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Hard Rock

Kings Of Mercia : l’union sacrée

Quand le guitariste de Fates Warning et le chanteur de FM font cause commune et s’associent à un rythmique de choc, ça fait forcément des étincelles. Très créatif, KINGS OF MERCIA livre un registre assez hybride. Heavy sans être Metal, Hard Rock mais légèrement AOR, le quatuor sort un premier album éponyme très complet et avec le souci du détail.

KINGS OF MERCIA

« Kings Of Mercia »

(Metal Blade Records)

Cela fait maintenant quatre décennies que le guitariste et compositeur Jim Matheos met toute sa force créative au service de Fates Warning… et de quelques autres. Pourtant et même si cela lui vaut une reconnaissance internationale, l’Américain n’est pas du genre à se tourner les pouces. Alors quand l’occasion se présente, il monte un nouveau projet. Un rapide coup de fil au frontman du groupe FM, Steve Overland, et il n’en fallait pas plus pour que KINGS OF MERCIA voit le jour.

Cherchant encore à se démarquer du Metal Progressif qui l’inspire habituellement, c’est vers un Hard Rock plus direct et mélodique que le musicien s’est engagé cette fois. Et un duo avec un chanteur aussi expérimenté et capable de lignes vocales renversantes comme peut l’être le leader de FM s’impose de lui-même. Incisif tout en montrant des côtés bluesy et AOR, KINGS OF MERCIA présente des atouts solides, bien mis en valeur par une production nette et moderne.

La rythmique, quant à elle, est assurée par Joey Vera (Fates Warning/Armored Saint) à la basse et le légendaire Simon Phillips derrière les fûts. Rien que ça ! Sur un tel groove, des riffs costauds et des solos flamboyants, Steve Overland fait parler la puissance et la profondeur de sa voix comme rarement (« Humankind », « Liberate Me », « Set The World On Fire », « Your Life »). KINGS OF MERCIA a signé pour trois albums avec Metal Blade Records, alors la fête ne fait que commencer pour ce somptueux quatuor.

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Hard Rock Metal Progressif

A-Z : abécédaire progressif

Virtuose et très technique, le groupe fondé par Ray Alder et Mark Zonder, qui ont navigué ensemble sous le pavillon de Fates Warning un temps, sort son premier album éponyme. Progressif et mélodique, le Metal du quintet flirte avec le Hard Rock 70’s sur des morceaux très calibrés interprétés par des musiciens triés sur le volet.

A-Z

« A-Z »

(Metal Blade Records)

A-Z, comprenez ‘A through Z’, est l’initiative mise en œuvre par le chanteur Ray Alder (Fates Warning) et le batteur Mark Zonder (ex-Fates Warning, Warlord). Désireux tous les deux de se lancer dans un nouveau projet et de relever un autre défi, les Américains renouent avec la musique qui les a toujours fait vibrer, à savoir un Hard Rock Progressif estampillé 70/80’s et remis au goût du jour.

Alors qu’ils n’avaient rien enregistré ensemble depuis 2004, la connexion n’est pas rompue et la complicité entre le frontman et le cogneur est intacte. Bien sûr, A-Z fait irrémédiablement penser à Fates Warning malgré une approche différente. En effet, le groupe propose un registre beaucoup plus accessible, sur des mélodies entêtantes et un style légèrement moins technique.

Pour les accompagner sur ce premier album éponyme, Alder et Zonder se sont adjoints les services de Philip Bynoe à la basse (Warlord, Steve Vai, Nuno Bettencourt), Joop Walters à la guitare (Steve Walsh, Simon Phillips) et le français Vivien Lalu aux claviers (Steve Walsh, Jordan Rudess). Avec ce casting trois étoiles, A-Z livre un opus agréable, très bien réalisé, mais qui manque peut-être d’un peu de folie.

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Viking Metal

Amon Amarth : the way to Valhalla

AMON AMARTH continue de parcourir les mythes et légendes nordiques avec le poing levé, le glaive tranchant et surtout un Viking Metal qui se réinvente quelque peu. « The Great Heathen Army » regorge de mélodies entêtantes, d’une énergie sauvage et d’une volonté guerrière. Les Suédois donnent l’assaut avec brutalité.

AMON AMARTH

« The Great Heathen Army »

(Metal Blade Records)

L’armée viking menée par le frontman Johan Hegg est en ordre de marche et ce douzième album d’AMON AMARTH s’inscrit dans la droite lignée de la discographie des Suédois. Avec un Death Metal mélodique qui penche clairement vers un Thrash souvent très Heavy, le quintet ne s’est pas pour autant endormi et « The Great Heathen Army » reste dans la configuration  ‘rouleau compresseur’ de ses prédécesseurs.

