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Livre Metal

Quand Le Metal Fait Résonner La Chine : le réveil du Dragon Rouge

Si la somme d’informations récoltées et analysées par William Spok a de quoi donner le vertige, c’est qu’elle est aussi passionnante qu’instructive. Elle nous présente, en effet, un univers assez peu connu du public occidental. Et pourtant, «QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » s’ouvre sur une scène aux desseins divers, parfois opposés, et qui ont peut-être cette chance d’avoir émerger deux décennies après la naissance des formations européennes et américaines. Pour relever le défi, il faut déjà assimiler les bases, puis alimenter sa créativité tout en ne reniant pas sa culture et ses traditions. Une chance ou une malédiction ? Etat des lieux…

QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE

William Spok

(Editions des Flammes Noires)

Trésor caché ou musellement délibéré de la part d’un Etat qui craint pour le contrôle qu’il exerce sur sa population ? Une chose est sûre, on n’en sait peu sur le Metal chinois, ce qui semble assez ironique compte tenu de la déferlante de produits du géant asiatique sur toute la planète au quotidien. Certes, le style a également eu mauvaise presse en Occident à ses débuts, mais tout de même pas au point d’être bloqué à la frontière, comme c’est le cas ici. « QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » nous fait pénétrer au cœur d’un système quasi-fermé aux autres marchés.

C’est sur la base de sa thèse que William Spok, docteur en anthropologie et créateur du webzine ‘Scholomance’, a bâti cette vaste et très fouillée enquête musicale. Un travail méticuleux qui fait office de bible du Metal chinois. Et à travers cet ouvrage conséquent, on s’aperçoit aussi que l’Empire du Milieu est loin de vivre à l’écart du monde, bien au contraire, mais c’est plutôt sa propre production qu’il peine exposer au grand jour. Et « QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » nous donne les pistes à suivre pour vraiment découvrir ce qu’il en est.

Ce qui surprend au fil des pages, c’est cette quête que semblent poursuivre musiciens, producteurs et même médias (assez underground et souvent résistants) : l’identité. Partagés notamment entre une volonté de concilier Metal et musique traditionnelle, ou a contrario de la rejeter pour se fondre dans la masse, les groupes font face à bien des dilemmes. Pourtant, la palette de genres est assez large, avec une dominante extrême, mais tout semble se jouer au niveau sociétal et forcément… politique. « QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » offre un bel éclairage.

16 x 23cm, 440 pages / 27€

Le livre est disponible sur le site des Editions des Flammes Noires :

https://www.edt-flammes-noires.com/produit/metal-chine/

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Acoustic Metal Progressif

Vanden Plas : sans filtre

Brillant sur album où sa vélocité fait mouche, captivant sur ses albums live, VANDEN PLAS se montre également assez phénoménal en acoustique, où sa facilité à se réinventer est à la fois sophistiquée et intimiste. Avec « AcCult II », son inimitable Metal Progressif se fait plus Rock, même si les arrangements dans cet aspect plus organique nous rappellent son style d’origine. La connexion entre les musiciens offre aussi une chaleur inattendue et irrésistible.

VANDEN PLAS

« AcCult II »

(Frontiers Music)

Deux ans après « The Empyrean Equation Of The Long Lost Things », qui avait acté l’arrivée d’Alessandro Del Vecchio en lieu et place du claviériste Günter Werno, les Allemands signent le deuxième volet d’« AcCult », sorti il y a 30 ans. On y retrouve donc cette ambiance acoustique, mais pas forcément épurée, de l’album paru en 1996. Là où le précédent revisitait l’album « Colour Temple », première réalisation du quintet, celui-ci parcourt plus largement la discographie de VANDEN PLAS et dévoile également deux reprises.

« AcCult II » fait l’impasse sur les habituelles structures complexes des morceaux, qui ont fait la renommée du groupe pour laisser place à un style jouant directement sur le côté émotionnel. Et là où il se distingue, c’est que sa personnalité musicale et sonore est intacte. VANDEN PLAS évolue tout en maîtrise dans un registre auquel il n’est pas forcément habitué et reste cependant immédiatement identifiable. Il démontre avec habileté et virtuosité la qualité intrinsèque de ses compositions dans un vibrant état des lieux.

En ouvrant « AcCult II » avec « Far Off Grace », la formation place la barre très haut et d’ailleurs, on ne saurait que saluer l’intégration et l’approche tout en retenue de l’Italien aux claviers, qui intervient sur toute la seconde moitié de ce long morceau. Puis, VANDEN PLAS arrive encore à surprendre avec des versions pleine d’élégance de « Holes In The Sky » et « You Fly » avec la présence du saxophoniste de Supertramp, John Helliwell. Enfin, les covers « Boat On The River » de Styx et « Nothing Else Matters » de Metallica sont aussi de toute beauté.

