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edito

Still Loving You…

Comme tous les rockeurs au cœur tendre le savent, dimanche, c’est le 14 février et donc la Saint-Valentin ! Cette année, pandémie oblige, pas d’apéro les yeux dans les yeux dans votre bar préféré, ni de dîner aux chandelles dans le p’tit resto en bas de la maison… Des économies, donc ! Sur Rock’n Force, on ne fait pas les choses comme les autres et cette journée sera elle aussi spéciale.

Si beaucoup de métalleux ressortiront leurs plus beaux slows et les ballades les plus larmoyantes, en vinyle bien sûr, celles et ceux qui préfèreront aussi un peu de lecture passeront une Saint-Valentin sous le signe du… Stoner !!! Après avoir longtemps hésité à vous proposer une spéciale Doom, c’est dans un registre plus ensoleillé, mais tout aussi rugueux, que vous pourrez faire votre déclaration à votre moitié.

Et pour se distinguer encore un peu plus, Rock’n Force vous proposera trois autoproductions. Ce sera donc l’occasion de faire un beau voyage. Jugez plutôt : dimanche, vous ferez escale en Grèce, en Hollande et au Japon. Elle n’est pas belle, la vie ? Repassez quand même votre plus beau t-shirt et rendez-vous pour une journée musclée, massive et Stoner !!! Alors, heureu(ses)x ?

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Heavy metal

Todd La Torre : première escapade en solo

Privé de tournée avec son groupe Queensrÿche, TODD LA TORRE s’est pas resté les bras croisés et surgit avec son premier album solo, « Rejoice In The Suffering ». Sans surprise, l’Américain navigue entre Heavy Metal, passages progressifs et Thrash avec la fougue qu’on lui connait. Et l’ensemble, bien réalisé, est une belle réussite.

TODD LA TORRE

« Rejoice In The Suffering »

(Rat Pak Records)

Depuis 2013, TODD LA TORRE est le frontman de Queensrÿche, avec qui il a déjà enregistré trois albums, suite au très mouvementé départ de Geoff Tate,. Faute de tournée avec son groupe, l’Américain a mis au profit la situation sanitaire pour mettre les dernières touches à son album, le premier du chanteur en solo. « Rejoice In The Suffering » sort donc dans cette drôle de période et la surprise est plutôt bonne.

Ecrit en collaboration avec son ami Craig Blackwell, qui s’est chargé des guitares, de la basse et des claviers, on retrouve TODD LA TORRE au chant, bien sûr, mais aussi à la batterie. Et le résultat est largement à la hauteur des attentes. Et bien aidé à la production et au mix par Chris ‘Zeuss’ Harris (Hatebreed, Crowbar, Heathen, …), ce premier album a plutôt fière allure entre un Heavy Metal assez classique et des touches progressives, bien sûr.

Dans un Metal très actuel, le frontman livre des titres très percutants et presque Thrash (« Vanguards Of The Dawn Wall », Hellbound And Down »), tout en prenant soin de distiller de belles mélodies (« Crossroads To Insanity »). Mais il ne serait question pour TODD LA TORRE de négliger le registre Progressif dans lequel il excelle (« Darkened Majesty », « Vexed »). Polyvalent et réjouissant, « Rejoice In The Suffering » est une belle surprise.  

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Folk/Americana Heavy metal

Korpiklaani : au-delà du folklore

Après l’ambiance pub et pintes de bière des albums précédents, place à une déferlante de gros riffs et à un nouveau batteur qui propulsent KORPIKLAANI dans un style Heavy Metal plus marqué. Sans délaisser son côté Folk grâce au violon et à l’accordéon toujours très présents, les Finlandais livre un album frais, festif et dynamique.

KORPIKLAANI

« Jylhä »

(Nuclear Blast)

KORPIKLAANI prend un virage important avec ce nouvel album. Jonne Jävelä, leader et tête pensante du sextet, et ses hommes semblent avoir laissé derrière eux le registre très ‘chansons à boire’ pour axer « Jylhä » dans un style plus Metal, bardé de riffs efficaces, costauds et très Heavy. Et le nouveau batteur du combo, vif et puissant, donne un visage nettement plus vigoureux à ce nouvel opus.

