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Hard US Sleaze

Rakel Traxx : sleazy party

La musique de RAKEL TRAXX tient littéralement de l’embuscade, de celle dans laquelle on se laisse prendre et surtout sans désir d’en sortir. A la fois Heavy, Sleaze et Glam, le style du quintet français balance de grosses claques sous une pluie de paillettes gluantes et tenaces. « 19 Nights To Nowhere » est un véritable régal de fraîcheur !

RAKEL TRAXX

« 19 Nights To Nowhere »

(Rock City Music Label)

Quand la cite phocéenne se met au diapason du Sunset Strip du Los Angeles des années 80, cela donne RAKEL TRAXX et un Power Glam Rock déjanté et festif. Ici, c’est ‘Sex, drugs and Rock’n’Roll’ et on le clame haut et fort. L’énergie déployée par le quintet est tellement savoureuse et communicative que « 19 Nights To Nowhere » parait bien trop court. Un peu de rab’ aurait carrément été plus que bienvenu !

Sleaze et Hard Rock à souhait, RAKEL TRAXX possède cette irrévérence que l’on trouvait jadis chez Mötley Crüe, Faster Pussycat et autres Poison. Et qu’il fait du bien ce souffle de liberté qui s’est perdu depuis dans des styles marketés et tellement propres ! Après deux albums, les Marseillais ont mis à profit l’arrêt brutal dû à la pandémie pour enregistrer ce très bon EP, ou mini-LP, c’est selon.

Sur les traces de leurs aînés américains, le combo français a trouvé sa voie dans un registre fougueux, virevoltant et terriblement accrocheur. « 19 Nights To Nowhere » avance sur des riffs tranchants, des rythmiques insaisissables et un chant capable de rendre dingue le dernier des jazzeux ! RAKEL TRAXX déborde d’énergie et n’attend plus que vous mettiez les doigts dans la prise (« 19 Nights », « Mexico », « Sexy Town », « Wild Girl »).

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Glam Rock Rock Hard Sleaze

Michael Monroe : running wild

Au panthéon des artistes qui ont marqué de leur empreinte le petit monde du Glam Rock,  MICHAEL MONROE occupe une place de choix. L’ancien leader d’Hanoï Rock, électrique et punkisant à souhait, est de retour avec son groupe et un nouvel album, qui est un peu le reflet de notre époque… en demi-teinte. « I Live Too Fast To Die Young » s’inscrit dans la veine de ce que le Finlandais propose depuis des années maintenant, à savoir un Rock Hard Glam et Sleaze.

MICHAEL MONROE

« I Live Too Fast to Die Young »

(Silver Lining Music)

Pour beaucoup d’entre nous, MICHAEL MONROE est et restera l’éternel chanteur d’Hanoï Rock, qui connut son heure de gloire au début des années 80. Et pourtant, cela commence à faire de longues années que le Finlandais œuvre en solo et sa discographie, bien qu’inégale, regorge de bien bons albums. L’extravagance Glam n’a pas disparu et le frontman en joue toujours autant et reste même un bon chanteur au fil du temps.

Avec « I Live Too Fast To Die Young », il reprend à son compte une vieille maxime du Rock’n’Roll pour ce nouvel album, qui vient succéder à « One Man Gang » sorti en 2019. Toujours entouré des mêmes musiciens, MICHAEL MONROE et ses camarades de jeu livrent une suite assez cohérente. Enregistré l’hiver dernier à Helsinki et produit par le groupe lui-même et son ingé-son, il laisse une impression assez sombre… en phase avec son époque.

S’il reste toujours très Rock et Sleaze avec parfois même quelques grosses guitares, ce nouvel album présente quelques coups de mou manifestes. Cela dit, MICHAEL MONROE demeure ce chanteur très électrique que l’on connait et se fait plaisir (et nous avec !) sur des morceaux plein d’énergie (« Youngs Drunks & Old Alcoholics », « All Fighter », « Murder The Summer Of Love »). Le Finlandais en a encore sous le pied, assurément !

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Classic Rock Glam Rock International

Gyasi : extravagance Glam [Interview]

Perché sur ses talons, guitare en bandoulière et tenues flamboyantes, GYASI vient livrer une vision toute personnelle du Glam Rock, en se permettant même de mettre un sérieux coup de pied dans la fourmilière. Dans un Classic Rock et un côté instinctif insaisissable, le guitariste et chanteur américain livre un nouvel album, « Pronounced Jah-See », emprunt de liberté et loin des conventions. Rencontre avec un artiste volontairement sorti des sentiers battus pour mieux exprimer sa vision d’un Rock déjanté, accrocheur et plein de feeling.

