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International Speed Metal

Meurtrier : le couteau entre les dents [Interview]

Alors que les groupes de Metal qui chantent dans la langue de Molière se comptent sur les doigts d’une main dans l’hexagone, le sursaut pourrait bien venir d’outre-Atlantique, et plus précisément de la Belle Province. Fondé il y a trois ans par des amis désireux de renouer avec les origines du Heavy Metal, MEURTRIER fera probablement remonter quelques souvenirs chez certains. Epique, mystique et occulte, c’est toute une époque qui renaît avec les Québécois et avec eux cet esprit underground, qui tend malheureusement à disparaître. Fraîchement sorti, leur premier album, « Messe De Fer », rappelle autant une certaine scène française que celle qui a sévit aux Etats-Unis notamment dans les années 80/90. Old School et vigoureux, le Speed Metal du quintet allie la puissance des riffs, un chant ténébreux et des rythmes galopants sur des mélodies qui restent en tête. Acier trempé et ambiances à la sauvage intensité, les Canadiens perpétuent avec authenticité et savoir-faire la tradition d’un Heavy Metal véritable et victorieux. C’est l’un des deux artilleurs, le guitariste William ‘Will’ Verrault, qui revient pour nous sur la création du combo, ses intentions et ce premier opus, qui est une belle déclaration à un Heavy/Speed décidément immortel.

– MEURTRIER est un groupe assez récent, formé en 2023. Malgré tout, vous êtes tous des musiciens chevronnés de la scène québécoise. Quel était l’objectif de départ ? Trouver quelque chose que vous n’aviez pas dans vos précédentes formations respectives ?

Oui, c’était essentiellement ça. On a tous joué dans différents groupes au fil des années, principalement dans des styles plus extrêmes comme le Death, le Thrash ou le Black Metal, mais on a toujours été de gros fans de Heavy et de Speed Metal plus classiques. MEURTRIER est donc né de l’envie d’avoir un exutoire pour tous ces riffs plus mélodiques et accrocheurs qu’on retrouve dans des chansons de groupes comme Accept ou Judas Priest, qui ne trouvaient pas nécessairement leur place dans nos autres groupes. Donc, au départ, l’idée était surtout de se retrouver entre amis et de jouer un genre de Metal qu’on aimait tous depuis longtemps, avec une approche plus classique, plus mélodique et moins extrême.

– La première chose qui surprend, bien sûr, c’est le chant en français et des références assez évidentes à ADX et Sortilège notamment. En dehors de la langue, qu’est-ce qui vous rapproche autant du Metal français, alors que le Canada subit tout de même une forte influence américaine, y compris au Québec ?

Les groupes français des années 80 ont effectivement eu une grosse influence sur nous, et pas seulement à cause de la langue. ADX, Sortilège, Blasphème, H-Bomb pour ne nommer que ceux là, font partie de nos références depuis longtemps. Il y a notamment quelque chose dans leur façon de composer, dans le côté épique et mélodique, mais aussi dans le style vocal et la manière de créer une atmosphère qui nous parle énormément, en tant que francophones, mais aussi en tant qu’amateurs de Metal, tout simplement!

En même temps, on vient aussi d’un environnement très influencé par le Metal nord-américain. Des groupes comme Exciter, Razor, Agent Steel ou Savage Grace font également partie de nos influences majeures. Je pense que MEURTRIER est justement né de ce mélange d’influences : l’agression et la vitesse du Speed Metal nord-américain combinées au côté plus épique, mélodique et théâtral du Heavy Metal européen. On ne cherche pas à reproduire un seul de ces styles, mais plutôt à mélanger tout ça pour obtenir une musique qui nous donne envie de jouer et de l’écouter encore et encore.

– Pour terminer sur ce sujet, choisir le français et afficher un style très européen va vous fermer forcément quelques portes aux Etats-Unis, entre autres, dont vous êtes proches géographiquement. C’est un peu étonnant dans la mesure où d’autres cherchent justement à se développer chez votre voisin. Est-ce un choix qui s’est fait naturellement et facilement ?

Oui, le choix s’est fait assez naturellement. Le français est notre langue maternelle et c’est simplement beaucoup plus facile pour nous d’écrire des textes porteurs de sens dans la langue qu’on utilise tous les jours. On trouve aussi que ça permet à Tony (Verrault, chant – NDR) de transmettre les émotions et l’atmosphère des textes de façon plus sincère lorsqu’on joue en concert. Cependant, on ne pense pas vraiment que ça limite notre capacité à rejoindre un public international. Dans le Metal underground, la musique, les riffs, les mélodies et l’atmosphère comptent énormément, même lorsque les paroles ne sont pas comprises par tout le monde. En tout cas, c’est de cette façon que nous, en tant que québécois et j’imagine aussi pour bon nombre de fans de Metal européens, avons développé une passion pour cette musique même si elle est chantée dans des langues qu’on ne comprend pas forcément. En plus, aujourd’hui, avec Internet et les traducteurs en ligne, c’est très facile de comprendre le sens général d’un texte, si on le souhaite. Alors, le fait qu’on ne soit pas compris par tout le monde ne nous inquiète pas trop à vrai dire. Et puis, chanter en français fait partie de l’identité-même de MEURTRIER. C’est aussi une façon de mettre de l’avant notre identité québécoise et de rendre hommage aux groupes français des années 80, qui ont eux-mêmes choisi de chanter dans leur langue, malgré la domination de l’anglais dans le Metal.