Toujours chanté en Finnois, les morceaux du groupe restent pourtant dans un registre Folk, où les histoires ont une place importante dans la narration des nouveaux titres. Et puis, KORPIKLAANI continue de mettre en avant le violon et l’accordéon sur ce « Jylhä », ce qui continue de maintenir cette ambiance toujours aussi festive. Car les Finlandais n’entendent pas pour autant donner un ton grave à leur musique.

Dès le titre d’ouverture, « Verikoira », le groupe donne le tempo avec une double grosse caisse très présente et de grosses guitares. Plus qu’une sensation, on retrouve cette même fougue sur le reste de l’album, qui reste aussi fédératrice et enthousiasmante (« Tuuleton », « Miero », « Anolan Aukeat », « Leväluhta »). Dans un registre proche, KORPIKLAANI rappelle beaucoup Skyclad dans une version moderne, mais moins inspirée.

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Heavy metal

Gengis Khan : en pleine conquête

Deuxième album de GENGIS KHAN avec « Colder Than Heaven » qui présente un Heavy Metal traditionnel, pur et dur, empruntant autant à la fougue italienne qu’à la rigueur du jeu germanique. Le quatuor transalpin allie puissance et mélodie, déjà fort d’une belle expérience.  

GENGIS KHAN

« Colder Than Heaven »

(Steel Shark Records)

Après la Colombie, c’est cette fois en Italie que nous emmène le jeune label français Steel Shark Records pour une nouvelle découverte toute aussi Heavy Metal que la première. GENGIS KHAN est originaire de la région de Bologne et arbore fièrement un style assez classique, mais plein de fougue et d’une énergie communicative invitant à un chaleureux headbanging.  

Fondé et toujours guidé par Frank Leone, chanteur et bassiste du groupe depuis ses débuts en 2011, GENGIS KHAN a déjà un album et une démo digipack à son actif. Et « Colder Than Heaven » fait aussi un peu figure de renaissance pour les Italiens, qui évoluent aujourd’hui sous une formule en quatuor percutante et bien équilibrée.

Dans un registre Heavy Metal pur et dur rappelant autant la NWOBHM que la scène allemande, les Transalpins proposent sept nouveaux morceaux relevés et solides (« Colder Than Heaven », « Reinventing The Fire », « Taken By Force »). Et comme la tradition n’exclue pas la modernité, loin de là, GENGIS KHAN ne manque pas de créativité (« Time To Kill », « He’s The King »).

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Heavy metal

Phantom Elite : explosif et mélodique

Preuve que les frontières ont tendance à disparaître, PHANTOM ELITE est formé d’une chanteuse brésilienne et d’un groupe néerlandais, et la fusion opère bien sur ce deuxième album. « Titanium » fait suite à « Wasteland », et conforte le trio dans un Heavy Metal très moderne, saupoudré de notes symphoniques et progressives.

PHANTOM ELITE

« Titanium »

(Frontiers Music)

Depuis quelques années, on assiste à une recrudescence de groupes dont les frontwomen ont pris les rênes surtout dans un registre Symphonique d’ailleurs. Et c’est aussi le cas avec PHANTOM ELITE, dont le deuxième album « Titanium », voit le jour aujourd’hui. Et c’est la Brésilienne Marina La Torraca qui tient le micro, bien entourée de musiciens expérimentés qui, quant à eux, résident en Europe aux Pays-Bas.

Créé il y a six ans sous l’impulsion de l’ancien guitariste et producteur d’After Forever, Sander Gommans, PHANTOM ELITE évolue dans un registre Heavy Metal, où l’on retrouve autant d’aspects symphoniques que progressifs. Formé de Max Van Esch (guitare, basse), Joeri Warmerdam (batterie) et avec la participation de Koen Stam (Claviers), le trio sonne résolument moderne et offre de belles dynamiques.

