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Heavy metal Thrash Metal

Tonic Breed : nouvelle salve

Depuis qu’il est seul aux commandes de TONIC BREED, Patrick K. Svendsen ne sort plus d’album et préfère se concentrer sur les singles et les formats courts. La fin d’une époque ou la résolution à se plier aux nouvelles règles d’une industrie musicale en pleine déroute ? Une chose est sûre : il faut se contenter d’un quart d’heure tous les quatre ans et c’est bien trop peu. Cela dit, la qualité et le choix des guests sur les compositions du Scandinave sont éclatants et le jeu est peaufiné dans les moindres détails.

TONIC BREED

« Name Dealer »

(Independant)

Depuis sa reprise en main de TONIC BREED en 2022 avec un premier EP, « Fuel The Fire », le norvégien Patrik K. Svendsen œuvre sous la forme d’un one-man-band, à l’exception près que le line-up de tous les morceaux évolue constamment. Et le multi-instrumentiste n’invite pas n’importe qui sur ses compositions. Sur le précédent effort, ce sont Dirk Verbeuren (Megadeth), Bernt Jansen (Artch/Wig Wam), Björn Strid (Soilwork), Martin Skrivbakken (Endezzma) et Oliver Palotai (Kamelot) qui étaient de l’aventure. Un casting de grande classe, et c’est encore le cas ici.

Si l’intention musicale était plus claire sur « Fuel The Fire » avec un Metal dur et très Thrash, « Name Dealer » est nettement plus diversifié, dévoilant un spectre plus large. La base n’a pas vraiment changé, mais les invités semblent avoir plus de liberté et leur touche personnelle ressort de manière plus évidente. Sur le titre éponyme en ouverture, TONIC BREED accueille Tommy Aldridge derrière les fûts et Joel Hoekstra de Whitesnake à la guitare pour un duo explosif et d’une incroyable fluidité. D’ailleurs, probablement le meilleur titre de cet EP.

Puis, c’est au tour du batteur de Five Finger Death Punch, Charlie Engen, de prendre le relais sur la power ballade « Close In », la vraie surprise de « Name Dealer » . Changement de ton ensuite avec « Anew », où Chris Adler de Lamb Of God vient dynamiter cet instant résolument Thrash et certainement le plus musclé de l’ensemble. Et TONIC BREED conclue dans la même veine avec le très 80’s « The Die Is Cast », sur lequel le guitariste Michael Gilbert (Flotsam & Jetsam) élève encore d’un cran le niveau pour le rendre tranchant et acéré. Convaincant, mais bien trop court.

Retrouvez l’interview de TONIC BREED à l’occasion de la sortie du premier EP, « Fuel For Fire » :

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Hard Rock Hard'n Heavy hard'n Roll

The Carburetors : burning the road

A l’ancienne, et sans détour, la formation d’Oslo se montre toujours aussi intense. Prête à en découdre, elles distille depuis de longues années un savoureux mélange de Hard Rock, de Rock’n’Roll et de Heavy Metal. Avec deux guitaristes au jeu acéré, un duo basse/ batterie intenable et un frontman brut de décoffrage, THE CARBURETORS livre une nouvelle partition à l’énergie débordante. « We Ride At Night » a un goût d’asphalte et d’essence et va faire trembler les murs.

THE CARBURETORS
« We Ride At Night »
(Fast Forward Records)

25 ans de carrière n’ont pas entamé la fougue et la puissance du jeu de THE CARBURETORS depuis ses débuts et son premier opus, « Pain Is Temporary, Glory Is Forever », sorti en 2004. Plus de dix ans après leur dernier effort studio, « Laughing Inn The Face Of Death » (2015), les Norvégiens sont enfin de retour et l’esprit très musclé du Rock’n’Roll est lui aussi intact. Aussi véloce que massif, « We Ride At Night » semble reprendre les choses là où elles en étaient et l’implacable fidélité à cette dynamique est remarquable.

Sur ce cinquième album, THE CARBURETORS ne change rien à son ‘Active Rock’ et va directement à l’essentiel. Les riffs sont acérés, la rythmique féroce et le chant d’Eddie Guz toujours aussi fédérateur. Le fait que le quintet conserve cette ligne musicale avec autant de force tient aussi sûrement au fait que son line-up est resté le même depuis sa création, une choses qui se fait rare de nos jours. Pour autant, « We Ride At Night » restitue brillamment la fraîcheur originelle du quintet et semble même régénérer les Scandinaves.

Quelque part entre les Ramones, Motörhead et Ac/Dc, The CARBURETORS a trouvé sa voie entre hard’n Roll et Power Rock. L’attitude sans fioriture, ni concession du combo, séduit plus de deux décennies après et elle semble éternelle, tant elle est d’une rare authenticité. Et alors qu’on aurait pu imaginer une production épaisse ou brouillonne, c’est tout le contraire. Claire et presque épurée et trop propre, elle guide « We Ride At Night » sur une explosive dynamique (« Down In Flame », « Let You Down », « Shot At Down », « Electric Shock »). Percutant !

