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Blues Blues Rock

Larry McCray : Rustbelt Blues

Ce nouvel et neuvième album, LARRY McCRAY le vit et le joue comme celui de la renaissance. Inspiré et honnête, le guitariste et chanteur de l’Arkansas se voit enfin renaître, grâce au soutien de Joe Bonamassa, qui le suit depuis de longues années. C’est donc assez naturellement que les deux Bluesmen se sont trouvés, l’un jouant son Blues et l’autre le produisant avec le talent qu’on lui connait. « Blues Without You » fait partie de ces albums qui prennent aux tripes en vous décrochant un large sourire.   

LARRY McCRAY

« Blues Without you »

(KTBA Records)

A 60 ans passés, LARRY McCRAY a joué avec les plus grands noms que comptent le Blues et le Rock et pourtant la carrière de ce virtuose de la guitare à la voix Soul et touchante n’a pas pris le chemin qu’il aurait très largement mérité. Dans les traces de BB King et de Luther Allison, l’Américain joue un style authentique assimilé au Rustbelt Blues, qui s’inspire de cette ‘ceinture de rouille’, qui a vu son industrie dépérir pour presque disparaître en quelques décennies. C’est de cette misère économique que le musicien puise son inspiration pour faire jaillir un Blues lumineux et plein d’espoir.

Autant dire que le jeu de LARRY McCRAY est d’une sincérité sans faille et ce n’est pas un hasard s’il commence son neuvième album avec « Arkansas », un morceau poignant et pourtant très dynamique. Après un parcours semé d’embuches en tout genre, le musicien semble aujourd’hui enfin revivre grâce à la collaboration d’un Joe Bonamassa, qui a toujours vu en lui l’exceptionnel Bluesman qu’il est et qui l’a fait signer sur son label KTBA Records pour ce « Blues Without You » de haute volée.

Produit donc par Bonamassa et l’incontournable Josh Smith, ce nouvel album est d’une fraîcheur incroyable, d’un feeling de chaque instant et surtout d’une vérité totale (« Good Die Young »). LARRY McCRAY a composé ce nouvel opus avec tout son cœur et cela s’entend sur chaque note (« Breaking News »). Sur ce « Blues Without You » de la résurrection, il a convié quelques amis comme Warren Hayes sur « Down To The Bottom », Joanna Connor sur « Drinkin’ Liquor And Chasin’ Women » et bien sûr l’homme en costume sur l’étincelant « Mr. Easy ». Un chef-d’œuvre, tout simplement.  

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Black Metal Doom Viking Metal

Ereb Altor : offrande païenne

Le puissant Metal Pagan d’EREB ALTOR refait surface avec un neuvième album déchainé et impressionnant de maîtrise. Typiquement Black Metal dans l’approche de certains morceaux et plus atmosphériques et Doom sur d’autres, le quatuor viking propose avec « Vargtimman », un album complet et varié, jouant sur les ambiances dans des joutes vikings mémorables.

EREB ALTOR

« Vargtimman »

(Hammerheart Records)

Cela fait bientôt 20 ans que les valeureux Vikings d’EREB ALTOR montent à l’assaut et passent à l’attaque armés d’un metal sombre et fracassant. La thématique païenne et nordique guide le groupe dont le registre s’affine au fil des albums, et ce neuvième opus est très certainement le meilleur d’une déjà belle discographie. Le quatuor suédois n’est pas prêt de rendre les armes, ça c’est clair ! 

Sur « Vargtimman », EREB ALTOR fait parler la poudre, ou plutôt les glaives, et monte en puissance au fur et à mesure que les morceaux défilent. Les riffs sont tranchants, les rythmiques lourdes et le travail effectué sur le chant, tout en nuances, montrent que le combo scandinave est parvenu à ses fins. Entre Black Metal et des influences Folk traditionnelles, le groupe impressionne par sa noirceur et son énergie.

Si quelques passages nous renvoient à Bathory, Grand Magnus et Wardruna, EREB ALTOR se révèle sous une identité plus personnelle à travers « Vargtimman ». Féroces et guerriers, les Suédois oscillent entre titres violents et d’autres plus atmosphériques et Doom (« Fenris »). Parfois Folk et épiques (« Alvabot ») ou plus puissants (« Rise Of The Destroyer »), le groupe perpétue la tradition Viking Metal et Pagan avec force.

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Hard Rock Stoner/Desert

The Quill : granitique !

Ils avaient enregistré 20 nouveaux morceaux pour n’en garder finalement que neuf, c’est dire la qualité et l’impact de ce neuvième album des Suédois de THE QUILL. Entre Hard Rock et Stoner Metal, le quatuor n’a pas vraiment choisi et passe de l’un à l’autre à l’envie. Le résultat est là : « Earthrise » est une bombe !

THE QUILL

« Earthrise »

(Metalville Records)

Savoir si ce nouvel album de THE QUILL sonne plutôt Stoner ou Hard Rock n’a finalement pas beaucoup d’importance. Ce qui compte, c’est que cet opus des Suédois soit bon et il l’est ! Véritable institution dans son pays, le quatuor se révèle toujours aussi percutant, massif et incisif plus de 25 ans après ses débuts. « Earthrise » est solide et accrocheur de bout en bout.

Toujours guidé par un Magnus Ekwall impressionnant au chant, par les riffs épais et les solos racés de Christian Carlsson et la fantastique rythmique composée de Jolle Atlagic (batterie) et Roger Nilsson (basse), THE QUILL tient la dragée haute aux jeunes formations. Les Scandinaves ont de l’énergie et de l’inspiration à revendre, et ça s’entend. Le mur de guitares est franchement  massif.

Bâti sur un Hard Rock lourd et direct très 70’s, « Earthrise » multiplie les montées d’adrénaline avec un grand savoir-faire (« Hallucinate », « Keep On Moving », « Left Train Blues ») Très Stoner sur les monumentaux « Drawft Planet » et « Evil Omen », THE QUILL régale de puissance et de mélodiques imparables. Les Suédois montent encore d’un cran et de façon magistrale.