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Hard FM

Vega : melody makers

Décidemment, le Hard FM (AOR, Melodic Hard Rock, etc…) est en pleine effervescence et surtout se découvre une seconde vie, nettement plus dynamique, audacieuse et technique qu’il a pu l’être durant son âge d’or dans les années 80/90. Et si VEGA profite de cet engouement, il est loin d’être un nouveau venu sur la scène Hard Rock. Créé en Angleterre il y a plus de dix ans, la formation présente un « Battlelines » généreux et solide.

VEGA

« Battlelines »

(Frontiers Music)

Fondé en 2009 par son chanteur Nick Workman, VEGA sort aujourd’hui son huitième album. Si les Britanniques ne bénéficient pas encore d’une grande notoriété dans le reste de l’Europe, ils peuvent compter sur une solde fan-base sur leur île, où ils enchainent les concerts. Et avec « Battlelines », le quintet pourrait se voir ouvrir des portes, d’autant que son Hard Rock mélodique à de quoi séduire de nouveaux adeptes au-delà de ses frontières.

Côté line-up, on note l’arrivée sur ce nouvel opus de Mark Trail à la basse, tandis que le groupe est stabilisé depuis 2020 et « Get Your Teeth » et « Anarchy And Unity ». Cet équilibre se ressent vraiment sur les morceaux de « Battlelines », composé par le leader du combo et Pete Newdeck, le batteur qui est aussi producteur. VEGA semble avoir trouvé un nouveau souffle, grâce à une remise en question étonnante.

Les deux guitaristes, Marcus Thurston et Billy Taylor, s’en donnent à cœur-joie et le travail sur les riffs, les chorus et les solos est remarquable. Entraînant et accrocheur, VEGA se montre costaud et les 12 titres devraient faire un carton sur scène (« Heros And Zeros », « Battlelines », « Don’t Let them See Your Bleed », « Run With Me », « Not Enough »). Très convaincant avec des mélodies aussi fédératrices, les Anglais viennent de frapper un grand coup.

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Classic Hard Rock Hard 70's

Blackbird Angels : d’un battement d’aile

Accompagné d’amis ayant collaboré de près, de loin et même encore à son groupe LA Guns, Tracii Guns réalise enfin le disque de Rock, à forte teneur Hard Rock, qu’il semble avoir toujours souhaité. Avec un tel line-up, BLACKBIRD ANGELS se montre authentique, inspiré et très solide sur ce « Solsorte », qui fleure bon les 70’s dans sa démarche pourtant très actuelle et pêchue.

BLACKBIRD ANGELS

« Solsorte »

(Frontiers Music)

Cela fait une dizaine d’années que le guitariste Tracii Guns (LA Guns) et le chanteur et bassiste Todd Kerns (Slash, Heroes And Monsters) avaient dans un coin de la tête l’idée, et surtout l’envie, de faire un album ensemble. C’est chose faite avec la mise en orbite de BLACKBIRD ANGELS avec son très bon premier opus, « Solsorte ». Dans un Hard Rock très 70’s, les Américains se déploient dans des atmosphères légèrement vintage, où l’on retrouve aussi des ambiances Blues Rock et Rock US.

Et le duo a très bien su s’entourer avec Johnny Martin (LA Guns), Sam Bam Koltun (Dorothy, Faster Pussycat) et le multi-instrumentiste et producteur Adam Hamilton (George Lynch) à la batterie. Solidement armé, BLACKBIRD ANGELS s’est donc fait plaisir en composant un disque directement inspiré des premiers amours de ses membres à savoir Led Zeppelin, Bad Company ou Peter Frampton, le tout interprété et produit avec une touche véloce et très musclée. 

Le quintet ouvre les hostilités avec le très Rock’n’Roll « Shut Up (You Know I Love You) », qui vient tout de suite mettre les pendules à l’heure. Les riffs sont aiguisés, la rythmique puissante et le chant de Too Kerns est toujours aussi passionné. Tous aussi créatifs les uns que les autres, les membres de BLACKBIRD ANGELS font parler l’expérience et on peine même à trouver des défauts à « Solsorte », tant les Californiens déroulent (« Mine (All Mine) », « On And On, Over And Over », « Unbroken », « Worth The Wait », « Scream Bloody Murder »).