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Heavy metal

Lex Legion : hommage (à peine) voilé

Un seul être vous manque, etc… C’est un peu le constat qu’on peut tirer de l’album de LEX LEGION. Musicalement irréprochable dans l’interprétation et costaud dans la réalisation sonore, le quintet exhume un glorieux passé, celui qui a forgé le mythe de King Diamond. Loin d’être illégitimes, puisqu’ils sont les artisans de la première heure du succès de l’ex Mercyful Fate au maquillage inoubliable, les cinq musiciens livrent un sentiment partagé. « Lex Legion » aurait presque pu être conçu il y a quelques décennies, il y aurait d’ailleurs gagné en crédibilité, alors qu’il affiche plutôt un registre ayant bénéficié d’un petit lifting. Loin d’être désagréable, il y manque donc une âme et une personnalité vraiment affirmée.

LEX LEGION

« Lex Legion »

(MNRK Music Group)

C’est à l’initiative du batteur Mikkey Dee et du guitariste Pete Blakk que LEX LEGION a vu le jour avec dans l’idée de reformer l’iconique line-up du King Diamond de la deuxième moitié des années 80, à savoir donc celle qui a œuvré sur les meilleurs albums du chanteur danois. Le génial six-cordiste Andy La Rocque et le bassiste Hal Patino sont donc naturellement venus se greffer au projet. Et à défaut d’avoir le patron derrière le micro, c’est le norvégien Nils K. Rue qui donne de la voix. Et le chanteur du groupe de Metal Progressif Pagan’s Mind n’a pas mis longtemps à se mettre à l’aise dans le rôle du providentiel frontman aux envolées aigues.

Bien sûr, les fans de King Diamond, et plus largement de Heavy Metal et de Hard Rock, ont de quoi se réjouir de cette réunion d’anciens. Effectivement, ça joue très bien, la production est propre et massive et les morceaux directement dans la veine de qui-vous-savez. Donc, pour l’effet de surprise, il ne faudra pas compter sur LEX LEGION. Forcément très imprégné par un style 80’s, ce premier album éponyme, très court et resserré, donne une impression de grande maîtrise dans tous les compartiments du jeu. Le groupe n’entend pas révolutionner le genre, bien sûr, et affiche directement un héritage qu’il n’a pas dilapidé.

La vélocité de ce premiers opus renvoie à l’expérience des cinq musiciens acquise en plus de 40 ans de carrière et il faut bien reconnaître que la puissance de leur Heavy Metal, tout comme l’efficacité des mélodies, reste l’argument principal. Et si LEX LEGION bénéficie de la technologie d’aujourd’hui au niveau du son, on peine cependant à adhérer totalement à la démarche, tant les ficelles sont énormes. Par ailleurs, passé la première écoute, se replonger dans les disques de King Diamond tels que « Abigail », « Them », « Conspiracy » ou « The Eye » ferait fatal et ferait immédiatement retombé l’effet désiré. D’accord pour la piqûre de nostalgie, mais ça s’arrête là.

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edito Festival

Festival Courts Of Chaos [Portfolio]


Avec une fréquentation en hausse, une affiche toujours aussi pointue et un public d’une bienveillance absolue, le festival ‘Courts Of Chaos’ a de nouveau fait trembler Plozévet, petite bourgade de la pointe bretonne. Même si les images se bousculent encore quelques semaines après cette septième édition, voici un petit échantillon qui vaut bien des discours. Pas de report donc, je ne vous infligerai pas le récit de mon week-end… Juste quelques instantanés piochés de manière aléatoire au fil des deux jours ! Stay heavy & keep on smilin’ !

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Heavy metal International

Iron Kingdom : Metal mission [Interview]

Véloce, racé et mélodique, le Heavy Metal des Canadiens s’inscrit dans une tradition plutôt européenne dans ses références. Tout en gardant une même ligne artistique, IRON KINGDOM conforte et élève aussi son jeu sur un sixième album qu’il a lui-même produit. Avec une solide rythmique, le quatuor s’appuie surtout sur des parties de guitares où son duo de six-cordistes se montre très complémentaire et créatif. « Shadow And Dust » vient également couronner 15 ans d’existence et l’évolution du combo est manifeste, même s’il reste ancré dans un registre Old School qui n’a, a priori, pas encore dit son dernier mot. Fédérateur et acéré, la formation de la côte ouest peut compter sur son guitariste et frontman Chris Osterman pour le guider dans un style parfaitement maîtrisé. Entretien avec son fondateur.