– Revenons à votre musique avec tout d’abord « Le Visage Du Mal », un EP que vous avez sorti en 2024. L’idée était-elle justement de prendre la température et de mesurer l’accueil du groupe avec ce premier format court ?

Je pense qu’en quelque sorte, oui, on peut dire ça. A l’époque, nous voulions surtout sortir quelque chose rapidement, afin de pouvoir faire des concerts et avoir du matériel à présenter aux labels. Nous avions enregistré l’EP nous-mêmes, en courtes sessions, avec assez peu de temps consacré aux arrangements et aux performances. Avec le recul, je pense qu’on aurait pu mettre davantage de temps et d’efforts dans cet enregistrement. Même si les chansons sont représentatives de ce qu’on voulait faire, certaines performances auraient pu être meilleures, et plus de temps aurait pu être consacré aux arrangements. En même temps, ce côté brut, et un peu ‘démo’, lui donne une certaine énergie Old School qu’on aime bien et ça fait le charme de cet EP, selon nous. En fin de compte, les réactions aux premiers concerts et à cet EP ont été super positives et ça nous a encouragés à continuer, à contacter des labels et finalement à travailler sur l’album.

– MEURTRIER affiche un mélange de Speed et de Heavy Metal Old School, et d’ailleurs, on retrouve ce même état d’esprit dans la production de « Messe De Fer », qui sonne assez live et organique. Etait-ce important pour vous d’afficher cette même sincérité jusque dans le son et conserver aussi sa saveur originelle ?

Tout à fait. Ça a toujours été notre souhait d’afficher un certain côté brut et Old School, qui fait partie de l’identité de MEURTRIER. On est évidemment beaucoup plus satisfaits des arrangements et des performances sur « Messe De Fer » que sur l’EP. Mais on ne voulait surtout pas perdre de vue cette sensation agressive et un peu sale qu’on retrouve sur beaucoup de classiques du Heavy et du Speed metal. Pour l’album, on a consacré beaucoup plus de temps aux répétitions, aux arrangements et aux performances que sur le premier EP. La batterie a été enregistrée professionnellement en studio, mais le reste a été fait par nous-mêmes avec de vrais amplis et de vrais cabines, dans un véritable esprit DIY et Old School. Pour le mixage, on voulait également conserver quelque chose de naturel et éviter une production trop propre ou trop moderne. Et je pense que le résultat final est assez proche de ce qu’on s’imaginait au départ. Un point qui était particulièrement important pour nous était de ne pas retoucher excessivement la performance vocale. On voulait que le chant reste humain et spontané, plutôt que de chercher à tout corriger, comme c’est souvent le cas dans les productions modernes. Ça a demandé plus de travail, mais je pense que ça a valu la peine au bout du compte.

– Ce qui ressort aussi de l’écoute de « Messe De Fer », outre sa galopante rythmique et le gros travail effectué sur les guitares, ce sont les textes emprunts d’occulte et de mysticisme. On retrouve ici les fondamentaux du Heavy Metal traditionnel. Remonter aux origines et surtout conserver cet aspect underground comptait-il aussi beaucoup pour vous dès le départ ?

Oui, définitivement. Le côté underground fait partie de ce qui nous attire dans le Heavy Metal depuis toujours. On a grandi avec les groupes classiques du genre et on apprécie énormément cette époque, où la musique était encore très liée à une véritable scène underground. L’aspect occulte et mystique vient également de nos influences diverses. Des groupes comme Mercyful Fate, King Diamond, Slayer ou KAT ont beaucoup influencé notre approche, autant musicalement que visuellement et au niveau des textes. Il n’y a pas vraiment d’univers, ou d’histoire unique reliant toutes les chansons, mais les thèmes occultes, épiques ou fantaisistes reviennent constamment. C’est aussi une partie importante de notre identité visuelle et de notre façon d’aborder les concerts. Les croix, les épées, la fumée et tout cet imaginaire font simplement partie de ce qu’on aime dans le Heavy Metal et on tente de l’incarner autant que possible !

– J’aimerais qu’on dise un mot au sujet du morceau « Meurtrier » qui clôt l’album. Ce n’est jamais anodin de composer un titre éponyme. Le voyez-vous dans une certaine mesure comme la signature du groupe ?