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Hard FM Melodic Metal

Eclipse : so catchy !

Fer de lance du Metal mélodique suédois aux côtés de H.E.A.T notamment, ECLIPSE ne cesse de compter un public de plus en plus nombreux tout acquis à sa cause. Avec « Megalomanium », le combo offre certainement son opus le plus mainstream de sa carrière, ce qui ne signifie pas non plus qu’il soit mauvais, bien au contraire. Les Scandinaves restent combatifs et véloces.

ECLIPSE

« Megalomanium »

(Frontiers Music)

Dixième album studio pour la formation scandinave, auquel il faut ajouter le très bon double-album, « Viva la VicTOURia », sorti il y a trois ans. Toujours emmené par Erik Mårtensson (chant) et Magnus Henrikson (guitare), ECLIPSE se montre de plus en plus rassembleur et accessible au fil de ses productions, et il faut reconnaitre que « Megalomanium » flirte clairement avec l’AOR, une première pour le groupe.

Bien sûr, ECLIPSE délivre toujours ce Hard Rock mélodique, qui l’a envoyé sur les scènes du monde entier, mais le virage entrepris il y a quelques albums est manifestement beaucoup plus FM et grand public qu’auparavant. Cela ne veut pas pour autant dire que le quatuor a perdu de son énergie et de son mordant : ils sont juste dilués dans des morceaux aux refrains hyper-fédérateurs et aussi très formatés.

Succédant à « Wired » (2021), « Megalomanium » se veut donc très accrocheur, un peu dans la lignée de White Lion et Bon Jovi dans leurs meilleures années, ce qui est loin d’être péjoratif. L’entrée en matière se fait avec « The Hardest Part Is Losing You », qui se vient se nicher dans un coin de la tête et n’en sort plus. Et ECLIPSE continue sur sa lancée avec la même dynamique (« Got It ! », « Anthem », « The Broken », « High Road », « Forgiven »).

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Modern Metal

Edge Of Paradise : Metal Eden

Il y a des groupes dont on sent la progression et la maîtrise au fil des albums, tout en prenant soin de ne pas camper sur leurs acquis. C’est très précisément l’impression que donne EDGE OF PARADISE avec « Hologram ». Le combo de Los Angeles conforte un style original toujours aussi Metal, mélodique, mais où l’aspect orchestral passe dorénavant au second plan, avec des claviers qui servent surtout de nappes qui viennent poser des ambiances très variées.

EDGE OF PARADISE

« Hologram »

(Frontiers Music)

En un peu plus de dix ans de carrière, les Californiens d’EDGE OF PARADISE se sont essayés à plusieurs styles et il semblerait que ce cinquième album soit enfin celui qu’on attendait d’eux, et celui sans doute qu’ils avaient aussi envie de proposer. Moins pompeux musicalement, même si quelques touches symphoniques persistent, le groupe paraît concentrer sur un Modern Metal plus incisif, massif et toujours aussi mélodique, accrocheur et pêchu.

Si, a priori, « Hologram » ne s’inscrit pas dans une trilogie, il s’impose tout de même dans la suite logique de ses deux prédécesseurs : « Univers » (2019) et « The Unknow » (2021). Très bien produit par Howard Benson, ce nouvel opus déploie une incroyable énergie que l’on doit en partie aux deux guitaristes, Dave Bates à la lead et David Ruiz à la rythmique. Mais EDGE OF PARADISE reste un quintet uni et la démonstration est éclatante.

Mené par leur époustouflante frontwoman, Margarita Monet, qui est aussi aux claviers, le groupe est d’une détermination contagieuse, passant de passages puissants à des atmosphères plus calmes. Au chant, l’Américaine use d’un éventail impressionnant, capable soudainement de se faire féroce autant que sensuelle sur des morceaux véritablement taillés pour la scène (« Hologram », « This Is Personal », « The Faceless », « Don’t Give Up On Me », « Basilisk »). EDGE OF PARADISE est au sommet de son art et c’est incontestable.