– Ce sixième album coïncide avec vos 15 ans d’existence. Quel regard portez-vous sur votre parcours, sachant qu’il témoigne aussi d’une belle stabilité, puisque le line-up est inchangé depuis quelques années maintenant ? C’est la preuve d’une belle unité…

A vrai dire, même si le groupe existe depuis 15 ans déjà, nous n’avons jamais conservé la même formation. Aujourd’hui, Leighton (Holmes – NDR), notre bassiste, et moi-même sommes les deux seuls membres fondateurs restants. Malgré ces changements de formation au fil des ans, nous sommes convaincus que Megan Merrick, guitariste depuis 2018, et Max Friesen, batteur depuis 2020, se sont parfaitement intégrés et nous ont permis de développer et d’élever notre son à des sommets toujours plus élevés. Pour nous, cette formation actuelle est sans aucun doute la meilleure que nous ayons jamais eue. Notre parcours, bien qu’unis par nos objectifs, a été jalonné de moments difficiles, d’expériences mémorables, d’aventures épiques et de concerts et festivals incroyables, parfois même aux côtés de nos idoles de toujours. C’est une aventure incroyable et nous sommes unis, et au final, si le groupe a tenu aussi longtemps, c’est grâce à notre amour profond pour la musique et nos fans.

– J’ai lu aussi que vous y voyez un rapport avec le 82ème anniversaire du débarquement. Qu’est-ce que cela représente exactement pour IRON KINGDOM ? C’est un sujet qui vous suit dans votre discographie, dans la thématique de vos chansons ?

Nous sommes absolument fascinés par l’Histoire. Nous l’évoquons dans nombre de nos chansons et il nous arrive aussi d’en discuter longuement dans le bus de tournée ! (Rires) Le lien avec le Débarquement, dans notre cas précis, tient au fait que nous avons formé le groupe le jour J, en 2011. C’est donc l’anniversaire du groupe, le jour même où nous avons choisi le nom IRON KINGDOM. Sachant à l’époque quelle date elle représentait, cela nous a semblé presque poétique et nous avons pensé que c’était le signe parfait pour commencer. Le premier single de ce nouvel album a un lien, certes ténu, avec le Débarquement, mais seulement dans le sens où « Defenders » raconte une histoire de la Seconde Guerre mondiale. Elle se déroule en 1939, lors de la bataille de Gdansk en Pologne, et elle évoque les résistants qui ont tenu bon bien plus longtemps que prévu face au blitzkrieg allemand. Ce jour a quelque chose de vraiment spécial, non seulement parce que c’est notre quinzième anniversaire et qu’il est en lien avec le Débarquement, mais aussi parce que c’est la sortie de notre sixième album, coïncidant avec le 6 juin, le sixième mois de l’année, le sixième jour de l’année 2026 ! On pourrait dire que c’est un signe du destin, mais c’est impossible… Ou peut-être que si ? (Rires) Alors, le fait de pouvoir faire coïncider tous ces éléments et de sortir l’album ce jour-là est comme un alignement parfait, la date idéale donc pour la sortie de « Shadows And Dust ».

– « Shadow And Dust » est également le premier album que vous enregistrez et produisez vous-mêmes. Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ? Vous avez acquis l’expérience nécessaire, ou est-ce aussi l’époque qui s’y prête grâce à la technologie et une industrie musicale changeante ?

Pour être tout à fait transparents, nous avons enregistré nos trois derniers albums nous-mêmes et nous n’avons cessé d’améliorer notre matériel et nos connaissances depuis nos débuts. « Shadows And Dust » est plus précisément le premier album où nous avons enregistré tous les instruments dans un seul studio. Pour tous nos albums précédents, nous devions enregistrer la batterie dans un lieu ou un studio spécifique, mais pour celui-ci, c’était la première fois que nous pouvions tout faire dans notre nouveau studio, du début à la fin. Et oui, je suis d’accord avec toi, s’enregistrer soi-même est vraiment révélateur de notre époque. La technologie est toujours à portée de main, mais il faut aussi prendre en compte les coûts liés à la vie d’un groupe de Heavy Metal à une époque où les gens achètent moins d’albums physiques. Il arrive un moment où l’on doit se demander, financièrement parlant, si ce ne serait pas plus réaliste de prendre en charge davantage de choses nous-mêmes. Nous en sommes convaincus et cela présente aussi d’autres avantages, comme plus de temps pour la prise de décision et s’assurer que les morceaux correspondent à notre vision. Bien sûr, faire tout ce travail soi-même a aussi ses inconvénients : c’est un travail colossal, on peut facilement se perdre dans les détails et on a toujours l’impression qu’on aurait pu faire mieux. Malgré tout, nous sommes très contents du résultat et nous espérons que vous le serez aussi ! (Sourires)

– Est-ce que le fait de vous retrouver aux commandes de cet album vous a permis d’expérimenter certaines choses, car le spectre musical de « Shadow And Dust » semble bien plus large que les précédents ?