© Scott Willis Photography

– Beaucoup aux Etats-Unis te présentent comme un nouvel artiste, mais tu as déjà sorti un EP « Peacock Fantasies » en 2018 et un premier album, « Androgyne » l’année suivante. Tu ne sors donc pas de nulle part. Toi qui agrandis dans un chalet au cœur des bois de la Virginie-Occidentale, comment es-tu arrivé à la musique ?

Eh bien, comment la musique est-elle entrée en moi serait plutôt la question. Elle semble avoir été là depuis le début. J’ai dansé sur des disques dès que j’ai pu marcher (je me souviens en particulier d’avoir beaucoup dansé sur Bob Marley). Et j’ai commencé à jouer sur une batterie de fortune sur les Beatles vers l’âge de quatre ans en me prenant pour Ringo, puis j’ai eu une guitare à six ans. J’ai eu la chance que mes parents aient une collection de disques incroyable et j’écoutais tous cette grande et belle musique à laquelle la plupart des enfants de cette époque n’étaient pas exposés, avec en premier du Blues, du Jazz et du Rock’n’Roll. La musique a toujours été naturelle pour moi. Quelque chose que j’ai ressenti et appris comme une langue et plus j’apprenais, plus je voulais apprendre. Bien sûr, j’ai continué à l’étudier au Berklee College of Music, mais le feeling et la façon dont je fais de la musique sont restés intacts.

– Tu es aujourd’hui installé à Nashville, The Music City. Pourquoi le choix de cette ville ? Elle s’est imposée à toi ? Parce que, finalement, le son de Los Angeles n’est pas si éloigné de ton registre…  

Elle ne s’est pas imposée à moi, même si nos chemins se sont croisés à plusieurs reprises… J’ai choisi Nashville juste parce que c’était le bon endroit. J’y avais fait quelques sessions d’enregistrements pour un autre artiste et j’ai été vraiment impressionné par la communauté musicale, ainsi que par tous les studios et la scène qui ressemblait vraiment à un paradis pour les artistes. Je vivais à Boston et je n’avais pas les moyens d’y rester, ni de survivre à un autre hiver en Nouvelle-Angleterre. Et New York et Los Angeles me semblaient inaccessibles, car le coût de la vie y est très élevé. Nashville offrait beaucoup d’avantages, et c’était plus petit et beaucoup moins cher pour y vivre (à l’époque, car les choses ont beaucoup changé depuis). Ce n’est pas non plus trop loin de la Virginie-Occidentale, donc je peux toujours me rendre à la ferme facilement. J’ai eu aussi beaucoup de soutien à L.A. DJ Rodney Bingenheimer a été l’une des premières personnes à défendre ma musique et à la diffuser à la radio. Je veux vraiment aller y jouer quand je peux.

– Est-ce que, justement, c’est depuis que tu vis dans le Tennessee que tu as véritablement trouvé ton style et le son que tu voulais développer ? 

Non, j’avais vraiment développé mon style et le son juste avant de m’y installer. Je travaillais dessus depuis longtemps. J’ai toujours été un peu une pieuvre avec les bras tendus dans de nombreuses directions. J’ai donc eu du mal pendant un certain temps à comprendre comment transformer toutes ces différentes influences en quelque chose qui fonctionne. Je savais ce que je voulais faire, mais je ne savais pas comment. Je suis passé par beaucoup de choses en recherchant mon identité de musicien. J’avais un groupe de Rock à Boston, qui était un genre de Rock Garage très brut, et c’est là que j’ai écrit mes premières chansons et où j’ai commencé à développer mon écriture, mais ce n’était pas encore tout à fait ça.

Après Berklee, ce groupe s’est séparé. Alors je suis retournée en Virginie-Occidentale et je me suis lié avec de vieux amis pour essayer de créer un groupe et j’ai rapidement réalisé que cela n’allait pas fonctionner de manière cohérente. J’avais toutes ces idées de chansons et j’ai compris qu’attendre de trouver un groupe ne mènerait nulle part. Alors, j’ai finalement décidé de faire tout moi-même. J’ai acheté un magnétophone huit pistes et j’ai installé un home-studio en Virginie-Occidentale. J’ai demandé à un excellent musicien de session, appelé Ammed Solomon, de jouer de la batterie et j’ai enregistré la plupart des chansons de cette façon, en trouvant comment enregistrer et mixer au fur et à mesure. Ainsi libre, j’ai finalement pu combiner toutes ces idées comme je le voulais. Et ça a marché. C’était la véritable expression de moi-même, au-delà de la musique. Puis, j’ai déménagé à Nashville juste après avoir enregistré tout ça en 2017, pour monter un groupe. Ca s’est avéré beaucoup plus facile quand tu as déjà la musique et le concept en place. Et j’ai trouvé un groupe incroyable, qui a vraiment élevé l’ensemble du projet.

