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[Going Faster] : Smith/Kotzen / Balls Out

Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !

SMITH/KOTZEN – « Better Days » – BMG

En mars dernier, la collaboration entre Adrian SMITH et Richie KOTZEN avait littéralement soulevé l’enthousiasme. Ce premier album éponyme entre le membre d’Iron Maiden et le guitariste caméléon avait créé la surprise, tant l’entente entre les deux hommes était manifeste. Quelques mois plus tard, le duo revient avec un EP de quatre titres, « Better Days », peut-être un peu plus classique, mais toujours aussi relevé et efficace. Virtuoses sans être démonstratifs, SMITH & KOTZEN signent à nouveau la production que le mix de Kevin Shirley vient mettre en lumière. Un trio de choc ! Entre échanges vocaux et guitaristiques, le duo régale encore et rivalise de créativité au niveau des riffs et des solos. « Better Days » est à mettre en toutes les mains en attendant la suite.

BALLS OUT – « Volume 1 – Get Dirty » – Rock City Music Label

Plutôt que de sortir un album comme tout le monde, les Niçois de BALLS OUT préfèrent se lancer dans une trilogie d’EP, donc voici « Get Dirty », le premier volume. Et la mise en bouche est aussi musclée que savoureuse. Le quatuor envoie du Hard Rock comme on n’en entend aujourd’hui que bien trop peu. Directs et rentre-dedans, c’est à grands coups de riffs que les Français nous embraquent dans un tourbillon, où la tradition et la modernité font bon ménage (« Back To Real », « El Guapo Gonzo »). Solide et tranchant, BALLS OUT ne tremble pas et joue autant sur l’impact des mélodies que sur des rythmiques massives (« Big Load »). Et cerise sur le gâteau, Rusty Brown (Electric Mary) vient électriser « Get Dirty (Wild And Nasty) » avec brio. L’attente va être longue jusqu’au suivant…

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Adrian Smith / Richie Kotzen : sur la même longueur d’onde

Un album rassemblant ADRIAN SMITH, guitariste d’Iron Maiden, et le virtuose inclassable aussi funky que Metal ou Bluesy RICHIE KOTZEN pouvait être assez inconcevable sur le papier, et pourtant le duo livre un superbe « S/K » dans un esprit Rock US accrocheur et très fun. Ici, pas de compétition ou de surenchère guitaristique, mais plutôt une belle connivence et une complémentarité évidente entre les deux musiciens.

ADRIAN SMITH / RICHIE KOTZEN

« S/K »

(BMG)

Si certaines collaborations peuvent étonner, et celle entre ADRIAN SMITH et RICHIE KOTZEN peut en faire partie de prime abord, elles débouchent souvent sur de bien belles surprises. Au-delà d’un side-projet de plus, ce sont l’amitié et le respect mutuel qui ont réuni ces deux grands musiciens. Tous deux guitaristes et chanteurs, on les retrouve également à la basse et à la batterie (pour l’Américain) sur de nombreux morceaux, preuves de la grande polyvalence artistique des deux artistes et leur côté multidisciplinaire.

Sobrement intitulé « S/K », c’est autour d’un Rock US teinté de Hard Rock, de Classic Rock et de quelques touches Blues que se sont retrouvés les deux virtuoses. Loin du registre d’Iron Maiden pour ADRIAN SMITH et assez éloigné de ses productions en solo et surtout de son jeu avec Poison ou Mr Big pour RICHIE KOTZEN, l’Anglais et l’Américain montrent un visage qu’on ne leur connaissait pas forcément et la fusion est jubilatoire et inspirée. Le duo se fait vraiment plaisir et cela s’entend.

Après avoir dévoilé le très bon single « Taking My Chances » en décembre, on découvre enfin ce « S/K » enregistré dans la douceur des eaux turquoise des  îles Turques-et-Caïques dans les Caraïbes. Entre « Scars », « ‘Til Tomorow » « ou « Running » (le meilleur titre de l’album), ADRIAN SMITH et RICHIE KOTZEN nous régalent à travers des titres accrocheurs, mélodiques et punchy. A la batterie, Nicko Mc Brain vient même prêter main forte sur « Solar Fire », tandis que Tal Bergman (Billy Idol, Joe Bonamassa) se partagent le reste de l’album. Réjouissant !