Oui et non ! Disons que lorsqu’on a composé la chanson, on ne s’est pas nécessairement dit : ‘Celle-là, ce sera la chanson éponyme !’ Cela étant dit, après avoir enregistré l’album et au moment de choisir un premier single, on s’est bien rendu compte que ce morceau représentait assez bien tout ce qu’on cherche à faire avec MEURTRIER : des passages rapides, des refrains accrocheurs, beaucoup d’atmosphère sombre et un côté très Heavy Metal classique. La fin du morceau rappelle également nos concerts, où on termine souvent avec des solos chaotiques et des cris d’agonie. On trouvait donc que c’était un bon morceau pour donner une idée de ce que nous sommes comme groupe, et de ce que les gens peuvent attendre du reste de l’album et de MEURTRIER en général. Donc en somme, le morceau n’est pas nécessairement un manifeste expliquant toute notre philosophie, mais il rassemble effectivement beaucoup des éléments, qui définissent notre son et notre identité et donc naturellement, le titre de ‘morceau-signature’ lui va très bien !

– Enfin, en vous exprimant en français, j’imagine que vous visez au-delà du Québec. Est-ce que le public français est aussi dans votre ligne de mire avec notamment des concerts à venir ?

C’est un truc qu’on veut faire absolument, probablement dès l’an prochain ! Evidemment, il est encore tôt, l’album est à peine sorti, mais on travaille déjà sur le dossier et on a quelques contacts en France. Donc, je dirais que les chances sont bonnes pour qu’on vienne vous présenter notre « Messer De Fer » très bientôt !

L’album de MEURTRIER, « Messe De Fer », est disponible chez Jawbreaker Records.

Photos : Phil Thanoize

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Speed Metal Thrash Metal

Anthrax : une identité retrouvée

Dix ans d’attente, et même beaucoup plus plus pour d’autres, et revoici nos gaillards de la côte est américaine qui refont parler la poudre ! Et la surprise est d’autant plus agréable, qu’on ne s’y attendait vraiment plus. En effet, sortir des disques est une chose, laisser une trace en est une autre. Avec « Cursum Perficio », ANTHRAX montre qu’il a toujours la rage, mais surtout que cette agressivité sonne comme une renaissance… en tout cas pour les fans de la première heure. Plus Speed que véritablement Thrash, le Metal des Américains vibre à l’unisson et puissamment.

ANTHRAX

« Cursum Perficio »

(Nuclear Blast Records)

Après Megadeth, c’est ANTHRAX qui régale. Décidément, quelle année ! Créatifs et novateurs jusqu’à « Persistence Of Time » et après avoir traversé plus de trois décennies en état de mort musicale, au point de s’interroger sur leur légitimité au sein du fameux ‘Big Four’, les New-yorkais renouent enfin avec la fougue et l’originalité qui ont fait leur marque de fabrique. Pour autant, le Thrash racé et incisif des débuts est désormais loin, mais on retrouve un Speed Metal mélodique un brin thrashy, c’est vrai, et d’une redoutable efficacité et d’une grande capacité à fédérer.

En y allant même de ses lettres latines, le groupe annonce une certaine prestance avec ce treizième album nettement plus riche et inspiré que son prédécesseur, « For All Kings », qui leur avait pourtant valu quelques belles louanges. Avec un Scott Ian retrouvé, qui était peut-être aussi parti se perdre avec The Damned Things, Motor Sister et plus récemment Mr Bungle, faute de mieux, ANTHRAX récupère le moteur de son jeu et de son style dans une forme incroyable. Ses riffs sont acérés et s’il s’est légèrement apaisé avec l’âge, ses rythmiques restent flamboyantes.

Ce qui surprend aussi sur « Cursum Perficio », c’est ce line-up originel (hormis Jonathan Donais arrivé en 2013) qui renoue avec l’envie de jouer ensemble. Derrière les fûts, Charlie Benante est impérial, Frank Bello enchaîne sans broncher les lignes de basse et surtout Joey Belladonna chante avec une liberté qu’il n’avait plus laissé entendre depuis des lustres. ANTHRAX est donc en ordre de marche et ça fait franchement plaisir ! Il suffit d’écouter « The Edge Of Perfection », « It’s For The Kids », « NYC 93 » ou « T.O.M.B. » pour s’en convaincre. La retraite n’est pas pour demain !

Photo : Travis Shinn

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Heavy metal Proto-Metal Sleaze Speed Metal

Total Maniac : full sleaze

Fondé sur les cendres encore brûlantes de Nux Vomica, Deathammer et Raw Filth, les membres de TOTAL MANIAC connaissent bien les méandres de l’underground du Maryland. Quatre ans après un premier album éponyme, ils remettent ça et leur proto-Speed Metal est clairement bien aiguisé. Old School et percutant, le quintet avance sans trembler et avec le sourire sur ce « Love Overdrive » pêchu et puissant. Les clins d’œil sont multiples et assumés, et la surchauffe est délicieusement addictive.