– Tu viens tout juste de sortir « Pronounced Jah-See », ton deuxième album. Avant de parler du contenu, j’aimerais que tu m’expliques un peu son titre. C’est un clin d’œil à l’album de Lynyrd Skynyrd (« Pronounced lĕh-‘nérd ‘skin-‘nérd »), car le côté rastafari ne se ressent pas vraiment dans cette nouvelle réalisation ?

(Rires) Non, le côté rastafari n’est pas encore sorti ! Peut-être dans le futur ! En fait, je m’inquiétais sur le fait d’utiliser le mot ‘Jah’ pour ne pas y être associé, mais cela semblait être la façon la plus précise de le prononcer. Je suppose que ‘Jossie’ fonctionne aussi. Je ne savais pas que Lynyrd Skynyrd avait sorti un album, qui s’appelle comme ça ! Patrick d’Alive Records m’a dit que ce disque servirait de carte de visite. Donc sachant que tu portes ton nom toute ta vie, j’ai pensé que je ferais mieux de régler tout de suite le problème. Sinon, cela aurait probablement été la première question de chaque interview. J’avais essayé de trouver un nom pour le projet en pensant que le mien serait trop difficile à prononcer pour les gens, mais j’ai réalisé que je ne pourrais pas le cacher de toute façon. J’aime aussi le fait que ce soit un peu ambigu. Donc, pour répondre à ta question, c’est vraiment le bon. C’est comme ça qu’on prononce mon nom.

– Tu incarnes une sorte de renouveau du Glam Rock, au sens premier du terme. Forcément, tu te présentes comme un artiste fortement marqué par les années 70, qu’a priori, tu n’as pas beaucoup connu. C’est un désir de revenir aux prémisses du Rock avec tout ce qu’il comportait d’extravagant et d’anticonformiste ?

Je suppose que c’est en partie cela, l’extravagance. Je pense que le Rock’n’Roll devrait être une expérience sans limite, qui transporte l’auditeur. Mon travail est certainement anticonformiste, car c’est quelque chose contre lequel j’ai lutté toute ma vie. L’endroit où j’ai grandi était extrêmement conventionnel. Tout le monde était dans les mêmes choses, habillé de la même manière et parlait de la même façon. J’étais totalement en dehors de tout ça et cela m’a même aliéné. C’est donc un thème central de ma musique, l’idée de ne pas se conformer. Et il y a beaucoup de ça aussi dans le Rock des années 70. Mais je voulais surtout écrire la meilleure musique possible et pouvoir m’exprimer. La plupart de mes artistes et de mes disques préférés ont été réalisés à la fin des années 60 et au début des années 70, donc naturellement, cela s’en ressent. C’est vrai que je n’ai aucune expérience directe avec les années 70, mais c’est plus l’esprit de cette musique qui m’intéresse plutôt qu’un son en particulier. La liberté, la rébellion, la flamboyance et l’inspiration sont ce qui m’attire. Et le côté visuel est un autre élément important pour moi. La narration à travers le théâtre est quelque chose que je voulais incorporer dans la présentation de ma musique, afin de transmettre les chansons plutôt que de simplement les chanter. Je pense que cela ajoute de la profondeur quand c’est bien fait. C’est quelque chose que je ne vois pas beaucoup dans le Rock’n’Roll en ce moment. Et il y a aussi les solos de guitare, beaucoup de solos de guitare !

– Justement, « Pronounced Jah-See » est assez déconcertant, car tu y joues des morceaux très dépouillés et d’autres plus orchestrés. Et tes chansons sont aussi dans l’ensemble assez courtes. On aurait pu penser à des titres plus longs pour installer justement une ambiance très 70’s, et on a l’impression que tu joues plutôt la carte de l’efficacité. C’est le cas ?

Ouais, en général, j’aime que les chansons soient concises. Beaucoup de morceaux sont développées en concert avec de nouvelles sections entières et des improvisations, mais sur disque, j’ai toujours essayé d’obtenir le meilleur dans un délai très rapide, parce que je sais à quel point la durée d’attention des gens est courte. Je pense qu’à un moment donné, je vais m’étendre davantage sur disque, mais pour l’instant, je me contente d’avoir une approche directe.