Massifs et racés, les riffs de Johan Söderberg et Olavi Mikkonen mènent la charge sur des morceaux sombres et épiques. Avec un style qui n’appartient qu’à lui, AMON AMARTH ne dévie pas de ses intentions premières et reste toujours aussi fédérateur porté par le chant profond et guttural de son leader (« Get In The Ring », « Dawn Of Norsemen »). Le groupe avance sur un rythme effréné avec une précision d’horloger.

Et « The Great Heathen Army » réserve encore quelques bonnes surprises, ce qui montre la faculté des Scandinaves à infuser du sang neuf dans son jeu, sans pour autant perdre de son identité. Atmosphérique sur « Skagul Rides With Me », quasi-orchestral sur « The Serpent’s Trail », AMON AMARTH s’aventure même dans des contrées Heavy Metal sur « Saxons And Vikings », hit imparable chanté en duo avec le grand Byff Byford de… Saxon ! Imposant !

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Hard Rock Heavy metal Metal Rock

Motor Sister : à plein régime

Deuxième album pour MOTOR SISTER qui abandonne les reprises pour se lancer dans un répertoire original. Avec « Get Off », le super-groupe se dévoile un peu, sans pour autant affirmer un style encore très identifiable. En passant d’un Hard’n Roll musclé à des titres Thrash presque Punk et d’autres plus Heavy ou Rock, le quintet peine un peu à se trouver.

MOTOR SISTER

« Get Off »

(Metal Blade Records)

Au départ, le chanteur Jim Wilson voulait juste se faire plaisir avec quelques amis sur des reprises de son groupe Mother Superior. Plutôt bien entouré, l’Américain a tapé dans l’œil du label Metal Blade Records et un premier album de covers, « Ride », est sorti en 2015. Explosifs, les morceaux ont repris vie et finalement MOTOR SISTER s’est soudé autour d’un line-up assez haut de gamme.

Composé de la chanteuse Pearl Aday (Pearl), du guitariste Scott Ian (Anthrax), du bassiste Joey Vera (Armored Saint) et du batteur John Tempesta (White Zombie, The Cult), le combo a fière allure et s’est lancé dans la composition d’un album original, à l’exception d’une reprise de Mother Superior, « Rolling Boy Blues ». Pour le reste, MOTOR SISTER a fait dans la nouveauté et la fraîcheur.

Seulement en écumant le back-catalogue de son groupe, Jim Wilson savait où il allait et il avançait en terrain connu. S’il est légitime de vouloir écrire de nouveaux morceaux, notamment avec de tels musiciens, encore faut-il qu’il y ait une ligne directrice et une idée précise. Or chez MOTOR SISTER, ça part dans tous les sens et on s’y perd un peu. Tous les styles convergent sans véritablement se retrouver. Dommage.

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Heavy metal

Satan : les feux de l’enfer

Par les temps qui courent, il fallait s’attendre à ce que SATAN pointe le bout de son nez. En grande forme, le légendaire combo britannique est de retour avec ce très bon « Earth Infernal », aussi fracassant et qu’inspiré. Intemporel comme toujours, le quintet balance des riffs efficaces, distille des solos endiablés et incisifs et suit son fabuleux chanteur comme un seul homme. Déjà indispensable.

SATAN

« Earth Infernal »

(Metal Blade Records)

Vétéran vénéré de la scène Heavy Metal britannique, SATAN reprend donc du service dans une époque qui semble lui aller comme un gant. Groupe incontournable de la NWOBHM depuis le début des années 80, le quintet aura subi de très nombreux changements de line-up, qu’il a stabilisé depuis sa reformation en 2011. Et malgré une influence évidente sur ses contemporains, « Earth Infernal » n’est que le sixième album du groupe.

Faisant toujours partie de Skyclad, Blind Fury, Pariah, Tysondog, Blitzkrieg et Raven, les membres de SATAN n’ont eu aucun mal à rallumer le feu des enfers. Steve Ramsey (guitare), Russ Tippins (guitare), Graeme English (basse), Sean Taylor (batterie) et Brian Ross (chant) livrent une prestation remarquable et exemplaire, tant dans les compositions qu’à travers l’excellent travail effectué sur la production, qui se veut authentique et moderne.