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Heavy metal

Withering Scorn : le respect des traditions

C’est en véritable patron que WITHERING SCORN livre son premier album. Vétérans de la scène Metal, les membres du combo maitrisent parfaitement leur sujet et entre riffs acérés, rythmique tendue et un chant accrocheur et incisif, « Prophets Of Demise » rend un bel hommage au Heavy Metal dans ce qu’il a de meilleur.

WITHERING SCORN

« Prophets Of Demise »

(Frontiers Music)

Il faut parfois franchir des frontières, et même des océans, pour trouver la bonne connexion et libérer les énergies. En créant WITHERING SCORN, les deux frères canadiens Glen (guitare) et Shawn (batterie) Drover ont recruté l’Américain Joe DiBiase (ex-Fates Warning) à la basse et c’est en Allemagne qu’ils ont déniché le frontman Henning Basse (ex-Metalium et Firewind), candidat idéal pour le poste.

A eux quatre et grâce à l’expérience acquise au sein de Megadeth, King Diamond, Eidolon ou encore Act Of Defiance, le groupe se montre affûté et redoutable d’efficacité. Avec à l’esprit l’intention de produire un pur album de Heavy Metal, WITHERING SCORN va à l’essentiel sans dévier d’un iota. Puissant, massif et véloce, il incarne de nombreux courants du style et, avec virtuosité et control, il avance tout en percussion.

Les repères, sans être prédominants, sont nombreux et nous rappellent au bon souvenir de Judas Priest (« Pick Up The Pieces »), Symphony X sur le morceau-titre et forcément aussi à la bande à Mustaine (« Dark Reflection »). Si le Heavy Metal de WITHERING SCORN tend vers une certaine tradition du genre, il flirte également avec le Power Metal (« The Vision ») et s’ouvre à des côtés très épiques (« Ancient Desire »). Enthousiasmant !

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Hard Rock Melodic Metal Rock/Hard

Joel Hoekstra’s 13 : un élixir de mélodie

On connait assez mal les talents de songwriter de JOEL HOEKSTRA, même s’il marque de son empreinte le monde du Hard Rock et du Heavy Metal depuis plusieurs décennies au sein de plusieurs institutions du genre. Soliste hors-pair et incomparable faiseur de riffs racés, il présente aujourd’hui le nouvel opus de son projet solo, « Crash Of Life ».

JOEL HOEKSTRA’S 13

« Crash Of Life »

(Frontiers Music)

Guitariste de Whitesnake, Trans-Siberian Orchestra et Revolution Saints, le virtuose américain trouve tout de même le temps de se consacrer à son projet solo. Et « Crash Of Life » est déjà le troisième album du JOEL HOEKSTRA’S 13, composé d’une petite troupe d’élite. Les riffs tombent en cascade, les mélodies sont plus accrocheuses les unes que les autres et lorsqu’on peut s’offrir Jeff Scott Soto pour les chœurs, c’est que tout va bien.

Toujours entouré du bassiste Tony Franklin (ex-The Firm, Blue Murder), du batteur Vinny Appice (Ex-Black Sabbath, Dio), du claviériste Derek Sherinian (Sons Of Apollo, Dream Theater) et pour la première fois de Girish Pradhan (Girish And The Chronicles) au chant, la formation de JOEL HOEKSTRA a fière allure et la machine est bien huilée. Et entre Melodic Metal ou Heavy AOR, le groupe rayonne et s’impose avec clarté.

Musicalement, JOEL HOEKSTRA’S 13 évolue en terrain connu et pourtant le quintet ne manque pas de fraîcheur et d’envie et il ne se contentant pas de s’assoir sur une technicité et une expérience de longue date. Tout en puissance sur « Everybody Knows Everything », le groupe se met en ordre de marche et bouscule tout (« Damaged Goods », « Far Too Deep », « You’re Right For Me », « No Tonight »). Très bluesy dans la voix, le nouveau frontman fait des étincelles et l’on sort de « Crash Of Life » le sourire aux lèvres.