TOTAL MANIAC

« Love Overdrive »

(Independant)

La formation de Baltimore qualifie elle-même son style de ‘Thrash And Roll’ et on y trouver son compte, c’est vrai. Cela dit, TOTAL MANIAC évolue plus précisément dans un Street Metal tranchant et racé directement inspiré des années 80 et avec un petit côté Sleaze que n’aurait pas renié Mötley Crüe à ses débuts. Le combo ne s’interdit donc pas grand-chose et l’on retrouve même l’aspect brut de Motörhead enrobé de la précision du Judas Priest de la grande époque. « Love Overdrive » concentre ainsi une sacrée dose d’énergie et d’explosivité prête à l’emploi.

Niveau efficacité, TOTAL MANIAC n’est pas en reste et expédie ses huit nouveaux morceaux en 27 petites minutes. Pour autant, « Love Overdrive » n’oublie pas d’être accrocheur et très fédérateur, grâce à des titres entêtants aux riffs acérés et à l’humour décapant. Car, dans toute cette agréable sauvagerie musicale, les Américains sont diablement irrévérencieux et costauds, un état d’esprit que l’on retrouvait sur la côte ouest au siècle passé. Et entre des références rappelant Riot et d’autres le Sunset Strip de jadis, le pont est solidement construit et même inébranlable.

Un bâton de dynamite à la main, TOTAL MANIAC se défend de faire dans la dentelle et c’est justement cette fraîcheur et cet élan très instinctif qui fait tout son charme. Il y a même un côté Punk dans la dynamique de ses brûlots hyper-Rock’n’Roll. Le frontman harangue, chante à tue-tête et entraîne ses camarades dans des chœurs rageux et même ironiques à l’occasion. Festif et Heavy Metal, ce deuxième effort ne se perdre pas en conventions et balance des claques à tout-va (« Just Another », « Devil In Plain Sight », « Drinkin’ Our Way To Hell », « Blooze » et le morceau-titre).

Photo : Marie Machin

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Heavy metal Old School Speed Metal

StarForce : cosmic lightning

Une belle dynamique, des riffs tranchants et des refrains accrocheurs, STARFORCE se montre déjà plein de confiance sur ce premier long format. Faisant preuve de beaucoup de minutie en naviguant dans un Heavy vintage aux pulsations Speed, le combo fait éruption sur la scène du Mexique et devrait bientôt s’atteler à l’international. Rigoureux, solide et bien structuré, « Beyond The Eternal Night » est particulièrement intense et oscille entre fulgurances Metal et passages plus délicats.

STARFORCE

« Beyond The Eternal Night »

(Jawbreaker Records)

Après un EP, deux splits et une flopée de singles, STARFORCE sort son premier album quatre ans tout juste après sa formation et sa qualité impressionne déjà. En basant son univers sur des récits cosmiques, le quintet peut exploiter son Heavy Speed en se laissant aller dans des thématiques Sci-Fi, ce qui lui offre l’étendue d’une galaxie pour s’exprimer. S’ils ne sont pas les premiers à s’engouffrer dans la brèche, d’autant que leur registre est clairement axé 80’s, les Mexicains le font avec beaucoup de talent et de précision. Une entrée en matière saisissante de maîtrise.

Située quelque part entre Enforcer et Helloween à ses débuts, la formation de Mexico fait un peu cavalier seul dans ce registre chez elle et ce n’est pas plus mal. N’ayant rien à envier à d’autres dans la même catégorie, STARFORCE se montre original, percutant, mélodique et techniquement irréprochable. Guidé par Mely Solis, dont la voix ne manque ni de puissance, ni de polyvalence, « Beyond The Eternal Night » affiche également une bonne production, aussi claire que massive. L’équilibre est parfait et l’esprit Old School des morceaux y gagne vraiment en éclat.

Preuve que le quintet sait faire preuve d’audace, après l’intro, c’est avec un titre chanté en espagnol (« Andrómeda ») qu’il ouvre son premier opus. D’ailleurs, il récidive de belle manière avec « Piel Helada » et « Sonata En Bm ». STARFORCE est sûr de son fait et ses deux guitaristes se montrent redoutables (« Rock And Roll Slave », « Sign Of An Angel », « Space Warrior »). Et si la frontwoman impressionne par son assurance, l’autre coup de théâtre vient du batteur qui s’offre un petit solo, façon live, sur le très bon « Stay Heavy ». Plus que prometteur !