– A l’écoute de l’album, on ressent également une forte énergie live, très électrique et brute. Tu l’as enregistré en condition du direct, car il en ressort l’authenticité et le côté frontal de la scène, des concerts ?

Oui, il y a une performance live au cœur de chaque chanson. Pas de clic. Pas de copier-coller. Ce n’est pas comme ça que j’aime travailler. La majorité des morceaux a été réalisée en live avec un batteur et moi, puis en overdub. Je joue quelques titres comme « Fast Love » entièrement seul, en superposant les parties sur une seule prise de voix/guitare. Sur « Godhead », toute la piste est en direct. J’essaie toujours de capter l’énergie première d’une chanson. Habituellement, je ne les livre au groupe que juste avant l’enregistrement. Donc, c’est frais et le jeu est toujours instinctif, car il n’y a pas assez de temps pour trop cogiter.

– Outre ta voix et les textes, dont la variété peut d’ailleurs étonner, l’instrument central est la guitare. Que ce soit en version acoustique ou électrique, on retrouve cette même intensité. Il y a là aussi un côté très hybride autour d’un univers singulier et très personnel. J’imagine que tu composes tes mélodies et les textes autour de la guitare ?

Oui, la guitare est mon instrument et j’en joue depuis l’âge de six ans. C’est ma façon la plus pure de m’exprimer musicalement. Cela me semble tellement infini ! J’aime bien commencer parfois avec les claviers, ou même la basse, ce qui a donné des chansons sympas, mais je reviens toujours à la guitare comme pièce maîtresse et centrale.

– Une autre chose peut surprendre, c’est ce son très anglais, alors que tu es américain. C’est la musique qui t’a bercé, ou c’est parce que tes idoles de jeunesse sont britanniques ?

Les gens me l’ont déjà dit. Je suppose que c’est simplement parce que beaucoup de mes idoles sont britanniques, et c’est la musique qui m’a le plus influencé. Mais il y a aussi plein d’artistes américains que j’aime beaucoup comme Bob Dylan, Lou Reed, The White Stripes, Robert Johnson, The Doors, John Fahey… Je pense que c’est au niveau vocal qu’on l’entend le plus parce que mes chanteurs préférés ont tendance à être anglais. J’ai toujours été attiré par les chanteurs exceptionnels, Robert Plant étant le meilleur d’entre eux.

– Enfin, « Pronounced Jah-See » est très varié avec de l’harmonica et des cuivres aussi. Avec quelle formation te présentes-tu sur scène ? Parce que si ta musique peut sembler assez épurée, elle n’en demeure pas moins très arrangée…

J’adorerais ajouter un claviériste dans le futur, mais pour le moment, nous travaillons à faire au mieux en quatuor. Je joue aussi occasionnellement de l’harmonica, et pour l’instant les cuivres n’existent que sur les enregistrements de l’album.

L’album de GYASI, « Pronounced Jah-See », sera disponible le 27 mai chez Alive Natural Sound.

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Hard US

Harsh : indomptable

Ils sont quatre, ils sont français et pourtant c’est un Hard US percutant et sensible à la fois que nous propose HARSH sur ce premier album autoproduit, qui n’a pas à rougir face aux actuelles formations américaines du même genre. Sauvage et authentique, « Out Of Control » montre une unité irrésistible et particulièrement séduisante. Le combo n’en a pas fini de faire parler de lui : la fête ne fait que commencer !

HARSH

« Out Of Control »

(Independant)

C’est en France, loin des plages californiennes dont il tire la majorité de son inspiration, que HARSH a vu le jour pour délivrer un Hard US aux contours Glam Rock inspiré et dynamique. Le quatuor a fait les choses dans l’ordre en sortant un premier single en 2018 (« Under The L.A. Sun », puis un EP la même année (« Slave ») et un second single l’année suivant (« Tease Me »). Le temps pour le groupe de prendre ses marques et de peaufiner son style afin de livrer un album, dont on peut espérer qu’il ouvre une longue série.

Loin des clichés inhérents au style, « Out Of Control » est plein de fraîcheur, enthousiasmant et d’une sincérité qui ne trompe pas. Porté par des influences qui vont de Guns N’Roses à Bon Jovi en passant par Extreme ou Van Halen et l’ensemble de l’euphorique scène américaine des années 80 et 90, HARSH parvient à faire ressortir un style personnel qui, même s’il s’inscrit dans ces formations fédératrices, montre une cohésion et une assurance débridée sur des morceaux dynamiques et accrocheurs (« Good Lovin’ », « Never Let Go »).