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Classic Rock Hard Rock Rock US

Janet Gardner & Justin James : rockin’ together

Fraîche et entraînante, cette nouvelle galette de JANET GARDNER et JUSTIN JAMES donne enfin tout ce que l’on attend d’eux depuis le début. Autour des deux guitares, de solides compositions font corps sur ce « No Strings » direct, sans fioritures et qui brille aussi par ce son si organique qui manquait jusqu’ici. La frontwoman offre la pleine mesure de ses capacités vocales et son alter-ego des solos spontanés, très relevés et le tout avec un naturel dont ils ont fait leur marque de fabrique.

JANET GARDNER & JUSTIN JAMES

« No Strings »

(Pavement Entertainment/Frontiers Music)

Depuis 2017 maintenant, l’ex-Vixen a entrepris, et de belle manière, une carrière solo en étroite collaboration avec son guitariste et producteur de mari JUSTIN JAMES. Après un premier album éponyme un peu poussif, puis « You Place In The Sun » en 2019, JANET GARDNER a enfin trouvé sa voie depuis le très bon « Synergy » sorti il y a trois ans et depuis lequel le duo affiche ses deux noms sur des réalisations qui s’affirment vraiment.

Pour rappel, JUSTIN JAMES a également travaillé avec Staind, Collective Soul et Tyketto entre autres, avec qui il a pu élaborer son travail d’ingénieur, ce que l’on perçoit sans mal sur la très bonne production de ce quatrième album, qui est véritablement celui de la maturité pour le couple. JANET GARDNER affiche une voix qui se polit avec le temps et qui a considérablement gagné en puissance, mais aussi en variation et en émotion.

Porté par ses racines musicales américaines, le groupe (car il s’agit aujourd’hui d’un quatuor) ne s’interdit rien et campe sur la base d’un Rock US ferme et délicat empruntant aussi au Classic Rock, au Hard Rock et au Blues. Avec « No Strings », GARDNER & JAMES évoluent avec une honnêteté et une authenticité sans faille (« I’m Livin’ Free », « Set Me Free », « Into The Night », « She Floats Away », « Don’t Turn Me Away », « 85 »). Une réussite !

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Hard Rock

Sweet & Lynch : magic duo

Le cumul des talents ne vaut rien si la magie n’opère pas. Mais la symbiose entre le frontman Michael Sweet et le génial guitariste George Lynch est tellement évidente qu’ils semblent capables de réoxygéner le Hard Rock et son essence-même à chaque réunion. Et ce troisième opus de SWEET & LYNCH indique que ces deux-là sont loin d’être à court d’imagination, tant « Heart & Sacrifice » est accrocheur et tellement Heavy.

SWEET & LYNCH

« Heart & Sacrifice »

(Frontiers Music)

Un peu moins de dix ans après leur rencontre musicale et un premier album (« Only To Rise » – 2015), Michael Sweet et George Lynch remettent le couvert pour donner suite à « Unified » (2017). Le duo avait fait des étincelles grâce à l’incroyable combinaison entre la puissante voix du leader de Stryper et toute la dextérité et le talent de l’ex-Dokken et Lynch Mob. Avec « Heart & Sacrifice », SWEET & LYNCH refait parler la poudre.

Vocalement irrésistible, Michael Sweet offre une véritable démonstration de force. A l’instar de ce qu’il produit avec son groupe depuis plus de 25 ans, en solo ou avec Iconic, il reste égal à lui-même et le temps ne semble n’avoir aucune emprise. Les grands chanteurs ne sont pas légion et il en fait définitivement partie. La vigueur mélodique et ce côté fédérateur de SWEET & LYNCH lui doit beaucoup cette fois encore.

Quant à George Lynch, il semble avoir mis de côté les domaines plus expérimentaux qu’il a abordé (avec talent !) ces dernières années pour revenir à ses propres fondamentaux, à savoir la fougue ultra-précise des riffs de ses débuts. Cette énergie et cette créativité ne l’ont jamais quitté et SWEET & LYNCH ne brillerait pas non plus sans lui. Avec un tel duo, le Hard Rock a de beaux jours devant lui et c’est très réjouissant !