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Heavy metal Speed Metal

Rage : inoxydable

Imperméable aux modes, aux courants et aux stéréotypes de la nouvelle scène, RAGE tient bon et fait honneur à un Heavy Metal très musclé, dont la seule révolution est celle de tenir à ses engagements premiers. Avec « A New World Rising », la formation germanique persiste et signe dans un registre finalement immuable, qui ne dira jamais son dernier mot, mais qui se renouvelle sur des cendres brûlantes toujours incandescentes. Au contraire de nombre de ses compatriotes, le power trio évite soigneusement la noyade et garde la tête hors de l’eau avec beaucoup de vigueur.

RAGE

« A New World Rising »

(Steamhammer/SPV)

Plus de 40 ans après sa formation sous le nom d’Avenger, les Allemands sont toujours en place, et les multiples changements de line-up ne sont pas venus à bout de la ténacité de son leader Peavy Wagner. Avec 26 albums au compteur, auquel il faut ajouter « Lingua Mortis Orchestra » revisité avec l’Orquestra Barcelona Filharmonia, RAGE probablement l’un des groupes les plus prolifiques du Metal, et surtout il fait aussi preuve d’une belle régularité dans la qualité de ses réalisations. Et « A New World Rising » ne faillit pas à la règle.

Solidement accompagné par Jean Bormann (guitare) et Vassilios Maniatopoulos (batterie), le bassiste et chanteur offre donc un nouveau chapitre avec cet opus, qui se veut cette fois plus positif que les précédents. Comme son titre l’indique, il change un peu la perspective livrée habituellement par RAGE. Apaisé ? Pas vraiment dans la forme, mais plutôt dans le fond où la confiance et l’optimisme se dessinent à travers 13 plages (dont une intro) où le Heavy Metal des Teutons flirtent avec le Speed et parfois aussi avec le Thrash Metal.

L’état d’esprit du combo a donc légèrement changé et c’est vrai qu’un vent positif souffle sur « A New World Rising ». Cela dit, les riffs sont toujours aussi cinglants et aiguisés, la rythmique bastonne sans trop lever le pied (hormis sur la power ballade « Fire In  Your Eyes »). Pour le reste, RAGE fait du RAGE et reste identifiable, modernise même son jeu, car la production émane toujours des Lucky Bob Studios de Wagner à Leverkusen. Très direct et accrocheur, le groupe avance façon rouleau-compresseur sur des titres sans compromis.

Photo : Xoxo Photography

Retrouvez les chroniques des derniers albums du groupe :

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Heavy metal Speed Metal

Temtris : australian hurricane

C’est vrai qu’il est assez rare de voir des combos de pur Heavy Metal émerger d’Australie, plus adepte de Hard Rock et de Pub Rock. Pourtant, TEMTRIS s’est fait une place au fil du temps pour atteindre une incontestable maturité artistique. Porté par la voix puissante de sa fondatrice, le groupe affiche beaucoup d’audace, de fermeté et d’allant. Souvent brutal, mais toujours précis, « Queen Of Crows » le montre en pleine maîtrise et prouve que son niveau de jeu vaut très largement celui de nombreuses formations du vieux continent. 

TEMTRIS

« Queen of Crows »

(Wormholedeath Records)

Fondé il y a un peu plus de 20 ans à Sydney par la chanteuse Genevieve Rodda et le guitariste Anthony Fox, TEMTRIS s’est taillé une solide réputation dans sa lointaine Australie et cette récente signature avec le label italien Wormholedeath devrait lui ouvrir les portes de la scène européenne. Avec ce huitième album, le quintet assoit une déjà belle et identifiable personnalité musicale. Basée sur un Heavy Metal traditionnel, on y trouve aussi des touches de Speed, de Thrash et de Power Metal. Un mix explosif.

Avec une frontwoman qui s’affirme avec beaucoup de force, TEMTRIS possède de solides arguments. S’il y a sans surprises quelques références à Doro et surtout à Crystal Viper, elle œuvre dans un registre bien à elle, très imposant tout en s’engouffrant dans des mélodies accrocheuses. Car, si « Queen Of Crows » est une réalisation racée et percutante, les variations et la finesse d’interprétation ne manquent pas. La rythmique est elle aussi appuyée et les deux six-cordistes donnent parfaitement le change.

Moderne et massive, la production  de « Queen Of Crows » montre un impact ferme et les Australiens mélangent avec beaucoup d’habileté l’aspect classique du genre avec une approche actuelle et un son étonnamment européen. L’énergie déployée pose les morceaux de TEMTRIS dans une configuration qui les met parfaitement en valeur, sans négliger aucun aspect de son Heavy Metal (« Evil Lies », « The Risk », « Murder Of Crows », « Dying To Believe », « The World Is Bleeding Out »). Une performance organique et sincère.

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Heavy metal Old School Speed Metal

Iron Spell : devil inside

Originaire de Santiago au Chili, IRON SPELL cultive son amour pour le Heavy originel avec une minutie et une créativité que l’on ne voit d’ailleurs plus beaucoup chez les derniers représentants du genre. Avec un esprit très cinématographique, « From The Grave » possède ce côté épique propre au Metal du siècle dernier avec une bonne dose de Speed et de Power Metal de la première heure (le vrai !). Authentique et puissant, ce nouvel opus est l’un des meilleurs de l’année dans sa catégorie.

