est de ceux-là et il combine la branche anglaise avec une autre plus germanique pour n’en faire qu’une. Et si l’on n’est pas réellement dans le True Metal, on en est pas bien loin, tant l’authenticité de « Fractured State » dégage une vérité absolue. Sinueuse et véloce, cette nouvelle réalisation a tout d’une résurrection musicale, aussi virtuose que déterminée.

PYROCLAST

« Fractured State »

(Furious Music)

PYROCLAST fait partie de ces groupes qui font franchement plaisir à écouter. Un pied dans l’héritage Old School du genre et l’autre dans un Heavy très contemporain tirant sur le Power Metal, le compromis est parfait et la transition, autant que la jonction, entre les styles et les époques, très bien négociées. Et il n’y a pas que ça qui a été bien négocié par les Ecossais . En effet, ils ont œuvré sous le nom de Tantrum de 2014 à 2025 et sortis trois albums, dont « No Place For The Damned », réédité l’an dernier sous l’actuel patronyme.

Après l’EP « 2112 Days Of Christmas » essentiellement constitué de reprises (Thin Lizzy, Deep Purple, Iron Maiden, Rush et un titre original) sorti en décembre dernier, PYROCLAST est plus que jamais d’attaque pour poursuivre l’aventure. Avec « Fractured State », ses intentions sont claires : allier puissance et mélodie dans un élan imperturbable. Très direct, le combo se montre massif, très technique et tout en maîtrise de bout en bout. Le concentré d’énergie est réel sur les huit titres, par ailleurs très bien produits, et la dynamique est électrisante.

Histoire de mettre les choses au clair, c’est la morceau « Pyroclast » qui ouvre les hostilités et livre sans équivoque l’objectif des Britanniques sous leur nouvelle bannière. Racé et incisif, ce nouvel opus semble fonctionner à l’instinct et pourtant la précision des riffs est chirurgicale, les twin-guitares renvoient à la NWOBHM, les solos sont perçants, la rythmique est galopante et le chant de Mark Reid ne tremble pas un instant. PYROCLAST montre une belle assurance, bien aidé par une solide expérience (« Break The Tide », « Ozymandias », « Erebus And Terror »). Costaud !

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Heavy Rock Post-Grunge Rock Hard

Velvetbomb : raw intentions

Les éléments se déchaînent du côté de Glasgow et la tornade a un nom : VELVETBOMB. Avec « Vengeance Slayer », son deuxième format court en près d’une décennie, le duo est forcément nourri d’une certaine urgence. Les riffs sont racés et tranchants, les parties de batterie massives et musclées et le chant enveloppe l’ensemble avec force et conviction, tout en restant au service des mélodies. Formidablement ciselé, ce six-titres est franchement palpitant et irrésistible.

VELVETBOMB

« Vengeance Slayer »

(Independant)

Contrairement à certaines formations françaises évoluant dans la même configuration (des noms ?), VELVELBOMB n’est pas là pour jouer les marioles ! Nos deux Ecossais ont le Rock, très Heavy, dans le sang et « Vengeance Slayer » est un brûlot incandescent balancé en pleine tête, sans retenue et avec un évident malin plaisir. Un peu ce qu’il manque chez nous finalement… Ici, ça tabasse, ça envoie du bois et on est littéralement submergé par ce son plein et entier qui terrasse tout sur son passage. Un groupe hors-norme et implacable !  

Pourtant autoproduit, c’est la production qui impression dès les premières notes du morceau-titre. L’équilibre entre la batterie, la guitare et le chant est solide et VELVETBOMB livre ses compos avec puissance et précision. Il faut préciser que l’ardent combo a déjà sorti un premier EP éponyme, et exclusivement en vinyle, en 2016 et a aussi écumé l’essentiel des salles de son pays. Il est donc parfaitement rôdé, son écriture plus affûtée que jamais et son jeu furieusement redoutable, en plus d’être entêtant.