Chanteuse au sein d’Exit Eden et en live avec Avantasia, Marina La Torraca fait preuve d’une grande diversité vocale, capable d’évoluer dans des registres hauts perchés comme plus puissants et clairs (« Conjure Rains », « Diamonds And Dark », « Titanium », « Silver Lining »). Les robustes riffs et la grosse rythmique offrent une force tout en efficacité à PHANTOM ELITE, qui livre un album très honorable.   

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Heavy metal

Souls Of Diotima : l’émergence du Mediterranean Metal

En rendant son Heavy Metal moins symphonique et plus direct, les Italiens de SOULS OF DIOTIMA ont pris un virage plus épuré que sur leurs précédents albums. Bien réalisé, « Janas » propose un concept original et méditerranéen dans lequel la chanteuse Claudia Barsi excelle.

SOULS OF DIOTIMA

« Janas »

(Diotima Records/Rockshots Records)

C’est en Suède chez le batteur et producteur Oscar Nilsson que les Italiens de SOULS OF DIOTIMA sont allés enregistrer leur quatrième opus, « Janas ». Arborant un solide Heavy metal, l’air du grand nord semble avoir quelque peu raffermi le quatuor qui a laissé de côté les éléments symphoniques de ses précédents albums.

Plus direct et incisif que « The Sorceress Reveals –Atlantis » dont il est pourtant la suite musicale, « Janas » est un concept-album et le deuxième chapitre consacré aux mythes et légendes italiennes. Cette fois, SOULS OF DIOTIMA se concentre sur l’île de la Sardaigne, où le groupe nous emmène voyager et traverser l’Histoire.

Toujours mené par sa chanteuse Claudia Barsi dont la puissance et la clarté vocale se révèle un peu plus sur ce nouvel album, les Transalpins signent des compos nettement plus tranchantes (« The Black Mask », « Janas », « The Dark Lady », « My Roots »). SOULS OF DIOTIMA a véritablement gagné en volume et le fait de proposer des titres plus racés et sans fioriture offre un impact immédiat. 

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Heavy metal

Crystal Viper : Retour aux fondamentaux

CRYSTAL VIPER durcit le ton sur « The Cult », son huitième album, et revient à un Heavy Metal traditionnel. Les Polonais, menés par leur chanteuse et guitariste Marta Gabriel, évoluent dorénavant dans un style frontal et direct, loin des habituels effets de manches (à six-cordes !).

CRYSTAL VIPER

« The Cult »

(Listenable Records)

Il semble révolu le temps où CRYSTAL VIPER assénait un Metal mélodique convenu et un peu facile. Le quintet polonais fait un retour tonitruant à un Heavy Metal pur et dur. Franc et tendu, « The Cult » n’y va pas par quatre chemins et l’inspiration de H.P. Lovecraft pour les textes donne même un petit côté baroque à l’ensemble.

Chanteuse, guitariste et fondatrice de CRYSTAL VIPER, Marta Gabriel a pris les choses en main pour livrer avec son groupe un album très Heavy que les puristes apprécieront (« The Cult », « Down in the Crypt », « Asenath Waite »). Sur ce nouvel opus, le combo accueille d’ailleurs le batteur Cederick Forsberg, dont la frappe nerveuse apporte une belle dynamique.

Outre la six-cordiste leader du quintet, les deux autres guitaristes de CRYSTAL VIPER livrent des riffs tranchants dans la plus pure tradition Heavy Metal. Epique et accrocheur, « The Cult » fait la part belle aux solos millimétrés et racés. A noter la très bonne reprise de King Diamond, « Welcome Home », avec en guest l’inoxydable Andy LaRocque. Puissant et massif !

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Extrême

Dread Sovereign : Un air de fin du monde

DREAD SOVEREIGN n’a jamais fait dans la dentelle, et ce n’est pas le pourtant très addictif « Alchemical Warfare » qui dérogera à la règle. Le power trio irlandais a encore épaissi son Doom occulte avec une certaine délectation.

DREAD SOVEREIGN

« Alchemical Warfare »

(Metal Blade Records)

Depuis sa création en 2013, DREAD SOVEREIGN ne cesse de clamer à travers sa musique que le monde est condamné. Et pour son chanteur et bassiste Nemtheanga, désolé de sa prophétie, ce nouvel album vient annoncer en cette sombre période la fin du monde. Rien que ça ! Et les Irlandais semblent s’y être préparés.