Je dirais que ça nous a surtout permis de faire l’album exactement comme on le souhaitait. Avoir carte blanche en studio offre une bien plus grande liberté artistique. Bien sûr, il faut encore l’interpréter. Il faut encore assurer le coup. Les variations entre les morceaux sont surtout dues à notre façon de composer. Etant un groupe très adepte des improvisations, cette phase pour cet album en particulier nous a pris un peu plus de temps pour tout finaliser. Au fil du temps, différentes idées et différentes ambiances nous sont venues et je pense que c’est de là que viennent les variations. Le studio nous a juste aidés à mieux y parvenir ! (Rires)

– « Shadow And Dust » n’est pas un album concept, et pourtant vous l’avez conçu pour qu’il s’écoute à l’ancienne, c’est-à-dire du début à la fin. C’est vrai que les habitudes des fans ont beaucoup changé. Alors, comment avez-vous aborder la composition ?

Franchement, on ne connaît rien d’autre. Tous nos albums ont été conçus dans cette optique. Pour nous, écouter l’album en entier est la seule option. On ne compose pas de singles juste pour en faire des tubes. On écrit un album, puis on le réécoute et on décide quelles chansons fonctionnent le mieux individuellement. Toute notre approche musicale est basée sur les méthodes traditionnelles. On est peut-être un peu dépassés, mais si nous sommes arrivés jusque-là, il semble que nos fans apprécient notre façon de faire ! (Sourires)

– Une fois encore, il y a un gros travail sur les guitares que ce soit sur les riffs, les solos ou les twin-guitares avec un côté épique dominant. Pourtant, l’équilibre avec la rythmique est parfaitement maintenu. En tant que guitaristes tous les deux, Megan et toi, est-ce une chose sur laquelle vous avez particulièrement veillé au cours de la production ?

On est vraiment un groupe axé sur la guitare. Les riffs sont généralement le point de départ de la composition, ils nous guident tout au long des morceaux et les solos sont au cœur de notre musique. Donc oui, je dirais que tu as tout à fait raison de souligner l’importance des guitares ! (Sourires) Même si tout le reste est très important, on est clairement un groupe où la guitare est primordiale. Côté production, on a passé beaucoup de temps sur les guitares, pour s’assurer que les différentes parties s’accordent bien et que les rythmes et les solos se complètent parfaitement.

– Alors que vous êtes canadiens et donc proches des Etats-Unis, vos influences sont essentiellement issues de la NWOBHM. J’ai l’impression que la différence de style entre l’Europe et le Metal américain est moins palpable et évidente qu’auparavant. Est-ce que vous pensez qu’il y a un rapprochement qui s’est effectué ces dernières années ? Une sorte de fusion, peut-être ?

Je suis d’accord. Internet et la mondialisation ont probablement mélangé certains styles musicaux. Il est certainement beaucoup plus facile d’accéder à la musique du monde entier de nos jours, donc je comprends que les groupes modernes brouillent les frontières. Je pense que dans notre cas particulier, nous avons toujours été beaucoup plus attirés par les sonorités européennes, peut-être est-ce dû à nos origines, ou peut-être est-ce simplement parce qu’en tant que Canadiens, nous aimons généralement faire les choses un peu différemment des Américains ? (Rires)

– Enfin, votre label en France, Steel Shark Records, sort une édition limitée de l’album avec un ‘Best Of’ en second CD. Est-ce que vous avez vous-mêmes choisi les morceaux ? Et quel lien entretenez-vous avec vos fans français, car c’est un beau cadeau que vous leur faites ?

Pour la compilation, on a brièvement discuté de la tracklist entre-nous, puis on a fait notre proposition au label. Je crois qu’il n’y a eu qu’une seule chanson qui a changé par rapport à l’idée de départ. C’était vraiment cool ! (Rires) On était vraiment sur la même longueur d’onde. Steel Shark Records n’est pas un label comme les autres, et pour nous, c’était le choix idéal. On a été quasiment totalement indépendants, à part un peu d’aide pour les vinyles, jusqu’à présent, et c’est vraiment génial de travailler avec quelqu’un qui partage autant notre vision. La France, en particulier, a toujours eu une place spéciale dans notre cœur. On y a joué à chaque tournée européenne jusqu’à présent et on y a donné des concerts mémorables. C’est donc super de renforcer nos liens et de voir ce que l’avenir nous réserve ! (Sourires)

Le nouvel album d’IRON KINGDOM, « Shadow And Dust », est disponible chez Steel Shark Records. 

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Heavy metal International

Leatherwitch : demonic Metal [Interview]

Rare femme à porter haut l’étendard d’un Heavy Metal traditionnel, Marta Gabriel poursuit son chemin avec une constance artistique, qui la rend assez unique. Après deux décennies passées à la tête de Crystal Viper, puis une embardée avec Moon Chamber et un album hommage de reprises dédié à celles qui l’ont influencé et sous son propre nom, la voici de retour avec LEATHERWITCH. Un nouveau chapitre s’ouvre donc, et même s’il ne trahit pas ses convictions musicales profondes, il apporte de la fraîcheur à un registre qu’elle maîtrise parfaitement. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si elle y joue tous les instruments. La Polonaise continue son aventure métallique avec « First Spell », un album véloce et puissant autour de ses thèmes de prédilection. Entretien avec une artiste multiple restée passionnée par le côté Old School d’un style, qui est loin d’avoir rendu son dernier souffle.