IRON SPELL

« From The Grave »

(Dying Victims Productions)

Chez IRON SPELL, on est tenace et combatif. Formé en 2013, le groupe a essuyé plusieurs changements de line-up, a sorti un premier album, « Electric Conjuring », trois ans plus tard et l’EP « Live Magic After Midnight » en 2021. Cela fait donc neuf ans que l’on attend ce deuxième effort et avec « From The Grave », le quintet frappe fort. Les bases sont forgées dans un Heavy Metal traditionnel et sur une thématique axée sur l’horreur dans ce qu’elle a de plus classique. Et s’il n’y a pas de révolution, il y a beaucoup de conviction.

Imperméables aux modes, les Chiliens arborent un registre Old School directement hérité de King Diamond, Iron Maiden, Black Sabbath, W.A.S.P. et Rainbow. Mystique et obscur, IRON SPELL emprunte autant au Speed Metal qu’au Hard Rock avec un penchant pour les grosses guitares. Et le duo à l’œuvre sur « From The Grave » a de la suite dans les idées. Riffs acérés, twin-guitares enflammées et solos tourbillonnants, la NWOBHM a aussi inspiré la formation sud-américaine et elle a su en garder le meilleur.

L’explosivité de cette nouvelle production doit aussi beaucoup à son frontman, dont l’amplitude vocale fait des merveilles. Diablement accrocheur, il guide IRON SPELL dans un univers horrifique bien à lui. Rapides et racés, les morceaux s’enchaînent affichant une belle polyvalence, des mélodies entêtantes et une personnalité artistique  où le côté Rock a aussi sa place (« Curse Of The Ushers », « Devil King », « Deep In The Night », « Black, Hot & Heavy », ainsi que l’interlude instrumentale menant au final « Children Of the Night »). Foudroyant !

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Speed Metal

Speedrush : speedfreaks party

Avec « Division Mortality », SPEEDRUSH parvient avec brio à faire le pont entre un Heavy Metal moderne, furieusement Speed et aux riffs légèrement thrashy, et le respect des institutions portées par la légendaire NWOBHM. Denses et percutants, les Grecs sont intraitables et développent une intensité presque ténébreuse. Le combo est tranchant et très fédérateurs aussi, grâce à des titres bien ciselés et parfaitement exécutés et produits. L’assaut est brutal… et savoureux !

SPEEDRUSH

« Division Mortality »

(Jawbreaker Records)

Il s’est passé sept longues années depuis « Endless War » et il faut bien avouer que SPEEDRUSH nous revient quasi-métamorphosé. Si le fond n’a pas vraiment changé, l’approche, la technique et le son se sont considérablement améliorés. Le quintet affiche  désormais de solides arguments et la maturité acquise depuis son premier opus est plus que significative. Avec « Division Mortality », son registre a évolué pour devenir intemporel et surtout très personnel. Et avec une telle pochette, on entre de suite dans le vif du sujet !

Certes, l’empreinte des années 80 et 90 est perceptible parmi les influences de SPEEDRUSH, mais il a gagné en finesse d’interprétation, ainsi qu’en puissance et même mélodiquement. Je n’aime pas beaucoup les comparaisons, mais imaginez un mix très adroit entre Judas Priest, Slayer, Annihilator, un soupçon de Megadeth et du Helloween de la première époque et vous tenez un bon résumé du Speed Metal à l’œuvre sur « Division Mortality ». Il y a tout de même de quoi saliver, avouez-le, d’autant que le résultat est là.

Et SPEEDRUSH a respecté les traditions en présentant une production à l’ancienne, c’est-à-dire avec une intro (« Division Mortality ») et une outro (« Fade To Flames »). Et il ne s’agit pas de simples bruitages ou de sons d’ambiance, mais de courts morceaux, dont le dernier est entièrement acoustique et très bon. Et entre les deux, les Hellènes montrent les crocs sur des titres racés et bien rentre-dedans. Les deux guitaristes s’en donnent à cœur-joie, la rythmique est intenable et le frontman en ébullition. L’essence-même du Metal avec classe !

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France Heavy metal Old School Speed Metal

ADX : inoxydable et affûté [Interview]

Dans quelques jours maintenant sortira « L’Empire Du Crépuscule », le douzième album d’ADX. Véritable légende du Metal hexagonal, le quintet se réinvente depuis quelques années, tout en préservant un son un brin vintage sur des productions très modernes. Un mix qui fait toujours son effet et qui permet au quintet d’envisager sereinement l’avenir. Entre Speed et Heavy Metal, cette nouvelle réalisation se veut véloce et accrocheuse, preuve que le combo reste une locomotive du registre en France. Batteur et membre fondateur, Didier ‘Dog’ Bouchard nous parle de la conception de « L’Empire Du Crépuscule ».  

