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Blues Rock

Erja Lyytinen : scenic flashbacks

Généreuse et enflammée, la virtuose guitariste venue du grand Nord a célébré son anniversaire avec panache, se faisant plaisir sur scène, mais surtout en offrant à son public une prestation intense. Avec 13 albums studios et ce cinquième live à son actif, ERJA LYYTINEN est parvenu à braquer les projecteurs sur son Blues Rock, bien sûr, mais aussi son pays. La compositrice a également imposé un style très identifiable, finalement assez éloigné des standards habituels dans les mélodies notamment. Ce « 50th Birthday – Live 2026 » vient ponctuer une carrière exemplaire, toujours pleine de surprises, et explosive.

ERJA LYYTINEN

« 50th Birthday – Live 2026 »

(Tuohi Records)

Lorsque la fougueuse chanteuse et guitariste fête son anniversaire, elle ne fait pas les choses à moitié. Tout d’abord, c’est dans le bel écrin de la ‘House of Culture’, surnommé ‘Kultsa’ à Helsinki qu’elle a soufflé ses bougies devant un public acquis et enthousiaste. Comme on le comprend ! Le 21 mars dernier, ERJA LYYTINEN a donc offert un beau cadeau à ses fans à travers une performance comme toujours électrique et pleine d’émotion. Pendant 90 minutes, la musicienne a parcouru sa discographie, et l’on mesure ainsi facilement son statut d’icône nationale dans sa Finlande natale.

A travers 15 morceaux soigneusement sélectionnés, on replonge dans la belle carrière de la blueswoman. Forcément, toutes ces chansons sont autant de moments qu’ERJA LYYTINEN joue et vit intensément. Parmi elles, on retiendra « One Thing I Won’t Change », sur laquelle le bassiste Sami Yaffa (Hanoï Rocks, New York Dolls, Joan Jett) l’accompagne aussi aux chœurs. Un beau moment de complicité. Bien sûr, et vu la proximité d’avec son dernier album studio en date, on retrouve plusieurs titres de « Smell The Roses ». Un disque qui vient marquer le second cadeau.

En effet, c’est un double-live qu’offre la Scandinave avec un autre concert enregistré durant sa dernière tournée au ‘Tempo’ de Mikkeli, toujours en Finlande, et en octobre 2025 cette fois. L’ensemble est plus Rock, à l’image de « Smell The Roses », et ERJA LYYTINEN est fascinante sur « Dragonfly », « Abyss », « Stoney Creek », « The Ring », le délicat « Empty Hours », sans oublier les versions dantesques de « You Talk Dirty » et « Wedding Day », désormais des classiques de son répertoire. Rayonnante, la rockeuse fait vibrer le Blues avec une approche nordique irrésistible.

Photo : Elsa Wellamo

Retrouvez l’interview d’ERJA LYYTINEN à l’occasion de la sortie de « Smell The Roses »…

… Et les chroniques de ses récents albums :

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Glam Rock Rock Hard Sleaze

Michael Monroe : a shot of glitter

Difficile de ne pas se laisser embarquer par le Rock pétillant et costaud de ce rockeur venu du grand Nord. Depuis des décennies, MICHAEL MONROE perpétue une tradition née dans les années 80 à base de Sleaze Rock, de Hard Glam et d’un zeste Punk pour le décorum. Véritable légende en Finlande, il ne contente pas de faire durer le plaisir en quête du cacheton supplémentaire. Il fait le show, car c’est en lui et qu’il respire le Rock avec intensité et authenticité, elles-mêmes alimentées d’une spontanéité de chaque instant. « Outerstellar » résume assez bien une carrière certes chaotique, mais toujours honnête.

MICHAEL MONROE

« Outerstellar »

(Silver Lining Music)

Avec cette pochette, le frontman a-t-il voulu faire un clin d‘œil à celle de « Sensory Overdrive » sorti il y a 15 ans ? C’est fort possible si l’on prend en compte que son groupe a très peu bougé et que les fidèles Steve Combe (guitare) et Sami Yaffa (basse) sont toujours de la partie. Et puis, MICHAEL MONROE n’est pas homme à passer d’un registre à l’autre, d’autant qu’il confectionne son Sleazy Hard Glam depuis de longues années maintenant. Ainsi, pas de réelle surprise sur « Outerstellar », si ce n’est celle de retrouver cette voix unique et cette explosivité qui ne faiblit pas, bien au contraire.

Le finlandais ne triche pas et ce treizième album atteste de nouveau de son indéfectible sincérité. Entre Rock musclé et jet de paillettes, il n’a jamais choisi et ce savoureux mix, qu’il est à peu près le seul à offrir de si longtemps, fait toujours son petit effet. Son Hard Rock est toujours aussi Glam et son côté Punk finalement très apprêté. MICHAEL MONROE vit pour la scène et on retrouve cette même instantanéité sur ses disques, « Outerstellar » y compris bien sûr. Et l’atmosphère est encore une fois insouciante, colorée et délurée, comme figée dans le temps, un bon remède à une morosité ambiante bien sombre.

Très bien produit, le coup de poing arrive d’entrée de jeu avec le débridé « Rockin’ Horse », preuve que le chanteur conserve une énergie intacte. L’ensemble est concis, percutant, entraînant et d’une jeunesse éternelle (« Newtro Bombs », « Shinola »), MICHAEL MONROE se fiche du qu’en-dira-t-on, garde une attitude souvent irrévérencieuse, mais avec toujours une certaine classe (« Black Cadillac », « Paintless », « Disconnected », « Pushin’ Me Back » et le très surprenant « One More Sunrise » et ses sept minutes où il rayonne littéralement). « Outerstellar » s’inscrit parmi les meilleures réalisations de sa discographie.

Photo : Janson Bulpin

Retrouvez la chronique de son album précédent :