– Après presque 20 ans, tu as mis fin à l’aventure Crystal Viper l’an dernier avec l’ultime « The Live Quest ». Tout d’abord, qu’est-ce qui t’a le plus profondément marqué toutes ces années et est-ce qu’il y a malgré tout quelques regrets ?

Crystal Viper a occupé une place immense dans ma vie. J’avais 19 ans quand je l’ai fondé et il a été mon premier groupe de Heavy Metal sérieux, celui dont j’avais toujours rêvé. Au fil des années, nous avons sorti de nombreux albums, tourné dans différents pays, rencontré des gens incroyables et partagé des moments inoubliables sur scène. Pendant cette période, j’ai réalisé que la musique pouvait véritablement unir des personnes de cultures, d’horizons et de générations complètement différents. Bien sûr, il y a eu aussi des moments difficiles, tout long parcours comporte des hauts et des bas, mais je préfère sincèrement me concentrer sur le positif plutôt que sur les regrets. Chaque erreur a été une leçon, chaque année m’a permis de gagner en expérience musicale. Parfois, on sent simplement au fond de soi qu’une histoire a atteint sa fin naturelle et qu’il est temps d’aller de l’avant sur le plan créatif.

– On te retrouve donc avec LEATHERWITCH, projet où tu joues tous les instruments en dehors des solos de guitare que se partagent Giuseppe Taormina et Ginoir. Ton intention première n’a jamais été de reformer un groupe ? Tu souhaitais vraiment être seule aux commandes ?

Ce n’est pas que je veuille tout contrôler. C’est plutôt une nécessité créative, liée à ma façon de composer. Depuis des années, j’enregistre des démos entièrement seule avant de présenter les morceaux au groupe. Avec LEATHERWITCH, j’ai simplement poursuivi ce processus jusqu’à l’album final. Je n’avais pas à envoyer de fichiers audio aux autres musiciens, à préparer des pistes témoins, à attendre que tout le monde apprenne les morceaux, à organiser les plannings studio, etc… Dès qu’un morceau était composé, il existait sous une forme prête pour le mixage. Cela m’a fait gagner des semaines, voire des mois. De plus, pour la toute première fois, l’album que j’ai composé sonne exactement comme je l’avais en tête en l’écrivant. C’est une expérience formidable. Parallèlement, j’aime toujours autant travailler avec d’autres musiciens, surtout en concert. C’est pourquoi je ne vois pas LEATHERWITCH comme un isolement, mais plutôt comme une autre façon de créer de la musique.

– En 2021, tu avais réalisé « Metal Queen » en solo et qui était un album de reprises. Le considères-tu comme un disque un peu à part, car tu aurais aussi pu sortir « First Spell » sous ton nom ? C’était donc important de créer LEATHERWITCH pour distinguer tes différents projets ?

« Metal Queens » était un album hommage, un projet conceptuellement très spécifique. Parallèlement, je travaille actuellement sur un autre album solo sous le nom de Marta Gabriel, musicalement très différent de LEATHERWITCH. C’est pourquoi il est devenu essentiel pour moi de créer des identités distinctes pour chaque musique. Je n’aime pas tout mettre sous le même nom simplement parce que ça vient de la même personne. Chaque projet a sa propre atmosphère, son style et son identité visuelle. LEATHERWITCH crée immédiatement une ambiance particulière avant même d’entendre la musique. Je pense que les auditeurs apprécient aussi quand un artiste donne à chaque projet sa propre personnalité, plutôt que de mélanger des idées complètement différentes sous un seul nom. Cela pourrait prêter à confusion.

– Pour « First Spell », tu t’es entourée de personnes que tu connais très bien. Bart Gabriel a produit et masterisé l’album, qui a été masterisé par Olof Wikstrand. Avoir un entourage proche qui te mette en confiance t’a-t-il aussi offert plus de liberté dans la composition comme dans ton jeu ?

Absolument. La confiance est primordiale dans le processus créatif, surtout pour un album aussi personnel. Bart et moi collaborons depuis de nombreuses années, tant sur le plan musical que créatif en général. Il existe donc une compréhension naturelle entre nous. Il m’a apporté un soutien incroyable tout au long du projet. C’était la première fois que j’étais entièrement responsable de la prise de son, et Bart m’a beaucoup aidé. Par ailleurs, faire appel à Olof Wikstrand s’est avéré une excellente décision. J’apprécie beaucoup son approche du son : organique et puissante. Il a immédiatement saisi l’atmosphère que je souhaitais donner à l’album, sans chercher à la moderniser artificiellement ni à en altérer l’énergie brute.