Toujours aussi brut et rude, DREAD SOREREIGN loue le diable en l’homme en faisant l’éloge des cultes anciens dans un Doom crasseux, lourd et très Metal. La rencontre entre Venom et Motörhead se lit dans les titres de ce troisième album ténébreux aux odeurs d’abandon. « Alchemical Warfare » se traîne autant qu’il frappe.

Occultes et incisifs, les morceaux révèlent littéralement le fort potentiel et l’originalité du power trio de Dublin (« A Curse on Men », « The Great Beast We Serve », « Viral Tomb »). Ecorchés et virulents, les trois protagonistes se jouent du Doom comme du Heavy en toute inconscience et avec talent (« Nature Is the Devil’s Church », « You Don’t Move Me (I Don’t Give a Fuck) »). Les majeurs de DREAD SOVEREIGN sont levés !

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Heavy metal Progressif

30 ans d’âge !

Dans ses tiroirs depuis près de 30 ans, le batteur Jeff plate (Savatage, Trans-Siberian Orchestra) sort enfin son album solo sous le nom d’ALTA REIGN, où il est très bien accompagné par des musiciens aussi aguerris que complices. Entre Heavy Metal et phases plus progressives, « Mother’s Day » est plutôt convaincant et inspiré.

ALTA REIGN

« Mother’s Day »

(Rat Pak Records)

Cela fait déjà trois décennies que Jeff Plate, batteur du Trans-Siberian Orchestra, Savatage et ex-Metal Church, mûrit ce projet. Et après toutes ces années d’écriture, d’apprentissage scénique et de studio, l’Américain a enfin senti que c’était le bon moment pour ALTA REIGN de présenter ce premier album aussi singulier que sa genèse.

Clairement ancré dans une veine Heavy Metal très 90’s, « Mother’s Day » traverse les époques avec une belle aisance que l’on doit au brillant casting d’ALTA REIGN. On retrouve la claviériste de TSO Jane Mangini, le bassiste Kevin McCarthy et les trois guitaristes Collin Holloway, Zack Hamilton et Tommy Cook également chanteur principal.

Les bons riffs et le solide groove basse/batterie offrent une belle tessiture à l’album. Sur des titres comme « Rise », ALTA REIGN plonge dans un Metal Progressif à la Dream Theater, se fait épique sur un bon Heavy relevé (« Immortal », « Thin Red Line »). Jeff Plate a fait du bon boulot et ce premier album en appelle déjà d’autres.

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edito

Bienvenue !

Après un peu plus de deux ans de chroniques et d’interviews sur Facebook, Rock’n Force prend son envol tout gardant son esprit très libre, qui lui permet de passer d’un style à l’autre et de ne subir aucune pression quant à son contenu éditorial. L’idée est juste de partager une même passion et de le faire le plus objectivement possible.

Des grosses productions aux plus modestes en passant le plus souvent possible par des autoproductions, tout le monde a sa place dans Rock’n Force… à la seule condition que cela me touche d’une manière ou d’une autre. Le spectre est donc large et c’est tant mieux ! Et comme indiqué plus haut, le tout « sans œillères, ni notes ».

Sans œillères, car on passera tranquillement du Heavy Metal au Blues en passant par le Stoner ou le Death. Et cet esprit d’indépendance aura toujours le dessus et aucun dictat n’aura sa place chez Rock’n Force. Et enfin, pas de notes sur les albums, car nous ne sommes pas au patinage artistique et un travail artistique ne doit pas non plus être un résultat de PMU.

Le site démarre donc aujourd’hui, et son contenu va rapidement s’étoffer au fur et à mesure. Mais vous pouvez d’ores et déjà retrouver quelques chroniques et interviews réalisées ces derniers mois en fouillant un peu… Je vous souhaite une bonne lecture et évidemment Rock’n Force ne s’améliorera que grâce à vous, alors n’hésitez pas m’envoyer un petit mot !