– La dernière fois que nous nous sommes parlé, c’était il y a trois ans pour la sortie d’« Etranges Visions ». Tout d’abord, comment l’album avait-il été accueilli par vos fans et comment les concerts qui ont suivi se sont-ils déroulés ?

« Etranges Visions » a eu un accueil excellent. Depuis le temps que les fans attendaient cet album en français, on devait répondre présent et surtout faire un produit qui redonne un nouveau souffle à « Weird Visions ». Concernant le retour lors des concerts, on peut dire que la sauce a redonné du goût à ce projet. Ce n’était pas gagné, mais on l’a fait.

– Pour rappel, « Etranges Visions » est la version française de « Weird Visions », votre seul album en anglais sorti en 1991. Beaucoup l’attendait donc avec impatience. Alors, est-ce que justice a été rendue ? 

« Weird Visions » a toujours été un sujet de polémique. Il faut, il ne faut pas, c’est le moment, ce n’est pas le moment, bref, il y avait quand même une grosse attente des fans, qui n’avaient pas apprécié notre approche de la langue anglaise. La période Covid nous a permis de bosser sur cette nouvelle version et justice est faite.

– Donc si votre précédent album avait quelque chose de spécial, celui-ci est entièrement original. Comment avez-vous abordé sa composition, au niveau de la musique comme des textes, puisqu’ils ne sont pas des adaptations cette fois ?

En ce qui concerne les compos du nouvel album, on a procédé comme d’habitude. J’adore composer et proposer aux autres membres ce qui me passe par la tête, mais attention si c’est de la merde c’est poubelle. Disons que j’amène l’esquisse et les autres mettent les couleurs, c’est identique pour les textes, mais là, le boulot se fait souvent avec Phil (Philippe Grelaud, chant – NDR). Malgré les changements de line-up, nous avons toujours dans ADX des musiciens de talent et à l’écoute de « L’empire Du Crépuscule », on sent que la magie est toujours là.

– Comme toujours, « L’Empire Du Crépuscule » est musclé et toujours aussi moderne dans le son, malgré une touche Old School qui reste votre marque de fabrique. Et à ce sujet, c’est à nouveau Francis Caste qui a mis en forme votre puissance sonore. C’est le cinquième album que vous faites ensemble et on a vraiment le sentiment qu’il ne saurait désormais en être autrement. C’est aussi votre conviction ? Il fait partie de la famille ?

Francis a compris avec nos albums la direction à prendre. Il est facile, intelligent et le mélange entre le Old School et l’actuel donne une couleur très punchy. Il fait partie de la division, c’est un pilote.

Didier ‘Dog’ Bouchard, batteur et fondateur d’ADX

– Ce douzième album est très fluide et véloce. Vos deux guitaristes s’en donnent à coeur-joie et la rythmique bastonne. On a le sentiment qu’ADX est véritablement ancré dans une nouvelle phase avec une évolution qui conserve aussi son ADN. C’est toujours un challenge pour vous de rester actuel, tout en gardant cette saveur 80’s/90’s, ou plus du tout ?

ADX ne veut pas être largué. Il y a tellement de groupe talentueux qu’il faut être fort et toujours dans le coup. Même si nous avons cette griffe des années 80/90, nous essayons d’évoluer et de faire un mélange des saveurs, qui peut donner un bon album sans que l’on s’emmerde. Nous avons notre style, mais il faut également le peaufiner.

– J’aimerais qu’on dise aussi un mot de cette très belle pochette, signée Stan W Decker. Derrière cette ambiance très ‘historique’, on peut aussi y déceler beaucoup de symboles très contemporains. Quel a été le ‘cahier des charges’ et surtout qu’elles étaient vos intentions ?

Pour la cover de l’album, l’échange avec Stan Decker s’est fait simplement. Nous lui envoyons les idées et lui rajoute ses délires. C’est un artiste doté d’une grande simplicité et quel plaisir d’échanger avec lui. Pour « L’Empire Du Crépuscule », nous voulions montrer un pouvoir qui s’accroche, mais qui s’écroule. Il y a sans cesse des mouvements, des révolutions dans l’Histoire de France et malheureusement, nous sommes en plein dedans.

– D’ailleurs, c’est un peu la même chose au niveau des textes. Les titres des morceaux ont un reflet très XVIIIème siècle et ils le sont sous certains aspects. Cependant, si on lit entre les lignes, le contenu est très actuel et on a presque l’impression que vous dépeignez le climat actuel. Ce double-langage a quel objectif ? Rester toujours aussi engagé et revendicatif, tout en racontant des histoires ? 