– Sans être totalement Old School, le Heavy Metal proposé reste traditionnel, même s’il s’inscrit dans son époque. Selon toi, qu’est-ce qui distingue le plus LEATHERWITCH de tes groupes précédents, et notamment Crystal Viper, car tu es déjà très familière du genre ?

Je pense que la plus grande différence réside dans l’atmosphère émotionnelle générale et la spontanéité de l’album. LEATHERWITCH est plus sombre, plus personnel… Il y a aussi plus d’énergie, plus d’agressivité. Pour autant, je n’ai jamais voulu faire un album rétro. Je souhaitais que « First Spell » ait un esprit classique, mais qu’il soit créé avec des outils modernes et enregistré aujourd’hui, et non une imitation artificielle du passé. Autre différence importante : comme j’ai tout enregistré moi-même, l’album reflète mes sentiments de façon beaucoup plus directe. On a presque l’impression d’écouter mon processus créatif en direct, sans filtre.

– « First Spell » apparaît clairement comme ton album le plus personnel, notamment dans les textes et les thématiques. Est-ce que cela fait longtemps que tu mûris ces morceaux, et y a-t-il des choses que tu tenais absolument à éviter musicalement, ou au niveau de la production, pour offrir vraiment quelque chose de neuf ?

Certaines chansons sont nées très rapidement, presque instantanément. Parfois, j’entends une chanson presque complète dans ma tête et il ne me reste plus qu’à m’asseoir avec mes instruments et à l’enregistrer. D’autres ont évolué plus naturellement au fil du temps. Au niveau des paroles, cet album est sans aucun doute le plus personnel. Même lorsqu’il y a des éléments fantastiques ou d’horreur, des émotions bien réelles se cachent en dessous. « The New Beginning », par exemple, est très directement liée à la fin de Crystal Viper et au chaos émotionnel qui a marqué cette période de ma vie. Concernant la production, je voulais éviter le sur-traitement et une perfection artificielle. La technologie moderne permet très facilement d’éliminer toute émotion humaine de la musique. Je voulais que cet album reste vivant, organique et émotionnel. Parfois, les imperfections ont plus d’âme que la perfection technique.

– A une époque où beaucoup d’artistes prennent leur indépendance et s’autoproduisent, tu gardes le soutien de Listenable Records. C’est important pour toi d’avoir la confiance d’un label, ce qui ne t’oblige donc pas à créer ta propre structure ?

J’entretiens d’excellentes relations avec Listenable Records et poursuivre notre collaboration s’est fait tout naturellement. Ils ont d’ailleurs été les premiers à découvrir LEATHERWITCH et à écouter nos morceaux. Ce que j’apprécie le plus, c’est leur compréhension de la musique et leur respect de la liberté artistique. Ils n’ont jamais cherché à dénaturer l’identité de l’album, ni à l’orienter dans une autre direction. Aujourd’hui, c’est un atout précieux. Bien sûr, les artistes contemporains doivent souvent se débrouiller seuls, mais avoir un label de confiance à ses côtés représente un soutien important, notamment en matière de promotion et de distribution.

– Enfin, on connaît ton amour pour la scène et le contact avec tes fans. Alors, de qui sera constitué le LEATHERWITCH qui se produira en concert ?

Oui, le groupe est au complet et déjà prêt à en découdre ! Sur scène, je me concentrerai uniquement sur le chant. Même si j’ai enregistré tous les instruments sur l’album, je ne compte pas en jouer sur scène. Le travail en studio et la scène sont deux mondes bien différents. On va donc retrouver Giuseppe ‘Tiyris’ Taormina à la guitare, Blaze Grygiel à la basse et Toby Ventura à la batterie. La tournée est déjà annoncée, en tant qu’invité spécial de Fifth Angel, donc le public pourra très bientôt voir LEATHERWITCH en concert. J’ai vraiment hâte de présenter ces morceaux sur scène et de partager enfin ce nouveau chapitre avec le public. Vivement les concerts !

L’album de LEATHERWITCH, « First Spell », est disponible chez Listenable Records.

Photos : Bart Gabriel

Retrouvez aussi les chroniques de son album solo, « Metal Queens », et des deux derniers albums de Crystal Viper :

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Hard 70's Proto-Metal

Midnight Rider : retro-active

Authentique et capable de recréer des ambiances vieilles de quelques décennies, MIDNIGHT RIDER pose un regard bienveillant sans être passéiste sur une époque, où la genèse du Hard Rock et du Heavy Metal se faisait grâce à des formations désormais mythiques. La qualité des compositions et de leurs arrangements couplée à une belle et organique production fait de « Limited Infinity » un troisième album, où les riffs sont aussi peaufinés que les mélodies.