Quant au contenu, les Anglais abordent sans concession le thème de la crise climatique (« Earth We Bequearth », « Twelve Infernal Lords »), du caractère néfaste et cynique des tout-puissants (« Ascendancy », « Burning Portrait ») et du monde et de sa folie (« From Second Sight »). Pour le reste, l’ardeur et le tranchant des riffs et des solos, les rythmiques galopantes typiques de son jeu et ce chant habité continuent de faire de SATAN une référence.

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Viking Metal

Týr : symphonie viking

Rare représentant du Metal des îles Féroé, TÝR mène une carrière dans un registre où se mêlent une tradition viking ancestrale et une puissance Heavy, progressive et presque Death. Sur « A Night At The Nordic House », le quatuor nordique fait corps avec l’Orchestre Symphonique de son pays pour un enregistrement épique entre modernité et mythologie.

TÝR

« A Night at the Nordic House

(with The Symphony Orchestra of the Faroe Islands) »

(Metal Blade Records)

Réputées pour ses activités ludiques avec les dauphins, ainsi que ses scores à deux chiffres en football, les îles Féroé abritent également l’un des meilleurs groupes de Folk et de Viking Metal en activité depuis 1998. Inspiré par la mythologie nordique, TÝR compte déjà neuf albums à son actif et se présente avec une dizième réalisation « Night At The Nordic House », aussi symphonique que Metal.

Enregistré en live à la Nordic House dans la ville de Tórshavn le 8 février 2020, le quatuor s’est adjoint la collaboration de l’Orchestre Symphonique de son île pour mettre en lumière pas moins de 17 morceaux de son répertoire et une intro. Dans une atmosphère propice aux légendes vikings, TÝR propose un moment fort à ses fans, tant le relief de cette collaboration est assez époustouflant.

L’album brille par sa production exceptionnelle, puissante et parfaitement équilibrée grâce à un mix exemplaire. Epique, sophistiqué et pourtant très fidèle au Metal Viking et son côté Folk, le groupe se détache brillamment du volume apporté par l’orchestre en restant dans la lignée de ses albums (« By The Sword In My Hand », « Ragnars Kvæði », « Blood Of Heroes », « Fire And Flame »). Héroïque et tranchant, TÝR frappe fort.

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Heavy metal

Sanhedrin : traditionnellement Old School

Avec leur troisième album, les New-Yorkais de SANHEDRIN change de braquet et élève leur Heavy Metal à un niveau supérieur. Toujours fidèle à une tradition très américaine du style, le power trio tient avec « Lights On » le meilleur album de sa courte carrière. Frais, spontané et puissant, le groupe avance des arguments plus que convaincants.

SANHEDRIN

« Lights On »

(Metal Blade Records)

Il y a chez SANHEDRIN une authenticité et une sincérité qui ne trompent pas. Œuvrant dans un Heavy Metal Old School, qui n’a pourtant pas pris une ride. Le groupe de Brooklyn atteint une certaine maturité avec ce troisième album, « Lights On ». Loin d’être nostalgiques, c’est plutôt habités d’une grande fraîcheur, et surtout sans effet, ni fioriture, que se présentent les Américains.

Sans faire dans le vintage ou le revival, SANHEDRIN s’efforce de maintenir la flamme d’un Heavy Metal solide, originel et fougueux. A eux trois, Erica Stoltz (basse, chant), Nathan Honor (batterie) et Jeremy Sosville (guitare) font trembler les murs dans un style très personnel, qui tient d’ailleurs bien plus de la scène américaine que de la NWOBHM.

Sombre et rugueux, « Lights On » a été conçu et réalisé durant la pandémie et pourtant ce troisième album est loin d’être austère. Très varié dans son jeu, SANHEDRIN se montre déterminé à l’image de sa frontwoman à l’énergie débordante. Le power trio sait où il va et la production très brute y est pour beaucoup (« Correction », « Code Blue », « Scythian Woman », « Death Is The Door »). Intemporel !

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Thrash Metal

[Going Faster] : Vio-Lence / Warpath

Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !

VIO-LENCE – « Let the World Burn » – Metal Blade Records

Damned ! VIO-LENCE est de retour ! Silencieux depuis 1993, les Californiens ont marqué le Thrash made in Bay Area en seulement trois albums entre 1988 et 1993, époque bénie et créative du genre. Toujours aussi déterminé, Phil Demmel, guitariste et fondateur du groupe, a repris le chemin des studios accompagné par Perry Strickland (batterie), Sean Killian (chant), Bobby Gustafson (ex-Overkill, guitare) et Christian Olde Wolbers (ex-Fear Factory, basse). Malheureusement bien trop court, « Let The World Burn » et ses cinq morceaux s’inscrivent dans ce Thrash Metal de la fin des années 80 basé sur une solide et galopante rythmique, mais aussi et surtout des riffs acérés, tendus et tranchants. Le retour de VIO-LENCE fait plaisir. On attend vite la suite !