ADX a toujours eu dans les textes ce coté ‘historico-fantastique’. Nous aimons raconter des choses sur l’Histoire, qui ne sont pas dévoilé à l’école, parce que trop dérangeantes. Et si nos paroles actuelles se rapprochent de ce que l’on vit en ce moment, c’est effectivement questionnant.

– Au-delà du message, « L’Empire Du Crépuscule » est véritablement taillé pour la scène avec des refrains fédérateurs et efficaces. C’est quelque chose de constant chez ADX. C’est une sorte de leitmotiv depuis toutes ces années ? Quelque chose que vous avez toujours dans un coin de la tête ?

Pour nous, les concerts restent un échange avec le public. C’est une fête que nous devons partager ensemble, nous cherchons toujours dans de nos compositions le refrain qui restera en tête. C’est très important, car entendre chanter tes chansons te donne toujours ce frisson qui te dit : voilà ça fonctionne.

– Pour « Etranges Visions », vous étiez toujours autoproduits avec une distribution par Season Of Mist. Cette fois, vous êtes sur un label, Verycords, qui compte aussi de nombreux groupes français à son catalogue. En plus du soulagement que cela doit procurer, j’imagine que c’est ce que vous attendiez pour peut-être aussi franchir un palier dans cet océan de sorties de disques que l’on voit, et subit, aujourd’hui, non ?

Nous avions déjà bossé avec Verycords et certaines personnes à l’époque avaient eu l’idée que nous pouvions rouler tout seul sans l’apport d’une maison de disques. Nous avons fait quelques albums en autoproduction, mais c’est un boulot énorme. Il faut une équipe pour faire tourner tout ça et nous sommes avant tout des musiciens. Tout n’était pas gagné quand nous avons tapé à la porte de Verycords. Franchement, c’est un soulagement, après toutes ces années, de pouvoir enfin se consacrer à faire de la musique et laisser faire les pros.

– Enfin, un petit mot au sujet des concerts à venir et de cette époque des festivals qui arrive aussi. Quel est le programme ? Avec un tel album, vous devez être sacrément motivés et impatients, non ?

Nous sommes très impatients de monter sur les planches pour balancer notre setlist. Des choses se mettent en place. Nous avons Metallian Productions qui s’occupe de nos affaires et une tournée est en préparation, mais pour l’instant ça se met en place. Et nous avons hâte, vraiment hâte…

« L’Empire Du Crépuscule » d’ADX est disponible chez Verycords.

Retrouvez l’interview du groupe à l’occasion de la sortie d’« Etranges Visions » :

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Rage : un Metal généreux

Depuis quatre décennies, Peavy Wagner est l’indétrônable fondateur, bassiste et frontman de RAGE, véritable institution outre-Rhin et bien au-delà. Avec près de 25 albums au compteur, sa passion et sa vigueur le guident et donnent ce même élan dévastateur qui constitue son ADN. Fort d’un Power Metal traditionnel très varié, ils sont maintenant trois à nous mener dans cette nouvelle réalisation, « Afterlifelines », très ambitieuse, surprenante et où ils ont vu double !

RAGE

« Afterlifelines »

(Steamhammer/SPV)

Pour fêter dignement ses 40 ans d’existence, RAGE a fait les choses en grand et offre en cadeau à ses fans, « Afterlifelines », un double-album de plus de 90 minutes. Une belle somme de travail que l’on doit à l’inoxydable Peter ‘Peavy’ Wagner aux manettes depuis 1984, à Jean Bormann (guitare) et à Vassilios ‘Lucky’ Maniatopoulos (batterie). Le quatuor est donc désormais trio depuis le départ du guitariste Stefan Weber après la sortie de « Resurrection Day » il y a trois ans. En tout cas, l’envie et la férocité sont intactes.

Produit par ses soins et enregistré dans son propre studio de Leverkusen, « Afterlifelines » combine de multiples courants, sans autant que RAGE ne perde le fil malgré une petite vingtaine de nouveaux morceaux. Les Allemands promettent l’apocalypse et ils s’y tiennent. Sur le premier CD intitulé « Afterlife », on retrouve le combo dans sa formule ‘classique’, basée sur un Power Metal à l’ancienne entre Speed et Thrash. Toujours garant de cette touche très teutonne, Peavy et ses hommes martèlent leur Metal avec conviction.

Le second CD, « Lifelines », est quant à lui très différent musicalement, même si l’identité du groupe est toujours aussi identifiable. La raison principale est la présence du claviériste Marco Grasshoff (AngelInc, PowerWorld), qui est venu orchestrer cette deuxième partie. Sans véritablement tomber dans le Symphonique pur jus, RAGE se déploie sur des arrangements de cordes, de piano et de synthés propres à un Heavy plus souple et mélodique. « Afterlifelines » montre un visage nouveau et très moderne, sans oublier de bien cogner !

Photo : Oliver Bob

Retrouvez la chronique de « Resurrection Day » :