MIDNIGHT RIDER

« Limited Infinity »

(Massacre Records)

Changer le line-up d’un groupe au trois quart, et même si on en est le membre fondateur, est loin d’être anodin. C’est donc autour du guitariste Blumi que MIDNIGHT RIDER reprend son souffle et poursuit l’aventure. Il accueille Chris Black au chant, Hendrik à la batterie et Nik à la basse. Musicalement, on n’assiste pas à de profonds changements, mais plutôt à un nouveau souffle. Certes, l’ambiance rétro demeure et ce quatuor presque flambant neuf se meut dans un Hard 70’s et un proto-Metal enthousiasmants.

Tout en restant classique dans la forme comme dans le fond, MIDNIGHT RIDER s’est cependant détaché de l’empreinte de Judas Priest et de Black Sabbath, notamment très présente sur « Manifestation » (2017) et un peu moins sur « Beyond The Blood Red Horizon » (2022). Plus que jamais, les Allemands affichent une identité plus personnelle et surtout une détermination nettement plus palpable. Le nouveau frontman a parfaitement trouvé ses marques dans cet environnement 70’s et sa fluidité vocale fait vraiment plaisir à entendre.

Et si « Limited Infinity » est délicieusement vintage, il est aussi costaud et les parties de guitare, tout comme la rythmique, évoluent sur une belle dynamique. Le Hard Rock de MIDNIGHT RIDER a également quelque chose de très contemporain, ce qui confirme que le retour aux sources des Germaniques ne se fait pas sans garder en mémoire l’héritage de Montrose ou Riot notamment (« Charlemagne », « The Renegade », « Twice The Pride/Double The Fall », « Blitzlight », et l’acoustique « Evening Lights »). Un bel opus et de bonnes ondes.

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Heavy metal

Armored Saint : un rang bien tenu

Six ans après « Punching The Sky », période passée essentiellement à tourner, puis à mettre au point un nouveau chapitre de leur histoire, les Californiens se sont remis à l’ouvrage sous la houlette de leur leader Joey Vera. Spontané, mais réglé au millimètre, ARMORED SAINT n’a pas son pareil pour faire le lien entre Heavy Metal et Hard Rock et entre la tradition et son époque. Et « Emotion Factory Reset » est le reflet d’un style très personnel qui ne cesse d’évoluer au même titre que les émotions qu’il véhicule.

ARMORED SAINT

« Emotion Factory Reset »

(Metal Blade Records)

ARMORED SAINT est probablement le groupe le moins exposé médiatiquement de la côte ouest, et pourtant il est devenu au fil des ans l’un des plus emblématiques, élevé même au rang de culte par certains qui voit toujours en « March Of The Saint » (1984) une sorte de maître étalon du genre. Mais le combo doit surtout d’être sous-estimé en raison des allers-retours de son chanteur John Bush chez Anthrax 13 ans durant, avec même un rapide retour en 2009. Un manque de reconnaissance, qui s’explique donc par une absence de constance. Cela dit, ce neuvième album en quatre décennies confirme qu’il n’a jamais trahi son public. Une régularité incontestable.

Par ailleurs, il y a un grief que l’on ne pourra pas tenir à ARMORED SAINT, c’est celui de faire deux fois le même disque. C’en est presque à croire qu’il ne regarde jamais en arrière et qu’il ne mise que sur l’avenir. Ainsi, Il prolonge en quelque sorte son œuvre, ce qui signifie aussi l’absence de surprise, ainsi que d’éventuelles déceptions dans un certain sens. « Emotion Factory Reset » correspond parfaitement à son époque et le Heavy Metal déployé ici conserve autant de solides bases établies au début des années 80 qu’il use de sonorités et d’une productions très actuelles. La capacité d’adaptation des Américains fait vraiment partie de leur ADN et cela s’entend.

Guidé par son duo composé du chanteur John Bush et de Joey Vera, bassiste et producteur, le quintet avance naturellement grâce au groove massif de Gonzo Sandoval, qui martèle ses fûts comme peu le font encore. Et cette belle rythmique profite au tandem Phil Sandoval, le frérot, et Jeff Duncan, qui brillent sur des riffs tranchants et entraînants, ainsi que des solos terriblement accrocheurs. ARMORED SAINT transpire le Heavy Metal et on se laisse emporter (« Close to The Bone », « Hit A Moonshot », « Compromise », « It’s A Buzzkill », « Epilogue »). Brut de décoffrage, « Emotion Factory Reset » ne laisse planer aucun doute et se montre imparable.

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Stoner Metal

Restless Spirit : colossal

Dans les futurs classements, il va falloir déjà ajouter « Restless Spirit » à la liste des meilleures productions de l’année. Sauf tremblement de terre, il va être franchement difficile à éviter, voire à détrôner. En effet, huit ans après sa formation à Long Island dans l’Etat de New-York, RESTLESS SPIRIT est à un sommet de sa carrière, au firmament d’un parfait croisement entre Stoner et NWOBHM. Son groove est vertigineux, les riffs tranchants et le chant aérien et tout en maîtrise de son frontman et guitariste, malgré une référence absolue à laquelle on s’échappe pas, est plus incisif que jamais. Tentaculaire !