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Hard Rock Hard US Sleaze

L.A. Guns : un déluge de décibels

Depuis leur retour, Tracii Guns et Phil Lewis ne cessent de surprendre grâce à des albums où le duo, très bien soutenu par ailleurs, se réinvente en puisant dans un style qui paraît, à les écouter, tellement évident. « Black Diamonds » est autant le reflet de son époque que le témoignage de l’héritage laissé par la ville de Los Angeles à l’ensemble du Hard Rock, passé et à venir. Les fans de Rock très sleazy, de grosses guitares et de chant entêtant vont se régaler !  

L.A. GUNS

« Black Diamonds »

(Frontiers Music)

Depuis ses retrouvailles avec Phil Lewis en 2016, Tracii Guns est particulièrement prolifique. Après plusieurs démêlés judicaires, L.A. GUNS enchaine les albums et « Black Diamonds » est la quatrième réalisation du groupe depuis sa dernière reformation en date. Une chose est sûre, le guitariste et fondateur forme un duo explosif avec son frontman et s’offre une nouvelle jeunesse très créative et menée sur un rythme d’enfer.

Détenteur depuis la fin des années 80 d’un Hard US à la fois Glam et Heavy, L.A. GUNS poursuit son chaotique chemin sans se soucier du reste et en s’accrochant à un registre qui est un véritable style de vie. Sleazy et vigoureux, « Black Diamonds » s’inscrit dans la déjà longue discographie des Californiens avec, intact, l’éclat des premiers jours (« You Betray », « Babylon », « Shame », « Shattered Glass »).

Même s’il est un peu plus sombre que son prédécesseur, « Checkered Past », ce nouvel opus célèbre toujours ce fameux Rock’n’Roll ‘Champagne’ et irrévérencieux si caractéristique de la Cité des Anges. L.A. GUNS se nourrit intelligemment des formations majeures des dernières décennies et livre des morceaux très variés et enthousiasmants (« Diamonds », « Got It Wrong », « Like A Drug »). Fougueux et classieux !

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Metal Indus

The banishment : connected Lynch

Six-cordiste hors-norme de Hard et de Heavy essentiellement, George Lynch n’est plus à une aventure et à une expérience musicale près. Avec THE BANISHMENT, l’Américain s’essaie au Metal Indus dans un style rétro-futuriste plutôt sombre. « Machine And Bone » ne réinvente pas le genre, et les puristes pourraient même être déçus, mais il présente une alternative intéressante au registre.

THE BANISHMENT

« Machine And Bone »

(Frontiers Music)

Non seulement, George Lynch nous aura tout fait, mais en plus il sait tout faire ! Si le magicien de Dokken et de Lynch Mob, reconnu justement comme l’un des plus brillants de sa génération, a multiplié (souvent avec bonheur) les collaborations, il est resté pour l’essentiel dans les domaines du Hard Rock, du Heavy Metal et parfois de la Fusion. Avec THE BANISHMENT, le guitariste s’offre d’autres perspectives.

C’est dans le Metal Indus que s’engouffre le musicien et il est une fois encore très bien épaulé. A ses côtés, Devix Szell (chant) et Joe Haze (programmation, claviers, …), deux sommités du monde Indus, ont su créer un univers lourd et maussade où plane une atmosphère très 90’s que n’auraient pas renié Filter et Nine Inch Nails. THE BANISHMENT joue la carte de la nostalgie avec talent.

Si la dominante est bien sûr Electro, on retrouve les riffs acérés de Lynch avec même quelques touches bluesy. L’étonnant et improbable trio va au bout de ses envies et le procédé est assez saisissant (« Reaction », « Max Pain », « Lost Horizon »). Et pour couronner le tout, THE BANISHMENT a invité quelques guests de marque : Richard Patrick (Filter), Tommy Victor (Prong) et Jason Charles Miller (Godhead). A découvrir !