WARPATH – « Disharmonic Revelations » – Massacre Records

Présenté, à raison, comme l’un des fers de lance de la scène Thrash allemande, il faut reconnaître que WARPATH n’a pas mis bien longtemps à assoir sa réputation. Quatre ans après « Filthy Bastard Culture », le combo a bien évolué et son style avec. Première apparition sur disque pour le nouveau duo de guitaristes Claudio Illanes et Roman Spinka, et le changement commence d’abord par là. L’autre particularité de ce très bon « Disharmonic revelations » est évidemment musicale. Si le côté aiguisé et puissant, dont le groupe a fait sa marque de fabrique, est toujours présent, WARPATH s’est décidé à explorer de nouvelles atmosphères, toujours aussi sombres, en s’engouffrant dans le Doom, le post-Rock et le Progressif avec une précision sur une production d’orfèvre. Ce septième album est un vrai chef-d’œuvre.

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Metal Progressif

Iotunn : l’aventure spatiale continue

Dans une atmosphère épique aux frontières du Space-Rock dans l’esprit et Si-Fi dans sa conception, IOTUNN avait sorti il y a tout juste un an « Access All Worlds », un album étonnant de Death Progressif parfaitement produit. Aujourd’hui, le quintet revient avec un titre-medley de plus de 16 minutes dans une configuration acoustique particulière et convaincante.

IOTUNN

« Access All Worlds – An Acoustic Voyage »

(Metal Blade Records)

Il y a cinq ans débarquait IOTUNN avec « The Wizard Falls », un premier album déjà très abouti. Puis, l’an dernier, c’est avec « Access All Worlds » que le jeune groupe danois confirmait tout son talent et son audace à travers un album étonnant et très mature. Après un changement de chanteur, le quintet avait trouvé sa voie.

Forts d’un incroyable soutien malgré l’impossibilité de défendre son deuxième opus sur scène, les Scandinaves ne sont pourtant pas restés les bras croisés. Pour remercier des fans de plus en plus nombreux, IOTUNN avait diffusé une vidéo sous la forme d’un medley parcourant « Access All Worlds » dans un esprit et des arrangements cosmiques.

Evoluant dans un registre Death Progressif, c’est cette fois en acoustique que se produit le combo danois. Et la surprise est de taille, tant les mélodies sont présentes, enveloppantes et invitent à cet « Acoustic Voyage ». Alors oui, de l’audace, il en fallait. IOTUNN a parfaitement sur relever le défi à travers un unique morceau de plus de 16 minutes. Magistral !

Retrouvez l’interview du groupe :

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Death Metal

Hate : impitoyable

Après le très convaincant « Auric Gates Of Veles » sorti en 2019, HARE revient déverser sa colère sur un douzième album varié et très bien produit, « Rugia ». Nar-Sil (Neolith, Embrional) fait aussi son apparition en remplacement de l’habituel batteur Pavulon, absent pour maladie. Le Death/Black Metal des Polonais claque toujours autant et sa noirceur est profonde.

HATE

« Rugia »

(Metal Blade Records)

Les Polonais de HATE déversent leur Death Metal très Black depuis trois décennies sans le lever le pied, ni défaillir. Toujours guidé par son emblématique frontman et guitariste Adam ‘The First Sinner’ Buszko, le groupe présente « Rugia », un hommage aux anciennes tribus et cultures slaves. Un douzième album sombre et décapant.

Très ésotérique, ce nouvel opus nous plonge à nouveau dans les brumes d’un Death Metal aux ambiances presque terrifiantes. HATE n’est pas là pour rigoler, même si quelques lignes mélodiques apparaissent de manière assez épisodique. Techniquement imparables, les Polonais reviennent aussi à leurs racines avec ce côté très dur qui fait leur force.

Assez épique par moment, HATE développe même des éléments atmosphériques très probants (« Velesian Guard », « Sun Of Extinction »). Mais le combo n’a rien perdu de sa férocité et elle est même d’une violence chaotique (« Resurgence », « Sacred Dnieper »). Les Polonais réussissent leur pari d’un album conceptuel rondement mené et d’une explosivité de chaque instant.