Toujours trop marginaux sur la scène hexagonale, les combos de la trempe de HARSH manquent cruellement, alors que le Metal devient en majorité de plus en plus extrême. Le quatuor, quant à lui, tire sa force de refrains rassembleurs, mélodiques et qui débordent littéralement d’une énergie positive et entraînante (« Hold You Tight », « Fire At Will »). Le groupe n’en a pas fini d’électriser et d’enflammer un public, qui devrait être au rendez-vous de ce Hard US très actuel (« Make The Law »). Convaincant et addictif !

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Hard Rock Space Rock

The Darkness : lumineux et flamboyant

Derrière un imposant mur de guitare et des mélodies accrocheuses se cache une diversité musicale incroyable et des arrangements phénoménaux sur ce septième album du quatuor britannique. Très bien produit et remarquablement bien composé, « Motorheart » montre que THE DARKNESS a conservé sa brillance et sa percussion. Et le Hard Glam addictif des Anglais est toujours plein de surprises.

THE DARKNESS

« Motorheart »

(Cooking Vinyl)

Un album qui commence par de la cornemuse a forcément toutes les chances de nous faire passer un bon moment. Et il faut bien avouer que ce septième album des frères Hawkins est réjouissant à plus d’un titre. Très attendu, ce nouvel opus contient évidemment de quoi ravir les fans de THE DARKNESS et surtout de ramener une cohorte de nouveaux adeptes. Addictif, « Motorheart » fédère.

Sans changer leur formule d’un iota, les Britanniques restent ce groupe lumineux, plein de panache et qui lance une invitation à venir se défouler avec lui. Et dès l’intro de « Welcome Tae Glasgae », THE DARKNESS annonce la couleur : « Motorheart » distille toujours ce Hard Glam presque cosmique avec une fougue et une joie intactes. Grosses guitares et refrains entêtants, tout y est.

La magie et la fièvre sont au rendez-vous et entre riffs massifs et solos aériens, les Anglais font le show (« Nobody Can See Me Cry », « Eastbound »). Très remuant, les passages Hard Rock, un brin rocambolesques, apportent à l’album une saveur toute particulière et souvent sensuelle (« Sticky Situations »). THE DARKNESS manie la puissance et la subtilité avec une ferveur phénoménale (« Jussy’s Girl »).

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Blues Rock

Suzi Quatro : une réjouissante longévité

SUZI QUATRO traverse le temps et semble incarner plus que jamais le Glam Rock, le Blues et la Soul qui ont fait d’elle une figure légendaire de la scène Rock américaine féminine. Avec « The Devil In Me », la chanteuse et bassiste, vient rappeler son énorme talent et surtout livre l’un de ses meilleurs albums. Une persévérance et une performance qui l’honorent cette fois encore, et qui font d’elle la dernière frontwoman vraiment active d’une époque bénie.  

SUZI QUATRO

« The Devil In Me »

(SPV Steamhammer)

Décidemment, la Ville de Detroit est sous le feu des projecteurs depuis quelques semaines. Après l’excellent album d’Alice Cooper, c’est en voisine que la chanteuse SUZI QUATRO livre un nouvel album, qui vient s’ajouter à sa longue discographie. Et il semblerait que nos deux septuagénaires soient toujours aussi inspirés. Avec « The Devil In Me », la chanteuse livre l’une des ses meilleures réalisations depuis longtemps.

Si les 70’s ont vu la carrière de l’Américaine prendre son envol avec un Glam Rock endiablé, SUZI QUATRO n’a jamais lâché l’affaire malgré des traversées du désert inévitables. Enchainant les albums, les tournées et en renouvelant son jeu et son répertoire, elle revient aujourd’hui avec « The Devil In Me » où elle fait honneur au Rock, au Blues, au Glam et à la Soul auxquels elle reste très attachée.  

Produit et enregistré dans le studio de son fil, Richard Tuckey également compositeur (au moins, pas de problème d’héritage !), la chanteuse n’a rien perdu de sa voix et de sa fougue, et ses lignes de basse sont toujours aussi groovy. Sur de bons riffs bien Rock et Blues, SUZI QUATRO déploie un très bel album dont on retiendra le morceau-titre bien sûr, « Betty Who » avec sa copine Cherie Currie (ex-The Runaways), « Get Outta Jail » ou encore « I Sold My Soul Today ». Inépuisable !