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Hardcore Superstar : Rock’n’Roll circus

Très directs, les tonitruants Suédois de HARDCORE SUPERSTAR ont le Rock’n’Roll dans le sang et un état d’esprit sauvage et positif, qui ne faiblit pas tout au long de ce très bon « Abrakadabra ». Le Hard Rock au son très californien du quatuor est un appel à la fête, mené tambours battants sur des titres accrocheurs et percutants et avec un enthousiasme dévastateur.

HARDCORE SUPERSTAR

« Abrakadabra »

(Gain/ Golden Robot Records)

Pour celles et ceux qui l’ignorent, HARDCORE SUPERSTAR n’est pas un jeune groupe de MetalCore à la con, mais un quatuor Suédois de Hard Rock plein d’énergie et un brin Sleaze. En somme, de quoi vous mettre la patate et le sourire pour un bon moment. 25 ans après ses débuts, le combo sort son onzième album, « Abrakadabra », et la magie opère toujours de manière assez frénétique.

Si certains définissent par ‘Street Metal’ le style de HARDCORE SUPERSTAR, il s’agit en fait d’un pur Hard Rock estampillé Los Angeles avec cet esprit débridé et irrévérencieux cher aux 90’s. Vocalement, le lien avec le chanteur de Tesla, Jeff Keith, est évident, mais la comparaison s’arrête là. Le groupe de Göteborg mise surtout sur une spontanéité explosive et un esprit Rock’n’Roll constant.  

Dès le morceau-titre qui ouvre l’album, HARDCORE SUPERSTAR montre une grande capacité à combiner de solides mélodies avec des riffs entêtants et très efficaces (« Influencer », « Catch Me If You Can », « Dreams In Red », « Weep When You Die »). Survitaminés, les Scandinaves abordent leur Hard Rock avec un côté festif, tout en maintenant une densité très brute et savoureuse.  

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Wildstreet : sleazy et horrifique

De prime abord, WILDSTREET semble tout droit débouler de Californie et pourtant, c’est depuis New-York que le quintet compose et distille un Hard US Sleaze et Glam à souhait. Avec un petit côté horrifique qui tranche avec l’habituel style ensoleillé, les Américains se sont forgés une réelle identité et surtout un son très personnel. Troisième album et première signature avec ce « III » dont l’explosivité va vite se propager.

WILDSTREET

« III »

(Golden Robot Records)

Depuis 2006, WILDSTREET secoue l’underground new-yorkais grâce à un Hard US très Sleaze qu’on a d’ailleurs plutôt l’habitude d’entendre du côté de Los Angeles. Malgré deux précédents albums et une multitude de morceaux sortis uniquement sur le Net, le fougueux quintet à l’allure très Glam n’est toujours pas parvenu à traverser l’Atlantique, mais « III » devrait fortement y contribuer.

Alors qu’il évoluait jusqu’à présent en indépendant, le gang vient enfin de signer son premier contrat, ce qui devrait lui permettre de prendre la lumière et ce troisième album, chaud comme la braise, ne va pas laisser indifférent. WILDSTREET est fin prêt et même si « III » a été concocté entre 2018 et 2019, il sonne très actuel et n’a pas franchement pas à rougir face aux récentes productions, loin de là.

Ces dernières années, WILDSTREET a écumé les scènes de son pays aux côtés de grands noms et le moins que l’on puisse dire est que l’expérience accumulée lui a donné des ailes. Mixé par Jon Kaplan (Paul McCartney) et masterisé par Howie Weinberg (Def Leppard, Korn), « III » regorge de pépites et redonne ses lettres de noblesse à un style immortel (« Tennessee Cocaïne », « Mother », « Three Way Ride », « Midnight Children ») Un régal !