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Nina Attal : rayonnante de feeling

Solaire, délicate et relevé, c’est ainsi que l’on peut qualifier ce quatrième album de la chanteuse et guitariste française. Constitué d’un Blues Rock enveloppé de Soul et de Rythm’n Blues, « Pieces Of Soul » s’impose de lui-même comme une réalisation parfaitement menée, inspirée et très personnelle. NINA ATTAL a su trouver les mots et y posé des accords aussi sensibles que puissants.

NINA ATTAL

« Pieces Of Soul »

(Zamora Productions)

Sorti il y a à peine un an, le quatrième album de NINA ATTAL est un peu passé sous les radars, la faute à une situation sanitaire compliquée. Et pourtant, « Pieces Of Soul » est certainement l’un des meilleurs disques de Blues Rock Soul sorti en France depuis très longtemps. En dix ans de carrière, la chanteuse et guitariste a énormément fait évoluer son jeu et son style, qui affichent aujourd’hui beaucoup plus de personnalité.

Avec Gaëlle Buswel et Laura Cox, NINA ATTAL est la plus américaine de nos blueswomen hexagonales dans ses compositions et son registre. A l’instar de ce qui se fait outre-Atlantique, la musicienne offre une synthèse parfaite de Blues Rock et de Soul avec quelques touches d’Americana et de Rythm’n Blues bien senties. En songwriter efficace, elle donne une dimension toute particulière à « Pieces Of Soul », d’ailleurs très bien produit.

Guitariste virtuose, NINA ATTAL n’en fait pourtant pas étalage et se concentre sur des mélodies imparables, misant sur le feeling plutôt que sur la démonstration (« Shape My Home », « Daughter », « Never Been Clear »). Plus intime dans l’approche, la voix de la musicienne porte littéralement ce nouvel album à travers des chansons délicates et sensibles (« Spring Flowers », « Make A Turn », « You’re No Good »). Lumineux !

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France Rock

Yarol Poupaud : guitare show !

Guitariste reconnu et devenu incontournable dans l’hexagone, Yarol Poupaud a contribué à l’explosion de FFF avant de multiplier les collaborations aussi diverses que variées. Et curieusement, UNITED GUITARS est un projet qui l’a surpris à bien des égards…

Photo : Christian Viala

– Tout d’abord, dans quelle mesure la participation à un project collectif est-elle différente d’un projet solo ? Même si là aussi, tu composes le morceau…

Il y a pas mal de choses qui diffèrent. Par exemple, je ne connaissais pas les musiciens de la section rythmique avec qui j’allais travailler. Déjà, j’étais ravi de les rencontrer et de bosser avec eux. Et puis la différence aussi, c’est qu’on n’avait pas tout un album à faire ! (Rires)

– Est-ce que le fait de figurer aux côtés d’autres guitaristes aussi talentueux créé une forme d’exaltation, une envie de se dépasser ou un désir d’impressionner techniquement les autres musiciens ?

En fait, je suis passé par plein d’états d’esprit. Quand j’ai dit oui à Ludovic (Egraz – réalisateur de l’album – NDR), je me demandais ce que j’allais faire. Ce n’est pas ma tasse de thé la musique instrumentale. En général, je fais des chansons ou des choses en groupe. J’étais un peu paniqué au départ. Et c’est vrai que la barre était très haute au niveau des autres participants. Ensuite, le riff est venu en faisant un jam lors de l’un de mes rares concerts de cet été, et puis on a développé le thème. En ce qui concerne les autres guitaristes, soit je me mettais une pression de dingue ou alors je passais à autre chose, et c’est ce que j’ai fini par faire.   

– Cette participation à « United Guitars » a-t-elle aussi été l’occasion pour toi de sortir de ton registre ou de bousculer certaines habitudes ?

Ah oui, je ne fais jamais de morceaux instrumentaux comme je te le disais. Ensuite, mon registre musical est tellement vaste que je ne réfléchis pas de cette manière. Je fais aussi bien des disques de Reggae que des albums de Country, de Punk Rock ou de la musique Electro. Je ne suis pas figé dans un style. C’est sûr que guitaristiquement, j’apporte ma patte et mon identité et j’espère que cela s’entend. Mais c’est vrai que je suis sorti de ma zone de confort pour composer ce morceau et faire un titre instrumental qui tienne la route.

– Parmi, les talentueux guitaristes qui figurent sur ce volume 2 de « United Guitars », avec qui aurais-tu vraiment eu envie de faire un duo si l’occasion s’était présentée ?

Il y en a plein, car je fonctionne par rencontre. Malheureusement, je n’ai pas croisé grand-monde sur le projet et j’espère qu’on aura vite l’occasion de faire un concert avec tout ce beau monde. C’est vrai qu’avec Fred Chapellier, on se connait bien depuis les « Vieilles Canailles » et on s’entend très bien. J’aime beaucoup Nina Attal aussi. Elle a vraiment du talent et fait plein de choses intéressantes.