Photo : Jannik S. Wagner

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edito Festival

Festival Courts Of Chaos [Portfolio]


Avec une fréquentation en hausse, une affiche toujours aussi pointue et un public d’une bienveillance absolue, le festival ‘Courts Of Chaos’ a de nouveau fait trembler Plozévet, petite bourgade de la pointe bretonne. Même si les images se bousculent encore quelques semaines après cette septième édition, voici un petit échantillon qui vaut bien des discours. Pas de report donc, je ne vous infligerai pas le récit de mon week-end… Juste quelques instantanés piochés de manière aléatoire au fil des deux jours ! Stay heavy & keep on smilin’ !

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Death Metal Livre

Obituary : les pages dorées du Death Metal [Livre]

Pilier et figure incontournable du Death Metal, OBITUARY est l’origine de la création du mouvement avec quelques autres. A cette différence près que le combo des frères Tardy a duré dans le temps, essuyant tempêtes et changements de line-up avec force et caractère. Mais ce que l’on retient surtout des Américains, c’est un son et un identité musicale reconnaissables entre tous, ainsi qu’une discographie hors-norme. Avec « Turned Inside Out », on pénètre dans le quotidien de ces musiciens de l’extrême.

TURNED INSIDE OUT

David E. Gehlke

(Editions des Flammes Noires)

Initialement publié en 2022 en Amérique du Nord, les Editions des Flammes Noires offrent enfin à tous les fans de Death Metal le plaisir de plonger dans l’histoire, à la fois riche et chaotique, de l’un des plus grands acteurs du genre. Une légende parmi les légendes : OBITUARY. Avec la complicité des anciens comme des actuels membres du groupe, cette biographie retrace l’étonnante carrière des Floridiens sur pas moins de 40 ans d’activité. Entre anecdotes parfois déconcertantes et photos inédites, « Turned Inside Out » est d’une authenticité rare.

Préfacé par un autre monstre sacré, Max Cavalera, fondateur de Sepultura et Soufly, revient sur sa rencontre pour le moins débridée avec OBITUARY, alors qu’il venait terminer les voix de l’incontournable « Beneath The Remains » aux célèbres Morrisound Studios de Tampa. La naissance d’une amitié qui allait durer. D’ailleurs, le Brésilien ne tarit pas d’éloge sur ceux qu’il considère comme les précurseurs du Death Metal, élevés aujourd’hui au rang d’influence majeure et avec qui il partage une passion commune pour ses fans et le Metal.

Achevé au moment où OBITUARY travaillait sur son onzième album, « Dying Of Everything » (2023), même les fans les plus fervents en apprendront davantage sur le parcours unique de ceux qui sont aussi à l’origine de l’essor et de effervescence de la scène de Tampa et de ses mythiques studios, qui ont façonné le Metal extrême de toute une époque. De leur ascension à leur déboires avec leur label Roadrunner, en passant par une longue pause au début des années 2000, « Turned Inside Out » est riche en révélations et livre un éclairage pertinent.

Couverture cartonnée 16x23cm / 444 pages / 27€

Disponible sur le site de l’éditeur : www.edt-flammes-noires.com

Retrouvez aussi l’interview du fondateur des Editions Des Flammes Noires et quelques récentes chroniques sur les derniers livres parus :

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Neo-Folk Pagan

Eihwar : roots & vibes

Direction le Grand Nord et un temps lointain, dont beaucoup s’inspirent aujourd’hui, avec le deuxième opus des Français d’EIHWAR. Il ne faut pas longtemps pour pénétrer les profondeurs de « Hugrheim », nouvel effort du tandem, qui imprime sa marque entre tradition et modernité, rythmes séculaires et beats modernes. Portés par des atmosphères aussi fédératrices qu’immersives, l’exaltation émanant de ces nouveaux morceaux libère de vrais shoots d’adrénaline et une ardente et exacerbée sensation de mouvement. On vibre sur cette musique autant qu’on la vit. Intensément !

EIHWAR

« Hugrheim »

(Season Of Mist)

Loin du côté solennel de Wardruna ou Heilung, c’est une facette plus guerrière et transcendantale que présente EIHWAR. Deux ans après « Viking War Trance » qui les a littéralement propulsé, le duo fait déjà son retour et prolonge sa percutante ascension avec « Hugrheim ». Cette fois, Asrunn et Mark nous invitent dans leur monde, qui est le dixième et caché d’Yggdrasil dans leur propre mythologie fantastique. D’ailleurs, s’étant aussi créé un langage personnel où l’on perçoit des sonorités de vieux norois, leur univers est inédit et unique à plus d’un titre.

