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Heavy Stoner Rock Stoner Metal

Ohmwork : un écho lumineux

Sur une production terriblement organique et entièrement dirigée par le combo, OHMWORK propose avec « In Hindsight », l’un des albums les plus novateurs et intéressants en termes de Heavy Stoner Rock de cette année. La fusion à l’œuvre chez les trois musiciens est plus que palpable et donne lieu à un déferlement de puissance, de riffs épais et massifs soutenus par une paire basse/batterie renversante. Ajoutez à cela un frontman véritablement habité et l’ensemble se fait ensorceleur et ravageur.   

OHMWORK

« In Hindsight »

(Rob Mules Records)

C’est toujours assez difficile de définir le style du power trio norvégien et ça fait plus de dix ans que ça dure, depuis son premier album « Storm Season ». Non pas qu’il faille à tout prix mettre une étiquette sur OHMWORK, mais préciser de quoi on parle n’est pas dépourvu d’intérêt, non plus. Alors pour faire simple, il s’agit de Stoner Rock avec une grosse dose d’un Metal lourd, efficace et mélodique et parfois même aux frontières du Doom. Autant dire que le groupe possède solides arguments.

Faisant suite à « Pareidolia » (2021), « In Hindsight » va plus loin dans l’expérimentation et notamment sur la texture des guitares, parfois même acoustiques. Très Heavy dans l’approche, OHMWORK repousse les limites de son Stoner en faisant cohabiter le Rock et le Metal avec beaucoup d’habileté. Accrocheurs, les morceaux sont rapidement immersifs et dégagent une incroyable énergie portée par la voix de son chanteur. Les Scandinaves vivent réellement leur musique, ce qui explique la grande proximité sonore.

Tout en progression, ce sixième opus montre une évolution constante au fil des titres, gravés dans une modernité musicale très audacieuse. Anders L. Rasmussen (guitare, chant, orgue), Heige Nyrud (basse) et Espen A. Solli (batterie) en appelle pourtant à des influences un brin Old School comme socle à des accélérations et des montées en puissance musclées (« 17 Years », « Turmoil », « Relentlessly Closer », « The Web », « Adrift » et ses sept minutes et le fracassant morceau-titre). OHMWORK sait où il va et ne prend aucun détour.

Photo : Espen Solli
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Heavy Stoner Rock Stoner Doom

Wolfnaut : un fuzz contagieux

Sur un Heavy Stoner Rock détonant, WOLFNAUT avance dans un registre musclé et saisissant et affiche une fraîcheur qui fait de cette quatrième réalisation l’une des meilleures du style de ces derniers mois. Produit par le groupe, « Return Of The Asteroid » brille aussi grâce au mix et au mastering du magicien Karl David Lidén (Greenleaf, Dozer, Lowrider), qui le rend irrésistiblement lumineux.

WOLFNAUT

« Return of the Asteroid »

(Ripple Music)

Formés à l’aube des années 2000 sous le nom de Wolfgang et auteurs d’un premier album, « Welcome To The Castus Mountains » plutôt bien reçu, les Norvégiens ont pourtant fait une longue pause avant de se reformer en 2013 sous le patronyme de WOLFNAUT. Depuis, ils ont sorti deux disques, sont de retour avec le quatrième sous la bannière de Ripple Music et sont loin de manquer d’arguments.

Au coeur d’un Heavy Stoner très varié, WOLFNAUT passe de sonorités Hard Rock à d’autres plus Metal avec quelques incartades vers le Desert Rock et le Doom, l’ensemble exécuté avec une grande fluidité. Très créatif, le trio offre une large palette musicale avec en fond, comme en surface, un fuzz gras et profond. Les Scandinaves ont de la suite dans les idées et « Return Of The Asteroid » montre une belle ouverture d’esprit.

Portés par des riffs tranchants et accrocheurs, une rythmique massive et étincelante et un chanteur captivant, les neuf titres s’avalent d’une traite et on se laisse irrémédiablement happer par l’énergie déployée par WOLFNAUT (« Brother Of The Badlands », « My Orbit Is Mine », « Crash Yer Asteroid » et la sublime ballade « Arrows »). Concluant avec les monstrueux « Crates Of Doom » et « Wolfnaut’s Lament », le combo signe un opus magistral.

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Psych Stoner/Desert

Floored Faces : fuzzy road-trip

Très humblement, FLOORED FACES sort « Kool Hangs », son deuxième album toujours autoproduit. Le trio de Seattle ne joue pas pour autant les timorés et avance sur un Heavy Stoner Rock, hyper-fuzz et sacrément Psych. Les Américains nous convient à une fable post-apocalyptique originale et très relevée.

FLOORED FACES

« Kool Hangs »

(Independant)

En l’espace de trois ans, FLOORED FACES a déjà commis trois EP et revient avec son deuxième album, « Kool Hangs », sous le bras. Ayant imaginé un road-trip dans un monde post-apocalyptique, le trio de Seattle propose pourtant une musique loin d’être aussi sombre que son propos. Et le Heavy Stoner Rock du combo respire cette authenticité.

La chevauchée musicale délivrée par les Américains va se faire à moto avec juste quelques effets personnels et… un fusil à pompe. Quelque part entre QOTSA et Monster Magnet, FLOORED FACES a trouvé sa voie sur un gros fuzz, un Heavy Psych accrocheur et des envolées instrumentales explosives sur fond d’ambiances Garage.

Basé sur un storytelling imparable, Joe Syverson (guitare, chant), Erik Cargill (basse) et Colin English (batterie, synthés) ont concocté ce « Kool Hangs », dont l’écriture est aussi aérienne que percutante. Persuasif et super-efficace, FLOORED FACES enchaine les morceaux avec justesse et envie (« Shoot The Ground », « I’d Be Broke », « Now You See It »). Classe… !