RESTLESS SPIRIT

« Restless Spirit »

(Magnetic Eye Records)

Lorsque l’on compte autant d’EPs que d’albums dans sa discographie, ce n’est pas du tout anodin que le petit dernier soit éponyme. Enfin, ça pourrait l’être chez qui n’aurait aucune imagination (et il y en a !), mais chez RESTLESS SPIRIT, il faudrait plutôt le voir comme une signature apposée à huit nouveaux morceaux, qui sont un parfait concentré de ce que le groupe développe depuis ses débuts. Et si les Américains n’ont pas attendu « Restless Spirit » pour atteindre la maturité artistique, ce nouvel opus les reflète pourtant de la manière la plus précise à ce jour.

La solidité du line-up est pour beaucoup aussi dans cette constante progression. Marc Morello (basse), Paul Aloisio (guitare, chant) et Jon Gusman (batterie) se connaissent par cœur, se trouvent les yeux fermés et surtout ont mis en place un Stoner Metal, façon rouleau-compresseur, qui fait aussi de la place au Doom, au Prog comme au Sludge et bien sûr au Heavy Metal. S’il est devenu compliqué de ne pas citer Black Sabbath dans la mouvance actuelle, RESTLESS SPIRIT n’y échappe pas non plus, et l’ombre d’Ozzy plane avec bienveillance sur cette quatrième réalisation.

« Restless Spirit » donne cette impression d’aboutissement, tant il va à l’essentiel et gomme toutes fioritures pour laisser place à un rugissement instantané et hyper-puissant. Compact et massif, le power trio fait également preuve d’une certaine finesse dans son élan. Epais et véloce, RESTLESS SPIRIT embarque tout le monde dans un Heavy d’une rare pureté, où chaque titre devient une gigantesque gifle (« The Burning Need », « Desolation’s Wake », « Phantom Pain », « Red In Tooth And Claw » et l’interlude « Ember », qui offre une courte respiration). Incontournable !

Photo : Mike Marcon

Catégories
Heavy metal Old School

Toxikull : cherished legacy

Vaillants et déterminés, les Lisboètes arrivent à un stade de leur carrière, où ils sont en pleine maîtrise de leur jeu et confortés aussi dans leurs choix artistiques. TOXIKULL est indomptable et entraînant, et chaque morceau de « Turbulence » est une prise d’assaut et une sorte d’acte héroïque, entièrement dédié à un Heavy Metal originel indéboulonnable depuis sa création. Et il sait d’ailleurs aussi très bien se renouveler en se réoxygénant avec force. Le quatuor en est donc un héritier direct que rien ne semble pouvoir arrêter.

TOXIKULL

« Turbulence »

(Dying Victims Productions)

Avec un quatrième album en l’espace de dix ans, TOXIKULL semble avoir trouvé son allure de croisière et continue son immersion dans un Heavy Metal Old School, de celui qui secoue le genre depuis les années 80 notamment. Classique, certes, mais pas en manque d’idées, « Turbulence » est d’une énergie viscérale et atteste d’une maturité acquise patiemment. Agrémenté d’un soupçon de Speed Metal, tout en restant mélodique et accrocheur, ce nouvel opus ne jette pas pour autant un regard passéiste, mais prouve au contraire que l’avenir lui tend les bras. La dynamique est activée.

Deux ans après « Under The Southern Light », et juste après un live sorti l’année dernière, « Echoes From The Arena », sur lequel il a démontré qu’il était réellement taillé pour la scène, TOXIKULL ne relâche donc pas la pression et va de l’avant avec le percutant « Turbulence », le bien-nommé. Racé et tranchant, l’ensemble est très bien produit par Jaime Gómez Arellano (Opeth, Angel Witch, Paradise Lost, Moonspell), qui a parfaitement su retranscrire la passion du combo pour un Heavy Metal authentique et direct. Et entre Judas Priest, King Diamond ou WASP, il a trouvé sa voie et son style.

Grâce à un son actuel, TOXIKULL rend son approche un peu plus intemporelle encore et son duo de guitaristes y est pour beaucoup. Les rythmiques sont percutantes, les solos millimétrés et relevés et les titres sont galvanisés par un frontman en grande forme, qui livre une prestation remarquable. De « Midnight Fire », à «  Dragon Magic », en passant par « Dying Star », « Strike Again », « Hard To Break », « Flames Of Glory » ou le morceau-titre, les Portugais nous tiennent en haleine avec beaucoup de ferveur et ils s’adressent aux metalheads avec beaucoup de conviction et d’envie.