Très modernes dans leur approche, nos deux néo-vikings enflamment leur champ de bataille dès les premières notes de « Nauðiz » sur un rythme tonitruant mené par des tambours à la fois menaçants et hypnotiques. Nettement plus solaire que la plupart des formations actuelles de la scène Pagan, EIHWAR sait néanmoins se faire très obscur et inquiétant (« Ein », « Skuggaríki »). Il bouscule les esprits ancestraux pour en faire jaillir le côté brut d’une communion tribale, qui transparaît dans un appel aux dieux aux élans chamaniques.

Bouleversant le paysage néo-Folk, les deux musiciens usent pourtant d’instruments traditionnels, mais se distinguent aussi par des éléments électroniques contemporains, trahissant ou augmentant, c’est selon, le spectre Pagan classique. Rien n’est donc figé et EIHWAR en profite pour bâtir ses propres frontières, établir ses propres codes, tout en restant attaché à certaines conventions du genre. Entre incantations et deux chants qui s’opposent autant qu’ils se complètent, on plonge dans un décor musical captivant (« Ljósgarðr », « Heill Óðinn », « Berserkr » et le morceau-titre).  

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Ambient Ethnic Neo-Folk

Nytt Land : ancestral ceremony

Immersive, captivante, entraînante, troublante et presque magique, la musique de NYTT LAND est tout cela à la fois. Emprunte de mythologie Pagan et shamanique, elle redonne vie à une tradition souvent oubliée, ou négligée par un monde en quête de perpétuelles accélérations. La formation russe s’offre le temps d’une respiration, entre contemplation et mise en lumière d’un patrimoine musical et lyrique inestimable. « Aba Khan » représente une nouvelle étape dans cette démarche de préservation.

NYTT LAND

« Aba Khan »

(Prophecy Productions)

Alors que « Songs Of The Shaman » sorti l’an dernier résonne encore, Natasha et Anatoly Pakhalenko réapparaissent déjà avec un onzième album. Et si on pouvait s’attendre à une éventuelle suite, c’est dans la lignée de « Ritual » (2021) que vient s’inscrire « Aba Khan ». Ainsi, il n’est plus seulement question de se focaliser sur les témoignages ancestraux de leur Sibérie natale. NYTT LAND élargit une fois encore ses investigations vers d’autres peuples autochtones, non sans qu’ils aient bien sûr tous un lien qui les relie et tisse cette narration inédite.

Accompagné par le batteur et percussionniste Aleksandr Rosliakov, dont le jeu est d’une délicatesse absolue, le duo nous emporte dans une brume épaisse où les esprits trouvent leur place. Et c’est celle d’« Aba Khan », qui sert de guide à ce nouveau chapitre. NYTT LAND trouve sa fluidité dans l’harmonie qui règne entre les chants, les mélodies et les rythmes. Si pour certains les Sibériens donnent l’impression de se répéter, c’est tout le contraire. A chaque réalisation, ils creusent un peu plus un répertoire oublié et s’évertuent à le faire vivre avec émotion.

Le mélange des voix, les sons étonnants et les arrangements des chansons varient cette fois encore et dévoilent une autre facette de NYTT LAND. Imprévisible, mais dépositaire d’un immense trésor hors d’âge, le groupe collecte avec passion ces moments de rituels en les adaptant à une vision personnelle, que l’on sait absolument respectueuse. Au cœur de cette néo-Folk, qui ne veut d’ailleurs pas signifier grand-chose, l’évasion est permanente et pourtant il flotte dans l’atmosphère un parfum familier et presque transcendantal.

Retrouvez aussi la chronique de « Songs Of The Shaman » :

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International Top de l'année

Top 2025 – Monde

Après notre hexagone hier, voici les 25 albums internationaux qui sont sortis, selon moi, du lot cette année. Aucun pays ne domine véritablement le classement et l’Europe s’en tire franchement bien. Voici une sélection éclectique conçue autour des formations et des artistes qui se sont illustrés dans Rock’n Force ces douze derniers mois.

Ils sont tous à retrouver dans la publication ci-dessous… Cliquez donc et bonne lecture !

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France Top de l'année

Top 2025 – France

C’est l’heure des comptes ! La scène française a livré de nouvelles pépites, moins que l’an dernier selon moi, mais tout de même, elle se porte bien ! Entre Blues, Metal, Stoner et Rock, voici 25 groupes et artistes ont marqué Rock’n Force en 2025 à travers des interviews ou des chroniques d’albums franchement réjouissants et pour certains indispensables. 

Ils sont tous à retrouver dans la publication ci-dessous… Cliquez donc et bonne lecture !

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Musique celtique Musique traditionnelle

Eric Vercelletto : la source comme phare

Très métissée, la musique d’ERIC VERCELLETTO prend racine en Bretagne, parfait champ des possibles pour aller piocher dans d’autres cultures des tonalités, des rythmiques et des échos qui viennent se lier, épicer et apporter des saveurs lointaines à un ouvrage aussi atypique que familier. « Beg An Dorchenn Project » est l’idée un peu folle de ce guitariste, claviériste, flûtiste, compositeur, arrangeur et producteur, qui a su faire le pont entre ses premières amours intimement liées à son pays avec des réverbérations quasi-universelles.