Après une entrée en matière fracassante, Rob (chant, guitare) et Dac (batterie) ne lèvent pas pour autant le pied et enchaînent avec « Devil In Me » et « Unforgiven ». Accrocheur et percutant, le style de VELVETBOMB oscille entre Rock et Metal avec une touche Hard Rock et une dynamique post-Grunge. Sombre et racé, ce nouvel opus révèle le côté massif du tandem (« Schizoid Queen », « Run For Your Life »), ainsi qu’une facette plus épurée comme sur la très bonne ballade « My Dark Angel ». L’inspiration est brute et le résultat décapant.

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Progressif Rock

Lucid Sins : une tradition enchanteresse et ravivée

Si le noyau dur de LUCID SINS est constitué des deux musiciens Andreas Jonsson et Ruaraidh Sanachan, le duo de Glasgow ouvre facilement les portes du groupe et accueille en son sein des musiciens écossais qui viennent donner un relief saisissant à son Rock Progressif à la fois occulte, marqué par les 70’s et très novateur.

LUCID SINS

« Cursed ! »

(Totem Cat Records)

Nouvelle sortie du label brestois et beau retour de LUCID SINS, sept ans après le somptueux « Oscillation » qui avait marqué les esprits. Toujours composé d’Andreas Jonsson (guitare, chant) et de Ruaraidh Sanachan (guitare, basse, claviers et batterie), le torturé et presqu’occulte duo écossais signe avec « Cursed ! », un nouvel album plein de surprises et toujours dans une même veine Rock Progressif estampillé 70’s.

Pourtant héritier direct des Blue Öyster Cult, Wishbone Ash ou encore des Doors, tout en étant moins ésotérique et plus hédoniste dans son jeu, le groupe de Glasgow avait surpris et scotché tout le monde avec une étonnante reprise de Medusa (« Black Wizard ») sur son premier album. Plus chaleureux et toujours aussi débridé, LUCID SINS a encore étoffé son style et nourri son jeu d’harmonies et d’arrangements trois soignés et irrésistibles.

Sombre et envoûtant, « Cursed ! » voit aussi se joindre plusieurs musiciens locaux venus prêter main forte au duo. Guitare, claviers et violons viennent apporter du coffre et de bonnes vibrations aux titres de LUCID SINS. Enchanteur et enflammé dans le style, ce deuxième album des Ecossais s’inscrit parfaitement dans un registre Rock Progressif occulte, mais bienveillant, des 70’s. Un bond dans le temps obsédant.

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Rock

Mason Hill : une brûlante douche écossaise

Grâce à un songwriting terriblement efficace, des refrains accrocheurs, des guitares explosives et percutantes et un chanteur rappelant très clairement un Chad Kroeger au meilleur de sa forme, MASON HILL se pose avec une évidence comme le renouveau du Rock britannique, version alternative et fortement marquée US. « Against The Wall » s’impose de lui-même et pour un premier album, va propulser les Ecossais sur le devant de la scène.

MASON HILL

« Against The Wall »

(7Hz Recordings – ADA/Warner)

S’inscrivant dans la lignée de Nickelback, Three Days Grave, 3 Doors Down ou Seether, MASON HILL fait son apparition sur la scène Rock Alternative avec un premier album, qui donne un sacré coup de pied dans la sphère Rock britannique. Il faut aussi dire que le quintet écossais n’est pas complètement inconnu, puisqu’il compte plus de 850 concerts à travers toute l’Europe avec l’émergence dans la foulée d’un solide following.

Autant dire que ce premier opus était très attendu. Et dès la première écoute, « Against The Wall » ne déçoit pas. Fougueux et mélodiques, les deux guitaristes du combo assènent autant de gros riffs que des parties instrumentales plus délicates. Avec un virevoltant et imposant Scott Taylor au chant, MASON HILL a tout pour séduire un jeune public en mal de Rock fédérateur que les plus aguerris qui apprécieront le côté impertinent de la formation.  

Enregistré il y a plus d’un an chez eux à Glasgow, puis à New-York pour les parties vocales, les Ecossais ont confié le mix de l’album à l’expérimenté Chris Sheldon (Biffy Clyro, Foo Fighters, …) qui a su en extraire une bonne dizaine de hits potentiels. En témoignent les trois premiers singles (« Against The Wall », « Find My Way », « D.N.A. »), qui ne sont que le prélude de la déferlante MASON HILL qui s’annonce.