ERIC VERCELLETTO

« Beg An Dorchenn Project »

(Independant)

Ce premier album d’ERIC VERCELLETTO tient littéralement de l’épopée. Démarrée il y a plus de dix ans autour de la très inspirante pointe de la Torche dans le Finistère, la fameuse « Beg An Dorchenn », elle est aussi tournée vers le monde avec pour axe central cette avancée rocheuse dans l’océan qui aimante et impulse le socle musical du disque. Car si l’univers du musicien est étroitement lié à la Bretagne et à la musique celtique plus largement, des sonorités brésiliennes, balkaniques et indiennes viennent colorer l’ensemble.

Et de la couleur, « Beg An Dorchenn Project » n’en manque vraiment pas. A l’instar de ce lieu aux paysages si changeants, il hypnotise et envoûte. Enregistrée entre Quimper, Estoril et Berlin, cette première réalisation se veut transcontinentale dans le son et ce sont des musiciens issus d’horizons éloignés, plus d’une dizaine en plus du Bagad Penhars, qui se sont joint à ERIC VERCELLETTO. Sur une trame contemporaine, parfois jazzy ou classique, la jonction avec la tradition est aussi fluide qu’évidente, la virtuosité de chacun faisant le reste.

Bien qu’il s’agisse d’une autoproduction, la qualité de « Beg An Dorchenn Project » n’a rien à envier aux grosses cylindrées mainstream du genre. Au contraire, l’authenticité qui émane des dix morceaux est le fruit des rencontres d’ERIC VERCELLETTO avec des artistes dont il partage la vision et avec qui il a noué de solides amitiés. Surtout instrumental, quelques voix survolent aussi cet opus captivant avec légèreté (« An Nor I &II », « Kerz A Rimp Beteg De Jujuy », « Larry Den », « Marig Ar Pollanton », « Kelch’h Dogor ») De toute beauté !

L’album est bien sûr disponible sur le site de l’artiste : www.vercelletto.com

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Musique celtique Pop

Kaz Hawkins : une perspective apaisante

On la sait authentique et sincère, alors lorsque que KAZ HAWKINS décide de renouer avec son héritage celte, c’est pour livrer une version sans far d’elle-même. Dans des atmosphères assez cinématographiques et même contemplatives à l’occasion, « Coming Home » s’ouvre sur un horizon lumineux et intimiste, malgré la richesse musicale de cette nouvelle réalisation. En se tournant vers son Irlande, la native de Belfast explore des contrées que ses fans vont découvrir, et qui lui sont finalement si naturelles.

KAZ HAWKINS

« Coming Home »

(EarlyBird Records)

Alors qu’elle est reconnue sur la scène Blues et Soul notamment depuis « Until We Meet Again », sorti il y a deux ans, et qu’elle a brillamment confirmé son talent avec le premier volet de « Live In Brezoi », dont on attend impatiemment la suite, la chanteuse nord-irlandaise s’offre une belle balade avec ce retour à ses racines. Pour autant, « Coming Home » n’est pas si dépaysant qu’il n’y parait. KAZ HAWKINS reste d’auteure et la compositrice que l’on connaît et sa voix, d’un registre à l’autre, domine les genres, les fait siens et impose sans mal son timbre unique.

Et si « Coming Home » a cette résonnance personnelle et familière, c’est probablement dû au fait que ces chansons ont en partie été écrites il y a 25 ans, tandis que de nouvelles sont venues se greffer pour composer un album de 15 morceaux qui forment une unité très spontanée. C’est à Berlin et entourée de ses collaborateurs Mathis Richter-Reichhelm et Michael Handschuch, que KAZ HAWKINS a redonné de l’éclat à des anciennes compositions, toute en faisant un parallèle judicieux avec les plus récentes. Une sorte de quête spirituelle, qui ne dit pas son nom et qui sonne juste.

Avec beaucoup d’émotion, « Coming Home » résonne comme une ode à la résilience, à l’amour et à l’espoir en faisant écho au parcours et à la vie de l’artiste. Musicalement, KAZ HAWKINS s’éloigne donc de la Soul et du Blues pour s’épanouir dans une ambiance qui, sans s’inscrire dans un répertoire traditionnel, libère de délicieuses saveurs celtiques. Sur des notes de violon notamment, le pays du shamrock s’offre des sonorités contemporaines dans de vastes paysages et une orchestration souvent poignante, des arrangements d’une délicate finesse et des textes d’une grande sensibilité. Somptueux !

Photo : Philip Ducap

Retrouvez les chroniques de ses deux derniers albums :